mardi, 27 mai 2008
Pas de socialistes à La Poste !
Une étrange histoire de mots clés rejetés dans les sujets de messages privés.
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vendredi, 09 novembre 2007
De la com
« La communication est à l’action ce que la force aérienne est à l’infanterie »
« La communication politique, ça doit être du gros rouge qui tache ! »
Un article très fouillé et argumenté sur la com de l'Überprésident et son registre de langue.
11:54 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, langue française, ps, royal, socialiste
jeudi, 25 octobre 2007
A Grenelle
Le mot Grenelle entre dans la langue anglaise, mais Al Gore n'était pas le premier en anglais à commettre cet abus de langage en appelant à un Grenelle mondial... Cela doit flatter notre président hyperplanétaire qui est encore meilleur que Clark Kent, pourtant les logiques écologique et langagière ne sont pas au rendez-vous... Et si on appellait plutôt à un Seveso ou un Tchernobyl ou un Amoco Cadiz mondial, vu les mesures décidées en fin de compte ? Cela le ferait bien aussi un Bhopal mondial, non ? Le sens y serait au moins...
19:19 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, ump, sarkozy, ps, socialiste, royal, politique
mardi, 02 octobre 2007
Du savoir
Je suis plongé dans des réflexions infinies à propos de la lettre aux éducateurs de notre magnifique président. Je trouve cette phrase merveilleuse de candeur : "Pour la première fois dans l'histoire les enfants savent beaucoup de choses que leurs parents ne savent pas." Je me dis alors que l'homme a de tout temps été alphabétisé et qu'il n'y a jamais eu une seule période historique où des enfants scolarisés pouvaient connaître d'autres choses que leurs parents ignoraient, tout simplement parce que l'homme a su lire et écrire de manière innée depuis les âges préhistoriques et même depuis l'apparition de la vie sur Terre.
16:36 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozy, ps, royal, éducation, enseignement, socialiste
vendredi, 27 juillet 2007
La vieillesse est un naufrage
Il faudra peut-être apprendre un jour à Michel Rocard le fonctionnement des institutions :
Bien sûr ! C'était à la veille du blocage des parrainages des maires pour la liste des candidats
1) Les parrainages ne sont pas bloqués, le dépôt des parrainages auprès du Conseil constitutionnel est arrêté, c'est le dépôt qui est valide, vous pouvez avoir parrainé avant et si vous n'avez pas envoyé le formulaire au bon endroit c'est fichu,
2) Les maires ne décident pas d'une liste de candidats, ils parrainent un candidat. C'est le Conseil constitutionnel qui arrête la liste.
3) Ce ne sont pas seulement les maires qui parrainent un candidat, même s'ils forment l'immense majorité des élus capables de soutenir quelqu'un officiellement. Un député national ou européen, un sénateur, un conseiller général ou régional, certains adjoints de maires peuvent accorder leur signature. Bien sûr, on voit souvent dans les médias des reportages sur les maires de petites communes qui sont sollicités par les petits candidats, mais là on simplifie de manière grossière comme à Téhèfun. Et la liste des parrains peut aller plus loin encore...
Comment, lorsque l'on est énarque, ancien Premier ministre et ancien candidat à la présidence, peut-on aligner autant de propos consternants et plus qu'approximatifs en si peu de mots ?
13:36 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ps, socialiste, royal, politique, langue française
dimanche, 22 juillet 2007
Taser, verbe transitif direct
Taser (qq'un) : envoyer une décharge de Taser (marque déposée) à qq'un. Être tasé : subir une décharge de Taser. Néologisme daté de 2007.
19:20 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste, jeunes pops
samedi, 21 juillet 2007
Les Pieds-Nickelés au pouvoir !
Dans le monde politique, il y a des modes pour les noms de mouvements ou d'associations. Comme les noms de grands penseurs du XIXe s. à peu près acceptables et consensuels sont tous pris, on s'est rabattu sur l'Antiquité avec Spartacus. Mais la toute dernière mode n'est plus la Rome de brocanteurs, c'est l'article défini pluriel. Après les Gracques (référence antique quand même), après les Progressistes, voici venir les Cathares (on reste dans la mythologie confuse)... Faut-il donc qu'ils soient si peu nombreux et si peu divers pour insister tellement sur leur pluriel ? On avait déjà connu cela avec les Rénovateurs et on sait ce qu'il en est resté : un souvenir de Daltons vu leurs maladresses et leurs ennuis judiciaires.
