mercredi, 21 octobre 2009
L'affaire Emile Zola
Il faut le lire pour le croire, c'est dans le Figaro (lu sur la suggestion du Canard, parce que le Fig n'accompagne pas mon café matinal). Cela concerne une commune qui est passée à gauche aux dernières élections ! Il ne s'agit même pas des affidés de Le Pénible ou des identitaires du maire de l'Orange amère ou des sectaires de l'Agité du bocage, voire de vulgaires sarkozystes.
La littérature peut provoquer des dommages pour l'équilibre psychique des enfants. Sans doute va-t-il falloir obliger les éditeurs à intégrer cette mention sur la couverture des ouvrages. La crèche Émile-Zola accueille depuis quarante ans les bambins d'un quartier de Carpentras. Mais le conseil municipal, pour cet anniversaire, vient de décider de débaptiser la crèche. Le motif ? Le «misérabilisme» associé au nom de l'écrivain «démoraliserait» les personnels.
Réduire le nom de Zola à ses seuls romans se déroulant en milieu ouvrier (en gros l'Assommoir, Germinal et la Bête humaine qui n'est d'ailleurs plus une peinture sociale) c'est vraiment manifester une connaissance sommaire de son oeuvre. Tous les milieux sociaux sont évoqués dans les Rougeon-Macquart que decouvre notre divin président ; paysans, commerçants grands ou petits, financiers, nobles, prêtres, militaires, artistes, politiciens. Son oeuvre parallèle, avant, pendant et après sa grande série montre quelqu'un qui peut se révéler fort sentimental et fleur-bleue qui pourrait faire passer Daudet comme un modèle de sadisme. Il suffit de se pencher sur les contes par exemple.
Que l'on invoque son explication des comportements par le déterminisme, c'est peut-être pertinent. Mais Zola s'est justement battu contre le déterminisme qu'il avait découvert dans les idées de Claude Bernard. Le Docteur Pascal est précisément la manifestation d'une croyance en avenir meilleur. Que ce soit naïf, que ce soit aventureux, soit. Mais Zola - qui n'était en rien un scientifique - ne connaissait pas l'ADN à son époque, ne savait pas que l'on pourrait décrypter des génômes, tout juste connaissait-il quelques notions de sélection génétique ou d'hybridation propres à son époque. Il est le reflet de cette époque, des connaissances de son temps, et cependant il refuse totalement de déterminer quelqu'un par son origine lorsqu'il prend parti dans l'affaire Dreyfus et se retrouve condamné à la prison pour outrage au chef de l'Etat.
Le Zola qui est honoré partout en France, ce n'est pas l'écrivain. Ou sinon nous aurions plus de rues Virgile ou Homère dans nos villes. On ne voit pas de cénotaphes de Molière ou de Rabelais ou de Montaigne au Panthéon. Il rivalise avec Pasteur, de Gaulle, Jules Ferry et la grande star Léon Gambetta pour les noms de lieux. C'est le républicain défenseur des valeurs de la République, lors de l'affaire Dreyfus, qui a été célébré. Donner un nom de rue ou de crèche, c'est un acte politique. Débaptiser un lieu nommé Emile Zola est un acte politique qui se sert de la littérature comme prétexte. Un acte anti-républicain et anti-littéraire.
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dimanche, 19 juillet 2009
On refait l'histoire (version BHL)
BHL réinvente l'histoire :
L'histoire, disait Marx, a plus d'imagination que les hommes. Donc tous les scénarios sont possibles. Tous. La seule chose sûre c'est que ce Parti [socialiste] qui fut celui de Blum et de Jaurès est en train de perdre ce qui lui restait d'âme - et doit disparaître.
Rappelons quand même que ni Jaurès, ni Blum ne furent adhérents du PS qui ne fut créé qu'en 1969. Jaurès appartenait certes aux socialistes indépendants et au parti socialiste français avant la SFIO (à l'époque où il existait bien des partis socialistes différents en France qui se regroupèrent sous le nom de Section française de l'Internationale ouvrière), mais Léon Blum lui n'a jamais été inscrit au parti socialiste parce qu'il a eu le tort d'être mort trop tôt. Ce que je sais, c'est que les prétendus philosophes ont plus d'imagination que les historiens et qu'ils font mentir l'histoire avec des raccourcis simplistes et racoleurs conçus comme des slogans de pub.
14:52 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, ps
mardi, 16 juin 2009
DSK en futur président
Je dois supposer que la case élection présidentielle avec premier et deuxième tours est totalement superflue pour un homme d'une telle stature morale que DSK :
« Si l'on me demande de quitter Washington pour devenir président, je prends ; si c'est pour être investi par le PS, je viens aussi ; mais si c'est pour disputer une primaire, non merci, j'ai déjà donné... »
Comment un homme que l'on prétend si intelligent et si démocrate peut se révéler aussi stupide et si peu soucieux des institutions ? Il y a là un mystère qui me dépasse, mais comme les fois précédentes il dira qu'on l'a piégé.
23:24 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, dsk, ps
samedi, 13 juin 2009
Parti-pris
Le social-traitre Manuel Valls n'en rate pas une dès qu'il y a une sottise à énoncer. Le voici qui déclare au sujet du nom du PS :
Parti renvoie à la lutte d’une classe contre une autre et socialisme renvoie à un projet hérité du XIXe siècle. Ils nous enferment l’un et l’autre dans des conceptions dépassées.
Robert Solé ironise à ce sujet :
Cherchons. D'abord, qu'est-ce qui pourrait remplacer "parti" ? Les mots "union", "mouvement", "rassemblement" ou "front" sont déjà pris. Mieux vaut éviter "milice" ou "phalange", qui rappellent de mauvais souvenirs. "Secte" est exclu. Il reste "club" ou "chapelle", à condition de ne pas être trop nombreux.
Mais enfin...moi, ce qui me surprend le plus c'est que les deux principaux partis des Etats-Unis continuent encore à se nommer Parti républicain et Parti démocrate depuis plus d'un siècle et demi ! Or que je sache ils ne prônent ni l'un ni l'autre la rupture avec le capitalisme, la lutte des classes, la révolution finale ou l'épanouissement de cent mille fleurs. Mais les Etatsuniens sont en fait des communistes et des socialistes qui s'ignorent selon le raisonnement de Valls.
15:38 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, valls
lundi, 01 juin 2009
Hardiment, élançons-nous vers le prix du maire de Champignac !
chiffon rouge agité par la droite
une partie de la gauche fonce à nouveau sous les banderilles
tomber sous le sabre du torero
certitudes de l'âge des tranchées
regagner les abris
enfiler les vieux uniformes
la tunique de Nessus
la violence de l'état de nature
nous élancer hardiment hors des tranchées et des sentiers battus
Personne au PS n'a donc eu le courage de dire à Manuel Valls qu'il s'exprime comme un pied en accumulant les pires poncifs d'une prose digne d'un discours de comices agricoles ? Les métaphores les plus grotesques et rebattues se retrouvent dans son propos ! Ce n'est pas en accumulant les clichés langagiers que l'on devient un tribun populaire. Bientôt, il pourra égaler Raffarin en charabia et phraséologie inepte (le tout pour masquer une idéologie assez peu ragoûtante malgré les contorsions mentales).
