mercredi, 30 juin 2010

Cregyn

— Quelques automobilistes ont retrouvé leurs véhicules complètement immaculés de boue. Le Progrès, 15 juin.

— Les chauffeurs de bus ont débraillé. Dernières Nouvelles d'Alsace, 16 juin.

— Les pompiers sont intervenus alors que le camion se consommait sur l'aire de de repos de Lupian. Midi libre, 18 juin.

—[Les salariés] se disent pressurisés au quotidien. Le Télégramme, 18 juin.

— "Il n'y a donc pas de trafic du côté de chez Swann..." Un bon mot (du juge) qui déclenche une légère rumeur de jovialité dans la salle : tous pensent à la chanson de Dave. Les Nouvelles Plus (Versailles), c16 juin. 

mardi, 29 juin 2010

Croquet et cricket

Lors de la dictée du diplôme national du brevet, j'ai eu un moment de doute en voyant le mot croquet dans la phrase suivante : Avant qu'on l'ait prévu, elle a mouillé le livre, noirci la page blanche, noyé le jeu de croquet et de tennis.

Mon sang bouillant de Lorrain digne de Jehanne d'Arc ne fait qu'un tour : je sens l'anglicisme pervers et perfide (comme tout ce qui provient de chez les Godons). Je m'empare aussitôt d'un Petit Robert qui se trouvait là par hasard et je constate que le mot est bien francisé dans sa prononciation. Ouf ! Certes, il dérive d'un ancien verbe français dont j'ai déjà parlé au sujet de croquer le marmot. Mes collègues utiliseront toutes (n'oublions pas que la profession est très féminisée surtout en lettres) la prononciation à la française de manière naturelle, mais moi je me suis interrogé avant parce que je me demande quel jeune sait encore ce qu'est un jeu de croquet et quel est l'intérêt de proposer ce genre de piège lexical : je suis certain que dans certaines copies on trouvera des jeux de croquettes (pour chats et chiens). Le texte de Colette n'est pas en cause, il est fort joli, bien troussé, mais c'est son intérêt pédagogique que je mets en cause.

Pour le croquet, on peut remarquer qu'il a suivi une évolution différente du cricket, lequel non seulement n'a pas été francisé dans la graphie, mais possède les deux prononciations : à l'anglaise et à la française, alors qu'il vient lui aussi du français par l'anglais. Mon doute pour le croquet provenait de là.

dimanche, 27 juin 2010

La surféminisation, une absurdité pseudo-féministe

Personnellement, je suis attaché à la féminisation des noms de métiers et de fonction — laquelle est une obligation pour l'administration en France. Je veux bien admettre que certains de ces noms sont formés de manière un peu bancale ou qu'ils heurtent l'oreille, mais le temps se chargera de régler le problème.

Le hic, c'est la surféminisation. Au XIXe s., Gautier et Baudelaire ont raillé les poétesses. Certes avec de solides motifs conservateurs et misogynes, mais aussi parce que ce terme était un néologisme de la Révolution française. Pourquoi utiliser poétesse plutôt que poète, lequel est épicène ? Mais poétisse existait en moyen français, plus anciennement en latin médiéval, et ce n'est qu'une simple résurrection d'un terme ancien afin de rappeler qu'il a existé une poésie féminine auparavant. Je ne crois pas que cela était utile. Le suffixe -esse ou -eresse est ambigu en français : laudatif à la Renaissance ou péjoratif. Il apparaît comme un intensif plus que comme une marque du simple féminin, du fait de ses emplois limités en français. Une vengeresse sera plus forte qu'une vengeuse, une chasseresse plus noble qu'une chasseuse.

On connaissait déjà la mairesse québécoise alors que la maire suffit. Je découvre dans un blogue féministe des peintresses ! Je trouve que ce genre de surféminisation nuit à la féminisation simple — celle qui peut se faire par un article féminin, par exemple, lorsque le nom est épicène. Écrire simplement une peintre ou une femme peintre, est-ce trop compliqué ? Cela dessert la cause défendue. Avec ce genre de propositions ridicules, il est certain que les railleurs auront beau jeu de refuser des féminisations plus logiques et plus simples.   

jeudi, 24 juin 2010

La fille Machin-Truc

Admirez l'élégance du titre suivant publié par un journal de référence qui ne se soucie plus de corriger les dépêches de l'AFP :

La fille Bettencourt dément être "à l'origine" des écoutes clandestines

La fille Bettencourt, c'est beau ! On croirait un rapport de police du XIXe s. Quand on écrivait "la fille" dans une affaire judiciaire, cela voulait dire que c'était une dame de petite vertu comme dans le roman des Goncourt la Fille Élisa. Une gourgandine, quoi ! Une fille de rien ! Cela jette une suspicion sur son action judiciaire légitime, alors que justement il y a un soupçon de gigolisme et de fraude fiscale chez la mère et de prévarication, de népotisme, de malversation chez un ministre. Je précise que Françoise Bettencourt a 57 ans et qu'elle est peut-être grand-mère.