10:59 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste
vendredi, 20 juillet 2007
Bad, very bad
J'ai cherché en vain sur la Toile der, die, das Bad Gotesberg, et puis rien en allemand... Aucune mythologie par antonomase d'un Bad-Gotesberg chez les Allemands. Il n'y a qu'en français que l'on parle sans arrêt d'un Bad-Gotesberg du Parti socialiste, comme si cela pouvait encore avoir un sens et comme si l'étiquette marquetingue social-démocrate devait être encore posée 25 ans après la politique de rigueur. Un, le, son Bad-Gotesberg, mais cela ne voudrait rien dire de l'autre côté du Rhin. C'est parce que les socialistes allemands ont fait leur Bad Gotesberg ? non, c'est que la mythologie de Bad Gotesberg vient seulement de la droite française et d'elle seule afin de faire croire que la gauche française serait plus archaïque que les autres gauches européennes. La seule référence en anglais à the Bad Gotesberg concerne en fait... la gare de ce bled...
23:39 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste
mercredi, 18 juillet 2007
Gérer la barbarie
Pour gérer la logistique de ses éloignements, la PAF passe par un voyagiste privé, Carlson Wagon-Lit, qui se charge de lui trouver des places sur des vols commerciaux en privilégiant les routings les plus logiques et les plus directs.
En clair, cela veut dire que les flics expulsent de France des bougnoules, des négros et des niakoués par le chemin le plus court. C'est vraiment beau éloignement pour expulsion et interdiction de territoire... On aime également la logistique qui veut dire juste menottage, mise sous camisole, coups, strangulation et baillonnement avant le départ. Et c'est encore plus beau quand c'est reproduit sans distance dans la presse qui devient une sorte de pravda.23:45 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste
vendredi, 13 juillet 2007
Victimologie
Il a prévu de mettre à l'honneur cette année 2.000 victimes, des personnes ayant traversé une épreuve, et qui suivront le défilé militaire aux côtés du chef de l'Etat avant de prendre part à la traditionnelle gardenparty à l'Elysée.
"Il fallait que la Nation tende la main vers les victimes. Ce sont des gens qui ont mis un genou à terre, des victimes en compagnie des héros", a souligné David Martinon.
Moi, je veux bien... Mais victimes de quoi ? Je suis victime de tapage nocturne en ce moment parce que mes jeunes voisins font la teuf avec force techno, est-ce que je peux postuler ? J'ai été aussi bousculé à une caisse de supermarché, je dois pouvoir me dire victime de cette incivilité de la part d'une personne âgée ! Des gamins tirent à ma sonnette, pourquoi est-ce que je ne serais pas considéré aussi comme une victime de l'insécurité urbaine ? J'ai le rhume et mon nez coule encore en juillet, je dois être considéré comme une victime d'une maladie rare ! Mais où arrête-t-on la définition de victime ? On m'a refusé la priorité dans un sens giratoire alors que j'étais déjà engagé, je dois être absolument considéré comme une victime de la route ! Mon allume-gaz m'a brûlé les doigts, je dois être considéré comme une victime d'un incident économique ! Mon chat est parti depuis trois jours, je suis victime des marchands de croquettes ! C'est idiot...
23:35 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste
mercredi, 27 juin 2007
Ministère de l'âge et du vieillissement
Dans le cabinet fantôme du parti socialiste (une idée pas si nouvelle, car elle avait été déjà expérimentée en France dans les années 70), on trouve ça :
Michèle Delaunay, à la politique de l'âge et au vieillissement
Je suggère plutôt de nommer Méphistophélès, un excellent député des Enfers-Alpins, s'il s'agit de trouver un remède efficace contre l'âge. Les intitulés stupides ont encore de beaux jours devant eux. Heureusement, on a échappé cette fois à la diversité et à la parité...