14:23 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : valls, sarkozy, ump, ps, politique, langue française
mercredi, 13 mai 2009
Métaphores lorraines
Nous répondons à une demande de Mariah-Samanthah, la fille de Jean-Claude et Monique, cadres de l'UMP du Cantal-Maritime.
Au secours, comte chéri et adoré ! Mon abominable prof de français marxiste, chevelu et barbu est encore une fois en grève à l'approche des examens et pendant les ponts ! Comme il sait que je suis une sarkozyste de gauche, il m'a tendu un piège avec sa séquence "La prétérition et l'ineffable dans le mitterrandisme". Vous seul pouvez m'aider, parce que je ne comprends strictement rien au texte de Patricia Kaas qu'il nous avait photocopié avant de partir en congé maladie peu avant les vacances. Vous savez que j'ai absolument besoin de ce bac STG que je présente pour la troisième fois afin d'être acceptée en BTS Force de vente !
Jaloou-ou-ouse !
Jalouse de tout !
Je soupçonne toooouuuu-ou-ou-out !
Casse-cou !
Posons la problématique d'abord : Patricia Kaas, cette chanteuse exemplaire des années Mitterrand, est d'abord la voix de la France et surtout d'une région plus admirable que toutes les autres, d'autant qu'il faudra la soutenir pour cette admirable épreuve de l'Eurovision : j'ai nommé la Lorraine. Patricia Kaas est la Lorraine par excellence. On peut donc dire que toute la chanson sera une allégorie de l'histoire de cette région martyre.
Grâce à cette métaphore, nous pouvons établir que les responsables de la jalousie sont François Mitterrand et le père Chérèque qui ont revendu à bas prix les outils de la sidérurgie lorraine (représentée par Patricia Kaas). Cela fait évidemment allusion aux manifestations de l'époque.
Jalou-ou-ouse !
Tu n'imagines pa-a-aaas
Je hurle tout baaaa-a-a-aas
Et je me noooiiie
Relevez d'abord l'antithèse du troisième vers qui définit tout l'art de la chanteuse (mais évitez surtout de dire que Carla ne pourrait jamais hurler trop bas). Développez ensuite sur la métaphore du dernier vers en imaginant un parc d'attraction en Lorraine à la place des usines et des mines.
Je fouille tes poches, je lis tes lettres
J'écoute aux portes, oui je te guette
J'ai mal, je pleurs, je vérifie
Non, je n'crois pas tout c'que tu m'dis
T'avais qu'à pas mentir !
Imaginez donc la Lorraine trahie qui attend toujours les promesses faites à Rombas et Pompey par Mitterrand en 84, comme aujourd'hui votre héros à Gandrange.
Et quand tu mens, je r'ssens là-dedans
Mon cœur, mon cœur qui fout le camp
Je crois que j'vais mouriiiir
Mais je meurs pas, non je suis là
Je veux pas m'arracher de tooii
J'm'en fous, j'aime mieux souffriiiiii-i-i-i-ir
Représentez-vous le dilemme de la personne qui veut croire et ne peut croire. Rappelez-vous de vos notions de la tragédie classique. Nous avons affaire à une héroïne racinienne de pure race.
Jalou-ou-ouse ! (Jalouse )
Jalouse de tout !
Je soupçonne toooouuuu-ou-ou-out !
Casse-cou !
Jalou-ou-ouse ! (Jalouse )
Tu n'imagines pa-a-aaas
Je hurle tout baaaa-a-a-aas
Et je me nooooiiiie
Et je me nooooiiiie
Et je me nooooiiiie
Et je me nooooiiiie
Et je me nooooiiiie
Je me nooooooiiiiiiiiiiie
Je me nooooooiiiiiiiiiiie
Concluez en disant que cet hymne aurait pu triompher à l'Eurovision si le jury avait été moins corrompu, dissolu et incompétent.
Ah zut ! je viens de m'apercevoir que je contreviens à Hadopi.
22:55 Publié dans Lectures méthodiques, analytiques et pataphysiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, ps, sarkozy, mitterrand, politique, langue française, chanson
lundi, 13 avril 2009
Le socialiste caché derrière le rideau d'une colonne dans un couloir
Il faudrait un peu savoir.
C'est derrière une colonne (comme dans le théâtre classique français) ?
Une technique classique d'obstruction qui consiste à planquer une dizaine de députés au bon moment derrière une colonne pour faire planter un texte.
Un rideau (comme dans une tragédie shakespearienne) ?
Ils savent parfaitement que je ne peux pas grand-chose au fait que des députés socialistes se dissimulent derrière un rideau rouge et bondissent au moment du vote.
Ou carrément dans les couloirs (qui sont toujours des endroits peu fréquentés et fort discrets comme chacun sait..)
Mes collègues, joints par téléphone vers 14h45, m'ont raconté que le PS avait fait une manoeuvre d'obstruction en planquant une dizaine de députés dans les couloirs.
Ma proposition de réforme constitutionnelle afin de rendre nos institutions vraiment modernes et en phase avec la société actuelle qui doit approuver tous les projets gouvernementaux sera fort simple : tous les rideaux et toutes les colonnes sont désormais interdits dans l'enceinte de l'Assemblée nationale afin de garantir la neutralité du vote, on veillera également à supprimer tout couloir qui permettrait à des députés de l'opposition de se cacher dans un lieu si dissimulé, il faut désormais que le Palais-Bourbon fonctionne en open-space comme dans les 2S2I et toutes les entreprises Web 2.0. Eventrons le bâtiment afin que plus jamais les infâmes socialistes, communistes, verts (et les trois députés de droite qui ont voté contre le projet Hadopi) ne puissent montrer qu'ils vont faire leur acte d'élus républicains : voter la loi.
22:35 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, ps, parti socialiste, hadopi
lundi, 23 février 2009
L'hôpital qui se moque de la charité
Dominique Bussereau - porte-parole de l'UMP et adversaire de Ségolène Royal sur les mêmes terres charentaises - déclare qu'il y a « un comportement de vautour indécent » à vouloir se rendre sur les lieux d'un drame.
L'Oignon reprend la même métaphore dans son éditorial : "Les vautours que l'on voit perchés sur un fil télégraphique dans de nombreux épisodes de Lucky Luke ont quelque chose de sympathique. Idem pour ceux du Livre de la jungle. Mais les charognards que l'on pouvait croiser hier soir à la Guadeloupe inspiraient plutôt de l'écœurement."
Je savais déjà que l'Oignon reprenait au mot près tous les communiqués du seul parti officiel, légal et autorisé, l'UMP. Mais enfin... employer exactement la même métaphore inepte (ne pas venir aurait été aussi indécent et cela aurait pu donner un éditorial en sens inverss au sujet de l'indifférence de la gauche pour l'outre-mer) montre bien où la direction de l'Oignon (qui appartient à la presse Hersant toujours fort orientée) puise la source de ses opinions qu'elle déverse dans des faits divers sanguinolants ou crapoteux et des éditoriaux pseudo-moraux dans le sens le plus réactionnaire possible. Quand il y a du sang, de la poudre et du foutre à mettre à la une, l'Oignon n'est pas en manque et son discours manque toujours de la dignité la plus élémentaire pour les victimes ou les accusés (dont on donne parfois les adresses complètes en plus de leur identité). Comment peut-on à ce point se faire le porte-parole d'un seul parti désormais unique et qui serait le seul à délivrer la bonne parole au bon peuple ?
