mardi, 02 février 2010
Herta, c'est plus fort que toi !
Voici la réédition d'un de mes commentaires - vieux de huit ans - au sujet du nom de modèles de bateaux pour navigation dangereuse en milieu dangereux. Que sont donc les air-boats et hot-dogs ? Il n'y a que quelques menus changements de forme.
C'est fort simple (mode Michel Cymès ou Jérôme Bonaldi) ! Le hair boat est fabriqué avec les cheveux d'une blonde naturelle, de préférence vierge et ressemblant à la Loreleï (ce qui explique le coût de l'engin vu la rareté du matériau). On les tresse de manière très serrée autour d'une armature en osier, c'est une pratique saine et naturelle qui nous vient en droite ligne des Natives ou Amérindiens de la tribu des Shaggy Dogs qui scalpaient les émigrantes capturées et en profitaient ainsi pour améliorer leurs canots à peu de frais. Le goût d'un retour à des racines authentiques, à des pratiques traditionnelles, au contact avec la nature ancestrale ont redonné vie à cette embarcation. Elle a été relancée il y a deux ans par notre plus brillant écologiste, Nicolas Hulot, qui a descendu les chutes du Niagara sur une embarcation faite avec des mèches récupérées chez le coiffeur d'Arielle Dombasle, et au dernier moment il s'est élancé par dessus le précipice car le hair boat se transforme en air boat ! C'est aussi un parapente qui permet de ne pas se laisser arrêter par des cascades.
Quant au hot dog, on en compte différents modèles : de Francfort, de Strasbourg ou knack, de Vienne, de Toulouse, de Morteau... Les industries alimentaires se sont reconverties dans la fabrication d'embarcations à partir de chair afin d'évacuer des quantités de produits impropres à la consommation suite à différents incidents techniques. On a constaté l'imperméabilité et la flottabilité des saucisses dans une casserole si la peau contient quelques additifs interdits désormais par Bruxelles à cause du nouvel eurodéputé Europe Ecologie Jean-Pierre Coffe. Bien découpée, une saucisse géante peut parfaitement devenir une embarcation fiable. Nos usines agro-alimentaires actuelles s'emploient d'ailleurs à reconvertir les poulets à la dioxyne, les vaches folles, les moutons tremblants, les porcs polyphosphatés en superbes équipements sportifs au lieu de les incinérer sottement. Excellente reconversion d'un secteur en crise. Il est néanmoins fortement déconseillé de mordre dans le canot. Les compétitions de hot dog exigent des pagaies en forme de fourchettes à quatre dents, ce qui rend l'exercice très difficile, car il faut une grande force alors pour ramer. C'est pourquoi on classe le hot dog parmi les sports extrêmes destiné seulement aux cadres supérieurs en stage de restructuration manageriale sous la supervision du DRH.
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samedi, 24 octobre 2009
Rio 2016
Je découvre le logo pour les jeux olympiques de 2016 via le Petit Musée des marques.
Ce qui me frappe d'emblée, ce n'est pas le choix d'un point d'exclamation à la place d'un chiffre, ni la forme du pain de sucre plus proche d'un iMac que d'une montagne dans une baie, ni l'inversion des deux points colorés censés représenter les deux hémisphères, ni la forme coupée des anneaux afin de représenter deux parties du monde, mais le choix des couleurs.
D'habitude, les logos olympiques reprennent plus ou moins le motif et les couleurs du drapeau olympique qui symbolisent les cinq continents (selon la géographie européenne et non américaine).
On regarde les couleurs, bleu clair, vert, jaune, rouge, noir. Là, on a du bleu profond, du vert clair et profond, du blanc et surtout... de l'orange !
Cela ressemble furisusement à cela ;
Le drapeau brésilien lui-même ! Il a juste fallu décliner le vert en deux teintes différentes pour donner l'impression qu'il y avait quand même les cinq continents. Notez dans le drapeau brésilien l'étoile unique de l'hémisphère Nord, juste à la limite de l'équateur et puis la devise inspirée d'Auguste Comte : "Ordre et progrès'.
