lundi, 24 mai 2010
Le fils des âges communistes
Pour une fois, je ne pars d'une couverture mais d'une annonce. Je la trouve particulièrement comique quand on se replace dans le contexte du personnage de Rahan : il a inventé le feu, la roue, la sidérurgie, l'extraction du sucre ou du sel, les boîtes de conserve avant Nicolas Appert, la vaccination, le lait pasteurisé avant Pasteur, la chaptalisation du vin et il aurait même devancé Dom Pérignon pour la champagnisation, Gutenberg pour l'imprimerie ou Steve Jobs pour la souris, et j'en passe. Rahan est le grand héros des temps modernes !
Bon. Dans la série, il se nomme d'abord le Fils des âges farouches, ce qui en jette un max. Rahan, c'est celui qui n'appartient à aucune tribu : il est orphelin très tôt et il erre de clan en clan. Craô n'a eu que le temps de lui transmettre les rudiments de la vie et puis son collier de griffes (qui contiennet toutes un enseignement, c'est très important de se le rappeler) comme ne jamais tuer "ceux qui marchent debout". Bref, Rahan est du côté du Bien et nous n'en doutions pas. Rappelons ce que signifient les griffes de ce collier : courage, loyauté, générosité, ténacité, sagesse. En peu de mots, c'est la Déclaration universelle des droits de l'homme ou le serment scout.
Le collier du fils de Craô a été l'objet d'un des fameux gadgets de Pif. D'où vient ce collier ? Eh bien de la série des Timour publiée dans Spirou. Comme Rahan, elle commence à l'époque préhistorique par une sorte d'imitation de la Guerre du feu. Mais la série des Timour se poursuit au long des siècles, chaque descendant du premier Timour possédant à la fois la crinière rouge du grand ancêtre et la pierre qu'il a léguée comme talisman. Tous les Timour agissent ensuite pour le bien commun de l'humanité et se trouvent toujours là où se passent des événements décisifs de l'histoire, ils luttent contre Atilla ou sont prisonniers à Carthage ou bien se retrouvent à Hastings du côté des Normands ou encore en compagnie du Cid. Et d'un album à l'autre, ils ne changent presque pas.
Rahan est un mélange d'autres héros antérieurs. L'influence de Timour sur cette série a été sous-estimée, parce qu'il y en avait une autre plus évidente : celle de Tarzan ! Chéret n'a jamais caché qu'il avait imité le dessin de l'un des plus grands illustrateurs de Tarzan : Burne Hogarth. On retrouve le même graphisme hyper-musculeux, le même sens des disproportions, les mêmes perspectives en plongée et contre-plongée (ce qui permet de traduire les rapports de force sans cesse présents). On revoit aussi le même schéma dans les aventures : Rahan arrive totalement innocent dans un pays qu'il ne connaît pas, il voit que celui-ci est peuplé de "ceux qui marchent debout" (les hommes) mais qu'ils sont soumis par une sorte d'abominable sorcier ou de cheffaillon qui entretient des superstitions afin d'exploiter son peuple, mais Rahan va révéler les impostures et libérer tout ce beau monde afin de lui apprendre la démocratie et le sens du partage. C'est très beau. Comment ne pas être d'accord avec cette morale simple ?
Il possède aussi en commun quelques éléments de langage avec Tarzan : il pousse son cri Rahan ! un peu comme Johnny Weissmuller, mais avec des caractères imprimés en lettres très expressives. Il se désigne lui-même à la troisième personne sans jamais dire "je". C'est une très étrange série où dans le discours il n'y a les marques du discours que pour celui qui est l'oppresseur : ce sera le sorcier malveillant ou le chef esclavagiste qui dira "je" et "tu". Rahan, lui, s'efface tout en se faisant remarquer. Il est d'abord au service des autres. C'est le bon communiste du temps des cavernes. Même si c'est un gros bricolage en reprenant les thèmes d'une série catholique belge et d'une série étatsunienne pétrie de protestantisme puritain (Tarzan est un autre sujet bien plus compliqué).
Cela dit, il y a des éléments ambigus dans la série. Ce héros blond, fils d'un père roux, ne rencontre des méchants ou des incultes que petits, noirs de cheveux, voire crépus ou frisés, parfois affublés de profils un peu simiesques ou alors aux allures de pygmées. Rahan ne débarque jamais que chez des êtres inférieurs, superstitieux, avilis, et il vient en grand libérateur de l'humanité toute entière. D'emblée, il trouve la solution à un problème : il invente la cuisson moléculaire, le four autonettoyant, la crème à bronzer, le sèche-linge ou le fer à vapeur ! Et les populations ébahies le remercient de les avoir enfin introduites dans l'époque des Lumières. Sauf que... Ce manichéisme est un peu lourd à la longue. Il y a un paradoxe : on affiche des références clairement communistes (Rahan n'appartient à aucun peuple précis, il est internationaliste) et puis on retombe dans un discours avec des références paternalistes et colonialistes (Rahan apporte le progrès que vous ignoriez). Le tout servi par un héros blond parmi une infinité de tribus totalement abruties et aux cheveux noirs ou noires de peau. C'est hum... un peu gênant. Ajoutons le fait que Rahan est le rescapé d'une forme de génocide (toute sa tribu est morte dans l'éruption d'un volcan) et on a une somme de faits très contradictoires. Rahan est à la fois l'agent juif du Komintern à l'époque des cavernes et en même temps le pur Aryen qui vient civiliser le monde.
