dimanche, 31 août 2008
Pourquoi boycotter le Blog Day ?
Aujourd'hui, c'est le Blog Day 2008, mais pourquoi le 31 août ? Parce que les chiffres 31 08 ressemblent au mot blog en style SMS ou h4cK3r2.
Exemple avec le logo officiel :

Les règles sont simples.
- Trouver cinq blogues intéressants (certains rajoutent des blogues dont on n'a jamais parlé avant, qui ne sont pas dans la blogoliste ou qui sont éloignés de son univers).
- Informer les cinq blogueurs qu’on les cite pour le Blog Day. (Certains demandent que ces blogueurs soient contraints aussi de citer cinq autres blogues et de leur refiler le bâton merdeux.)
- Ecrire une petite description de chaque blog en placant également un lien vers ces blogs.
- Publier le 31 août.
- Ajouter un lien vers le site officiel du Blog Day et un lien vers Technoratatouille avec l'étiquette (tag) BlogDay2008.
On le voit, le Blog Day n'est rien d'autre qu'une chaîne en temps limité, mais surtout une chaîne vers un site précis qui utilise un outil précis. Or ce site utilise l'occasion du Blog Day afin d'augmenter son score en Technorature, mais surtout il appartient à quelqu'un qui possède d'autres sites plus commerciaux comme on peut le lire ici. Ce n'est pas sans rappeler la stratégie publicitaire de Wikio ou de Loïc Le Meur qui comptent sur les autres pour leur promotion.
J'ai participé à un seul Blog Day à mes débuts en blogage, en 2005. Je débarquais à peine chez Hautetfort et j'ai répondu à une invitation qui m'amusait et qui ne venait pas de mauvaise part. Je n'avais pas alors mesuré pleinement l'enjeu des chaînes, des classements, des référencements, des liens, des nombres de visites et de pages vues comme arguments. Or un lien peut se donner en dehors de ces prétendus événements festifs ou ludiques, pour un contenu précis, en dehors de la recherche d'un nouveau réseau. Il me semble que le Blog Day cumule beaucoup de défauts - en dehors de son origine purement mercantile. Il ajoute à l'Homo Festivus de Philippe Muray l'Homo Ligatus qui doit se créer à tout prix plein d'amis (afin d'avoir plein de liens, plein de commentaires, plein de citations, plein de gens dans sa blogoliste), le tout afin d'être plus valorisé socialement ou du moins à ses propres yeux. Cette course au plus grand réseau est une chose odieuse et une illusion dangereuse. C'est également une dénaturation de l'échange lors des discussions, puisque le but de l'échange est devenu celui d'obtenir des liens afin d'être plus forts et pas plus intelligents (comme dans Koh-Lanta).
16:48 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, technorati
jeudi, 28 août 2008
Le blogue du jour est...
Ironie du sort : ce mois-ci, je demande à ne plus être référencé dans le faux annuaire Wikio pour ne plus jouer dans une compétition absurde, et puis voilà que mon petit carnet se trouve être le blogue du jour. Heureusement, ce n'est que pour aujourd'hui, il y en aura d'autres demain et les autres jours.
17:34 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, technorati
jeudi, 14 août 2008
Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (2)
Pourquoi ai-je demandé à ne plus être référencé par Wikio ?
Mes arguments ne sont pas les mêmes que ceux de Fred Cavazza ou de Laurent Gloaguen d'Embruns qui entendent ne plus recevoir un lectorat venu de cet annuaire – lectorat qu'ils estiment parasitaires par rapport à celui qui les lit directement, sans passer par cet annuaire. Mes idées sont plus proches de celles de Narvic de Novövision et elles portent surtout sur le principe d'un classement (j'ai un peu abordé le problème du statut des billets, que Narvic avait aussi traité).
Du tableau d'honneur et de la distribution des prix au classement Wikio
On peut s'amuser à établir des listes personnelles de blogueurs que l'on juge subjectivement influents pour soi, on peut jouer aux palmarès – tant que cela reste un jeu. Il y a des blogues que j'estime qui ne sont pas dans ma blogoliste, mais j'aurais du mal à dire si par exemple Samantdi ou Ada valent mieux l'une que l'autre. Les idées de classement, de hiérarchie et de notation me sortent par les narines : je suis enseignant et je déteste noter (corriger, évaluer des situations ou des discours, remédier, cela va, mais noter par le chiffre ou la lettre relève de l'imposture sociale). C'est encore pire lorsque l'on prétend assigner une place à chacun, selon le vieux principe des remises de prix qui fleurent bon le XIXe s. poussiéreux, avec juste une touche de modernité par la technique. Cependant, Wikio est de plus en plus pris au sérieux par des blogueurs qui s'imaginent que ce classement des blogues les plus liés serait une mesure vraiment scientifique et objective. On avait observé la même illustion il y a trois ans lorsqu'il fallait établir une liste des blogues les plus importants grâce à Technorati, dont on mesure aujourd'hui la déconfiture complète puisque ce moteur ne fait pas la différence entre vrais liens et liens provisoires, entre vrais blogues et blogues miroirs ou agrégateurs, qu'il double certains liens, qu'il subit des pannes pouvant durer plusieurs jours avec de gros trous ou qu'il ne parvient pas à référencer certaines plateformes pourtant fort actives. Il en va de Wikio comme des hit-parades précédents : cela n'a de valeur que pour les gens qui veulent y croire ou y faire croire. Or, les problèmes commencent lorsqu'on prend un outil fort opaque au sérieux.