Notons que Londres avait déjà dérogé à la règle en se présentant comme ville avec une représentation de son périmètre , mais en conservant les anneaux tous en blanc. Dans le cas du Brésil, on a clairement un logo nationaliste, ce que n'avait même pas osé la Chine.

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jeudi, 23 octobre 2008
Diptyque
Les journalistes sportifs sont dans leur quasi-totalité des crétins finis au langage à la fois prétentieux et superficiel qui n'ont de journalistes que le nom, du fait de leur atavisme cocardier et de leur propension à utiliser un langage qu'ils estiment recherché - selon leur mauvais goût - alors qu'ils pourraient parler des choses qui sont plus simplement comme elles sont. Mais il faut faire image pour frapper le lecteur qui ouvrira la page en sirotant son petit noir au comptoir d'Au bon coin et dira à la cantonade "Là, c'est bien frappé ! Où vont-ils chercher tous ces mots que je ne connais pas ?" Journaliste sportif est pour moi un oxymore presque parfait.
Prenons comme exemple une dernière page de l'Oignon sur le Tour de France qui ne passera pas dans la région selon ses termes :
La station suisse de Verbier accueillera la deuxième arrivée en altitude (sic !) avant un diptyque dans les Alpes du Nord (Bourg-Saint-Maurice, Le Grand-Bornand) et l'unique contre-la-montre autour du lac d'Annecy sur 40 kilomètres, à trois jours de l'arrivée.
Il est déjà désagréable de voir se mélanger nombres écrits en lettres ou en chiffres dans un texte. Il est, en outre, cocasse de voir que l'on parle d'altitude pour des parcours en haute montagne, comme si les autres altitudes n'en étaient pas et que tout le reste du parcours s'effectuait au niveau de la mer Morte. Mais ce qui me hérisse les rares cheveux de mon crâne, c'est le diptyque qui en jette plein la vue tout en étant complètement idiot. Il y a une dérive du sens du mot diptyque dans le langage des critiques cinématographiques (parce que trilogie ou tétralogie cela va, mais comment dire deux volets ou parties avec l'élément -logie ? parce que cela parle d'images), et puis voilà que ce terme arrive dans le contexte absurde du sport conçu comme une entreprise d'images. Dire deux étapes de montagne, cela aurait été trop compliqué ou cela aurait dévalorisé la compréhension supposée des lecteurs (qui ne sont pas tous des imbéciles finis, puisqu'ils apprécient notre style fort littéraire avec plein de mots pour le scrabble). Nommer un chat comme un chat, est-ce si compliqué ? Oui, pour ceux qui ne sont pas en sécurité avec leur langue.
20:37 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, sport
dimanche, 30 mars 2008
La ceinture en centre-ville
Les journalistes de l'Oignon font décidément très très fort. En voici un qui déclare sans rire :
Le rallye lui a redonné des couleurs. Le temps clément de cette première journée y a beaucoup joué. De même que la fameuse spéciale en centre-ville, sur les hauteurs du Chemin de ceinture.
Je sais que la manie du tout-bagnole et du faux sport automobile (circuit de Gueux, rallye Paris-Monte-Carle et diverses attractions de voitures anciennes ou de sport) est une des tares de la Champignacie et rien ne pourra réfréner l'ardeur de journalistes zélés, mais en voilà un qui a dû abuser de quelques coupes de champignac largement distribuées lors de ce saccage des routes et de leurs abords. Sans compter les autres nuisances pour des personnes vivant sur le parcours ou devant faire des trajets professionnels. Parce que, comme son nom l'indique, le chemin de ceinture se trouve à la ceinture de la ville, et même bien plus loin à l'extérieur ! Il suffit de se reporter à cette photo de Wikipedia par exemple. Comment le chemin de ceinture peut-il se retrouver dans une spéciale centre-ville ? Je me le demande... Où est le centre-ville dans cette histoire ? Que vient-il faire là alors qu'il est justement impossible d'y circuler normalement ou de s'y garer tellement ses rues sont étroites ?