11:52 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, ump, journalisme, ps
vendredi, 23 janvier 2009
Du père de famille comme modèle de l'homme politique
L'annonce faite par Roger Karoutchi a un intérêt : révéler un procédé rhétorique fort fréquent en politique au sujet des hommes politiques. J'avais déjà une sorte d'indulgence pour Karoutchi qui est un des très rares sarkozystes cultivés, mais il joue fort serré à présent.
Interrogé fin août sur ce qui distingue sa candidature de celle de Roger Karoutchi, Valérie Pécresse avait mis en avant sa connaissance de sa circonscription des Yvelines avant d’ajouter: «Et je suis aussi une mère de famille avec trois jeunes enfants». Scandalisé par une déclaration à ses yeux manifestement homophobe, Karoutchi avait protesté, sans jamais dire clairement ce qui le scandalisait…
La présentation gay-friendly de cet épisode ne peut étonner de la part de Libé. Mais le propos n'était pas explicitement homophobe, tout en laissant supposer bien des choses pour qui sait lire. Il s'agissait juste d'un outage sauvage et dissimulé, comme auparavant pour Aillagon ou Donnedieu de Vabres.
On a vu précédemment un docteur candidat à sa reconduction à la tête de l'une des plus grandes villes du sud de la France poser sur ses affiches avec sa jeune épouse et déclarer dans ses professions de foi qu'il était heureux d'être père de famille et grand-père. Cela a été interprêté alors comme des attaques visant ses deux principaux rivaux, l'un issu du même parti que lui, l'autre qui lui a succédé.
On a vu dans mon département un ancien député et actuel maire déclarer face à son adversaire de droite qu'il était heureux lui d'avoir connu les joies de la paternité. Il n'en a pas moins perdu cette élection. Que l'autre député soit susceptible d'avoir des penchants, c'est de notoriété publique dans la région, d'autant que ce député a été particulièrement allumé lorsqu'il a fait voter une loi contre les célibataires. Mais enfin ! on connaît quelques homosexuel-le-s qui ont des enfants, que ce soit par insémination, par procréation naturelle.
Ce qui est troublant ici, bien plus que les sous-entendus très téléphonés sur les moeurs présupposées, c'est le lien entre paternité ou maternité et puis hétérosexualité ou normalité. Comme si le fait de ne pas avoir d'enfants interdisait de prendre parti dans la vie de la cité et conférait moins d'autorité ou comme si le simple fait de ne pas avoir d'enfants valait comme brevet d'homosexualité. Et il s'agit d'une fort étrange régression qui nous ramène au vote familial de Vichy ou bien à l'organisation tribale, puisque le ou la célibataire sans enfant possèderait moins de qualités et aurait moins d'aptitude à diriger ou à connaître la vraie vie. Quand je vois le résultat chez des familles fort nombreuses du type Groseille ou Le Quesnoy, j'ai des doutes sur ce mode de classification : la compétence se prouve ailleurs qu'en faisant la liste des courses ou des tâches à faire de la famille.
Quand on y réfléchit, les propos de Pécresse, ou de ce maire d'une grande ville méridionale, ou de ce maire d'une petite ville de mon département, ces propos donc attaquent aussi des personnes hétérosexuelles qui ne seraient pas assez fertiles selon eux et jettent la suspicion de l'homosexualité comme une tare chez tous ceux qui ne correspondraient pas à leur modèle social même s'ils ne sont pas homosexuels ou même si des homosexuels peuvent avoir eu aussi des enfants. C'est une sorte de discours profondément pervers.
21:08 | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, ps, rhétorique, homosexualité, famille
samedi, 10 janvier 2009
De l'homme qui aime les carottes râpées
Laurent Fabius : Je crois avoir été un des premiers, dès après son élection, à qualifier M.Sarkozy d’omniprésident. J’avais raison et j’avais tort.
C'est bizarre, mais il me semble que l'expression a été plutôt lancée par Jean Quatremer à partir de juillet 2007 lorsque notre fameux Conducator a voulu se rendre à une réunion des ministres européens des Finances à laquelle il n'était pas convié. Cela se comprend alors un peu mieux : un président français qui fait une intrusion à l'improviste dans une réunion technique de ministres non français, sauf un. Cela me rappelle les aventures de l'homme à la moto sur les belles routes de France qui s'inventait une histoire... Laurent Fabius ou la manière de s'inventer des mots historiques que l'on n'a jamais écrits.
Le libellé du blogue de notre beau motard et amateur de carottes rapées est : Le blog que je commence aujourd’hui et que je m’efforcerai de tenir chaque semaine comportera une originalité: je l’ai intitulé 50-50. Il comportera en effet au total au moins 50% de positif pour 50% d’éventuels sujets critiques.
C'est en effet d'une originalité confondante. J'ai un robinet formidable qui permet d'alterner l'eau chaude et l'eau froide et vous allez voir comme c'est révolutionnaire quand on mélange les deux !
Je ne sais pas trop, mais j'ai comme l'impression que Lolo se fiche de la tronche du monde depuis un bon tiers de siècle, et il continue comme si l'on n'était pas dupes. 50-50 comme formule d'opposition ? Mais cela ne relève pas de l'arithmétique, il faut voir les textes ou les actes avant de dire qu'ils sont bons à tel degré. C'est absurde de se prononcer avant en voulant être à moitié d'accord, quand finalement il faudra se positionner comme vraiment contre.
21:02 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, parti socialiste, socialisme
dimanche, 21 décembre 2008
Les disclaimers du Monde se mettent en place
Décidément, il va falloir commencer à lire les parenthèses des articles du Monde :
La Halde, dont le président est nommé par le chef de l'Etat, est actuellement présidée par Louis Schweitzer [qui est aussi président du conseil de surveillance du Monde], désigné en mars 2005 pour un mandat de cinq ans.
Ou à se poser des questions sur les liens internes que le journal interactif établit. Ce n'est pas le premier disclaimer du Monde, mais cela finit par ressembler à une ligne éditoriale nouvelle qui n'avait pas été annoncée. Il fut un temps où l'on nous assenait les tribunes d'Alain Minc sans plus de précision et des articles élogieux sur ses exploits magnifiques en bourse, mais les temps changent... Cela se vérifie à de petits détails.
15:37 Publié dans Revues de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, journalisme, média, médias, ps, politique
vendredi, 28 novembre 2008
Vers de nouvelles sources de langue de bois
J'ose espérer que ces propos d'un responsable du PS genevois sur le fonctionnement des partis socialistes européens relèvent d'un humour proprement helvétique au ixième degré :
Le parti socialiste suisse s'inscrit dans une mouvance nordique à cause de ses liens profonds avec le mouvement syndical, comme c'est la tradition en Allemagne ou dans les pays scandinaves. Ce qui implique une autre manière de fonctionner et d'autres sources de langue de bois.
Ou sinon, il est bon pour une nomination au grand prix du maire de Champignac 2009 (attribué seulement à des personnalités de l'autre côté du Jura français...) Et puis après avoir relu cette bouillie verbale, verbiageante et verbeuse, je trouve soudain le discours du PS français d'un niveau un peu honorable...