On ne parle pas pour autant de la mère Bettencourt (88 ans aux prunes), laquelle a déjà fourgué un milliard d'euros à un individu peu scrupuleux, lequel avait déjà un peu abusé des faveurs d'un des plus grands poètes français en d'autres temps. Mais comme son légataire universel est discret dans les grands médias et fait en sorte de conserver la mémoire d'Aragon de manière assez honnête. On ne rappelle pas souvent ce triste épisode du monde des lettres. Mais il fut un temps où les deux gitons étaient en compétition pour conserver le souvenir du grand vieillard. L'un dut se rabattre sur une pauvre vieille, parce qu'il avait été évincé de la succession du poète national et il crut pouvoir faire le même coup que son compère... Sauf qu'il y avait une famille et que cela devint une affaire d'État.

Et depuis il s'agit d'éteindre l'incendie, parce que trop d'affaires anciennes peuvent sortir.


mercredi, 23 juin 2010

D'un mauvais usage de Twitter : le blocage

Il y a un comportement que je trouve particulièrement imbécile, malveillant et sectaire dans Twitter, c'est celui qui consiste à bloquer une personne : non seulement vous désabonnez de ses messages, mais vous lui interdisez de lire les vôtres (sauf s'il est connecté par le biais de la Toile). Les messages d'une personne vous déplaisent ? Vous vous désabonnez simplement de son flux ! Bloquer un abonné, cela ne devrait être réservé qu'aux sites commerciaux, aux faux comptes Twitter, aux pourrielleurs. La personne bloquée n'a plus qu'une seule possibilité : se désabonner elle aussi alors qu'elle l'est déjà de fait et contre son gré.

Cela m'est arrivé à quatre reprises. Une fois pour une enseignante éclectique parce que je remettais en question les fausses réponses de culture générale ou d'étymologie qu'elle donne et qui reposent souvent sur des légendes. Une autre pour une des grandes figures des blogues dits de gauche ou LeftBlogs, parce que j'avais osé comparer de manière humoristique le comportement d'un de ses grands amis (numéro un des blogues Wikio) à celui de notre divin président. Un troisième pour un catholique grand teint et très vieille France pour je ne sais trop quelle raison étant donné qu'il n'était pas abonné chez moi. Sans doute parce qu'il avait été vexé par une de ses citations. Le quatrième est une grande figure médiatique qui prétend ne pas être journaliste et qui prétend être impertinent, j'ai du mal à savoir ce qui aurait bien pu le déranger, puisque je ne lui répondais jamais. Je pense plutôt à une vieille rancune mal recuite de sa part étant donné que je l'avais mis en cause auparavant comme caution morale des dérives du Post et que j'ai écrit une série d'articles virulents sur les procédés du Post (pour lequel j'admets volontiers qu'il est devenu depuis un peu plus respectable).

Dans les quatre cas, la démarche est fort hypocrite : on ne reçoit aucune signification du blocage (en écriture et en lecture !) et on ne sait pas que l'on est désabonné du flux contre son gré. Dans deux cas sur quatre, les personnes n'étaient même pas abonnées à mes flux Twitter ! Un message dans lequel elles sont citées et elles voient tout de suite rouge parce qu'il y a un indésirable dans leur cercle de lecture. Mais la méthode du blocage est profondément débile dans le cadre d'un réseau social comme Twitter : les messages Twitter parviennent alors par d'autres sources comme les RT (retweet ou suivi) et citations indirectes. On ne bloque que l'accès direct et instantané aux messages dans un logiciel client, pas sur la Toile même si on ne peut plus y répondre sauf par copier-coller.

Mais cela traduit aussi quelque chose : le comportement de certaines personnes à utiliser les réseaux sociaux comme des milieux clos, réservés à leurs adeptes ou aux opposants qu'ils admettent comme tels, les autres étant interdits sans autre forme de procès puisque ne participant pas au clan Verdurin. La tolérance est une vertu fort peu répandue chez certains partisans de la liberté. Il faut entrer dans la coterie et se tenir dans une ligne. C'est aussi un aveu de faiblesse de la part de ces quatre personnes qui ne peuvent supporter la moindre critique un peu ironique quand elle ne vient pas de leurs courtisans. Savoir que l'on peut être lu par quelqu'un qui peut se moquer de vous, c'est profondément insupportable ! Il faut interdire la lecture à tous ceux qui ne sont pas de notre côté (le seul forcément juste) !

On se prétend pour la liberté d'expression et on interdit la liberté de lecture !

ჭურვები

— Les policiers avaient repéré une voiture et une moto en plein slalom sur la rocade. Ils ont été placés en garde à vue. Ouest France, 15 juin.

— La gendarmerie a déployé d'importants moyens pour rechercher une adolescente sourde et muette, et qui, de double nationalité marocaine et espagnole, ne parlait pas français. La Dépêche du Midi, 9 juin.

