dimanche, 30 août 2009

Le soleil ne se lève jamais à l'Est

Après Michel Rocard qui confond les manchots et les pingouins, l'Arctique et l'Antarctique, la droite et la gauche, grâce aux hochets que lui offre notre magnifique président, voici Daniel Cohn-Bendit qui se trompe dans les points cardinaux.

Dimanche, le leader d’Europe écologie Daniel Cohn-Bendit a enfoncé le clou, qualifiant de «ridicule» et «aberrant» le jugement de Mme Royal. «Elle est à l’Est».

Feu Dany le Rouge est devenu un anticommuniste viscéral en quarante ans de carrière. L'ennemi ne peut être que socialiste, communiste et donc de l'Est. C'est l'est de l'Europe qui se trompe lorsqu'il n'est pas dans l'Otan, c'est l'Allemagne de l'Est qui a chuté et les Östlanders sont encore tous de pauvres abrutis pour les braves Allemands qui sont restés à l'Ouest. L'Össie a mauvaise presse en Allemagne : il est fou, criminel, sale, fou, polluant, mal élevé, mal éduqué, pauyre surtout (ce qui est un crime indéfendable). Donc l'Est, c'est caca, Scheiss en Allemagne.

Mais le brillant Dany qui a le talent d'un Dany Brillant nous déclare que Ségolène serait à l'est alors que l'expression consacrée en français depuis à peu près vingt ans est "se retrouvrer ou être à l'ouest". Ce qu'a fait notre brave franchisseur de frontières qui n'hésite pas à se présenter en France aux européennes alors qu'il ne comprend même plus le langage populaire qui s'y parle sans lui. Il ne suffit pas de tutoyer pour faire jeune et décontracté du bulbe, il ne suffit pas de choper une expression familière à la volée au cours d'une discussion informelle pour faire croire que l'on est branché sur la génération des jeunes, il faut encore un peu réfléchir et d'abord remettre en question ses propres préjugés au sujet de ses propres compatriotes et ne pas projeter les préjugés d'un pays sur un autre pays, ce qui n'a visiblement pas été fait par le grand manitou du 68 éternel.

dimanche, 14 décembre 2008

Le Raffarin de gauche : Noël Mamère

Via l'escalier qui bibliothèque (mince quel titre !), je vous rapporte cette citation de l'ancien présentateur de journaux télévisés recyclé en politique (non, ce n'est pas Dominique Baudis ou Jean-Marie Cavada) :

Les émeutiers grecs ne sont pas des anarchistes mais des gens formés à l'université.

Ben zut ! Si on est formé à l'université, on n'aurait plus le droit de rester anarchisse.

Si on n'a pas été à l'université, on est automatiquement suspect d'être anarchisse.

Si on a été à l'université et qu'on se déclare quand même anarchisse, on serait pervers ou terrorisse ?

J'apprécie particulièrement cette opinion du grand lider Verts moustachu, mais enfin... les anarchistes ont en règle générale un minimum de lectures et s'ils n'ont pas toujours des diplômes ils sont pour la plupart plus cultivés que le lecteur du Monde moyen et encore plus que du spectateur de Tihefouane. Et puis on peut avoir été à l'université et rester anarchisse parce que l'anarchie est une opinion et puis un ensemble de réflexions.

S'il faut trouver un Raffarin à gauche, en tout cas c'est bien parti avec ce genre de réflexion à deux balles.

P.-S. :

Et si l'on créait un prix du Raffarin de gauche avec des phrases aussi idiotes comme exemples  ?

dimanche, 07 décembre 2008

La chronique du Père Fouettard

Ma commune accumule les couenneries étatsuniennes les plus délirantes. Il y a dix ans, on ne voyait pas de concours de maisons illuminées pour la période des fêtes de fin d'année et puis petit à petit cela a gagné la France en partant de l'Alsace, comme les ineptes marchés de Noël n'ayant strictement rien de traditionnel*. Le pire, c'est que cela a été promu par le seul maire-conseiller général Verts du département !