15:11 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ps, socialiste, royal, politique, langue française
mercredi, 20 juin 2007
Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale
Je reçois un courrier de Mariah-Samanthah :
Comte chéri et adoré, je suis très embêtée comme sarkozyste de gauche pour défendre la TVA sociale. Je dis bien sur que c'est une mesure sociale qui favorise d'abord le travail par un transfert de charges, et qui taxe surtout la consommation, mais on me répond toujours que cela reste une taxe et qu'il faut bien consommer que l'on travaille ou non, que le kilo de pommes de terre est le même pour tout le monde, sauf si on va les acheter chez Fauchon comme Kouchner, et que les plus pauvres pourront manger moins de pommes de terre alors parce qu'elles auront augmenté. Que répondre à de telles absurdités et comment démontrer que si les prix augmentent la justice sociale peut être rétablie ?
Chère Mariah-Samanthah, la réponse figure dans le Figaro du jour : "Pour désamorcer la bombe, certains se demandent même s'il ne faut pas supprimer le mot « TVA » dans « TVA sociale »." Il suffit d'éviter le mot taxe puisque cela dérange, ne parlons plus d'impôt non plus, ni de prélévement, encore moins de contribution. Il faut rétablir enfin les nobles noms d'aides, de taille ou de gabelle qui donneront enfin un air certain de modernité à la rupture qui est au service des plus démunis afin de les dépouiller un peu plus ! Demain, nous pourrons être fier de notre entreprise, car ce n'est pas Mai-68 qui nous a fait tant de mal en affaiblissant le sens des valeurs, mais bien 1789.
18:50 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste
vendredi, 15 juin 2007
Répulser, néologisme
Le racisme à la mode UMP furieusement tendance et branché sait s'entourer de mots nouveaux.
12:38 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, socialiste
mercredi, 13 juin 2007
Rencontre débat
Aargh ! Les néo-adjectifs ont encore frappé dans ma boîte aux lettres : le candidat bogosse et parisien de l'UMP et son suppléant "invitent à une rencontre débat pour les habitants de l'arrondissement de Champignac" (cela dit, l'arrondissement en question a deux cantons dans deux circonscriptions voisines et on voit que le membre de boys' band ne maîtrise pas sa géographie électorale ou le vocabulaire politique). Une rencontre aurait dû suffire, parce que si on se rencontre on discute, ne serait-ce que de la pluie et du beau temps. Un débat aurait été aussi bon, parce que le débat ne se fait pas entre les seules personnes à la tribune sauf s'il est précisé que le débat aura lieu entre Bidule et Truc. Alors pourquoi "rencontre débat" ? Sans doute du fait d'un implicite : il faut dire deux choses à la fois, que l'on va vers les gens (on les rencontre) et puis on les écoute, leur répond (on débat), mais cela sans polémiquer, sans chercher la dispute à tout prix (le sens de "rencontre" atténue celui de débat). Bref, on invente l'eau tiède comme en publicité où il faut allier des termes de sens contraires afin de neutraliser toutes les connotations négatives (voir mon récent billet sur la gourmandise). Quand je songe que le suppléant (le maire de Champignac pour ne pas le nommer) appartient au Conseil supérieur de la langue française et qu'il se targue sans cesse dans les follicules localiers de sa parfaite maîtrise de ma langue et de son autorité en la matière, je me dis que la grenouille finira par éclater un jour. Bon... le futur godillot de la majorité exécutera parfaitement son rôle d'objet décoratif entre deux plantes vertes du salon et ne déméritera pas de sa fonction ornementale.
10:05 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, ump, sarkozy, ps, socialiste, royal
mardi, 12 juin 2007
Force hybride
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a rencontré, lundi 11 juin, à Khartoum son homologue soudanais Lam Akol et le président Omar el-Béchir, les invitant à autoriser le déploiement rapide d'une force "hybride" ONU/Union africaine au Darfour.
Franchement, cela ne lui va guère à Kouchner d'être devenu de droite et membre de l'UMP de facto : il accepte tous les barbarismes anglo-saxons (hybrid force) à présent. Une force conjointe, mutuelle ou sous commandement commun aurait suffi, mais enfin... on ne sait pas parler français dans un gouvernement Sarkozy, et il ne faut d'ailleurs pas attendre une meilleure compréhension de l'anglais parce que sinon on risquerait de déplaire au Chef Suprême de l'Identité Nationale. Qu'est-ce que leur hybride à ces gens de l'UMP qui veulent tellement imiter les USA ? Une sorte de monstre langagier qu'ils veulent encore une fois présenter comme nouveau ?