— Monté de son Auvergne natale, il fut un simple gratte-sauce. Le Nouvel Observateur, 6 juin.

— Recherche une personne avec des connaissances arboricoles pour assurer le suivi et l'entretien annuel des verges. Bio nouvelles, juin.

— Son corps a été incarcéré au crématorium de Caen. La Manche libre, 12 juin. 

dimanche, 20 juin 2010

Une certaine idée de la France

Dominique Galouzeau lance son mouvement République solidaire. Cela ne laisse pas de me faire sourire. Il ne se rend même pas compte qu'il reprend le programme de Léon Bourgeois, ce qui ne nous rajeunit pas ! Il reprend aussi l'antienne gaulliste et gaullienne d'une "certaine idée de la France". Mais que veut dire certaine dans cette locution figée ?

ll faut en revenir aux textes et d'abord à de Gaulle. Certaine signifie importante, considérable, hénaurme, mastoque, maousse costo. Ceux qui pensent démocratie parlementaire, droits de l'homme, égalité devant la justice, liberté d'opinion ont tout faux !

Être les premiers, les champions, au premier plan, écrabouiller tous les autres qui ne sont pas nous, tel est le sens de certaine. Mais cela on ne le dit pas, puisqu'on ne développe pas le propos initial qui n'évoque nullement la sincérité, l'honnêteté, la sincérité, la transparence, l'équanimité, la tempérance et quelques autres vertus chrétiennes qui seraient bien nécessaires à une forme de gaullisme nébuleux.

Je me fais aussi une certaine idée de la France : un pays qui ne se hausse pas du col et qui vit en harmonie avec ses voisins proches ou lointains sans leur imposer sa vision du monde. Mais on peut tout glisser dans l'expression une certaine idée de la France et cela peut être le contraire du jour au lendemain. Comprenne qui pourra ces apophtègmes. Une certaine idée ou une idée certaine ?

samedi, 19 juin 2010

Qu'est-ce qui est inacceptable ?

Nous avons d'abord un président de la République très bas du front et à muffle de taureau. Il déclare :

Allez ! va ! casse-toi... pauvre con !

Nous avons ensuite un fouteballeur aussi bas du front qui déclare à son entraîneur :

Va te faire faire enculer, sale fils de pute !

Le premier vient nous expliquer ensuite que les propos du second sont inacceptables. Inacceptables, répété. Comme si l'on se trouvait devant l'ennemi nazi...

Mais de qui se moque-t-on ? Et pour qui nous prend-on ? Les fouteballeurs ne sont pas des ambassadeurs de la France, ne sont pas des personnes officielles et ils n'ont rien à voir avec la vie de nos institutions. Il me semble bien plus grave qu'un président de la République s'exprime de manière incorrecte soit lexicalement comme ici, soit grammaticalement comme . Ou sémantiquement .

On ne demande pas à un fouteboleur d'être un représentant de l'Académie française ou du manuel de savoir-vivre. Les propos ont été dits ((peut-être) en privé et non devant les caméras et on est dans le cas de la jurisprudence Hortefeux. En plus compliqué, puisque ce sont des propos sans aucune preuve. Il y avait alors plus d'indulgence au sujet des propos sur les Auvergnats. Cela sans même qu'il y ait une quelconque vidéo publiée à l'insu de l'intéressé sur Internet.

Et c'est là que cela devient intéressant... Accuser la Toile de ses propres turpitudes est devenu une sorte de sport. Accuser un fouteballeur (sans doute idiot) de ses propres imbécillités est devenu une manière de ne pas parler des problèmes importants, comme celui du régime des retraites, de l'échec écologique, de la suppression des fonctionnaires, de la fraude fiscale, de la compression des classes, des expulsions d'immigrés, des gardes à vue, de la vidéo-surveillance, des rétro-commissions pakistanaises, de l'implication de l'ex-ministre du Trésor dans une affaire d'Etat qui aurait fait sauter immédiatement le gouvernement dans un pays démocratique !

Ce qui est inacceptable, c'est la manière dont on nous parle.

L'aéromédon populaire

bombax-3.jpgJ'aborde un sujet nouveau ; la parodie de feuilletons populaires datés autour de 1900. Comme il s'agit d'un genre assez vaste, je préfère consacrer ce billet seulement aux séries dans un style humoristique et puis on verra par après les séries dans un style plus réaliste notamment autour de Tardi.

Jusqu'aux années 60, la bande dessinée vivait bien tranquillement avec ses genres bien rangés : on avait le cow-boy, l'explorateur, l'astronaute, le reporter, le détective, la bande de gosses, l'aviateur, le pilote de course, etc. Seulement, dans ces années-là, commencent à s'animer des clubs d'amateurs et de collectionneurs à la recherche de leurs lectures d'enfance. Et cette nostalgie recoupe aussi la republication des grands feuilletons populaires du XIXe s. ou du début du XXe s. dans les tout nouveaux clubs du livre. On redécouvre Fantômas, Chéri-Bibi, Arsène Lupin, Rouletabille, Judex. Les années soixante sont rétro. C'est un premier aspect.