Un classement auto-référentiel : la blogobulle parle à la blogobulle
Les différents annuaires ou moteurs de recherche spécialisés dans les blogues ne recensent les réactions à des billets que... dans les blogues, et en fait pour Wikio dans les blogues ou les sites d'information qu'il référence. Soit une quarantaine de mille. Si on va faire un tour dans la plèbe des Skyblogs ou dans la populace d'Over-blog, on sera étonné de voir qu'il existe des blogues bien plus populaires sur des sujets plus anodins que l'high-tech, la communication commerciale et la politique (dans Hautetfort, l'un des blogues les plus lus, bien plus lu que le Champignacien est... Mémoire des stands, un blogue sur les circuits automobiles, si, si...) Un billet de blogue peut aussi susciter des commentaires, des liens dans des forums en ligne ou sur Usenet ou Niouzenet, des groupes de discussion, mais cela n'existe pas pour Wikio. Or la diffusion de l'information ou des réputations peut se produire bien plus largement par ces canaux. Le blogue de Jean Véronis, par exemple, bénéficie sans doute de plus de liens et d'échos hors des blogues que dedans, et inversement certains blogues qui figurent dans le Top-100 ne sont cités quasi exclusivement que par d'autres blogues classés auxquels ils sont liés et réciproquement. Cela relativise l'influence prêtée à certains internautes plus visibles en apparence. Visibles où ? Dans Wikio. Qui ne représente même pas 1 % de la blogosphère française ! C'est très beau de se croire important avec un tel hochet, mais il y a un véritable écart entre les pratiques de lecture et puis le palmarès.
La course à l'échalote : des thèmes imposés aux billets jetables
A l'origine, il y a le concept commercialo-publicitaire de blogueur influent, inventé par des chargés de relations publiques : le blogueur influent serait un prescripteur de modes (de consommation, de politique, de tendances) dont le « travail » pourrait être monétisé (en gros serait pourvu d'un grand nombre de bandeaux publicitaires, de publicités AdSense ou bien consisterait en billets sponsorisés ou publi-rédactionnel). Cela conduit à un certain contenu, axé sur les tout derniers gadgets techniques, sans grande originalité par rapport aux autres blogues high-tech évoquant les mêmes gadgets qui seront remplacés la semaine suivante par d'autres. Ou bien encore il convient de donner son opinion sur le fait qui agite la blogosphère durant la semaine, quitte à l'oublier les jours suivants – mais il faut être dans la course et parler de ce que disent aussi les blogueurs influents. On assiste ainsi à un nivellement des thèmes dans ces blogues-là par suivisme. La règle qui consiste à vouloir écrire un billet chaque jour conduit à une normalisation des sujets ou bien à une absence totale de contenu. Cela affecte particulièrement les blogues dits de gauche en ce moment, et je ne suis pas le seul à le constater. On pouvait constater le même niveau de psittacisme dans les blogues UMP avant la présidentielle. C'est ainsi que pour pouvoir figurer dans la notation Wikio on écrit sur le thème porteur du moment, même s'il sera oublié deux semaines plus tard. J'en suis à me demander combien de blogueurs avaient lu Siné par exemple avant qu'ils ne s'emparent du sujet, mais Siné a été le mot clé d'une période, et on peut le remplacer par ce que l'on veut. La liberté, c'est aussi de ne pas traiter des thèmes imposés par l'actu et par la page d'accueil de Wikio (ou du Post ou de...)
12:41 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, wikio, technorati
mercredi, 13 août 2008
Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (1)
J'ai lu les conditions d'utilisation de Wikio et elle me posent beaucoup de questions :
L'utilisation des articles (titre, résumé, photo, lien et auteur) à partir du serveur Wikio ou des flux RSS émis par Wikio est autorisée, à condition qu'aucune modification ne soit apportée et que l'utilisation de ces articles se fasse à des fins personnelles ou d'information et non à des fins commerciales.
Euh... mais l'utiliisation de mes propres articles est déjà protégée par le simple fait de leur publication selon la loi française sur le droit d'auteur. Comment Wikio pourrait-il s'estimer propriétaire d'un droit sur ce que j'ai écrit alors qu'il n'est pas l'hébergeur que j'ai choisi par contrat que j'ai signé (soit BlogSpirit sous son entité HautetFort).
L'utilisation des articles à toute autre fin est strictement prohibée par la loi. Toute personne ne respectant pas les dispositions légales applicables se rend coupable du délit de contrefaçon et est passible des sanctions pénales prévues par la loi.
Diantre ! diantre ! Quand j'ai signé avec monsieur HautetFort représentant monsieur Blogspirit, je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un d'autre comme monsieur Wikio puisse se dire propriétaire ou hébergeur de mes articles. Je tiens à dire que j'autorise toutes les reproductions possibles du moment où l'on satisfait un peu ma gloriole personnelle en me citant, mais si vous vous éloignez trop du modèle original ne vous en faites pas je n'ai pas les moyens financiers pour faire un procès !