17:04 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, ump, sarkozy, kouchner, ps, socialiste, royal
mercredi, 06 juin 2007
Modulateur-démodulateur
Il n'a fallu que quelques heures pour que le fameux Parti démocrate de François Bayrou (dont les initiales en PD étaient un peu dérangeantes) soit appelé familièrement Modem. Quelques remarques au sujet de ce nouveau sigle.
D'abord, l'homme au tracteur met en avant son engagement auprès d'une certaine boboblogosphère (le candidat face à Santini est particulièrement cocasse) et cela permet à la presse de se payer des titres jouant sur les mots à propos des connexions, des mots de passe, des réseaux, etc. Tout un lexique d'origine informatique qui rentre dans le langage usuel (quelle ne fut pas ma stupéfaction d'entendre une caissière de supermarché dire qu'elle allait demander Alt-Ctrl-Suppr à la caissière en chef qui devait venir simplement avec une clé).
Ensuite, l'abréviation est faussement coupé puisque cela devrait faire MD ou Moudé, voire Moudém. Mais il faut bien insister sur le côté branché et moderne. Modem, la troncature est fausse : le digramme notant la voyelle ou est coupé, la seconde syllabe de démocrate est coupée à moitié. Passons, puisqu'il existe d'autres sigles coupés ainsi afin de faciliter la prononciation comme Assedic.
Toutefois, ce qui est remarquable dans le Modem, c'est sa typographie anglo-saxonne : capitale interne et absence d'accent, MoDem. C'est venu un peu plus tard que la prétendue création spontanée de l'abréviation venue de la base. Comme s'il avait fallu corriger le nom du fait de la fréquence du mot modem sur la Toile (démodulateur est sans accent car cela correspond au nom anglais d'origine, le mot composé n'a jamais été francisé). Et je suppose qu'en fait le nom de Parti démocrate était seulement en référence au parti américain du même nom, tout comme avant la Nouvelle UDF était seulement en référence au New Labour de Blair.
Enfin, le nouveau nom est bizarre : UDF-MoDem, soit Union pour la démocratie française (exit donc la nouvelle) et Mouvement démocrate, comme s'il fallait se préserver du Nouveau Centre qui voulait utiliser aussi le sigle UDF et comme si ce parti dit nouveau n'existait que de manière virtuelle. MoDem, cela ressemble à McDo. C'est du hamburger avec plusieurs couches à la consistance d'un papier buvard.
11:34 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, bayrou, ps, royal, politique, socialiste
lundi, 30 avril 2007
Le grand parti
Je tombe sur la dernière baliverne d'Henri Emmanuelli : “créer un grand parti progressiste, antilibéral et réformiste”. Et là, cela m'interpelle grave comme on dit chez les pseudo-branchés. Progressiste, il n'y a pas dans la boutique ? Réformiste non plus ? Antilibéral ? Ah là... il y a une concurrence sévère, on ne sait plus où donner de la tête avec tous les différents mouvements antilibéraux qui se rassemblent pour mieux se diviser (la parthénogénèse doit faire partie du code génétique des groupes antilibéraux)... Mais surtout le fait qui m'étonne, c'est qu'à chaque fois que quelqu'un a des velléités d'indépendance, il parle d'un grand parti : ce sera le grand parti de droite et de centre droit, le grand parti du centre gauche et du centre droit, le grand parti républicain, le grand parti démocrate, le grand parti écologiste, le grand parti ouvrier, et le moindre groupuscule d'extrême droite ou d'extrême gauche qui change de nom et de statuts appelle à la création d'un grand parti. Parce qu'il ne viendrait jamais à l'idée de fonder un petit parti ! Dans la rhétorique politique ou syndicale, il faut toujours utiliser les hyperboles de ce type afin d'impressionner tout le monde au début (et surtout appeler à l'union même et surtout si l'on contribue à la désunion par des menaces de scission implicites). Les cimetières de l'histoire politique sont remplis de grands partis... On ne peut dire décemment que l'on va être deux pelés et trois tondus en fondant un nouveau parti...
15:50 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, royal, socialiste, socialisme, politique, langue française
mercredi, 18 avril 2007
Fatitude
Nicolas Sarkozy répond sans hésiter: «Hélène Jouan, ne me prêtez pas une telle fatitude».