23:04 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politique, langue française, suisse
samedi, 22 novembre 2008
Pavillon auditif sous bois
Je ne vois vraiment pas très bien comment il serait possible de faire le rapport entre l'actuel sénateur-maire UMP de Pavillons-sous-Bois et puis le maire évoqué dans cette chanson :
Dans la chanson, Bertrand Soulier, auteur-interprète de 3http://www.humanite.fr/2008-11-21_Cultures_La-chanson-qui-derange-la-droite7 ans sélectionné pour le prix Adami-Bruno Coquatrix 2009, évoque son enfance, banale et plutôt heureuse à Pavillons, mais esquisse un futur hypothétique assombri par les communautarismes, lorsqu'il quitte la ville à la fin des années 80: "Je ne retournerai plus là-bas/l'enfance est un monde englouti/Comme l'Atlantide/Comme le Conforama/Tout a brûlé, tout est pourri" et "Je n'verrai pas l'église/Ni la mosquée/Le maire Front Nat'/Et la boucherie hallal".
Les paroles ne cassent pas des briques et je peux dire que c'est de la poésie à deux balles avec des clichetons, c'est même fort mauvais et on devrait l'interdire dans les collèges pour cette seule raison. Même comme chanson, cela ne le fait pas. Mais enfin... le futur maire était imaginé comme étant du Front Haineux, pas le maire actuel qui n'est pas désigné de manière précise. Mais enfin... on suppose qu'il sera maire jusqu'à la fin de ses jours et donc dans cet avenir, cette étiquette d'extrême droite peut ainsi se rapporter à lui et constituer un motif de plainte, surtout s'il a par ailleurs des idées et des propos peu éloignés de ceux du Front Haineux. Et puis il se considère comme celui qui est désigné dans cette (fort mauvaise) chanson (fortement subventionnée par les fabiusiens).
21:24 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française, éducation, enseignement, ps, ump
Diététique du mitterrandisme
Dans le cadre de nos cours de remédiation pour Jean-Steevyn et Mariah-Samanthah qui passent leur bac de français, nous proposons un texte exemplaire de la poésie de l'époque mitterrandienne par une auteure aussi inspirée que Sappho et Louise Labbé : Sabine Paturel !
T'es tout petit, t'es tout mignon
caché dans ton papier luisant
c'est doux, moelleux quand je te touche
mais toi si tu fonds dans ma bouche
t'es toujours tout dur dans ma main
Explique comment ces métaphores peuvent s'appliquer à François Mitterrand et à Nicolas Sarkozy. Quels sont les termes qui peuvent s'appliquer à l'un et à l'autre ?
j'te prends, je roule des billes gourmandes
un jour caresse, je te veux tendre
croquant, craquant le lendemain
Lis le dernier éditorial de Claude Askolovitch ou de Philippe Val, puis dis comment ces vers ont un rapport avec leur propos.
Go out de ton emballage
brillant, glacé sur ton nappage
tes bouts tout prêts à consommer
j'décolle ta marque de société
En quoi est-ce une allusion au bling-bling ou à la gauche caviar ? Penses-tu que tout doit être dans l'emballage ?
p'tit délice doré, confisé
caramel mou, caramel dur
p'tit délice doré, confisé
pourvu qu'ton goût ça dure, ça dure
Recherche sur Wikipedia la seule parole attribuée à Laetitia Buonaparte. Quel est le rapport avec ce refrain ? Comment comprends-tu son sens politique ?
Je te dérobe, je te déballe
avec toi, qu'est-ce que j'me régale
et quand j't'ai dans ma paume à nu
j'te mords très fort, j't'adore tout cru
tu m'enveloppes tout le palais
Quels sont les autres sens du mot palais ? Quels palais envahissent les présidents de la République ?
tu m'fais sucré, goût vanillé
j't'ai dans la peau, j'peux plus m'passer
de c'carré caramélisé
Quel rapport fais-tu avec la chanson de cette autre chanteuse aphone, asthmatique et aphasique ?
Je te suce tout l'acidulé
je passe ma langue doucement
qui glisse la surface mouillée
et je te garde entre mes dents
Aimes-tu les réformes de l'enseignement par Xavier Darcos ou de la retraite par Xavier Bertrand ? Explique pourquoi à partir du texte.
Oui mais à force de te croquer
de te tourner, de te mâcher
de te casser par petits bouts
attention l'amour du dégoût
tu me lasses, tu deviens collant
marre de toi, j'en ai plein les dents
terminé, j'te fiche au panier
bobo au cœur, te v'la jeté
Comment te situes-tu comme citoyen-consommateur-spectateur ? Explique en te référant à la fois aux oeuvres de Guy Debord et à ta collec de Paris-Match.
12:18 Publié dans Lectures méthodiques, analytiques et pataphysiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française, humour, chanson, ps, sarkozy
samedi, 15 novembre 2008
La ville aux mille grimaces
Le congrès du PS à Reims est déjà assez compliqué, les élections locales dans la même ville le sont encore plus...
Titre de l'Oignon : Reims-Tinqueux. Elections : neuf candidats dont deux socialistes. La preuve suit :
« Ce n'est pas possible. Personne à part moi ne peut revendiquer d'être le candidat officiel du parti socialiste » s'étonne Éric Quénard. « Moi-même, j'ai dû prouver que j'étais adhérent et investi par le parti ! Ce Monsieur Weber et sa suppléante Marlène Courtois que je ne connais pas ne peuvent pas être investis par le PS. C'est une candidature pour perturber le jeu électoral. Je trouve que la préfecture est un peu légère de l'inscrire sous cette étiquette. Il ne peut pas se réclamer du PS. »
Jusque-là, on peut trouver la situation banale. Sauf que la suite montre un troisième candidat PS :
Les autres candidats sont Corinne Beriot (Verts), Thierry Maillard (PS), Michel Guillaudeau (PCF) et Jean-Jacques Michelet (LCR).
Lequel est un des notables locaux du Front Haineux de la maison de Le Pénible. Un simple gouglage me l'apprend.
Cette élection était déjà particulièrement complexe, au vu du nombre de désistements ou de refus du côté de l'UMP, ou du fait que le candidat UMP était auparavant l'organisateur du comité de soutien au dissident UMP contre Renaud Dutreil et qu'il se présente maintenant contre ce dissident (député UMP de la précédente législature) pour lequel il avait appelé cependant à voter l'an dernier contre le candidat officiel Dutreil.
Au secours ! Je n'y comprends plus rien...
18:11 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, politique, ps, ump
dimanche, 26 octobre 2008
AB Production comme entreprise de recyclage du socialisme
Poursuivons notre grande opération de révision de textes littéraires fondamentaux pour Jean-Steevyn et Mariah-Samanthah dans le cadre de l'opération Ecole ouverte ! Au programme, une chanson engagée et militante d'Hélène qui illustre à merveille le socialisme en vigueur durant les années 80 !
Hélène
Je m'appelle Hélène
Je suis une fille
Comme les autres
Hélène
Si mes nuits sont pleines
De rêves, de poèmes
Je n'ai rien d'autre
Compare ces paroles avec celles-ci :
Tandis que moi qui ne suis rien
Qu'une petite fille de Français moyens
Quand je travaille oui je me sens bien
Et la fortune viendra de mes mains
Quelles différences constates-tu ?
Je voudrais trouver l'amour
Simplement trouver l'amour
Que penses-tu du rôle poétique de la répétition dans les textes d'Hélène ? En quoi est-il suggestif et particulier de son art comme tu pourras le voir par un autre de ses titres immortels ?