Les éléments des sites Web Wikio sont protégés par le droit des dessins et modèles, le droit d'auteur, le droit des marques ainsi que par la réglementation applicable à la concurrence déloyale et ils ne peuvent être copiés ou imités en tout ou partie.
Euh... cela veut dire quoi un site Wikio ? Un site qui est indexé par Wikio ? Mais alors cela peut être quelqu'un qui a été inscrit à l'insu de son plein gré ! Et il devient site Wikio sans l'avoir demandé ou sans être au courant ? Mais de quel droit Wikio reproduit-il alors les flux venus de ces blogues puisque chacun de ces éléments est censé être protégé ?
Passons au plus comique :
Wikio n'effectue aucune déclaration sur le caractère approprié à un usage particulier des informations contenues dans les articles rediffusés sur ce service et dans les éléments graphiques publiés du serveur.
Tous les articles et éléments graphiques sont fournis "En l'état" sans garantie d'aucune sorte.
Et voyons la suite :
En ce qui concerne les commentaires ou les articles publiées par un membre, l'auteur accorde à Wikio l'autorisation (1) d'utiliser, copier, distribuer, transmettre, afficher publiquement, présenter publiquement, reproduire, éditer, modifier, traduire et reformater sa contribution dans le cadre du site Web Wikio ou de ses partenaires, et (2) de sous-concéder ces droits, dans toute la mesure permise par la réglementation applicable.
Attendez ! Je ne suis pas membre de Wikio, je ne m'y suis jamais inscrit, je n'ai jamais demandé à y participer et on me dit que l'on peut faire absolument tout ce que l'on veut avec mes textes sans que je puisse donner une autre autorisation ? Et puis Wikio peut "éditer" donc changer les mots (et pas simplement l'orthographe) de mes textes ?
Wikio exclut toute garantie implicite relative aux informations susmentionnées, notamment toute garantie implicite de qualité, d'adéquation à un usage particulier, de propriété et d'absence de contrefaçon.
Wikio ne sera en aucun cas responsable, quel que soit le fondement de l'action en responsabilité invoqué, des dommages indirects, accessoires ou incidents (ni de tout dommage qui résulte d'une mauvaise interprétation d'un article, d'une désinformation ou d'une diffamation) résultant de, ou liés à l'utilisation ou à la mise en page des informations rediffusées par ce service.
D'une manière générale, les éditeurs de sites Internet n'émettent aucune objection à l'encontre des personnes ou des services qui souhaitent mettre en place des liens renvoyant vers les pages de leurs sites, sous réserve de ne pas dénaturer leurs contenus.
Euh oui... il n'y a pas d'objection puisque l'on est forcés d'accepter sans avoir été mis au courant de manière personnelle, mais comme on l'a vu dans une clause précédente Wikio a la possibilité de transormer les textes et puis tout le monde est d'accord dans le meilleur des mondes possibles, vive Pangloss !.
Néanmoins, Wikio offre aux éditeurs la possibilité de ne plus être référencés sur son service.
C'est très gentil de sa part, nous n'en abuserons pas et nous ne demanderons pas d'être déférencés tous les mois. L'idée ici, c'est que les éditeurs (aka les auteurs de blogues) sont seuls responsables même si Wikio modifie leur titre ou le texte de présentation comme il s'en est réservé le droit.
Par conséquent, Wikio ne saurait être tenu responsable de la discontinuité d'une ou de plusieurs sources parmi les milliers aujourd'hui disponibles sur son site Web.
Oh que oui ! Wikio n'est responsable de rien :
Wikio ne sera en aucun cas responsable, quel que soit le fondement de l'action en responsabilité invoqué, des dommages indirects, accessoires ou incidents (ni de tout dommage qui résulte d'une mauvaise interprétation d'un article, d'une désinformation ou d'une diffamation) résultant de, ou liés à l'utilisation ou à la mise en page des informations rediffusées par ce service.
Wikio se présente seulement comme hébergeur (comme monsieur Hautetfort auquel je suis attaché) et pourtant se réserve le droit de choisir des textes, de les éditer ou réécrire, selon les clauses de son contrat totalement délirant. Comment peut-on assumer autant de rôles à la fois tout en ne les assumant pas ? Je me pose des questions au sujet du conseiller judiciaire de Wikio tellement il a laissé passé de bourdes et de contradictions.
19:43 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, wikio, technorati
samedi, 31 mai 2008
L'ombilic des limbes
Amusons-nous avec le dernier classement Wikio, puisque l'on approche du 1er du mois. Je grimpe à la 358e place, suite à la polémique que j'avais lancée ce mois contre le traitement des faits-divers du Post. Cela fait 134 places gagnées et mon meilleur positionnement à ce jour dans Wikio, mais cela disparaîtra le mois prochain si je ne me trouve pas un autre sujet propre à produire beaucoup de liens... Olivier monte encore à la 20 508e place, je dépasse une nouvelle fois Irène (merci Le Post, merci Rezo.net, merci Acrimed, merci Arrêt sur images, merci Embruns...) qui est à la 509e place et en progression légère, et figurez-vous que Alain Korkos de La Boîte à images ne cesse de chuter depuis qu'il est passé du côté obscur de chez Schneidermann : 4463e ! Oui, il a sans doute toujours beaucoup plus de visites que moi et il doit encore figurer comme le premier blogue de Hautetfort par le trafic, mais ce n'est pas ce qui est mesuré par Wikio qui ne compte que les liens récents. Je suis aussi mieux lié que Langue sauce piquante qui n'est que 374e, en chute de 29 places (et classé en plus dans la catégorie Sciences !)