Cités en Champagnacie organise un concours de maisons illuminées. Les trois meilleures réalisations seront récompensées par un prix "Cités en Champagnacie"

Comme ma ville s'est aperçu un peu à temps que son concours était en contradiction complète avec les fameux Grenelle de l'environnement, on a ajouté cette mention :

et un prix spécial "Economies d'énergie" sera décerné aux réalisations utilisant des lampes basse consommation ou à leds.

Mais le résultat est le même ! Il s'agit d'encourager aux dépenses d'énergie et les réalisations à basse consommation ne seront pas considérées comme les meilleures. D'ailleurs, l'idée même du concours est imbécile. Mais il fallait marquer une petite différence avec les concours précédents, puisque dans la même page d'accueil de la communauté de communes on trouve juste après une annonce pour le fameux Grenelle local de l'environnement (le nom Grenelle mis à toutes les sauces ne veut d'ailleurs plus rien dire).

Fort heureusement, la mode des Pères Noël suspendus aux fenêtres et aux cheminées est en voie de déclin. Non seulement, c'était laid, surtout sur un bâtiment ancien et pittoresque, mais en outre cela consommait du plastique de manière inutile. On avait l'impression de nains de jardin en l'air... Le total mauvais goût.

 

* Entendu ce matin une publicité sur la France-Inter vantant le "marché de Noël traditionnel d'Autheuil dans le XVIe". Ce marché traditionnel doit avoir au plus deux ou trois ans de vie, puisque Autheuil ne se trouve ni en Alsace, ni en Allemagne, et que cette mode est en fait fort récente, qu'elle est même réapparue en Alsace seulement à la fin des années octante. Les traditions ont beau dos quand on parle de commerce.

jeudi, 26 juin 2008

Ethanolerie

Je suis habitué à ce que ma feuille de chou soit le relais officiel de l'armée française et des anciens combattants (via Hervé Chabaud), de l'Eglise catholique, de tous jes notables qui comptent. Je suis aussi habitué à ce qu'elle se fasse le porte-parole du Crédit agricole, de la FNSEA (et de sa filiale le CNJA), mais surtout du Comité interprofessionnel des vins de Champignacie. Jusque-là rien que de très normal. Ce qui me trouble, c'est que l'Oignon participe à la récente campagne de propagande en faveur des bio (ou agro) carburants.

Depuis quelques temps, disons un mois, je ne peux plus lire ce torchon sans voir au moins un article au sujet du diester ou de l'éthanol. On m'explique ici que le carburant miracle va sauver la planète en évitant le réchauffement climatique, là qu'il préserve les ressources naturelles, ailleurs qu'il fournit aussi de l'alimentation anlmale, parfois qu'il est plus naturel et plus sain, de temps à autre que c'est un atout économique pour la seule région de France à perdre des habitants, dans certains cas que c'est parfaitement écologique même si les écologistes sont contre, souvent que cela permet de relancer la principale industrie de la région et de mettre fin aux jachères bruxelloises, enfin on ne me dit pas que l'on n'en a rien à foutre des émeutes de la faim dans des pays du tiers-monde dont on ne connaît pas le nom et où on ne sait pas où cela se situe.

Dire que cette vague d'articles sur les agri (ou bio) carburants a lieu depuis la grosse campagne des grands céréaliers en faveur de ce mode de consommmation a commencé, ce serait faire preuve de beaucoup de médisance. La rédaction de l'Oignon est d'une parfaite indépendance et elle saura résister aux lobbies de toute sorte, comme Hervé Chabaud devant les hordes teutonnes. L'Oignon n'est pas par hasard un organe issu de la Résistance.