Je m'appelle Sarah,
On dit que je suis bien trop sage,
Mais je n'aime pas
Les autres garçons de mon âge.
Ça va sans doute vous faire sourire,
Je n'ai pas grand chose à leur dire,
Ça me fait drôle de vous écrire,
Ça me fait drôle de vous écrire.
Compare ce couplet avec les paroles de cet autre air impérissable. Penses-tu qu'Hélène a introduit une révolution musicale et poétique ? Pourquoi ?
Chaque soir, je veux chanter
Pourtant je ne suis pas vraiment loin de toi
Tu n'es pas tout à fait abandonnée
Et tu sais bien que je n'aime que toi
Un p'tit peu de joie dans le cœur
Compare le passage suivant avec celui de l'extraordinaire poète Claude François qui suit :
Et même
Si j'ai ma photo
Dans tous les journaux
Chaque semaine
Personne
Ne m'attend le soir
Quand je rentre tard
Mal aimé
Je suis le mal aimé
Les gens me connaissent
Tel que je veux me montrer
Mais ont-ils cherché à savoir
D'où me viennent mes joies ?
Et pourquoi ce désespoir
Caché au fond de moi ?
Penses-tu qu'Hélène aurait pu avoir un destin aussi tragique que Claude François ?
Compare ce couplet avec les paroles de cet autre air impérissable. Penses-tu qu'Hélène a introduit une révolution musicale et poétique ? Pourquoi ?
Et même
Quand à la télé
Vous me regardez
Sourire et chanter
Personne
Ne m'attend le soir
Quand je rentre tard
Serais-tu prêt à consoler Hélène, toi aussi, comme sur un Skyblog en lui disant tous les mots d'amour qu'il faut ? Que penses-tu de son importance culturelle dans l'évolution de la chanson engagée sous l'époque socialiste ? En quoi Hélène annonce-t-elle les temps révolutionnaires que nous connaissons par l'avènement du bling-bling égocentrique et narcissique, de la compassion universelle et du mélange de tout et n'importe quoi ? Comment sous Hélène s'annonçait le régime en vigueur, explique !
19:30 Publié dans Lectures méthodiques, analytiques et pataphysiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, ps, éducation, enseignement
samedi, 18 octobre 2008
La continuité dans le changement apparent
Nous continuons cette série de cours sur le contenu politique des chansons des années octante qui permettent de décrypter (comme on dit dans les médias qui parlent des médias) les intentions et les engagements des artistes majeurs de cette période fort obscure et troublée. Notre thème principal, cette année, est le mitterrandisme : qu'est-il, d'où vient-il, comment s'exprime-t-il ? Pour cela, nous avons convoqué les artistes principaux de cette époque afin de permettre à Mariah-Samanthah et à Jean-Steevyn d'obtenir leur bac STG à la quatrième tentative. Au programme, nous avons inscrit Daniel Balavoine, dit le Saint ou le Pur, depuis son tragique décès lors du rituel Paris-Dakar qui permettait fort heureusement d'abréger les souffrances de pauvres Africains en les écrasant sur la route plutôt que de les laisser mourir de faim ou du fait de la guerre, Daniel Balavoine agissait dans des conditions qui ne devaient strictement rien à l'argent et on ne peut pas le suspecter d'avoir prêté son nom à de mauvaises opérations télévisuelles sous un couvert humanitaire. Nous donnons un texte très inspiré par l'actualité la plus directe et puis avec des prédictions.
Au revoir au revoir
Au revoir au revoir
S'en aller de la ville
Sans autre envie
Qu'un peu de réconfort
Tranquille
Compare ce texte avec celui des adieux de Valéry Giscard d'Estaing en 81. Quelles différences observes-tu ? Lequel te semble le plus mis en scène ? Pourquoi ? Penses-tu que la reconversion de Valéry Giscard d'Estaing s'est faite a) chez Bricorama b) avec la constitution européenne c) chez Castorama d) à Vulcania e) chez Mr. Bricolage f) à l'Académie française g) chez E. Leclerc Bricolage h) au Conseil constitutionnel ? Justifie ton choix.
Emporté par le style
D'une chanson sans effort
Où la vie est cachée par des mots inutiles
En quoi est-ce une allusion aux 35 heures qui figuraient dans les 101 propositions de François Mitterrand et qui n'ont pas été réalisées en entier, contrairement à ce que ressasse Attali ? Penses-tu que tu devrais travailler plus de 35 heures, que tu ne devrais pas avoir de RTT, que tu devrais accepter des heures supplémentaires payées moins bien que les heures ordinaires, qu'il y a des privilégiés qui ont des horaires réduits de leur seul fait, et enfin que penses-tu du slogan du PS de 1981 "Changer la vie" (d'un sinistre rimbaldisme). Crois-tu qu'il soit encore applicable aujourd'hui ? Et si oui dis quels sont tes demandes en matière de salaire, d'horaires, de rapports hiérarchiques et de demandes d'objectifs. Est-ce que tu serais prêt à mourir pour ton entreprise ?
Au revoir au revoir
Au revoir au revoir
Pouvoir laver le ciel
Tout effacer
Ne rien recommencer
Explique comment il s'agit d'une allusion explicite au fait que l'auteur du Coup d'Etat permanent n'a jamais assumé ses déclarations au sujet d'une constitution indigne et ne s'est jamais expliqué à ce sujet, même après son départ.
Ou peut-être
Essayer de trouver
Pour s'éloigner de l'enfer
Un bateau rose et vert qu'on enterre dans la mer
Pourquoi le thème écologiste devient-il un élément fondateur d'une sorte de nouvelle union de la gauche qui ne doit pas survivre à François Mitterrand ?
Au revoir au revoir
Au revoir au revoir
Faire la part des choses
Se dire que l'on ose
Tout remettre en cause
Et partir
Au revoir au revoir
Au revoir au revoir
Retrouve ici une phrase que Bernard Tapie (grand patron de gauche s'il en est) aurait pu prononcer. Recopie-la et dis pourquoi tu lui la attribues.
13:08 Publié dans Lectures méthodiques, analytiques et pataphysiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ps, politique, humour, langue française, éducation, enseignement, profs
lundi, 29 septembre 2008
Mystique et mystification du mitterrandisme
Nous poursuivons notre groupement de textes pour le bac STG de Jean-Steevyn et de Mariah-Samanthah, les enfants de Jean-Claude et Monique, tous fidèles militants UMP du Haut-Cantal-Atlantique. Au programme, l'épopée mitterrandienne sous sa forme la plus poétique. Nous ne pouvions faire l'impasse sur la grande figure de cette époque ancienne sans évoquer la poétesse féministe Dalida qui a tant fait pour la cause des femmes, de la gauche en général et de Bertrand Delanoë en particulier.
J'ai traversé des nuits et des jours sans sommeil
Pour en arriver là
J'ai eu chaud sous la pluie et froid en plein soleil
Pour en arriver là
Explique l'antithèse présente dans ce quatrain et dit pourquoi cela illustre le tournant de la rigueur en 1982 alors que cette chanson date de 1984. Montre que cela illustre de manière concrète les contradictions du mitterrandisme en matière économique (n'oublie pas que tu es en section STG et utilise tes connaissances transdisciplinaires).