Jouons maintenant avec les idioties de Technoratatouille. Saurez-vous retrouver parmi les derniers blogues qui me lient depuis 15 jours le seul qui l'a fait récemment pour de bonnes raisons techniques ?
Parti National Français (n'économisons pas les majuscules)
Site du FRONT NATIONAL du MORBIHAN (sans capitales, pas de salut)
embruns.net/logbook
forêt de mots
La vertu d'un LA - The virtue of an A - A fortunate hive
Les Chroniques du Fond du Rang
Choux de Siam
Irène Delse
message de biskra رسالة من بسكرةJeunes d'Avenir Loire-Atlantique
Je suis tombé à une autorité de 230 chez Technorati (une perte de 60 places en une semaine, alors que le nombre de réactions qui était tombé auparavant est remonté de nouveau à 1 983 avec un gain de 100, comme il y a quelques mois).D'où sortent ces chiffres mystérieux ? Je me le demande toujours...
20:13 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, wikio, technorati
jeudi, 01 mai 2008
Mon nombril
Qu'est-ce qui m'intéresse dans la vie ? Mon nombril. Et ce nombril porte un autre nom : stats.
Dans le classement Wikio, je recule de 79 places pour me retrouver en 592e position. Mais ce n'est pas grave, car je constate l'avancée fulgurante d'Olivier qui se hisse à la 21103e position à la force de ses biceps. J'ai un peu moins écrit ces derniers temps, il est donc normal que je recule dans ce classement.
Mais que vois-je également dans mes stats ? Hier, j'ai eu 1 149 visites et 3 390 pages vues sans doute dues au fait que j'avais cité Le Post il y a deux jours. C'est le double de mon trafic habituel et une telle fréquentation n'était plus arrivée depuis la présidentielle où j'avais vaguement parlé de la bravitude. Cela m'avait valu alors des foules de trolls que j'ai vaillamment repoussés un par un, sans insultes. Cela dit, je devrais remettre sur le tapis un nouveau sujet polémique afin d'être bien visible dans la blogobulle. Et puis je pense que c'est Le Post qui a surtout profité de mes questions, parce que je peux toujours attendre pour des retours. Je ne me fais pas d'illusions.
Ce qui me fait rire actuellement, c'sst le comportement de Technoratatouille. Résumé des épisodes précédents : Technobouillie reçoit régulèrement le widget de monsieur Hautetfort sur les derniers blogs mis à jour. Et l'affiche donc comme un lien nouveau vers un blogue. Puis s'avise que cela lui bousille tous ses référencements et donc pénalise les blogues Hautetfort qui sont mis à jour en les rétrogradant systématiquement. Et puis maintenant, la page d'accueil d'Hautetfort est prise comme une page nouvelle et une citation de blogue (alors qu'il y a juste la mention du dernier blog mis à jour. Bref, je passe ainsi en deux jours d'une Authority de 268 à une de 282. Je remonte dans ce classement idiot après être descendu de la 1200e place mondiale et d'une Authority de 1 200, mais c'est parce que ce bousin ne fonctionne pas correctement !
15:43 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, technorati, statistiques
samedi, 01 mars 2008
Des classements Wikio
Les classements mensuels Wikio ont ceci de bien : tout le monde en est content, parce que même si on baisse un mois, on peut remonter le mois suivant ou bien se réjouir de la baisse plus forte d'un autre blogueur. Février a été pour ce blogue un bon mois, ce qui est un peu étonnant (mon authority ne cesse de baisser dans Technorati où elle se situe à 387 et je n'ai guère été actif pour cause de vacances et de lassitude). Mais je gagne 158 places quand même puisque je me situe au 448e rang du classement général des blogues francophones, après avoir fortement chuté les deux mois précédents...
