dimanche, 30 décembre 2007

Gidouille

Les armes de Mulhouse sont une croix ancrée dans un cercle afin de rappeler l'origine du nom du lieu par la roue de moulin et puis la nature industrielle de la ville au cours des deux derniers siècles. Cette roue se retrouve dans un certain nombre de logos, par exemple dans le O de Palais des sports. Le publicitaire JCDecaux a donc localisé ce qui se nomme ailleurs Vélib ou Vélov en forme de mots-valises. Mais le VéloCité retrouve un mot qui existe déjà, Le choix du terme cité vient de ce que Mulhouse était une ville libre. Toutefois, notre publicitaire a commis un impair. En voulant représenter les parcours dans la ville à travers les rues, il a choisi de les figurer par une spirale que l'on peut voir à droite sur le fond rouge (afficher au format original). Or, cette spirale n'est pas sans me rappeler quelque chose... De par ma chandelle verte ! c'est bien sûr la gidouille du Père Ubu ! Voilà qui ne correspond pas trop bien à l'image de socialiste moderne que voudrait faire accroire Jean-Marie Bockel...   

samedi, 21 juillet 2007

L'aube d'un jour sinistre

 

L'aube d'un jour sinistre a blanchi les hauteurs.
Le camp s'éveille. En bas roule et gronde le fleuve
Où le gros peloton des cyclistes s'abreuve.
Partout sonne l'appel clair des téléviseurs.

Car malgré Floyd Landis, les contrôles menteurs,
Amaury débordé, et qu'il vente et qu'il pleuve,
Rasmussen à pois, fier de sa gloire neuve,
A fait lever la hache et marcher les lecteurs.

Rougissant le ciel noir de flamboiements lugubres,
À l'horizon, brûlaient les doses peu salubres ;
On entendait au loin barrir Michel Drucker.

 

Et là-bas, sur le pont, dressé dans sa voiture,
Sarkozy regardait les coups de son poker :
Le roulement sourd des élections bien sûres.

 

vendredi, 20 juillet 2007

Comme un vol de vélos

Comme un vol de vélos hors du quartier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
Du col de l'Iséran, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve époïque et vénal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que l'FFC mûrit dans ses courses lointaines,
Et les télévisions inclinaient leurs antennes
Au bord mystérieux et médicamental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de l'amer des toxiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des belles bicyclettes,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond judiciaire des épreuves bien nettes.