Un autre fait, c'est que la bande dessinée cherche à devenir adulte et qu'elle commence à pratiquer le second degré en France. Pour ce faire, elle a besoin d'un anti-modèle : Goscinny parodie l'histoire de France, les Mille et Une Nuits, le far-west, que reste-t-il ? Eh bien l'origine même de la BD de ces magazines : le roman-feuilleton !

On a cette forme de parodie dans Ténébrax dont j'ai déjà parlé. Mais l'action de Ténébrax est contemporaine. Lob fera ensuite avec Pichard une parodie située plus dans la Belle Epoque avec Blanche Epiphanie, mais je réserve cela pour un autre billet sur le rétro réaliste. En tout cas, la bande dessinée a eu besoin à partir du milieu des années soixante de se créer un nouveau genre qui ne pouvait être auparavant : il n'y avait pas assez de distance temporelle.

Ce qui est remarquable au sujet de ces bandes dessinées rétro, c'est qu'elles ont commencé toutes dans le registre comique et autour de quelques auteurs, dont un surtout : Hubuc, pseudonyme de Roger Copuse. Ce dessinateur et scénariste a publié dans Spirou, Tintin, Pilote, mais il est totalement oublié et il n'a eu que très peu d'albums, non réédités par ailleurs. C'est injuste, car il s'agit d'un dessinateur au style simple et efficace. Sa carrière a d'ailleurs été fort courte : il est mort prématurément. Là, il dessine sur un scénario de Fred. On a affaire à une sorte de mini-album à découper et relier comme c'était le cas dans Spirou, mais au format A5. Cela formait une brochure de 8 pages.

Les couleurs et le style des caractères sont psychédéliques (on est dans les années 60, ne l'oublions pas), mais aussi Modern Style. C'est la rencontre de deux univers. Dans la collection de l'Aéromédon populaire, on trouvait Bombax, mais aussi Mandrax le roi de la magie, Tarsinge l'homme zan. Hubuc écrira aussi Wilbur et Mimosa pour Guilmard dans une thématique un peu similaire, mais cette fois en parodiant les expéditions sportives du début du XXe s. Ce que l'on voit dans ces bandes dessinées, c'est le traditionnel couple des récits d'aventure : un savant ou un explorateur et son assistant. C'est une formule que Fred réutilisera dans Timoléon, mais aussi Hubuc dans Wilbur et Mimosa. Disons simplement que c'est le modèle de base de tous les feuilletons.

Maintenant, nous allons terminer par un jeu :

1) Que veut dire aéromédon ?

2) Yoyoteur est-il d'époque ?

3) Que peut bien être Kleptopik le Copomartopicophile ?

jeudi, 17 juin 2010

Andy prefers not to...

AndyCapp.jpg

Le Andy de cette chanson n'est pas Warhol, mais Andy Capp bien moins connu en France.

On connaît fort peu la BD britannique en France, à la différence de la BD étatsunienne. Pourquoi cette différence ? J'estime que c'est à la fois pour des raisons économiques et culturelles.

Lorsque j'ai lu des revues de BD anglaises, je les ai trouvées absolument déplorables : mauvais papier, impression calamiteuse, dessin fait à la chaîne, lettrage fait à l'imprimerie. Rien qui donne envie de lire ou de conserver ou de rechercher. Si je compare aux hebdos franco-belges de la même époque ou même des petits formats reprenant des BD italiennes, c'était vraiment très en dessous. Il n'y avait rien de vraiment exportable. Pourtant la Grande-Bretagne n'a jamais manqué de talents pour l'illustration, le dessin de presse. C'est un paradoxe : un pays fait pour le dessin a tourné le dos à la BD.

La BD britannique existe pourtant, mais elle est marginale comme le cinéma britannique. Certes, il y a le cas d'Alan Moore qui est un des plus grands scénaristes vivants. Mais il a été d'abord reconnu parce qu'il a publié aux USA, en reprenant des séries étatsuniennes existantes. Il leur a apporté une touche européenne et sophistiquée, comme il a contribué à faire revivre des mythes littéraires. C'est un auteur à part, il est britannique, mais il a obtenu son succès ailleurs qu'au Royaume-Uni et son univers brasse des cultures diverses. Bon, mais Moore est un scénariste et pas un dessinateur.