Rahan, grand héros communiste des temps préhistoriques, a été le principal moteur des éditions Vaillant pendant les années 70. C'est le personnage de Pif-Gadget qui a suscité alors le plus d'albums ou de hors-séries ou de revues particulières. On a voulu adjoindre à Chéret un dessinateur concurrent, il a voulu former une équipe pour travailler en studio. Cela s'est terminé en procès pour la reconnaissance des droits d'auteur (oui ! le PCF n'a pas été très reconnaissant envers ses auteurs). Je n'ai jamais vraiment adhéré à cette série, mais je l'estime importante pour ce qu'elle peut dire sur une époque et des discours.
11:53 Publié dans Soulever la couverture | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pcf, bande dessinée, langue française
dimanche, 23 mai 2010
La planète du rire interdit
Parlons d'une bande dessinée fort méconnue : les Tristus et les Rigolus. Ils font partie de la vie de Pif-Gadget puisqu'ils apparaissent dès le numéro 13 en mai 1969 et que c'est l'époque des plus grosses ventes de cet hebdomadaire. Ils ne dureront que quatre ans. C'est, je pense, une bande dessinée exemplaire à beaucoup d'égards. Il faut souligner d'abord le talent de Cézard qui était un dessinateur inventif et au trait assuré. Je pense que sa série d'Arthur le fantôme aurait eu plus de succès s'il n'avait pas publié dans la presse communiste qui n'avait pas une vraie politique éditoriale d'albums (ou alors tardivement et fort mal).
Nous parlons d'un monde divisé en deux camps, d'un côté les Tristus en vert, de l'autre les Rigolus en rouge. Les Tristus veulent sans cesse envahir le pays des Rigolus qui eux sont très malins et observateurs, sans jamais se démonter le moins du monde. C'est très très caricatural. Cela doit bien vous rappeler quelque chose ? Yalta, le mur de Berlin, le rideau de fer, la guerre froide, les missiles de Cuba, la guerre de Corée ou du Vietnam, et tant d'autres joyeusetés. Les Rigolus qui gagnent toujours au pays du monde toujours heureux sont en rouge. Ce n'est qu'un symbole anodin me direz-vous. Bon... mais ils gagnent toujours en rigolant face aux hordes du capitalisme cynique qui veut déferler dans leur joyeux pays où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes si l'on rigole. Nous avons là une lecture communiste très orientée : les forces du Mal (l'Otan représenté par les Tristus) veut envahir les démocraties populaires ou du pacte de Varsovie (qui sont les Rigolus).
Les Rigolus — en rouge — cherchaient à faire se marrer les Tristus pour qu’ils se transforment en Rigolus, et les Tristus — en vert — à faire pleurer les Rigolus pour qu’ils deviennent des Tristus. Lorsqu'il y avait métamorphose, on le comprenait au changement de couleur des personnages, le Tristus contaminé par l’hilarité virant au rouge, et le Rigolus frappé de morosité passant au vert. La plaisanterie tourne court, comme le dirait Kundera.
Mais ce n'est qu'une première lecture. Il y en a une autre : les noms en -us montrent une référence évidente à l'Antiquité et d'abord au grand succès de l'époque : Astérix ! Or que montre Astérix ? La résistance d'un village gaulois (jamais nommé) face à un envahisseur puissant. Et le tout se termine par une scène de banquet. On a pu dire qu'Astérix était une série gaulliste en exaltant le mythe de la résistance et en évoquant les clichés nationaux pour les railler. Je ne veux pas développer sur Astérix ici, parce que c'est un sujet très compliqué, tout comme Tintin. Mais enfin... nous avons là une réplique d'Astérix dans une autre manière. On retrouve cependant le même dessin rondouillard que celui d'Uderzo (un héritage en fait de Walt Disney chez les deux). On a le même manichéisme, même si le monde de cette planète par Cézard est moins riche que celui de Goscinny. C'est juste Astérix au pays des Soviets. Il s'agissait de se servir d'une recette à la mode pour faire des ventes, mais le dessin et l'humour de Cézard sauvent ce qui aurait pu être un désastre s'il avait suivi seulement la ligne.