J'ai parlé à la peur et fait taire le silence
J'ai maquillé les heures j'ai vendu des dimanches
Pour en arriver là, pour en arriver là
J'ai pleuré tant de fois que je n'ai plus de larmes
Pour en arriver là
Penses-tu que Dalida faisait allusion à l'affaire du Rainbow Warrior, à la double vie avec une double famille, au cancer secret, et aux écoutes de la cellule spéciale de l'Elysée ? A quels endroits ? Justifie en t'appuyant sur des éléments du texte. Crois-tu qu'elle était au courant et qu'elle adressait un message codé aux gens de gauche ?
Je suis tombé cent fois mais sans tomber les armes
Pour en arriver là
J'ai marché sur ma vie plus souvent qu'à mon tour
J'ai mis le mot fini presque à tous mes amours
Pour en arriver là, pour en arriver là
A ton avis, est-ce un autoportrait de Dalida ou un portrait de Mitterrand ? Cherche dans la biographie de chacun ce qui pourrait s'y rapporter.
Pour en arriver là j'ai trop douté de tout
De moi de Dieu de vous
j'ai laissé derrière moi tous mes rêves d'enfance
Aujourd'hui j'ai le cœur presque en état d'urgence
Pour en arriver là
Comment Dalida montre-t-elle l'échec des 101 propositions et du programme commun ? Pourquoi était-ce une chanson d'actualité à cette époque ? En quoi est-ce pathétique ?Cela pourrait-il se rapporter à une situation plus contemporaine et présente ?
je crois bien qu'avec vous si j'avais rendez-vous
sans l'ombre d'un regret
Pour en arriver là
Je recommencerai
Explique que Dalida annonçait de manière prémonitoire la seconde candidature de François Mitterrand à la présidence de la République et le fonctionnement des institutions ensuite. Penses-tu que Nicolas Sarkozy (que son nom soit béni) se représentera et si oui pourquoi ?
J'ai appris à hurler juste en dedans de moi
Pour en arriver là
Pour ne pas vous montrer qu'on me montre du doigt
Pour en arriver là
J'ai fait le tour du monde mais je n'ai rien pu voir
L'absence est si profonde qu'elle salit mes miroirs
Pour en arriver là, pour en arriver là
Travail d'écriture : imagine-toi dans la peau d'un président de la République le jour de la passation de pouvoir, tu racontes la scène en utilisant la même énonciation que Dalida et en développant ses exemples en parlant de ton programme.
18:37 Publié dans Lectures méthodiques, analytiques et pataphysiques | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, chanson, politique, humour, ps, ump
dimanche, 24 août 2008
Pour une vraie société du spectacle !
Il y a parfois des propos justes ou pertinents dans ce que dit Christophe Girard (parce que dans la masse, on ne peut donner tort à tout tellement il enfonce de portes ouvertes pour chaque argument et réinvente l'eau tiède à tous les détours de paragraphes) et puis des phrases totalement incongrues et absurdes comme celle-ci :
Alors que le téléspectateur d'antan occupait une place clairement extérieure à la télévision, le nouveau téléspectateur ne se vit justement plus comme un télé-spectateur mais se rêve en authentique spectateur.
C'est plus mal et plus vilain que d'être spectateur au concert, au ballet, à l'opéra, au théâtre, au cinéma, au music-hall, à la kermesse de l'école ?On veut faire son sous-Debord en disant berk sur le spectacle, mais oui au téléspectacle d'antan ? Comme si l'un était plus légitime et plus ancien que l'autre ? Proposition fort intéressante et à creuser... Bon... quand le cadre supérieur d'une grande société de prêt-à-porter aura des choses un peu plus intelligentes à dire, on saura qu'il aura appris à mettre en rapport deux idées entre elles. La place extérieure du public lors de représentations théâtrales ou cinématographiques, cela a été longtemps de la fichaise dans les pays civilisés. Si on assiste à un spectacle, on assiste à un spectacle, qu'il soit télé ou non. Ou alors je n'ai pas tout compris.
Le reste vaut son pesant de moutarde, c'est aussi stupide et absurde que l'article récent de BHL dans le même journal...
21:02 Publié dans Revues de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christophe girard, politique, ps, presse, média, médias, journalisme
mardi, 27 mai 2008
Pas de socialistes à La Poste !
Une étrange histoire de mots clés rejetés dans les sujets de messages privés.
17:37 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : socialisme, socialiste, ps, politique, web, internet, la poste
mardi, 18 mars 2008
Les sites politiques de Champignac : que reste-t-il ?
Quelques jours après les élections, que reste-t-il des sites de campagne des candidats champignaciens ?
Le site du maire réélu (J'aime Champignac) est encore en ligne et affiche un bref message de remerciement en page d'accueil, mais c'est écrit avec une infame police Comic sans sérif et en bleu. Mais elle conserve la vidéo d'avant le second tour pour appeler aux urnes. Comme il n'y avait aucune interactivité sur ce site, les questions de blogue et de forum ne se posaient pas. De toute manière, ce site a été secondaire dans la campagne par rapport à la belle brochure quadrichromie, brochée et avec papier glacé qui était diffusée. Mais tout ce qui a fait partie du matériel de campagne reste encore en ligne.
Le site des adversaires de gauche (Champignac pour tous) a fait disparaître toutes ses rubriques et n'affiche plus qu'une page d'accueil pour remercier les électeurs. Le pseudo-blogue alimenté par l'administrateur qui recopiait les courriels de militants a totalement disparu, la démocratie participative a ses limites. Mais on nous assure que "Trés prochainement à cette même adresse pour un site refondu et adapté aux enjeux qui nous attendent toutes et tous." Pour l'instant, c'est le silence.
Le site des autres opposants écologistes, de gauche, du centre et aussi de droite (la Nouvelle Force pour Champignac), est quant à lui encore actif, sans message de remerciement en page d'accueil, mais avec un forum qui fonctionne de nouveau et avec de nouveaux sujets. C'est pourtant la liste qui a subi le plus grave échec. Mais le débat continue là. On a un espace qu'il ne faut pas saborder.
Pour le Front Haineux, on est toujours en mode write only, donc jamais de commentaires, et on se contente de comptabiliser les meilleurs bureaux de vote, parce que les autres ne sont pas glorieux... Pas de remerciements aux électeurs, ce n'est pas le genre de la famille : on fait dans le basique en rappelant que ces bureaux sont populaires, alors que les autres le seraient bien moins (mais quand on vit sur place, on se rend compte que c'est faux et déplacé). Et puis bien entendu, c'est reproduit sur les trois blogues de la famille infernale, parce qu'au Front Haineux les mêmes argumentaires sont copiés-collés en changeant juste l'étiquette d'une adresse internet.
Du côté des cantonales, le candidat socialiste (et particulièrement mal désigné à mon avis, même si c'est le responsable de section) dans le canton de Champignac 3 n'a plus mis à jour son blogue depuis le... 14 février. Il faut dire que le pauvre n'avait eu que quatre commentaires depuis le début de sa netcampagne ! En outre, un de ses billets sur deux ou trois ne parlait pas des enjeux locaux, mais de choses tout à fait annexes comme son admiration pour... Marguerite Duras (comme si on allait le considérer comme un intellectuel et un être sensible avec une telle confidence). Je suis particulièrement satisfait de le voir échouer dans un canton de gauche face à un candidat écologiste. En tout cas, il semble avoir totalement oublié son blogue. On passe sur le cas de la suppléante UMP défaite qui avait cru bon d'ouvrir un blogue avec formule gratuite et qui a dû le supprimer car il allait contre la loi électorale (et en plus cela vient d'une doctorante en droit public, c'est dire le niveau de réflexion chez les jeunes pops).
