vendredi, 09 mai 2008
Impro-verbes (20)
C'est une suite un peu décousue et sans cohérence autour de Mai-68 et de sa célébration obligatoire. Cela part un peu dans tous les sens et cela tire à tout-va, car je me suis laissé porté par les mots, les sons ou les slogans.
Qui trop écoute André Glucksmann
Deviendra tôt un être monomane.
Tel se prend pour Cohn-Bendit,
Puis se connaît comme maudit.
Comme le dit Dany le rouge,
Il ne faut plus que ça bouge.
Benni Levy, comme béni-oui-oui.
L'ange de Jambet nous fait
Une belle enjambée comme méfait.
Alain Geismar, bonjour les dégâts,
Deux Geismar, y en a marre.
Qui a lu Serge July se dit
Aujourd'hui qu'est-ce que je lis ?
Alain Sauvageot, sauvageon mais pas trop.
Mai 68 : la police vous parle tous les soirs à 20 heures ;
Mai 2008 : la police vous parle sur LCI à toute heure.
La cote du Raymond Aron
Permet des comptes ronds.
Sous les pavés des faux révolutionnaires
La place des futurs best-sellers.
Un petit pavé dans la gueule
Et on se sent moins seul.
Chez BHL, c'est comme au BHV,
Tout est à acheter et est achevé.
Ne cours plus camarade, ta retraite à taux plein est derrière toi !
18:09 Publié dans Oulipismes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oulipo, proverbes, parodies, mai-68, soixante-huit
samedi, 03 mai 2008
Frédéric Lefebvre, ou l'échec de l'école de 68
Toi aussi, viens au secours des Jeunes Populaires et donne-leur des cours particuliers de français ! Je n'aurai pas la bassesse de relever les multiples erreurs d'orthographe de base dans la missive vindicative de Frédéric Lefebvre (lequel remplace à l'Assemblée un ministre mis en examen), mais tout simplement la syntaxe qui me paraît fort tourmentée :
Le lendemain de la condamnation de madame Royale (sic) devant le refus de l'AFP de sortir notre communiqué, nous avons été contraints d'organiser une conférence de presse à laquelle nous avons convié toute la presse. En ce premier mai je me vois contraint de rendre public (sic) la lettre, car une fois encore le nom de madame Royal provoque chez les collaborateurs de l'Agence un blocage.
Ou comment un élu de la nation arrive à se rendre ridicule. Si un élève me présentait un torchon aussi mal rédigé d'un point de vue grammatical, il n'aurait sûrement pas la moyenne. Je n'ai pas cité le reste qui vaut son pesant de moutarde. Venons en aide au pauvre petit Frédéric Lefèvre qui a été victime de la baisse de niveau dans l'Education nationale du fait des affreux professeurs marxistes et barbus qu'il a dû subir au cours de ces quarante dernières années de socialisme et d'héritage de 68 ! En nous y mettant tous ensemble, nous pouvons rédiger pour lui une lettre à peu près cohérente afin de se plaindre de la méchante AFP qui serait à la solde du pouvoir gauchiste ! Ne laissons pas les cancres au bord du chemin !
16:35 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : 68, soixante-huit, ump, jeunes populaires