Quels Anglais ont réussi à publier en France ? On a Sydney Jordan avec Jeff Hawkes. C'est une série de science-fiction fort honorable, très bien dessinée. Certes, c'est sur le mode space opera avec des tas de petits monstres verts et de menaces intergalactiques, mais ce n'est pas méprisable. Le seul problème, c'est que chaque hebdomadaire avait sa série de science-fiction et une seule : Guy l'Eclair, Luc Bradefer, les Pionniers de l'Espérance, l'Epervier bleu, etc. La science-fiction est un genre segmentant, il ne plaît pas du tout aux filles et elle peine pour les garçons, donc on l'évite au maximum dans les journaux. Ensuite, Jeff Hawkes était une série publiée en comic strips et elle n'avait pas été reprise par Opera Mundi qui diffusait les BD quotidiennes américaines dans la presse généraliste. Certes, il y a eu quelques albums publiés en France, mais l'intégrale s'est arrêtée au tiers parce que l'intérêt du public n'était pas là : c'était de la SF rétro, mais sans la nostalgie des lectures d'enfance.

On a aussi plus anciennement Jane. Encore un comic strip. Mais cette fois d'un genre très particulier : la BD pour bidasses. L'héroïne est le plus souvent en petite tenue et dans des situations embarrassantes où sa poitrine peut être dévoilée tout en étant masquée. Il s'agit d'une BD destinée à remonter le moral des troupes (c'est un genre à part dont je pourrai parler une autre fois). Jane combat donc pour préserver sa vertu et la survie du monde libre face aux méchants nazis. Elle réussit admirablement à cacher les parties les plus intéressantes de son corps tout en les suggérant. Cela ne pouvait donc pas passer dans la presse française à cause de la loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse et destinée avant tout à contrer les BD d'origine étatsuniennes, mais aussi italiennes, belges et fatalement anglaises. Cette loi imbécile, votée par les communistes et les gaullistes, a créé une censure débile. Mais Jane continuait d'être publiée dans les journaux grand public au Royaume-Uni et elle devançait bien des héroïnes déshabillées de la prétendue apparition des héroïnes.

En fait, un seul personnage britannique a un peu pris en France. Andy Capp. Son nom est déjà un programme. Il est un handicapé de la vie : chômeur professionnel, amateur de jeux de fléchettes, pilier de pub, partant pour tous les paris sportifs les plus débiles, exploiteur de sa femme qui travaille elle !, bagarreur invétéré, grande gueule devant une pinte, ignorant de tout mais dominant toute situation. C'est le modèle du beauf anglais dans sa plus grande splendeur. Bien entendu, il s'exprime avec le cockney slang, il ne dépasse pas la limite de son quartier et sa vision du monde est extrêmement réduite comme on le voit dans l'illustration : la visière de sa casquette l'empêche de regarder les autres ou interdit que l'on voit son visage pleinement. C'est un être buté, béta, butor et d'une mauvaise foi redoutable. Le nom du personnage s'accorde avec cet accessoire essentiel : la casquette ! (the cap en anglais). 

Mais en même temps, Andy Capp est profondément sympathique : on aime qu'il filoute l'aide sociale lorsqu'on lui demande de trouver un emploi ou qu'il se moque du révérend et de ses sermons moralisateurs ou qu'il truande le représentant de son propriétaire venant lui réclamer son loyer. C'est Guignol à la sauce anglaise ! Bien avant Stephen Frears, Ken Loach, Mike Leigh, le quart-monde avait eu sa place dans le monde des images, et d'une manière plus dévastatrice. Mais depuis il est devenu plus acceptable : j'ai appris qu'il avait cessé de fumer alors qu'il avait toujours un mégot au bec. 

Il y a un paradoxe chez Andy Capp : c'est un héros immobile qui ne cesse de bouger. Il ne sort jamais de son quartier pour vivre des aventures dans le monde, mais tout vient à lui. Et pis, c'est lui qui provoque les bagarres afin d'animer les fins de soirée en pub ou de créer un peu de convivialité dans une rue.

Un autre fait remarquable chez lui, c'est qu'il est presque toujours représenté de profil, parce qu'il marche ou court (souvent vers sa pinte de bière ou alors parce qu'il fuit le représentant de l'ordre). On est dans une représentation qui ne s'adresse jamais directement au lecteur, mais qui lui demande de lire pleinement : la présentation systématiquement latérale ou frontale des personnages est une forme de distanciation.

Pourquoi ai-je choisi cette illustration et non celle d'un album français ?

— Il me semble que l'on perd beaucoup d'Andy Capp lorsqu'on ne le lit pas dans sa langue, même si on ne la comprend pas complètement.

— C'est un album à l'italienne et les albums de ce type conviennent mieux à ce genre de productions en comic strips, même si la plupart des albums à l'italienne ont été des échecs commerciaux en France.

— Je voulais signaler qu'il existe aussi des albums BD en Grande-Bretagne, même s'ils sont d'une qualité nettement inférieure à celle des albums franco-belges ((typographie immonde, image agrandie, pas de couverture originale, brochure, papier douteux). Mais cela existe malgré tout et il serait bon que nos ennemis anglais s'intéressent plus à la BD non étatsunienne.

Le titre de la note dit à quel autre personnage Andy Capp me fait penser.

mercredi, 16 juin 2010

Κελύφη

— Héritière de l'enseignement maritime créé par un édit de Louis XIV, elle [l'École nationale de la marine marchande] prend son envol grâce à Colvert. Presse Océan, 7 mai.