Les blogueurs politiques comparent leurs résultats (non sans se lier outrageusement entre eux afin de gonfler leurs résultats), cela m'a donné l'idée de voir où se situaient d'autres blogues champignaciens et politiques, je me suis limité à mon département. On a par exemple un député ancien ministre pourvu d'une denture propre à rayer tous les parquets, il est candidat dans une grande ville de ma belle région et il se veut moderne et efficace : il est 2958e et en baisse (comme dans les sondages, ajoutera-t-on de manière perfide) ! On a, dans ma circonscription, un député UMP beau garçon et au fait des nouvelles technologies puisqu'il va jusqu'à publier dans Rue89 ses mantras sarkozystes : il n'existe pas chez Wikio ! La responsable départementale des jeunes pops du département et candidate dans un canton voisin est 24968e... En outre, elle est dans les divers*... Il est trop tôt pour parler de son adversaire socialiste, puisque son blogue n'a que quelques jours. Quant aux blogues ségolénistes de la région, ils ont disparu après les élections. Il faut dire que cette responsable crée autant de blogues qu'elle en détruit, au même rythme qu'un adolescent skyblogueur. Deux autres jeunes pops, qui sont candidats aux municipales dans ma bonne ville, ont créé depuis un bon moment leur blogue (l'un en change régulièrement et ne les entretient pas soigneusement, l'autre a été plus silencieux après un début honorable) : ils n'apparaissent pas. La candidate du Front Haineux n'apparaît pas, tout comme son époux, mais c'est un peu normal : leurs blogues respectifs reprennent en réalité les mêmes billets que ceux du blogue de leur fédération départementale, lequel est au 4917e rang. J'ai cherché également le blogue du responsable de la section du PCF de Vitry (assez actif) : 15082e et classé dans les divers ! Qu'est-ce qu'il leur faut pour que ce blogue très militant (écrit sur fond rouge et évocation du Temps des cerises, c'est dire...) soit considéré comme politique ? Le jury composé de moi-même et de mon alter ago a décidé donc à l'unanimité et au vu des résultats que le Petit Champignacien illustré était le premier blogue politique de la Champignacie.
* Cette catégorie de divers distincte du classement général est un peu étrange, le Champignacien n'est pas divers pour Wikio par exemple, il est juste dans le classement général, mais il ne serait pas plus à sa place dans un classement politique ou littéraire.
17:05 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : wikio, blog, web, internet, politique, technorati
jeudi, 03 janvier 2008
Blogues de mecs
Il est courant dans la blogosphère de parler de "blog de fille" et ces blogues se qualifient eux-mêmes comme tels. On y trouve des Bridget Jones qui évoquent leurs recettes de beauté, leur régime alimentaire avec la crainte de la surcharge pondérale, leur dernière impulsion de fashion victim, leur goût pour les feuilletons télévisés américains plutôt hard ou pour les concours de radio-crochet, leurs saouleries en compagnie de copines, les soirées pyjama à manger du blouguiboulga, les vacheries balancées entre filles ou au sujet des mecs dans le plus beau sexisme possible. Le blog de fille est un genre à lui tout seul, comme une variante de Cosmo et de DS, mâtiné d'un peu de Closer et de Télé-7 jours.
Heureusement, tous les blogues tenus par des femmes ne sont pas des blogs de fille. Cependant, il est étrange de constater que l'on ne parle pas de blog de mec ou de blog de beauf pour leur équivalent masculin. Chez eux, cela sent la chaussette sale, la bière tiède et le parfum hors de prix, mais répugnant. Le blog de mec ne se dit pas comme tel, à la différence du blog de fille. Il assume ce qu'il estime être la norme, la seule bonne norme, la sienne, et cette norme n'a pas besoin de se poser comme une singularité. Les comportements machistes sont absolument ordinaires et évidents, la caricature est la règle et elle ne se conçoit même pas comme caricature du mâle. Bien entendu, les blogs de mecs ne réunissent pas tout le temps tous les aspects que je vais citer, mais on trouve souvent une convergence des mêmes thèmes chez les mêmes personnes. Je précise que l'on trouve un bon paquet de blogs de mecs parmi les cent ou deux cents premiers blogueurs français.
Tout d'abord, on trouve sur le blog de mec des jolies filles ou plutôt des créatures que l'on présente comme telles (blondes décolorées, à forte poitrine, fessier bien tendu et lèvres charnues). Le blog de mec tire une partie de sa substance des magazines dits masculins. La pulpeuse fille évite d'écrire un billet, elle est là comme un élément décoratif et un cadeau fait aux lecteurs du blogue. C'est donné sous la forme d'une blague, d'un clin d'oeil, d'un geste gratuit qui n'a pas besoin d'être justifié : que cela s'apparente aux calendriers de chauffeurs-routiers ou de placards dans les vestiaires d'usine, cela n'effleure pas l'esprit du mec-blogueur. Il peut même s'afficher entre deux hôtesses siliconées et péroxydées qu'il tient par les épaules afin de déclarer qu'il se trouve au paradis. C'est toujours de la blague pour lui.
Le mec-blogueur suivra donc les buzz qui mettent en scène des starlettes, des mannequins ou tout ce qui a un nom un peu célèbre et féminin. Par exemple, on ne peut comprendre le buzz autour des photos de Laure Manaudou que si l'on connaît l'existence de ces blogues où circulent de prétendues bonnes adresses de la vidéo ou des photos qu'il faut avoir vues afin d'en parler autour de la machine à café. C'est de la discussion jetable, comme les gobelets de plastique. Mais au moins le mec-blogueur sera dans le coup, parce que ce qu'il déteste le plus, c'est d'être à l'écart du groupe qui compte et qui dit le sujet du jour.