17:00 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, automobile, sport
mercredi, 05 mars 2008
Le tennis en pension
Je vous recommande ce billet d'Olivier qui tient le Boeuf qui pleure. Je ne lis pas les pages sportives (je suis fidèle aux principes de Winston Churchill et de Rodolphe Burger, ex-Kat Onoma "No sport !"), mais j'avoue que le nouveau visage du tennis féminin français n'est pas sans me laisser un peu pantois... Tout est dans la légende de la photo. L'Oignon peut-il le faire ? L'Oignon l'a fait !
17:30 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sport, journalisme, presse, média, médias
lundi, 29 octobre 2007
Sumo
Le plaisir de reprendre (verbe polysémique) un ministre de l'Education nationale, deux fois docteur, se savoure à petites gorgées.
Claude Allègre avait parlé en son temps d'un "mammouth" qu'il fallait "dégraisser", son successeur à l'Education nationale a évoqué, lui, un "sumo" à transformer en "athlète". "On se disperse beaucoup, il faut qu'on se concentre. Il faut faire de l'école un athlète et non plus un sumo. Il faut renoncer à cette manie qu'a l'école de s'occuper un peu de tout", a déclaré le ministre sur LCI alors qu'il évoquait en particulier l'école primaire.
On voit là une perfide allusion à l'enterrement du chiraquisme : nul n'ignore que l'ancien président suivait avec attention les compétitions de sumo à la télévision et à des heures indues, que l'on ne compte plus ses voyages au Japon et que l'immense président actuel avait raillé ce goût à son retour de l'archipel. La métaphore sportive prend aussi un sens particulier, lorsque l'on sait que le mot athlète est d'origine gréco-latine, que les Grecs sont à l'origine des jeux gymniques, et que Xavier Darcos, en bon agrégé de lettres classiques, milite pour le retour aux humanités. Cela peut donc se lire à plusieurs niveaux, la métaphore sportive étant dans la lignée sarkozyste mais avec une distance particulière (le grand président veut réhabiliter le sport à l'école et il ignore que l'on n'y pratique que l'éducation physique et sportive).
Toutefois, le lutteur de sumo ne se nomme pas un sumo, sauf dans les mauvaises traductions de mangas ou d'animes. C'est hélas ! ce que je peux trouver dans de mauvaises rédactions de cinquième où l'on trouve trop fréquemment cette mythologie du pauvre dans une version encore appauvrie. Il se nomme un sumotori à ses débuts ou un kirishi ensuite. Mais comme pour beaucoup de noms étrangers de sportifs (et donc d'athlètes) il a été simplifié de manière populaire car il ne pouvait suivre les exemples de judoka ou du plus récent karatéka. Et le lutteur de sumo est autant un athlète que certains monstres de muscles artificiels des sports occidentaux.
11:30 Publié dans Revues de presse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : éducation, enseignement, profs, école, sport, ump, sarkozy
dimanche, 07 octobre 2007
Le seizième homme
S'il n'y avait pas la propagande actuelle pour la coupe du monde de rugby, je n'aurais sans doute jamais découvert le seizième homme parce que je ne participe pas aux troisièmes mi-temps. Ainsi, après le troisième homme, le quatrième mousquetaire, le cinquième Beatles, voilà encore un personnage irréel ! Il manquait à mon catalogue. J'attends avec impatience le huitième nain, le dixième compagnon de la chanson, le cinquième barbu, le septième compagnon de la Croix-Rousse, le douzième footballeur, la dixième muse, le treizième apôtre (ah non ! il existe) Le seizième homme en question est en fait le spectateur. Mais dans l'Oignon, ce seizième homme est un peu particulier :
Après tirage au sort, lors de la finale de la coupe du monde, les gagnants pourront remporter un ballon, un maillot de l'équipe de France, ainsi que le maillot du 16e homme en version homme ou femme.
