jeudi, 27 août 2009

Rocard, ambassadeur chez les manchots

L'attaque cardiaque de Michel Rocard a laissé des traces indélébiles. On ne va pas se moquer d'un vieillard qui n'a plus toutes ses facultés, ni tous ses repères (notamment entre sa droite et sa gauche)..

Il rentre cependant tout juste d'une croisière dans le Groenland. Dix jours sur le Diamant, un luxueux paquebot qui lui a offert le voyage contre une série de conférences sur "la gouvernance de l'Arctique" devant des passagers venus du monde entier. Il tient d'ailleurs à montrer de très belles photos de la banquise bleue, raconte avec verve son émerveillement devant les millions de manchots et termine son récit sur les méfaits du réchauffement planétaire par une drôle de métaphore : "Le monde est une friteuse.".

D'habitude, on appelle pingouins à tort les manchots de l'Antarctique et ici c'est l'inverse : il voit des manchots là où ils ne vivent justement pas. Quant aux pingouins, il s'acclimatent fort bien d'un climat modéré et ils peuvent vivre loin de la banquise, par exemple le long des côtes bretonnes. Il s'agissait bien de pingouins, car on imagine mal que notre homme à commissions se soit rendu en croisière au large des Kerguelen ou de Crozet - c'est netttement moins chic. Mais on ne va pas contrarier un homme qui prétend maîtriser si bien son nouveau sujet : les Pôles.