Il existe dans l'Oignon une page savoureuse nommée Terroirs. On peut y découvrir des informations d'une brûlante actualité au milieu du marché aux bestiaux de Rethel. Le plus souvent, cela concerne des recettes de cuisine que personne n'oserait plus faire, mais cela peut servir aussi de temps en temps à donner la parole aux représentants du monde agricole (le Crédit agricole, la FNSEA, la Chambre d'agriculture, le ministre, et quoi d'autre ?) C'est ainsi que les lecteurs peuvent apprendre l'existence d'une éthanolerie qui fonctionne depuis juillet de l'an dernier. On est dans l'anniversaire ou presque, sauf que cela correspond au moment de la campagne de publicité propagande en faveur des bio-agro-machino-carburants. Bien plus ! ils sauront que même si elle se situe en Haute-Normandie, elle concerne aussi leur région puisqu'une entreprise locale y a investi et que fouchtra ! on cultive aussi pour c't'usine. Il faut défendre aussi nos gros agriculteurs qui payent l'ISF et qui défendent la planète et ses ressources !

Voici maintenant un pur morceau de langue de bois tout droit sorti d'un dossier de presse mal lu et mal recopié :

La mise en commun des compétences des trois entreprises a permis de relever le défi technique que représentait la mise sur pied de cet outil industriel au sein duquel des solutions ont été intégrées pour répondre dans les meilleures conditions à des besoins en énergie électrique stratégiques à plus d'un titre.

Je n'ai rien compris, mais je ne dois pas être dans le public-cible ou je dois avoir mauvais esprit ou je ne suis pas écologiste comme il le faudrait.

jeudi, 13 décembre 2007

Les lumières qui nous illuminent

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Le maire de Champignac m'a écrit. Ou plutôt il écrit dans son éditorial de la feuille de propagande locale destinée à l'ensemble des Champignaciens. J'admire sa logique et surtout son habile maniement de la langue française (il ne faut pas oublier que le maire de Champignac fait partie du Conseil supérieur de la langue française).

Il me dit ainsi :

Les lumières de Noël, qui illuminent les rues et les façades des maisons et immeubles apportent une touche de vie supplémentaire dans notre agglomération. [Ponctuation respectée. Sic.]

Quelques petites questions.

Existe-t-il des rues sans maison ? Oui, je crois que c'était le cas de la rue Watt. Mais enfin... ces façades de maisons donnent bien sur des rues ? Pourquoi alors parler des maisons ? Parce que les illuminations sur la voie publique sont le fait de la mairie, mais que les particuliers doivent aussi être mentionnés. Il ne faut jamais oublier quelqu'un dans cet exercice d'enfilage de perles.

Une maison et un immeuble, ce serait différent ? Ah ! mais l'immeuble est plus impersonnel, c'est un édifice public ou le siège d'un commerce... La maison, c'est la maison que vous habitez, pas la maison où vous travaillez ou achetez. C'est très logique.

Et le fait que les lumières illuminent, cela ne vous dérange pas ? Non... Je ne vois pas du tout où il y aurait redondance ou pléonasme. La lumière peut obscurcir l'esprit.

Pour terminer, cela ne vous ennuie pas de parler dans le paragraphe suivant d'un Grenelle de l'environnement et  de vous vous réjouir de l'avoir accueilli, avant de déclarer qu'il y a des gestes écologiques à accomplir au quotidien afin de sauver la planète comme on dit couramment ? Mmmh ?... Il n'y aurait pas une toute petite contradiction ? Toute légère ? Futile. Sans importance. Nulle. 

mardi, 23 octobre 2007

J'veux du cuir !

Je me pose des questions.

C'est mieux de tuer un crocodile en captivité et de vendre ensuite sa peau ou de décortiquer un crocodile sauvage ?

Les créateurs, qui affirment tous respecter la convention de Washington sur les espèces menacées, se fournissent essentiellement dans des fermes.

Il semble que ce soit à la fois plus rentable et plus éthique dans des fermes. Oh ! la belle affaire !

Déjà en 1982, Zilli avait osé un premier blouson en croco. La marque lyonnaise de vêtements d'homme grand luxe travaille essentiellement des vêtements "outdoor", faits pour le grand air. Ses blousons, vestes et trois-quarts sont vendus autour de 90 000 euros pièce.