— Il n'avait pas supporté que son entreprise de distribution de vidéos n'avait plus besoin de ses sévices. Métro, 7 juin.

— Quatre ans de privatisation de toutes sortes. Le Pays Briard, 1er juin. On parle de la période de l'Occupation allemande.

— Avant d’accepter l’invitation à déjeuner de Nicolas Sarkozy, mercredi 9 juin, à l’Elysée, le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, et le président (PS) de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, avaient posé, depuis plusieurs semaines, des conditions. Le président de la République les a exhaussés. Le Monde, 10 juin.

lundi, 14 juin 2010

Où j'écris un billet démagogique

Hénaurme suspense ! On attend le résultat du match*.

La vuvuzela, 466 résultats réels.

Le vuvuzela, 340 résultats réels.

On retrouve un problème classique des emprunts : le genre à donner. Le mot serait d'origine zouloue, mais s'il transite par l'anglais il ne possède plus alors de genre précis et en outre il n'y a aucun genre dans les langues bantoues dès le départ : on ne distingue que le défini et l'indéfini. Or les noms se terminant en -a ne sont plus ressentis automatiquement comme féminins en français. Il est vrai que le -a pouvait être masculin en latin : poeta, nauta, agricola. Cependant, je trouve une sorte d'indécision dont on a déjà parlé ici au sujet de la manga ou de la Nutella. Je pourrais ajouter le ou la chikungunya**. Il y a tendance à masculiniser des noms qui devraient être féminins parce que le -e final seul est ressenti parfois comme marque du féminin  : Venezuela, Costa-Rica, Nigéria, Libéria,  etc. Et puis on a une zone marginale où les deux genres se combattent.

Le mot est apparu dans Wikipedia (tiens ? on dit la Wikipedia) en juin 2009 — sans doute en prévision de la coupe du monde de football —, mais il a été fortement réactualisé ces derniers jours. Il va mettre cinq ans pour apparaître dans le Robert si l'emploi de cet instrument de torture est encore largement attesté, dix ans dans le Larousse, cent ans dans le dictionnaire de l'Académie française (qui n'est toujours pas arrivée à la lettre Z de sa dernière édition, mais qui estimera bon de laisser aux futurs académiciens ce mot trop nouveau). Et on en vient à un autre problème : quels dictionnaires faut-il aujourd'hui : ceux qui permettent de comprendre les journaux ou les livres classiques ? d'écrire sur l'actualité ou de bien écrire ? Les deux me semblent nécessaires, mais le fossé se creuse entre eux et ce sont les premiers qui créent l'usage à venir. Le but, c'est d'avoir le plus d'occurrences dans Google ou bien de voir sa version adoptée par Wikipedia. C'est ce qui fait autorité et non une recherche étymologique.

* Il est difficile d'échapper à ce bruit incessant et de ne pas voir sa mention dans les blogues ou Twitter ou les médias en ligne. J'ai voulu donc en savoir un peu plus, parce que cela me rappelle le bourdonnement que certains de mes élèves pratiquent, lèvres fermées, afin de saboter les cours. 

** Mes observations sont signées dans ce fil (dito), avec parenthèses.

dimanche, 13 juin 2010

Où en est la Belgique ?

Aujourd'hui, les Belges votent — enfin, disons que les Flamands et les Wallons votent — afin de trouver un hypothétique gouvernement qui mettra autant de temps à être formé qu'à gouverner. La Belgique est un pays très compliqué : les francophones se nomment communauté française, mais ils sont Flamands, Bruxellois ou Wallons, les Flamands ont comme langue officielle le néerlandais, mais ils parlent en fait le flamand occidental ou oriental, le brabançon ou le limbourgeois et la région flamande a comme capitale Bruxelles qui n'est pas en Flandre et qui est bilingue. Il y a encore une communauté germanophone, mais on ne va pas s'embêter avec ça, c'est déjà assez compliqué si l'on parle des communes à facilités, alors les cantons rédimés...

Pour comprendre un peu la Belgique, voici une vidéo dont le lien a été donné par lamkyre sur un forum. Êtes-vous prêts pour votre première leçon de néerlandais ? À la fin de ces explications, vous serez capables de faire comme TF1 qui ne sait plus où placer Flandre et Wallonie, ni dessiner leurs contours (mais en indiquant bien les Fourons ce qui n'est pas un mince détail quand on sait ce que cela a provoqué avant BHV).