18:16 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozy, politique, ps, royal, socialiste, jeunespopulaires
samedi, 14 avril 2007
La mise en actes d'objectifs nouveaux en réponse aux problèmes posés
Nous avons l'immense chance à Champignac de posséder la section du Parti socialiste la plus bête de France (juste après celles de la Septimanie) et ce n'est pas sans fierté que je rapporte ce fragment d'un dépliant luxueux en quadrichromie du docteur-candidat socialiste : “la solution est de favoriser la mise en actes d'objectifs nouveaux en réponse aux problèmes posés”. Je cherche les objectifs nouveaux, les mises en actes et les problèmes posés. Y en a pas après ! Mais bon sang... on ne s'adresse pas aux masses populaires (comme aurait dit Georges Marchais) ou aux gens (comme aurait dit Robert Hue) avec un charabia aussi absurde et ce n'est pas les insulter que de refuser pour eux les phrases aussi fumeuses que celle-là. Ce langage délirant, totalement lisse et déconnecté de la réalité s'entretient de lui-même, un peu comme les descriptifs de défilés de mode. Il a coûté des élections, mais on le perpétue. Cela ne veut rien dire, cela ne parle pas, cela n'évoque rien.
17:31 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : langue française, politique, ps, royal, socialiste, parti socialiste
lundi, 26 février 2007
Elephant Man
Jeudi, il [Nicolas Sarkozy] retrouvera à Bordeaux ses "éléphants" à lui, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, pour un meeting consacré à l'écologie.
Jusqu'à présent, je croyais que le terme éléphant* était réservé au PS, tandis qu'on parlait à droite de barons du gaullisme, du RPF, de l'UNR, de l'UDR, du RPR ou de l'UMP. Mais il faut croire que beaucoup de choses ont changé depuis que l'Homme Providentiel cite Jaurès et Blum.
* Étymologie fantaisiste et amusante du terme qui serait dû à la référence du poème de Lecomte de Lisle en parlant des réunions de conciliations entre courants avant l'issue d'un congrès.
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samedi, 27 janvier 2007
Bravitude (le retour)
Alain Rey en podcast vidéo, petit extrait sur le blogue collectif de Marianne :
Ce qui est formidable, c'est que les Français se mettent à sauter en l'air et se demandent d'où ça vient, qu'est-ce que ça veut dire, alors que tout le monde a compris.
Toujours aussi vif et modéré.
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Thatchériser
J'ai découvert ce mot hier dans Libé. Il est dû à un des multiples conseillers et responsables publicitaires de Nicolas Sarkozy (j'ai renoncé à les compter...) Le mot me surprend car il est pris dans une acception positive alors qu'en France madame Thatcher est vraiment le repoussoir absolu. Je fais une petite recherche et je découvre que depuis un mois ou deux le terme est employé dans un sens valorisant par les cercles libéraux ou libertariens. En poussant un peu plus (les occurrences sont peu nombreuses), je vois qu'il a d'abord été utilisé par les milieux anarchistes, communistes, républicains, altermondialistes, gauchistes... Et cela depuis 2003 au moins ! Thatchériser, cela veut dire libéraliser, communautariser, individualiser à outrance et se moquer des valeurs de solidarité ou d'intégration pour les libéraux, sans regarder les dégâts humains ou sociaux. Donc c'est bien. Mais pour des gens de gauche, c'est exactement ce qui était déjà en œuvre et qui était négatif. La reprise d'un mot négatif comme valeur affichée est un classique, je crois que l'exemple le plus illustre est le mot impressionnisme qui était d'abord une insulte. Donc thatchériser la France, ce serait bien pour les libéraux. Cependant, le propos est plus fin et dialectique : Thatcher est le mal absolu pour les Français, Blair est un compromis médiocre, donc on annonce le pire pour obtenir des concessions. C'est plus une stratégie qu'une opinion. Ensuite, c'est étrange, mais le discours de droite va s'alimenter à gauche et très à gauche afin de reprendre des termes ou des concepts pour les renverser et piéger ceux qui employaient ces mots.
18:55 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, ps, socialiste, parti socialiste, publicité, jeunes pops
lundi, 22 janvier 2007
Un oranger
"Leur histoire, c'est un ciel irlandais", convient un intime.
Eh bien moi, je ne comprends pas ce que cela veut dire. Cela peut désigner autant le ciel tranquille et pur que celui qui est sujet aux tempêtes ou aux nuages passagers ou aux brouillards. Cela n'a aucun sens et le propos était peut-être en sens inverse de ce qui est suggéré par le verbe de parole.