Le candidat socialiste de Champignac 1 (mon canton) me semblait un peu plus réactif, inovateur et présent sur la Toile que les autres, car il est un peu jeune et un peu chien fou, mais je vois que la défaite l'a défait et qu'il publie deux fois sur son blogue le même message de remerciement aux 1 503 électeurs qui lui ont fait confiance, mais je cherche en vain le moindre commentaire dans les billets publiés. En outre, il oublie de publier ce message sur son site lié alors que son site est plus visible par un moteur de recherche que son blogue. Le problème essentiel de son blogue et de son site a été le référencement mal fichu.
Tout cela n'est pas glorieux. Je ne vois pas l'avènement d'un Web 2.0 ou d'une démocratie par la Toile à partir de ces exemples. Cela peut se faire, mais quand on se situe au niveau d'une ville moyenne, on se rend compte que toute cette nouvelle communication a du mal à émerger.
17:36 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, politique, ump, ps
mardi, 11 mars 2008
Champignac pour tous et aucun !
J'avais écrit aux alentours de 17 heures un commentaire dans un ancien billet (Réglement de compte à OK-Champignac) afin de signaler que la liste Champignac pour tous n'avait toujours pas rouvert son blogue malgré sa promesse de le faire lundi à 0 heure 1 seconde (contrairement à la liste La nouvelle force pour Champignac). On indiquait toujours le message de respect de la loi. J'indiquais alors que c'était sans doute lié au fait que les événements clochemerlesques qui affectent cette campagne municipale pouvaient dégénérer si un espace public d'échanges était laissé encore ouvert à n'importe quelles réponses sans aucun contrôle et que l'expérience du Web 2.0 s'accommodait mal avec les considérations politiques locales. Une demi-heure plus tard, le blogue était rouvert ! C'est cela être un blogueur influent. Il y avait soudain un nouveau commentaire qui commençait ainsi :
Nom : C***
Prénom : P***
Votre message : C’est bien naturellement que j’apporte mon soutien à la Liste “Champignac pour tous ” et à ses candidats et candidates.
Le tout était antidaté de plus de deux heures. Et signé Admin, ce qui signifie sans doute un courriel ou un fax recopié afin de remplir un espace qui était devenu vide depuis bien longtemps. J'ai donc effacé mon commentaire, puisque son sujet était devenu faux en si peu de temps. Et puis je me suis dit que cela confirmait mon jugement à propos de la pratique des blogues ou des forums par les partis politiques sur le plan local : catastrophique. Sans aucune culture. Avec parfois des petites manipulations grossières, comme celle-ci. Qui passeront inaperçues pour la plupart des lecteurs. Mais comme il ne faut surtout pas parler des affaires qui fâchent, on va faire encore semblant de maintenir un espace interactif et participatif, sans permettre d'y poser de nouvelles questions et en laissant croire que le blogue se maintient et accueille de nouvelles participations... Du trotskysme bien compris...
23:51 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politique, pcf, élections, blog, web, internet
mercredi, 05 mars 2008
Du côté des municipales
J'ai aussi reçu les professions de foi pour les municipales. J'ai lu également ceci qui n'a pas manqué de m'étonner.
Pour porter ce programme, nous avons établi une liste de centre-gauche : La Nouvelle Force pour Champignac. Elle rassemble des compétences, des expériences et des sensibilités différentes issues du MoDem, de la sociale démocratie socialiste et des Verts...
Cela semble un peu alambiqué... Mais il faut savoir qu'à Champignac, il existe socialiste et socialiste. Les socialistes (canal officiel) n'avaient plus la possession de leur permanence, jusqu'à il y a peu. En outre, leur section est fortement soupçonnée d'être sous obédience trotskyste du fait d'un entrisme massif. Les socialistes (canal clandestin) sont des dissidents exclus par les instances nationales, mais ils avaient pu garder durant une mandature le siège de la permanence, sans toutefois avoir le droit de dire que leur association était socialiste. Néanmoins, ils tiennent à rappeler qu'ils viennent du PS en se baptisant Personnalités civiles socialistes. Et sociale démocratie tout seul, cela ne l'aurait pas fait. Mais enfin... cela a comme un air de redondance et de marquetingue mal bidouillé : social-démocratie cela semble sympa et porteur à la Strauss-Kahn, mais si on ajoute socialiste on pourra montrer qu'on ne vient pas de la droite, mais c'est idiot ! on s'en fiche, personne ne le verra, alors pourquoi l'écrire ?
14:15 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politique, langue française
Du côté des cantonales
J'ai reçu les professions de foi des candidats aux cantonales de Champignac. Rien à dire sur le fond, sauf que...
- La candidate du Front Haineux n'a pas sa bobine ou sa signature ou un discours adapté sur le document. On a affaire à un vulgaire tract national (en quadrichromie certes), mais sans aucun rapport les sujets locaux et sans mention de la candidate. On pourrait faire élire un singe sur une telle base.
- Le document MoDem utilise systématiquement la couleur orange pour les titres de rubrique ou les idées importantes. C'est un peu lassant. En revanche, l'UMP a renoncé au bleu-blanc-rouge par prudence et s'est rabattue sur un ocre fadasse à la place du rouge, couleur qui n'est pas si loin de l'orange du MoDem. Il faut brouiller les pistes.
- Le MoDem, le PS, et l'UMP utilisent des polices faussement manuscrites, afin de personnaliser le document (formule de politesse, signature, slogan), mais on voit qu'une des signatures n'est pas écrite à la main (je laisse deviner le parti).
- Le candidat PS insiste lourdement et à plusieurs reprises sur le fait qu'il vit et travaille dans le canton, qu'il est champignacien depuis sa "plus tendre enfance", histoire de suggérer que ce n'est pas le cas de tous...
- La candidate du MoDem s'engage à tenir un blogue "où chacun d'entre vous pourra m'interpeller et s'exprimer" ! Mais c'est avant l'élection qu'il fallait le tenir, Stéphanie... La politique 2.0, c'est une course de fond.
- J'en viens au candidat du PCF au document le plus austère (noir et blanc, typographie des plus réduites, une seule police, on se croirait revenus dans la RDA des années septante, restrictions budgétaires obligent) et ce slogan écrit en corps 48 : "Donnez-vous des élus(e) utiles". J'ai envie d'adhérer au PCF pour pouvoir corriger les textes des candidats !
12:44 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française, ps, modem, ump, pcf
mardi, 26 février 2008
Le tabou de l'anglais
De l'excellent blogue de Jean Quatremer :
Valérie Pécresse, la ministre chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche (photo:JQ), veut rendre obligatoire l’enseignement de l’anglais pour tous en France : « je veux rompre le tabou de l’anglais », a-t-elle expliqué, tout à l’heure, à Bruxelles.