Et en version transgenre, il n'y a pas ? Je veux bien qu'homme soit le terme générique pour l'être humain, mais dans le cas du rugueby cela ne veut pas du tout dire homme ou femme de manière indifférenciée, cela n'a qu'un sens : qui a une pilosité faciale très développée... Oui, certes et même si la femme est aussi un homme car appartenant à l'espèce humaine, la tournure de phrase demeure ridicule.
14:29 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, langue française, média, médias, sport, rugby
lundi, 23 juillet 2007
Jamais un coup de dés
Je ne comprends strictement pas le sens que notre incommensurable président a voulu donner au mot aléa.
Il les a exhortés à faire montre de panache. Pour gagner, "il y a des aléas, il faut un peu de chance ; mais pour la manière, il n'y a pas d'aléas", a-t-il déclaré.
Cela me plonge dans une perplexité profonde sur le sens de la vie et sur les compétences langagières de notre Grand Timonier... Mékésseukilavouludir ?
18:05 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, humour, sport
dimanche, 22 juillet 2007
Le Vel'd'Hiv', c'est la fête !
Donc, alors qu’on l’interrogeait sur France Info au sujet de la commémoration de la rafle, le Président ému a d’abord parlé de « fêter l’anniversaire », puis il s’est ravisé et il a employé le mot « célébrer » plus adapté.
Il n'était pas trop tard pour commémorer la déportation des juifs de France en dehors de la date officiellement choisie (il faut dire que le Tour de France était plus urgent), mais là cela commence à faire un peu tache, surtout pour un gouvernement qui préfère parler d'éloignements au lieu d'expulsions et qui livre des personnes en danger à des régimes criminels.
00:35 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, humour, sport
vendredi, 20 juillet 2007
Comme un vol de vélos
Comme un vol de vélos hors du quartier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
Du col de l'Iséran, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve époïque et vénal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que l'FFC mûrit dans ses courses lointaines,
Et les télévisions inclinaient leurs antennes
Au bord mystérieux et médicamental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de l'amer des toxiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;
Ou penchés à l'avant des belles bicyclettes,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond judiciaire des épreuves bien nettes.
19:35 Publié dans Oulipismes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : oulipo, écriture, humour, cyclisme, vélo, sport, tour de france
mercredi, 18 juillet 2007
Quel petit vélo à guidon chromé au fond des discours
C'est Mariah-Samanthah qui nous écrit :
Très cher comte, j'ai beaucoup de doutes au sujet des derniers événements festifs voulus par notre grand président. Je ne le trouve pas présent durant la journée de commémoration des victimes de la déportation et du génocide, mais il se trouve le lendemain le long du Tour de France. Comment dois-je comprendre ce message ? Moi, qui suis sarkozyste de gauche, j'ai du mal à comprendre comment il peut négliger la Shoah à ce point. J'aimerais tellement croire que je ne deviens pas ségoléniste.
Ma chère Mariah-Samanthah, il faut comprendre que notre immense président a décidé de célébrer les vrais héros et les vraies victimes : s'il était allé rendre hommage aux victimes de l'extermination par les nazis et aux justes qui les ont sauvés, cela aurait amoindri l'effet qu'aurait pu produire la vision sur TF1 d'un petit handicapé en chaise roulante ou d'un pompier volontaire rescapé du feu. Il fallait laisser passer un peu de temps afin que l'émotion repose, et puis on pouvait enchaîner alors dans le plan communication sur une étape de montagne du Tour de France car les cyclistes dopés sont à la fois des héros et des victimes, sans que l'on ait besoin d'expliquer quoi que ce soit à leur sujet. Il vaut mieux l'enthousiasme populaire des foules parmi les senteurs de Ricard 51 et de merguez sur le barbecue au bord de la route plutôt que les mauvais relents d'un,passé mal admis, le 16 juillet - date retenue pour la rafle du Vel'd'Hiv'- était donc une date à bannir du calendrier présidentiel. Il faut bien admettre que Jacques Chirac nous a fait énormément de mal en reconnaissant la responsabilité de la France dans la solution finale et que pour rétablir enfin l'identité française telle qu'elle a été depuis la préhistoire il nous faut ne pas commémorer la rafle du Vel'd'Hiv, mais nous rendre sur le Tour de France, seule garantie d'une France éternelle et pure de tout soupçon !