16:46 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : royal, politique, ps, socialiste, parti socialiste, langue française
lundi, 15 janvier 2007
Une campagne de néologismes ?
Décidément, ce sera la campagne des mots nouveaux. Après la bravitude qui a fait couler beaucoup d'encre et d'octets, qui a suscité la nullitude, ou la duplicitude (pour ne parler que de néologismes de la part de politiques), après la bourde lexicale de Françoise Panafieu qui parlait de l'expéditivité de la justice chinoise, voici la fiscacophonie de Valérie Pécresse. C'est un mot-valise formé de fiscalité et de cacophonie, avec une parfaite soudure des deux éléments et un sens immédiat. En règle générale, les campagnes électorales sont peu riches en mots nouveaux, ce sont des expressions que l'on préfère éviter pour ne pas être incompris. On préfère ce qui est lisse et on laisse ce genre de bons mots pour les autres périodes. Il y a eu bien sûr le verbe turbuler de Chevènement en 2002 et puis surtout la constance de l'extrême droite qui abonde en mots nouveaux extrêmement péjoratifs, mais ces derniers ont souvent été testés auprès d'un auditoire ou d'un lectorat avant et il y a souvent dans ce courant non pas une volonté d'ordre, mais bien de transgression des interdits.
18:15 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue française, politique, ump, ps, socialiste, parti socialiste
dimanche, 14 janvier 2007
Panurgitude
Samedi dernier, j'ai publié à 13 heures un court billet qui renvoyait à l'une des premières dépêches d'agence sur le voyage de Ségolène en Chine. Il n'y avait pratiquement rien dans ce billet, juste une remarque amusée en quatre mots et puis un titre avec le mot qui fait du bruit. J'ai été parmi les dix premiers blogueurs à en parler, il faudra attendre le soir et surtout le lendemain pour voir les barons de la blogosphère s'en emparer. Puis j'ai vu mes statistiques s'envoler. Je figure parmi les dix blogues les plus fréquentés de H&F-Spirit selon deux sondages Médiamétrie, mais si ce qui s'est passé lundi avait duré, j'aurais enfoncé la Boîte à images de monsieur KA et je commençais à figurer parmi les barons du Ouaibe.
Samedi : 546 visites, 1 883 pages vues. C'est une audience dans la moyenne habituelle, mais j'aurais dû me méfier : mon audience chute du vendredi soir au dimanche soir et c'était un peu trop élevé pour un samedi. La vidéo était en ligne dès l'après-midi, les journaux ouvriront des pages de discussion le lendemain, mais je vais constater des choses étonnantes.
Dimanche : 823 visites, 2 105 pages. Alors là, je me dis que quelque chose ne va pas. J'étais tombé à 300 visites pendant les fêtes, il y avait eu un petit regain à la rentrée, mais je n'avais jamais eu autant de lecteurs. Ensuite, le ratio visites-pages n'est pas normal, il est d'habitude de 1 à 4 ou 5. Ce sont des visites de gens qui viennent là par hasard et qui ne prennent pas la peine d'ouvrir d'autres billets. Je regarde les mots clés et on arrive à 14 % de requêtes avec bravitude, Ségolène, je vois que je suis dans les dix premiers résultats de Google avec bravitude, juste après Loïc Le Meur qui en avait parlé le samedi soir. Pas trop de quoi s'inquiéter, le soufflé retombera, il y a maintenant une centaine de blogues à en parler. C'est d'ailleurs le dimanche soir que l'on peut situer la réponse des blogues de gauche puisque l'essentiel de l'espace a été occupé avant par la droite, avec des propos insultants et une misogynie à peine masquée.
Lundi : 2 623 visites, 5 963 pages. Enfer et putréfaction ! Il y a eu 41 % de demandes sur Ségolène ou bravitude. Je suis deuxième sur Google cette fois, mais seulement treizième chez Yahoo! et bien derrière Laurent Gloaguen ou Le Meur. Comme quoi, Yahoo! est un peu plus fiable. Je constate qu'eBay a acheté le mot clé, que des noms de domaine en bravitude existent. Ah ! un tag (étiquette) bravitude apparaît chez H&F, mais sans grand succès. Je précise qu'une telle audience, c'est incroyable : un blogue fréquenté, médiatique, à plusieurs, sur des sujets de société, comme le BigBlangBlog de Daniel Schneidermann a de tels chiffres.