Le mec-blogueur est d'abord animé par une forte soif de puissance et de reconnaissance. Il suivra donc tous les buzz y compris les plus absurdes, de peur de manquer celui qui fera vraiment du bruit. Il se shoote à France-Info et à LCI allumés en même temps et en permanence pour ne pas rater le prochain buzz. Il étalera le nombre de visiteurs uniques, de pages vues, de classement Technorati ou Wikio afin de montrer l'étendue de son influence et de sa puissance. Il joue tout le temps à qui aura la plus grosse. Comme il est fort narcissique, on trouvera sa bobine un peu partout dans ses pages, aussi régulièrement que celle d'un maire dans son bulletin municipal. Parce qu'il doit bien ça à ses lecteurs, c'est un cadeau qu'il leur fait...
Corollaire de ce qui précède, le blog de mec consacre une large part aux derniers joujous technologiques que le mec-blogueur essaie ou achète. Un nouvel écran plasma de la taille d'une sucette JCDecaux, un super-téléphone portable qui fait en même temps grille-pain, rasoir électrique, machine à café et aspirateur, une montre de plongée servant de thermomètre, de GPS, de yoyo et de sarbacane, un couteau suisse signé Apple, tout cela peut faire l'objet d'une note. Les gadgets sont tous dûment photographiés, leurs fonctionnalités et surtout leurs capacités sont énumérées, le mec-blogueur s'estime tout à fait réjouï de son dernier joujou qu'il présente comme une part de lui-même, car tout le monde ne peut avoir sa chance. Là encore, c'est un calque des rubriques consommation des magazines dits masculins qui présentent des objets bizarres, chers, luxueux et inutiles.
Ce goût pour les mécaniques puissantes conduit le mec-blogueur à être parfois sollicité pour essayer un nouvel engin, le constructeur compte sur la vanité du mec-blogueur qui fera un papier à propos du bitouniot pour lequel on lui a fait l'honneur de solliciter son avis expérimenté. C'est du marquetingue bien pensé, le mec-blogueur ne pourra que faire part de ce cadeau et de son estime pour la société qui l'emploie à faire de la publicité sans le payer. On peut même raffiner la chose en lui offrant, par exemple, de tester un nouveau 4x4 dans les montagnes slovènes : il aura ainsi de superbes photographies de vacances gratuites dans des paysages magnifiques qu'il pourra mettre sur son blogue. Chacun y trouve son compte, le constructeur n'a pas besoin de l'avis d'un journaliste spécialisé, c'est M. Toutlemonde (mais qui n'est pas tout à fait Toutlemonde) qui le donne en toute indépendance, bien entendu...
Les filles à forte poitrine, c'est pour la poésie et la beauté, mais il ne faut pas négliger la part de l'imaginaire et de l'intelligence : j'ai nommé le sport ! Le mec-blogueur ne peut pas manquer les grands événements sportifs que sont les coupes de rugby ou de foot. Il affichera donc Zidane ou Chabal à la place de Paris Hilton ou de Britney Spears à ce moment-là, ce sont les icônes de l'instant, puisque tout est instant. Bien sûr, il ne parlera pas du physique des athlètes, car cela ferait trop blog de pédé ou blog de fille, mais il pensera stratégie et mental, ce qui se résume à faire le compte des points. Il se fait alors lyrique, épique, dramatique, exalté, guerrier et fort chauvin. On va tuer les Anglais (les Brésiliens, les Italiens, les Allemands, les Australiens, les Monégasques...) Il admire la force, la compétition, la domination, et le sport est le spectacle qui correspond le mieux à ce qu'il peut suivre. Il ne comprend pas comment l'on peut ne pas parler de tels événements, comment l'on peut rester en dehors, alors que lui suit tout le temps l'actualité au jour le jour et parle seulement de ce qui se dit dans les journaux télévisés du vingt heures du jour.
Une différence non moins essentielle entre les blogs de filles et les blogs de mecs, c'est que l'on trouve de la politique dans ces derniers et non chez les Barbie Girls. Mais attention ! on ne parlera pas des quotas agricoles, du déficit du commerce extérieur, des expulsions d'immigrés ou de réfugiés, des minimas sociaux, de la hausse du prix du gaz ou des franchises médicales, non ! on parlera de la politique sérieuse comme la voient nos Ken : les chiffres des sondages, les gens qui comptent et les bonnes places à prendre dans les organigrammes ! Parce que parler politique autrement, c'est vraiment trop ennuyeux... Et puis, ce n'est pas tout à fait un hasard si cette politique ressemble à celle qui est enseignée dans les écoles de commerce, la plupart des Ken sont dans la communication ou le marquetingue.
Il ne faut pas négliger l'aspect mondain du blog de mec. De temps à autre, le journal se transforme en rubrique des gens (forcément célèbres) vus dans des endroits (forcément) à la mode. Comme dans le carnet d'un magazine people, sauf que c'est le mec-blogueur qui tient le rôle du journaliste-photographe qui rencontre un tas de personnes formidables pour lesquelles il a (forcément) beaucoup d'estime ou d'admiration. Il tient à chaque fois à poser en compagnie de la célébrité pour montrer la chance qu'il a de fréquenter de telles personnes. Il se livre alors à un name-dropping de gens si extraordinaires que vous vous demandez comment vous pouvez vivre, vous, sans les connaître. Le mec-blogueur se considère comme un blogueur influent, il est donc invité chez les gens qui comptent afin, par exemple, de donner son avis au ministère des Anciens Combattants sur le meilleur modèle de pizza à manger tout en bloguant. Il ne manque jamais d'en faire part avant, pendant et après sur son blogue : une invitation, cela fait trois billets faciles à rédiger. En outre, on peut demander à ses commentateurs (les blogueurs pas influents) de dire quelles questions il faudrait poser au ministre. L'avantage, c'est un billet où l'on fait croire à une possible interactivité, où l'on demande aux autres de bosser à sa place, où l'on soigne la vanité de ses lecteurs et où on peut étaler la sienne de manière totalement décomplexée. Mais ce dernier fait n'est pas propre aux blogs de mecs.
