dimanche, 26 août 2007
Bourrelé de complexes
Jean-Claude nous écrit.
Mon cher comte, je suis de retour de villégiature, je reviens de l'emplacement de camping-car que j'occupe depuis trente ans à Palavas-les-Flots. L'an dernier, j'avais eu beaucoup de plaisir à enfiler les tongs UMP et à tracer le sigle sur le sable vite recouvert par la mer, mais je dois avouer que cette année j'ai du mal à rentrer dans les préservatifs qu'offre la caravane des Jeunes Pops. Il y a une évolution que je ne comprends pas. Et puis voilà, les affaires nous reprennent. Je voulais publier un article sur les vacances de notre président bien aimé dans le Bulletin des amis de l'UMP du Haut-Cantal. Cela aurait fait un bon pendant avec les miennes. Et puis j'ai découvert que l'hebdomadaire socialo-communiste l'Express mettait en doute la vérité d'une photographie du président, photographie que je comptais reproduire afin de montrer un homme au coeur de l'action. Comment rendre compte de la manipulation honteuse opérée par l'anarcho-trotskyste Christophe Barbier (je ne vois pas comment je pourrais faire confiance à quelqu'un qui porte en permanence une écharpe rouge !) sans lui donner raison en employant ses mots ? Je ne peux décemment pas parler de bourrelets du président, pas plus que de protubérance ou de poignées d'amour (ce dernier terme m'est d'ailleurs insupportable, car Monique me taquine souvent à ce sujet quand je lui parle de manière badine et sans méchanceté de sa cellulite).
Mon cher Jean-Claude, la meilleure défense n'est pas la dénégation qui serait l'acceptation des arguments de l'adversaire. Il faut faire comme si c'était la seule vraie photographie possible et surtout ne pas vous livrer à la moindre allusion à cette polémique sur les retouches faites par PhotoShop. Vous évitez donc toute explication et si jamais quelqu'un évoque les mots bourrelet, poignée d'amour ou protubérance, vous pouvez l'accuser soit de dénigrement envers les Français moyens comme vous, soit de malveillance liée à l'aspect physique d'une personne et peut-être à son origine ethnique, voire de manipulation puisque la photographie a été faite selon Paris-Match afin de corriger ce qui était juste une exagération pour des raisons techniques. La règle, c'est : on n'en parle pas et on fait comme si c'était vrai ; si on en parle, on crie à l'indignation devant les mots employés, parce que poignée d'amour c'est une accusation grave et indigne d'un Etat républicain, elle peut disqualifier l'adversaire visant au dessus de la ceinture. On ne doit pas admettre la mise en cause permanente de nos moyens de propag d'inform de communication par une bande de casseurs qui se réclament des chefs révolutionnaires bolcheviks Giroud et Servan-Schreiber.
17:50 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, ségolène royal, photographie
samedi, 17 mars 2007
La présidentielle vue de Champignac
Cela fait un petit moment que l'on sait que Ségolène avait été champignacienne puisqu'elle a résidé dans ma charmante et riante bourgade entre 1957 et 1960 alors que son père, le colonel Royal, était instructeur à l'école d'artillerie. Elle était alors à l'école maternelle et en début d'école primaire. Mais il a fallu du temps pour que les journalistes de l'Oignon se réveillent alors que ceux du Point nous disaient déjà l'an dernier qu'elle s'était présentée toute seule à six ans devant la porte d'un curé de Champignac pour faire sa première communion. L'esprit de clocher a fini par l'emporter malgré tout sur l'esprit de l'escalier.
14:40 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, ségolène royal, ps


