jeudi, 31 août 2006
Tête à claques : Nicolas Demorand
Après une quinzaine d'années de bon services, j'avais fui les matinées de France Q à cause de l'infect Nicolas Demorand qui adoptait un ton digne des pires radios djeunes. Je l'entends maintenant qui annonce sur France Inter qu'il va me tenir au courant « de toutes les nouveautés de l'actu ». Le Demorand a fait Normale Sup et a son agrég, mais cela ne se sent pas du tout : il en rajoute dans les erreurs de langage et la fausse connivence. Je n'en ai rien à faire des nouveautés de l'actu ! Je veux qu'on me parle simplement et en termes clairs de l'actualité. Les nouveautés de l'actu, cela ne veut rien dire...
23:24 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue française, médias, média, journalisme, radio
Fable express 15
Un très grand psychanalyste
Avait comme technique flairer l'abdomen
De ses patients quand il n'avait plus d'autres pistes.
Moralité :
Lacan dit : « Si on hume une aine ? »
18:00 Publié dans Fables express | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, poésie, poème, humour, psychananalyse, oulipo
Oxymoron commercial
Comme le développement durable est devenu le nouveau dogme consensuel en ce début de millénaire, les entreprises qui ont bâti toute leur politique commerciale sur le caractère éphémère de leurs produits doivent repenser leur stratégie industrielle et publicitaire. Bic s'intéresse donc au stylo durable et jetable... Cela ne veut pas dire que le stylo durera plus longtemps, mais que sa fabrication aura moins d'effets nocifs sur l'environnement. L'adjectif durable est vraiment en train de changer de sens.
16:24 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue française, marketing, commerce, publicité
mercredi, 30 août 2006
On m'appelle l'icône des jeunes
Dans Télérama, cette phrase de François Gorin, critique rock réputé : « Son [celle de Bob Dylan] image de marque, iconique si l'on veut, est définitivement celle de 1965-66 ». Ah bon ? Iconique voudrait-il dire représentation à la taille réelle comme dans le sens classique ou bien représentation en tant qu'une étoile, un mythe, un objet de vénération, une vache sacrée, comme dans le sens inspiré par l'anglais ?
20:42 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : langue française, rock, musique
Fable express 14
Saddam El-Ghamar était boulanger.
Très fanfaron, il fit le pari, un jour,
D'alimenter en pains cent vingt fours
Différents dans les pays étrangers,
Puis il s'en alla très loin, quelque part.
Moralité :
Les cent vingt fournées de Saddam El-Ghamar
19:31 Publié dans Fables express | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, littérature, écriture, oulipo, humour
Pentification
"Nous sommes sur la pentification vertueuse que le président de la République a fixé comme cap pour le gouvernement et qui nous conduit vers les 8% de taux de chômage", s'est félicité M. Larcher.
La pentification n'est sans doute pas encore la pente ou la courbe descendante puisqu'il faut trouver un terme barbare pour désigner la chose. Raffarin parti, le charabia continue.
10:18 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : langue française, francophonie, ump, politique
Coccinelles
— Dimanche 10 septembre : dominicales à 18 heures avec Maud Gratton, jeune prix d'orgie du Conservatoire de Paris. L'Union, 23 août.
— Le fait que l'on m'ait confié les reines de la commune a été pour moi une fierté, car, je le savais, c'est une mission qui n'est pas facile. Le Bien public, 15 août. D'habitude, ce sont les rennes.
— Gilles Pellan, président de la fédération de volley-ball, balaie du regard les turbines en face desquelles il est assis. L'Est républicain, 21 août.
— Mardi 25 juillet, deux hommes un peu épris de boisson se rendent à Saint-Martin-au-Laërt où réside une jeune fille qu'ils connaissent. L'Indépendant du Pas-de-Calais, 11 août.
— Mahamadou Diarra aurait soigné un contrat de cinq ans avec le Real Madrid. L'Est républicain, 21 août.
— Des grillages à la maison de retraite. Le Dauphiné libéré, 21 août.