Quand je veux voir à quoi je ne veux pas ressembler, je vais lire un blog de mec : je suis certain d'y trouver des motifs de révolte. Quels sont vos blogs de mec préférés (Loïc Le Meur étant hors compétition dans cette catégorie débile) ? Les qualifieriez-vous aussi facilement de blogs de mec que d'autres comme blogs de fille ?
17:40 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, technorati
mardi, 27 novembre 2007
De la saturation des étiquettes
On sait que les étiquettes (tags) des blogues sont dévoyées ; par exemple, un militant du parti A va publier son billet aussi avec l'étiquette du parti B ou C afin d'être lu ou d'embêter le voisin. Je viens de découvrir une nouvelle manière de les détourner : des militants du FN présents dans Hautetfort, sans doute lassés d'être noyés parmi des foules de billets socialistes, communistes ou alter, ont décidé de se lier entre eux seulement non plus en utilisant seulement des mots génériques comme FN ou Le Pen ou immigration ou France ou insécurité ou émeutes ou politique, mais d'abord le nom de leurs communes afin de se rendre plus visibles. D'autre part, ils mutualisent leurs étiquettes, une fédération FN a utilisé les mots clés propres à d'autres lieux au lieu de le faire seulement pour sa région, son département, sa commune. Elle utilise les toponymes qui ont été déjà placés en étiquettes par d'autres frontistes. Cela fait, par exemple, que des villes somme toute modestes comme Châteauroux, Issoudun, La Châtre, Déols, Clavière, Le Blanc se retrouvent en ce moment parmi les vingt étiquettes les plus actives de H&F et qu'elles dépassent même certains mots clés bien établis auparavant. Il y a un effet de grossissement momentané sur H&F où l'on pourrait croire qu'il existe plus d'habitants du Poinçonnet que d'amateurs de littérature ou de partisans du PS. Cela n'a pas vraiment de conséquences à long terme semblerait-il, mais en fait ces étiquettes pourrissent tous ces mots clés dans une recherche par Technorati ou Yahoo! puisque cela n'amène pas seulement des résultats concernant la commune mais d'abord tous les résultats des blogues FN qui utilisent le procédé. Autant dire que le déchet est énorme... En outre, cela modifie la perception extérieure de H&F puisque ces personnes semblent être les plus actives pour qui arrive par la page des étiquettes. Cela ne peut marcher bien sûr que si le système est alimenté en permanence avec beaucoup de copiés-collés de la presse frontiste et de communiqués de presse. Mais il suffit d'imaginer ce que cela pourrait donner avec bien d'autres blogueurs qui agiraient de la même manière. Le système des étiquettes de H&F n'aurait plus aucun sens et les étiquettes intéressantes et non politiques seraient inaccessibles à partir de la page d'accueil.
23:04 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, technorati, mots clés, tags
mercredi, 21 novembre 2007
Le bousin de Technorati
Cela commence à se vérifier de jour en jour depuis une semaine : Technoratatouille, moteur bien connu pour ses nombreux bogues, est passé à la contre-attaque. Auparavant, les blogues utilisant la technologie BlogSpirit comme ceux d'H&F bénéficiaient d'un classement indû puisque les pages recensant les derniers blogues mis à jour étaient comptées comme de nouveaux liens. Et c'est ainsi qu'il existe une quantité hénaurme de blogues H&F figurant dans le Top2000 mondial. Mais c'est terminé ! J'étais arrivé 1328e mondial, j'ai reculé de jour en jour et je suis pour l'instant 1448e. J'ai vérifié ce qui se passait après chaque publication d'article cette semaine. Or la publication de cet article me fera encore rétrograder. Comment est-ce possible ? On a dû trouver étrange qu'autant de Froggies puissent se hisser en même temps parmi les meilleurs blogues de la Toile mondiale. Technoratatouille ne s'est pas attaqué au widget qui fait que certains blogueurs affichent les derniers blogues mis à jour, elle ne refuse toujours pas ce genre de faux liens aléatoires et éphémères. Non, il a décidé que les liens d'environ six mois (ce qui correspond en fait à l'époque du début du bogue) étaient affectés d'une ancienneté de plus de 13 000 jours (je n'ai plus le détail du compte exact) ! soit bien avant l'invention des blogues ou même du www... J'ai pu entrapercevoir la chose dimanche. Ils disparaissent du moteur ensuite dans un grand vide, mais ils sont conservés dans la base de données (qui m'indique encore 1 672 liens où seulement 20 % sont exacts). Or l'algorithme de Technoratatouille classe justement les blogues en fonction non seulement de la pertinence des liens (le nombre de liens propres aux blogues liants), mais aussi de l'ancienneté des liens. Le classement est révisé à chaque publication d'un billet. Donc, plus on va publier de billets dans H&F maintenant, plus on risque de reculer dans le classement si on a bénéficié auparavant de cette espèce de promotion non désirée. Si on ne publie rien, la place reste inchangée ou ne risque de changer qu'en cas de nouveau bricolage par les pieds-nickelés de Technoratatouille. La rustine qui a été utilisée relève de l'usine infernale : non seulement les classements outranciers ne sont corrigés que progressivement, mais en outre les faux liens de H&F (ou des autres succursales de Spirit) continuent à être enregistrés comme des liens valides (mais cela dépend des jours et des heures). Bref, si ce moteur est configuré avec les pieds, c'est aussi parce qu'il ne traite pas réellement ses vraies lacunes. Et dire que certains blogueurs dits influents en parlent toujours comme d'une référence !