17:15 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, humour, sport
dimanche, 15 juillet 2007
Impro-verbes (19)
Dans la Grande Boucle, tout le monde la boucle.
Sans EPO, pas de pôt.
Le pôt belge allège le vélo.
Qui est forçat de la route a le sort en doute.
Dopage un jour, name dropping demain.
Les champions de la Petite Reine comme des toreros dans l'arène morts à la traîne.
18:26 Publié dans Oulipismes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oulipo, écriture, humour, sport, cyclisme, tour de france
mardi, 19 juin 2007
Première déclaration officielle d'un nouveau ministre
... qui a été invité à prendre des cours de diction et d'élocution pendant quatre mois avant son entrée en fonction. Remarquez la belle métaphore introductive au sujet du plaquage qui est complètement plaquée sur l'objet à vendre. C'est le type de publicité ringardissime : on justifie par un argument totalement bidon la présence d'une personnalité qui s'exprime ensuite dans une bouillie verbale, slogan débile (mon jambon star), gros plans successifs sur l'objet à vendre, fausse interviouve comme dans les spots de campagne de l'UMP. Mais je me demande si Madrange gardera encore ses pubs : cela pourrait être mis sur le temps de parole du gouvernement.
17:25 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : publicité, pub, humour, politique, sport, langue française, télé
mardi, 05 juin 2007
Logo stylisé
Je ne félicite pas le secrétaire de rédaction qui a trouvé ce titre : “Londres dévoile le logo stylisé des Jeux olympiques de 2012”. Depuis quand un logo ne serait plus une forme stylisée ? Existait-il des logos non stylisés ? Comment peut-on faire un logo non stylisé ? Si l'on veut dire qu'il existe aussi des logos ratés et infects, eh bien ! on en a un parfait exemple avec celui des Jeux de Londres 2012. C'est peut-être pour cela que l'on insiste tellement sur son aspect stylisé, car avoir mis tant d'argent au service d'une telle médiocrité cela ne passerait pas sans le discours pseudo-esthétique et communicant qui enveloppe tout ça afin de servir les investisseurs qui entendent rentrer dans leurs sous. Ah ! un superbe aveu du ministre de la Culture britannique : “C'est une marque de fabrique stylisée qui résume ce qu'est Londres 2012”. On savait déjà que ces jeux ont des enjeux financiers, mais là c'est dit crûment. En Grande-Bretagne, le sport est d'abord un commerce et une industrie ; la culture se résume au sport (vous vous imaginez Malraux en train de parler de résultats de foot ?) ; et je suis un fervent adepte des préceptes de vie de Wynston Churchill afn de vivre vieux et en bonne santé mentale : “No sport!”. C'est mieux que la politique du jogging permanent (courir plus pour penser moins).
18:33 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : JO, sport, langue française, ump, sarkozy, jeunespopulaires, jeux olympiques
mardi, 29 août 2006
Bouffonnerie
En nommant Jean-Pierre Raffarin comme grand témoin de la francophonie aux jeux olympiques de Pékin, Abdou Diouf achève de ridiculiser son institution. S'il y a quelqu'un qui maltraite sa langue maternelle, c'est bien le mercanti du Poitou. On croirait un gag.
07:13 Publié dans Francophonie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : francophonie, sport, langue française, ump, politique, jeux olympiques, pékin