Mardi : 1 629 visites, 4 221 pages. On est à 51 % de requêtes sur bravitude. Je suis passé premier sur Google, toujours quinzième chez Yahoo! et on voit peu à peu disparaître les blogues qui en avait parlé en premier, il doit y avoir à peu près 300 blogues à en parler. C'est aussi le début du grand Wikipedia Show avec l'ajout du mot, puis le vote et le retrait. Je vais voir apparaître ensuite des demandes qui associent bravitude ou Ségolène à Wikipedia, mais ce sera toujours marginal de l'ordre de quelque pour cent.
Mercredi : 1 573 et 4 992. J'ai normalement deux jours de forte audience : le lundi car des gens rattrapent leurs lectures au travail et puis j'ai accumulé des billets pendant la fin de semaine, le mercredi à cause des perles du Canard enchaîné. Le nombre de pages vues montre qu'il ne s'agit plus de visites superficielles. On est à 65 % de requêtes, cela ne changera plus guère. Je vois que les discussions sont terminées chez les barons de la blogosphère alors que cela continue ici.
Jeudi : 1 194 et 3 024. On revient à des proportions plus raisonnables. Il y a toujours des neuneus qui viennent ici pour entretenir une polémique artificielle sur un sujet sans importance avec des arguments à l'emporte-pièce et une vision terriblement simpliste du langage. J'ai normalement un pic d'audience le soir en avant-Prime Time, mes lecteurs viennent entre 17 et 20 heures surtout (la proportion est de 1 à 2 ou 3 par rapport aux heures de la journée), or ici la courbe est étrangement lisse tout au long de la journée.
Vendredi : 1 176 et 3 427. Le vendredi, c'est le jour du jeu artistique et littéraire, je l'ai placé là pour remplir un peu le vide de la fin de semaine, mais en fait il ne suscite guère de réponses et ce sera surtout le samedi. C'est le bruit qui continue, on est à quelque chose comme 500 ou 600 blogues à parler de bravitude. Pourtant, des blogues avec un meilleur référencement que le mien comme celui de Jean Véronis ou des correcteurs du Monde.fr. en parlent. Quand on tente de dire que bravitude existait déjà dans l'univers de Tomb Raider, on n'est pas entendu parce que le bruit surnage et que l'on veut à tout prix faire valoir ses préjugés.
Samedi : 855 et 2 343. Je constate aussi ce dimanche matin que je suis repassé en deuxième position sur Google Web avec bravitude, mais je suis toujours premier pour les pages France. Il y a à présent plus de 800 blogues qui en parlent, Yahoo! dans sa chronique sur le buzz classe bravitude en deuxième position des requêtes de la semaine.
Je n'ai connu qu'une seule fois une telle hausse de l'audience, c'était en janvier dernier lorsque Garfieldd, le proviseur blogueur et homosexuel, avait été révoqué par l'Éducation nationale et que j'avais un peu pris part à l'affaire en dénonçant les dérapages verbaux de Libération. Mais il y a une grosse différence : je m'étais lié à d'autres blogues, j'avais écrit trois textes qui démontaient un peu les manipulations langagières, je répondais beaucoup sur les blogues des autres, il y avait une communauté unie autour d'une cause. En outre, je crois que la plupart de ces lecteurs sont restés ou bien reviennent de temps à autre. Là, rien de tel.
On a eu affaire à une semaine de campagne anti-Ségolène avec des tas de bruits répandus et aussitôt désamorcés au rythme de deux par journée. D'une certaine manière, il y a eu ici un dégât collatéral parce que des gens sont venus d'abord pour casser du socialo en utilisant un mot clé assez simple, oui exactement comme des petits casseurs de banlieue qui vont casser du bourge et qui les repèrent à leur tenue. Cela coïncide étrangement avec la résistible ascension d'Arturo Zy. D'un autre côté, je suis toujours étonné par la naïveté des gens qui ne font confiance qu'à Google et qui ne dépassent pas la première page de résultats, qui cliquent seulement sur le premier site de la première page. Il y a là un aspect irrationnel qui me dépasse.
12:35 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ps, socialiste, ségolène, politique, blog, internet, web