P.-S. : Je mets en vente une Bentley dans eBay.
11:25 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, humour, technorati
dimanche, 14 octobre 2007
Technoraturage
Les absurdités de Technorati ne cesseront de m'étonner ; j'avais déjà découvert il y a quelques mois que deux blogues étaient recensés avec le nom de domaine champignac.hautetfort, mais maintenant il y en a trois ! Et aucun accès aux derniers billets publiés, comme cela devrait se faire par cet onglet et comme cela se faisait avant. Je n'en suis pas encore à la multiplication infinie de mes hypostases comme Loïc Le Meur, lequel possède 22 blogues selon le mauvais moteur de recherche, mais enfin c'est un peu étrange de se retrouver démultiplié sans avoir fourni aucun effort.
13:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : google, web, internet, blog, technorati
lundi, 01 octobre 2007
Ma vie chez Wikio
Sur quelques blogues que je fréquente et notamment sur les blogues politiques ou high-tech, je vois apparaître de plus en plus souvent les mentions au classement Wikio des blogues. Comment cela marche ? D'abord, il y a une base de 24 000 blogues environ et Wikio enregistre les liens qui conduisent vers eux, comme Technorati ou Google. Cette base est constituée de deux manières : soit par enregistrement personnel, soit par signalement de la part d'un internaute. 24 000 blogues, c'est vraiment très peu par rapport aux quelque dix millions de blogues francophones, même en admettant que la grande majorité d'entre eux sont inactifs ou des daubes de type MySpace ou Skyblog. Le haut de la liste ne réserve aucune surprise : ce sont les noms que l'on a l'habitude de voir à peu près partout à quelques nuances près, les habitués du référencement.
Cela explique déjà que certains blogues fort réputés et aussi fort lus dans leur secteur ne soient pas présents : cherchez donc Manu Larcenet ou les carnets de JLK ou la Grande Rousse ! Le problème se complique lorsque l'on s'aperçoit que certains blogues qui possèdent un très grand nombre de liens soient plus mal classés que d'autres, par exemple la place de Pénélope Jolicoeur est totalement injustifiée par rapport à celle de Laurel. Chaque lien est jugé en fonction de sa qualité. Je suppose donc qu'il s'agit des liens appartenant à la liste des blogues et non des liens de tous les blogues de la blogosphère. Donc, si on veut se propulser au sommet du classement, on a intérêt à inscrire les blogues qui vous lient déjà et qui sont déjà fortement liés par des membres de cette liste, puisque la qualité du lien est évaluée en fonction de la place du blogue qui lie... On imagine le système de renvois d'ascenseur. Plus vous accumulez de liens provenant du haut du classement, plus vous montez. La pondération de Technorati n'est pas très différente, même si les blogues Hautetfort bénéficient depuis plusieurs mois d'un gigantesque bogue qui fausse tous les classements.
J'en viens à mon classement Wikio. En août, c'était 350e, en septembre 567e, en octobre 634e. Je ne suis dans aucun classement thématique, ce qui ne me dérange pas trop, car même le classement en Littérature serait abusif. Je précise que je n'ai jamais demandé à faire partir de ce palmarès. Pourquoi une telle chute ? D'abord les liens antérieurs à quatre mois ne sont plus retenus. Cela concerne les liens dans les billets, ou les liens de la blogoliste si le blogue lieur n'est pas actualisé. Je ne connais pas les chiffres précédents, mais je me dis : qu'est-ce qui a pu faire que je sois si haut précédemment et que je ne le sois plus ? La réponse est toute trouvée, quatre mois avant le mois d'août (calculé sur les liens de juillet), c'était les élections ! Et alors j'ai bénéficié d'un certain nombre de liens venant justement de blogues inscrits dans cette liste. Mais c'était des liens dans des billets donc périssables, ou alors comme chez Jean Véronis de liens qui indiquaient que je le citais et que je le liais, ce qui faisait une sorte de boucle. Je pense donc que je vais encore baisser, sauf si je trouve le temps d'introduire le maximum de blogues qui me lient...
Ah ! c'est un billet sans lien. Avec raison.
18:06 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, technorati, wikio