Est-ce que madame Pécresse a songé que 97 % des écoliers français étudient ou auront étudié l'anglais ? Les quelques élèves qui auront échappé à l'anglais en première langue vivante l'auront presque fatalement en seconde langue ! La part de l'allemand comme première langue s'est réduite comme peau de chagrin et ne survit plus que par des classes bi-langues la plupart du temps. Les 3 % de collégiens et de lycéens qui ne sauraient pas dix mots d'anglais pour ne l'avoir jamais étudié constituent-ils un enjeu aussi important ? Je me souviens d'une élève (assez brillante) qui avait totalement refusé de faire de l'anglais alors que le chef d'établissement la harcelait et qui avait opté pour un parcours assez original allemand-italien-latin-grec, elle n'est pas forcément défavorisée aujourd'hui par rapport à ceux qui ont fait de l'anglais parce qu'il faut faire de l'anglais obligatoirement. Est-ce qu'il n'est pas aussi nécessaire que d'autres langues vivantes et vernaculaires restent enseignées ? La plupart des élèves en situation d'échec scolaire grave n'auront eu en tout et pour tout que l'enseignement de l'anglais comme autre langue, alors qu'ils maîtrisent souvent à grand-peine le français - quand ils arrivent à peu près à formuler leurs idées de manière un peu cohérente et avec des mots dotés d'un sens, ce qui n'est pas donné à tous. La plupart des professions n'exigent aucune autre compétence de langue que la maîtrise de la langue du pays et on aura toujours besoin de manutentionnaires ou de balayeurs qui n'auront pas besoin de prendre leurs ordres en anglais. Prétendre "rompre le tabou", alors que l'on ne fait que conforter ce qui est depuis longtemps la pensée unique des décideurs économiques, c'est un peu se moquer du monde : il n'y a pas de tabou de l'anglais en France, quasiment tous les parents veulent que leur enfant fasse de l'anglais, il n'est même plus nécessaire d'inscrire l'anglais comme matière obligatoire dans les programmes, presque tous les parents se sont asservis volontairement. Rompre le tabou de l'arabe, cela aurait peut-être une autre portée et un sens plus fort, plus généreux. Mais le tabou de l'anglais ? Comme s'il n'y avait pas déjà des universités françaises qui donnent des cours en anglais, qui publient les travaux de recherche en anglais seulement ou qui exigent un stage obligatoirement dans un pays anglophone ! C'est une drôle d'inversion des situations. Où est le tabou quand cette langue est déjà hégémonique et qu'elle chasse les autres ? Ce qui est tabou, c'est de dire qu'il existe une idéologie et une propagande pour imposer l'anglais comme autre langue des pays non anglophones, voire comme la nouvelle langue du pays. La colonisation commence ainsi.
17:42 Publié dans Francophonie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, jeunes populaires, langue française, ps, royal
lundi, 25 février 2008
Lasérisé et scannérisé
Nadine Morano ne fait pas du tout partie des intellectuels de l'UMP, loin de là. Il ne faut pas lui demander d'inventer l'eau tiède. Mais ses propos deviennent de plus en plus sybillins (ce qui nous change de sa grossièreté habituelle) :
Nicolas Sarkozy "est victime d'un lynchage personnel", a estimé Nadine Morano, selon qui le chef de l'État a dit être "lasérisé et scannérisé".
Quand on lynche quelqu'un, c'est forcément personnel, chère Nadine. On n'amène en général le goudron, les plumes et la corde que pour des personnes bien précises et pas pour d'autres. Mais qu'est-ce que notre immense président a voulu dire par lasérisé et scannérisé ? Est-ce pire que tazerisé ou kärcherisé (néologismes apparus sous l'ère de notre glorieux président) ?
18:00 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, jeunes populaires, langue française, ps, royal
dimanche, 24 février 2008
Et alors ?
Je me demande pourquoi l'on ne reprend pas le alors présidentiel.
Comme ici.
Ou là.
Ou encore là.
Et puis là.
Et encore là (je ne me lasserai jamais de prendre mes potes en faute même légère).
Casse-toi, alors, pauvre con, cela peut se concevoir dans un échange verbal. Le alors joue alors un rôle interjectif et il marque une rupture dans le ton. On a aussi un lien causal, sous-entendu : c'est parce que tu t'es mal comporté que tu dois te casser.
Alors que la phrase casse-toi, pauvre con établit une équivalence entre le fait de se casser et le fait d'être un pauvre con. Plus de causalité. On est dans l'action brute, sans aucune origine. L'arbitraire absolu, alors que le sarkozysme a des sources.
Moi, qui ne suis pas du tout sarkozyste (loin de là), je me demande pourquoi on préfère la version sans interjection et je pense que c'est parce qu'elle permet une plus forte identification des allocutaires à ce discours : ce pauvre con est alors moi indépendamment de la situation d'énonciation et il n'est plus pris dans un échange verbal musclé. Cette forme de détextualisation est un trait du sarkozysme, je me demande s'il est pertinent d'employer les mêmes méthodes que celui-ci.
Ce alors en dit plus que tout le reste.
19:15 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, jeunes populaires, langue française, ps, royal
jeudi, 14 février 2008
Toccade
Il y a de gros problèmes sémantiques à l'UMP. Panafieu traite Delanoë de tocard.
"C'est une insulte, tocard ?", a tenté ensuite de se justifier la candidate UMP dans une vidéo sur LCI.fr. "Honnêtement, tocard est plutôt sympa", dit-elle, filmée en toute décontraction à la table d'un café.
Cela rappelle les explications emberlificotées de Devedjian qui s'imaginait que le salope qualifiant à Anne-Marie Comparini n'était pas injurieux, mais admiratif. Tocard n'est pas grossier, mais néanmoins les synonymes sont tous péjoratifs et les sens sont tous négatifs. Les mots ont un sens ! comme le croyait notre merveilleux président qui ne s'était pas interrogé sur le sens du mot monarchie.
15:48 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, jeunes populaires, langue française, ps, royal
mercredi, 13 février 2008
La nouvelle farce
A Champignac, nous avons une quatrième liste en compétition pour les municipales. Elle se présente comme arc-en-ciel (orange-rose très pâle-vert). Ce qui est amusant dans son programme sur le site en ligne, c'est qu'un article sur deux commence par "Nous pensons que..." et que certains ne sont pas finis. Exemple :
Néanmoins, la politique culturelle constitue un élément important du rayonnement culturel de notre ville et dans ce domaine, nous affirmons la volonté de la mettre en œuvre en direction de tous les (...)
Où cliquer pour lire la suite ? On ne le dit pas... On restera sur ces points de suspension comme dans d'autres pages. Résumé des épisodes précédents : chacun des sites électoraux de Champignac est mauvais, mais chacun à sa manière.
Je vous laisse aussi juges du style : le rayonnement culturel dépend de la politique culturelle... Mais bon sang ! c'est bien sûr !
21:59 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ps, vert, modem, blog, internet, web, châlons
mardi, 12 février 2008
Fais-moi mal, Nico !
Le métier de mon mari est un coup de poing.
Il y a surtout des baffes qui se perdent pour de tels propos... Comment peut-on être aussi bête pour dire une telle chose à la presse en sachant que ce sera reproduit tel quel et que cela intervient au plus mauvais moment pour l'actuelle majorité ?
La famille Addams ou Simpson est au pouvoir ! Décomplexée...
Ah ! cela change de Tante Yvonne, mais je vais bientôt trouver des qualités à cette défunte dame tellement la sottise du nouveau régime devient éclatante.
Titre adapté de cette chanson, chantée par une chanteuse qui avait elle du ventre et des poumons, et qui était écrite par quelqu'un de plus inspiré que le sinistre sieur Guaino.
22:04 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, jeunes populaires, langue française, ps, royal