TF1 redessine la Belgique.jpg

samedi, 12 juin 2010

Vu, lu, entendu

À l’institut Guessous, j’appris le français par le commencement : l’alphabet. Il était sous-développé. Comparé à notre alphabet à nous, il lui manquait plusieurs lettres, les sons “gh”, “ts”, “th”, “dz”, “a’”, et j’en passe. Notre professeur était très patient avec moi et répétait en souriant : “Ce n’est pas une traduction de l’arabe. C’est une autre langue.” Lorsqu’il me fallut allier les consonnes et les voyelles pour former des mots, ce fut l’incompréhension totale. Habitué à écrire de droite à gauche, j’écrivis de droite à gauche, en toute logique. Quelque chose comme : ssirD tse mon noM. Le professeur se montra habile devant ce cas de figure. Il se saisit d’un miroir et rétablit la phrase dans le bon sens. Mon nom est Driss. C’était simple. Le monde des Européens, à commencer par leur langage, était l’inverse du nôtre. La preuve, c’est que le planisphère accroché près du tableau représentait le globe terrestre à l’envers de la carte géographique d’Al-Idrissi : l’Europe en haut et l’Afrique en bas alors que ce devrait être le contraire, l’Orient à droite et l’océan Atlantique à gauche ! C’était insensé, mais c’était ainsi. Je devins gaucher du jour au lendemain. Et je crois bien que c’est à cette époque que ma tête a commencé à tourner.

Driss Chraïbi

jeudi, 10 juin 2010

C'est de la bombe, bébé !

Je lis ce titre dans le blogue de la correspondante de Libé aux États-Unis : Sarah Palin, plus bombastique que jamais.

Je me dis d'abord qu'il y a une erreur : Sarah Palin ne s'est jamais fait remarquer par un style oratoire ou scriptural particulièrement travaillé. Ses propos sont même plutôt d'une grande indigence, d'une pauvreté lexicale et grammaticale qui rivalise avec la misère des idées réactionnaires qu'elle véhicule. Pour qu'il y ait emphase ou enflure des phrases, il faudrait déjà que le style se hisse d'abord à un niveau un peu correct. On est loin du compte... George W. Bush était un Cicéron à côté d'elle.

En lisant le billet, je m'aperçois que la blogueuse parle en fait de ses protubérances mammaires. Et certes, bombastique convient si l'on admet qu'un développement thoracique peut tenir lieu de discours. Mais je me demande si en fait la correspondante ne s'est pas laissé égarer par l'anglais qui emploie le sens propre et le sens figuré de bombastic (le mot est d'origine anglaise même s'il part d'un mot latin). On a bien l'idée d'une bourre de coton au départ et le terme reviendrait à son sens premier. Ou bien encore l'auteure se laisse aller à un jeu fréquent dans la blogosphère et la twittosphère qui aime parler des nipplegates et des nipplequakes : la métaphore lui a peut-être été soufflée par les discussions étatsuniennes.

En tout cas, en français, bombastique ne peut théoriquement se rapporter aux appendices lactifères de l'ex-Miss Alaska. 

mercredi, 09 juin 2010

צדפים

— L'implantation d'éoliennes à proximité d'habitations peut faire baiser leur valeur. Le Particulier, juin 2010.

— Le mari, épris de boisson, frappait sa femme. La Lozère nouvelle, 28 mai.

— Nous avons l'intention d'activer le partenariat dans un large épouvantail de marques à travers le monde. La Lettre du sport, 28 mai.

— Nous honorons cette unité pour honorer la mémoire de nos descendants. La Voix du Nord, 30 mai.

— Elle fondit une nouvelle congrégation, les Ursulines du Coeur de Jésus. La Croix, 29 mai. 

dimanche, 06 juin 2010

Quignard outragé ! Quignard brisé ! Quignard martyrisé ! Oui, mais Quignard libéré !

À l'occasion de la fameuse et stupîde polémique au sujet de la place du troisième tome des Mémoires de guerre du général de Gaulle au programme de littérature des élèves de terminale L (10 % des baccalauréats, doit-on le rappeler), je découvre cette ineptie écrite par un journaliste du Fig :

Pour la petite histoire, Quignard, qui partage avec de Gaulle l'honneur d'être au programme, avait pris parti contre ce dernier le 13 mai 1958, affirmant qu'il s'agissait d'un coup d'État !

À l'époque Pascal Quignard, né le 23 avril 1948, devait se trouver en CM2 et il mangeait des pommes ou des chocos Rem dans la cour de récréation tandis que ses copains échangeaient des figures Panini du Stade de Reims ou de l'AS Sedan ! Il lisait sans doute Spirou, Tintin, le Journal de Mickey, ou que sais-je ? C'est un peu comme si on me demandait ce que je faisais en Mai 68 et si j'étais d'accord alors avec les propos de Daniel Cohn-Bendit, d'Alain Geismar ou Jacques Sauvageot que je connaissais moins bien que Blek le Roc ou Captain Swing ou Zembla. Quand on lit de tels arguments, on s'interroge à la fois sur la culture générale des journalistes de ce quotidien, leur sens des réalités et aussi à ce qui leur sert de fond idéologique parce que l'article est orienté. Il faut une sérieuse couche de mauvaise foi, d'inculture ou d'imbécillité (mais la réunion des trois peut être une explication) pour prétendre que Quignard a adopté des positions anti-gaullistes et ce dès 1958. Je considère personnellement Quignard comme l'un des plus grands écrivains français de son temps, je ne pense pas qu'on rehausse le prestige du général de Gaulle en rabaissant Quignard, en plus avec un argument aussi absurde que mensonger. Et qui plus est en énonçant des mensonges grossiers. Le niveau d'éducation baisse, on le voit au fil des articles du Figaro qui rejoindra bientôt Direct-Soir ou France-Soir.