Je ne sais pas si vous voyez, mais le statut d'espèce protégé offre un joli paradoxe : vu mes hénaurmes revenus grâce aux crétineries de Technoratouille, je m'offrirais bien un manteau en peau de panda (parce que selon le moteur idiot je gagne bien plus que 90 fois le Smic). Il doit bien y avoir des fermes de pandas où on peut se fournir en fourrures tout en respectant la convention de Washington sur les espèces protégées. Et comme je suis devenu un super-riche, on ne pourra plus rien me refuser, sous prétexte de diversité biologique (ras-le-bol des défenseurs des animaux à la con !) 

Paroles du titre

samedi, 16 juin 2007

Langue génétiquement modifiée

Ainsi, « on explique d'où viennent les produits, la saisonnalité des fruits et légumes pour qu'ils soient respectés » ajoute Etienne Chédotal, responsable secteur de la société qui a offert le repas ainsi qu'un petit-déjeuner avec des produits bio au début du cours scolaire.

Je me demande ce que serait un cours non scolaire... Dans le genre novlangue, la saisonnalité n'est pas mal non plus et le responsable secteur est du plus beau charabia.

dimanche, 10 juin 2007

Durabilité

Alain Juppé est aujourd'hui de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables avec un s, ce qui fait que je me pose quelques questions sur les mots qualifiés par durables. Il existe bien une écologie durable selon un rapport d'une commission sénatoriale et il y a eu des rencontres internationales en ce sens, mais l'expression m'a l'air d'une forte redondance. Pourrait-il y avoir une écologie éphémère, provisoire, destructrice ? Oui, en un sens ; le terme écologique n'étant pas une option idéologique précise au départ. J'avais été un peu surpris quand Ségolène avait évoqué aussi lors de sa campagne une sécurité durable (donc sans les effets purement médiatiques de l'ancien agité de la place Beauvau), or il semble que ce concept existait déjà dans d'autres pays et était déjà bien répandu. 

Durable est devenu un cliché à la mode. Je passe sur les statistiques de l'enseignement ou de l'éducation durables, de la littérature ou de la poésie durables, du cinéma ou de la musique durables. Durable s'oppose à jetable que l'on avait souvent employé auparavant pour désigner tout ce qui peut rejoindre vite la poubelle, mais je me demande combien de domaines n'ont pas été envahis par ce poncif. Tiens ? Voulez-vous connaître le cochon durable (faisant moins de lisier, je suppose) ? On a aussi la vache durable...

mercredi, 30 mai 2007

Biocidaire

"Ce serait une attitude "biocidaire"", clament les défenseurs de la tomate de plein champ.

Biocidaire, 43. Biocidaires, 416. Les puristes classiques vont pester contre cet hybride gréco-latin. Et à part ça ? Comment peut-on tuer autre chose que la vie ? Le mot est absurde par sa redondance.

jeudi, 01 février 2007

Le siècle des obscurités

Ce billet est destiné à être publié exactement entre 19 h 55 et 20 h ce soir, mon ordinateur sera allumé comme tout ce qui sert à m'éclairer ou me chauffer ou à entendre et lire les voix du monde. Pourquoi ?

Parce que je trouve particulièrement lamentable le fait de se trouver à la merci de propagations virales qui font appel à la mauvaise conscience de tous. Elles affectent d'abord la forme d'une sorte d'unanisme inepte (du type “nous sommes tous Américains”). C'est la première raison, mais non la seule. Nous ne vivons pas tous dans le même monde, même si nous sommes tous sur la même planète et mourrons tous. Les différences de classes et de conditions économiques existent toujours. Est-ce que l'on imagine une infirmière coupant le courant de tout son hôpital pour répondre à l'appel des Amis de la Terre ? Est-ce que l'on a pensé qu'il y a des Français vivant sur des territoires français avec d'autres fuseaux horaires ? Non, nous ne formons pas un tout qui serait totalement uni, les contradictions existent et on ne peut pas croire que l'on se fondrait dans cette masse, à moins d'être imbécile ou fanatique. Je ne plaide pas là pour l'individualisme, mais pour un usage de la raison : nous ne devons pas participer aux mouvements collectifs sans avoir examiné ce qui les motive et comment nous pouvons en sortir.