— La Havane : vers l'après-franquisme ? Vendée-Matin, 6 août.
09:36 Publié dans Revues de presse | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : langue française, presse, média, médias, journalisme, coquilles, orthographe
mardi, 29 août 2006
Le faux billet
Une chose tartuffesque que j'adore particulièrement dans la blogosphère : le billet totalement faux-cul par lequel on annonce que l'on a supprimé un billet de la veille parce que l'on aurait été un peu trop loin dans les invectives ou les reproches envers quelqu'un, que l'on ne veut pas polémiquer. C'est arrivé deux fois aujourd'hui, chez une professeure de lettres et chez un spécialiste de la communication et des relations publiques... Des gens qui doivent savoir ce que parler veut dire, hein ! Le plus amusant, c'est que le titre des deux faux billets passablement hypocrites est « Auto-censure ». Drôle de coïncidence. Et le gros problème, c'est que les textes supprimés en question ne déclenchaient en fait aucune polémique et avaient peu de réponses, contrairement aux affirmations précédentes ; mais dire que l'on a supprimé un texte de nature polémique, c'est susciter une foule de commentaires de ceux qui disent n'avoir pas vu ce qui était choquant, ceux qui regrettent de n'avoir pas lu, ceux qui déclarent qu'eux aussi ont supprimé des billets pour couper court à la polémique naissante, ceux qui veulent quand même parler du thème et qui ont enregistré le texte, ceux qui se demandent de quoi il s'agit, ceux qui ne savent rien mais qui veulent quand même avoir leur mot à dire puisque tout le monde écrit. Il y a là de quoi alimenter les discussions : la contre-prétérition ou la fausse rétractation qui fait revenir le sujet sur le devant. On dit qu'on a écrit quelque chose, qu'on l'a supprimé et le bruit sur ce qui n'existe pas est alors bien plus important que si l'on avait conservé le texte tel quel ou si on l'avait supprimé sans avoir à le dire dans un nouveau billet. Non, non, je n'ai pas dit... Vous plaisantez, j'espère ?
20:35 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blog, internet, web, langue française
Lettre à personne (2)
Qu'il s'agisse d'une incapacité provisoire ou d'une impuissance définitive ; qu'écrire soit interdit , c'est-à-dire que le temps d'écrire soit passé ; qu'écrire soit (quant à moi) désormais inutile, dans tous les cas la détresse est inévitable dans la mesure où « je » – un je superflu – survis au « biographe » alors qu'écrire était ma vie (alors qu'à tout le moins je m'identifiais à « Roger Laporte »).
Je l'ai dit maintes fois, mais, pour plus de précision, je suis obligé de revenir sur ce point : je ne regrette rien, autrement dit Moriendo valait bien le sacrifice du « biographe », et pourtant il y a drame parce que la disparition du « biographe », ou, pour parler plus banalement, l'usure du signataire, n'a pas entraîné l'extinction du désir d'écrire (au sens majeur de ce terme).
Roger Laporte
18:37 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, biographie, journal intime, écriture
Langue française, langue d'accueil
Elle pensait remplir les conditions de la circulaire Sarkozy pour obtenir une régularisation mais d'après l'avocate de la famille c'est la difficulté à parler la langue française qui aurait motivé le refus.
Et c'est bien là un des nombreux problèmes d'une circulaire confuse, bâclée, cumulative, mal rédigée, avec des critères flous qui sont appréciés de manière subjective et arbitraire par des personnes n'ayant pas les compétences linguistiques nécessaires. Où place-t-on le curseur de la bonne maîtrise du français et à l'aide de quelles questions sur quels thèmes ? Qu'est-ce que l'on évalue au juste ? Une réponse pourrait être jugée incorrecte parce que l'interlocuteur n'est pas capable d'entendre tout simplement, est hostile à un accent et n'a pas le recul nécessaire pour juger. Et en bout de course, il y a un histrion médiatique comme médiateur ou plutôt voix de son maître !
17:29 Publié dans Francophonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue française, francophonie, politique, ump, sarkozy