La police coupable

Dans l'Oignon :

CELA fait dix ans que la compagnie Alis, basée à Fère-en-Tardenois, utilise « la police coupable ». Rien à voir avec les uniformes ! Il s'agit d'une simple police de caractères, outil artistique à la « Poésie à 2 mi-mots » créée par Pierre Fourny, metteur en scène. Son travail a abouti à la conception d'un spectacle « La langue coupée en deux » en 2001, joué partout en France et même présenté à l'étranger. Mais du jour où la Compagnie décide d'en faire une marque déposée pour proposer des produits dérivés à la vente et ainsi renflouer les caisses, le bouclier s'est levé contre le jeu de mots !
Atteinte à l'ordre public…

Voir ici les documents officiels.

mercredi, 02 juin 2010

L'impératif culturel

Il s'agit d'un nouveau style gouvernemental. Les principales manifestations du ministère de la Culture sont débaptisées et renommées depuis disons le début du deuxième mandat de Jacques Chirac. Or, je trouve que cela utilise surtout une tournure : l'impératif.

— La Fureur de lire était devenue Lire en fête. Et maintenant, c'est À vous de lire ! cette année (après avoir été supprimée l'an dernier et déplacée cette année à une période inopportune). Elle vient juste de se terminer sans aucune vraie politique de communication du ministère à ce sujet, tout s'est vraiment passé en catimini afin qu'aucun bibliothécaire ou documentaliste ou libraire ou enseignant ne sache que cela avait lieu. Comme si l'on avait eu honte d'avoir tué la Direction du livre et de la lecture dans ce ministère...

— La Semaine de la francophonie devient avec Dis-moi dix mots ! comme sous-titre qui sera amené à devenir le nom dans les écoles.

— La Fête de la musique créée dès 82 est devenue Faites de la musique !

— On a créé Rendez-vous dans les jardins ! (Belle initiative que j'approuve par ailleurs.)

— Et aussi Entrez dans la danse ! Autre création relativement récente. Notez tous les points d'exclamation...

Mais il y a une sorte de tropisme. Quelque chose qui ne va pas. Je sais que Philippe Muray s'est passablement moqué de l'Homo Festivus. Ou Finkielkraut de ce goût pour le divertissement obligatoire de l'ère Djâck. Cependant, il se manifeste bien plus ouvertement aujourd'hui avec ces différents changements de noms et ces créations. On est passés à l'ère du cynisme pleinement assumé.

C'est un peu étrange de retrouver partout le même impératif pour des fêtes qui devraient d'abord être des moments de liberté et de réjouissance. Il y a là un paradoxe : nous devrions nous sentir libres de venir ou non et on nous impose de lire, de jouer, de nous promener, de danser, de parler à notre guise, mais seulement dans le cadre qui a été défini par le pouvoir souverain.

Cette transformation des noms des manifestations culturelles est à mon avis une marque importante d'un régime décrié qui utilise ces occasions comme soupapes de sécurité. Amusez-vous dans ce que nous avons organisé ou sinon la police sera là pour réprimer vos apéros Facebook, vos manifestations et vos grèves. Comment conduire un peuple comme des moutons ? En s'adressant à lui comme à des moutons ! Nous sommes généreux et nous nous adressons à vous directement, ce que les régimes précédents n'ont pas fait. Il y a comme une atmosphère de Panem et Circenses qui ne me plaît guère. Et dans tout cela traîne l'impératif. Je n'aime pas trop.

गोले

— Le duo Noun Ya, avec Naïssan Jalal à la flûte et Yvon Pattard au luth arable. Le Réveil, 19 mai.

— Tout a été testé dans des épuisettes sur de la "vraie" peau. Le Nouvel Observateur, 6 mai.

— Stéphanie R. et Marc C. se sont dit oui après quelques années de réfection. Le Progrès, 17 mai.

— On peut se demander à quelle logique obéit la désignation de 15 vice-présidents. Si ce n'est distribuer des prébandes. Midi-Pyrénées info, mai-juin 2010.

— C'est sur la place du Vieux Collège que l'attraction fut la plus vive, dynamitée par l'Amicale Trial. L'Essor 74, 22 mai.

— La canne qui avait dernièrement fait son nid dans une jardinière de la ville n'a pas disparu. La Nouvelle République, 26 mai.

— Déjà quelques éclaircies égaillent cette matinée dans la Marne, les Ardennes et l'Aisne. L'Union en ligne, 2 juin.