Le deuxième point qui me retient, c'est le chantage et l'appel à la mauvaise conscience. Si vous n'éteignez pas votre lumière à 19 h 55, c'est que vous êtes un salaud et que vous vous fichez de la planète ! Généralement, ce genre de stratégie oratoire a le don de me mettre en colère. Je me souviens que j'ai failli casser la figure à un adepte du Téléthon qui me souhaitait de devenir handicapé parce que je refusais de donner (il ne savait rien de ma vie et de ma famille). Je n'admets pas en outre que l'on mette sur le même plan des enjeux majeurs et puis un geste mineur avec en prime une accusation implicite envers celui qui ne respecterait pas ça. Je trouve que l'on vit trop dans une idéologie de la culpabilité qui s'infiltre jusque dans les gestes les plus quotidiens comme se brosser les dents et que cette idéologie est devenue dangereuse à force de répétitions.

Le troisième point concerne le mode de propagation virale. Il est dangereux pour l'esprit de vouloir envoyer à tout son carnet d'adresse le message qui dit que la petite Eugénie (morte il y a a cinq ans ou n'ayant jamais existé) a un besoin urgent d'une greffe, souffre d'une maladie orpheline, possède un groupe sanguin rare (lequel est celui en fait de la majeure partie de la population). En choisissant le mode viral, on choisit de créer le bruit, donc l'insignifiance. Si on veut défendre une cause, on ne le fait pas par diffusion virale car cela se perdra, mais en exposant des arguments devant une assemblée et en les défendant ensuite devant. La diffusion virale, c'est pour la pub et la propagande, pas pour de vraies causes politiques.

Le quatrième point est le fait que tout cela repose sur un fond mortifère. Je veux bien observer une minute de silence ou de recueillement à certains moments très particuliers, cela permet de réfléchir ou de prier selon la conception que l'on a de l'au-delà. Il faut du silence parfois en profitant du caractère sacré d'un instant, je trouve cela très bien, on montre la séparation entre deux univers et on pense chacun pour soi à ce que sont les autres ou soi. Je trouve assez banal le fait d'avoir des journées sans tabac, sans alcool, sans voiture, sans portable. Pourquoi pas ? C'est un effort individuel, mais qui ne demande pas de mimer la mort, parce que c'est au fond de cela qu'il s'agit . Je trouve dangereux aussi le fait d'imiter la mort, que tant de personnes croient être plus crédibles et originales en s'allongeant sur le sol comme des morts, alors qu'elles imitent toutes celles qui les ont précédées dans ce même geste dramatique. J'ai trouvé honteux et scandaleux que les enseignants d'un collège (qui doit être fermé) de ma commune demandent aux élèves de leur établissement de s'allonger dans la cour afin de mimer la mort. Et c'est à la fois pour l'instrumentalisation des enfants et pour l'enjeu métaphysique. Si on agit ainsi n'importe comment et pour n'importe quoi, il ne faudra pas s'étonner du peu d'importance de la vie dans les consciences.

dimanche, 08 octobre 2006

Le retour du meilleur d'entre nous

Lu dans le Monde la citation de ce billet à propos de l'amateur bordelais de sirop d'érable et de poutine :

Même les Verts - qui, à la demande de leur base, ont fait une liste autonome - jouent la carte de l'humour : sur leur blog, ils ont inventé des néologismes comme "jupper" pour "action, motivée par un sentiment de supériorité, qui vise à récupérer la place d'un maire, d'un président..., en ignorant volontairement les règles démocratiques en vigueur".