La série n'a duré que quatre ans. On le comprend, parce qu'il n'y avait aucune possibilité de renouvellement dans les sujets. Il faut dire aussi que la politique d'ouverture du PCF de l'époque, juste après 1968, avait totalement échoué et que bon... les plaisanteries sur les lendemains meilleurs qui sourient tout le temps, cela avait un temps. Georges Marchais avait pris la tête du Parti ! Fini de rigoler. Cela n'empêchera pas les éditions du PCF de republier les Tristus et les Rigolus à la fin des années septante, puis octante dans des Pif-Parade, ou de faire cet unique album en 1986 chez Messidor. C'est, je pense, une série assez étrange et aux références brouillées parce que l'on a oublié les codes de l'époque.
Un épisode complet de la série est disponible ici.
Je pense aussi parler bientôt de Rahan, héros communiste préhistorique.
16:38 Publié dans Soulever la couverture | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bande dessinée, langue française, pcf, politique
lundi, 03 mai 2010
Barbarella attaque le parti communiste !
Comment parler de Jean-Claude Forest ? Je ne sais. Je crois que c'est un des plus grands auteurs de bandes dessinées qui soient, l'un des plus inventifs tant pour le dessin que pour le langage. Il a été surmédiatisé quand il participait à des émissions comme Dim Dam Dom, Marie Mathématique ou Traits pour traits dans laquelle Gotlib le caricaturera. Il a eu trop de chance et pas assez.
Forest est au départ un dessinateur populaire qui fabrique du Charlot à la chaîne ou des bédés pour filles. Et puis il fait des choses un peu iconoclastes comme le Copyright qui est une sorte de reprise du Giff-Wiff, un animal mythique de la BD qui a donné un nom de revue historqique.
Il crée Barbarella en 62. C'est alors une héroïne totalement bardotesque : des seins proéminents, des fesses charnues, des lèvres pulpeuses, une longue chevelure blonde en cascade et un langage un peu cru ou réaliste. Elle sera incarnée, ironie du sort par Jane Fonda à l'écran. Mais Barbarella, c'est Bardot avant tout, comme Blueberry est Belmondo.
Il n'y avait pratiquement pas de filles dans les magasines de garçons quand Forest a créé son héroïne. Un peu dans Spirou, mais va-t-on s'amouracher de Seccotine ou de Mademoiselle Jeanne ? Je me le demande... Il fabrique donc sa bombe sexuelle qui le dépasse.
Forest tente plusieurs fois de revenir à des publications un peu régulières, avec des formes de séries. Cela échoue toujours, que ce soit à France-Soir, Pilote ou ailleurs. L'une de ces tentatives a eu lieu dans Pif-Gadget en 71 : il publie deux épisodes de vingt pages (c'était le format obligé de l'époque ou sinon c'était les histoires complètes de 8 ou 12 pages) et il ne peut terminer l'histoire dans l'hebdomadaire communiste. Le dernier épisode est refusé. Ce n'est pas vraiment pour les enfants, croit-on.
Que s'est-il passé ? En fait, Forest parle de choses inadmissibles : la mort des personnages de BD ou leur possible renaissance. Dans ce troisième album, il décrit une Barbarella vieille, flétrie, agonisante, tout comme le capitaine Némo qui accepte de mourir dans son Nautilus, mais elle parvient à sortir de sa prison à la fin et elle retrouve sa jeunesse totalement intacte : c'est ce message que les éditions du Parti communiste n'ont pas voulu enregistrer. L'abandon de la série dans l'organe de la BD stalinienne et georgesmarchaisque avait été motivé par "imagination excessive". On croit rêver... Il y aura deux autres éditions après de ce volume, mais je reprends la première qui est seulement de Forest (la troisième n'est pas garantie d'origine).
Pourquoi ai-je retenu ce livre plutôt qu'un autre du même auteur ? Parce que j'aime Stevenson, Jules Verne auxquels Forest rend hommage, et puis que cela me semble correspondre à une définition de l'imaginaire sans les impératifs d'une idéologie moribonde.
22:43 Publié dans Soulever la couverture | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bande dessinée, langue française, politique, pcf
lundi, 07 avril 2008
Le compagnon de route
Tiens, une nouvelle définition du compagnon de route dans le journal de référence parisien du soir :
Compagnon de route de Walter Veltroni depuis leurs débuts au Parti communiste italien (PCI) dans les années 1970, Massimo D'Alema est souvent présenté comme le rival de l'ancien maire de Rome, aujourd'hui candidat au poste de président du Conseil.
Normalement, un compagnon de route, c'est quelqu'un qui n'appartient pas à un des différents PC tout en s'alignant plus ou moins sur les positions de ces PC, par exemple Sartre ou Merleau-Ponty. Mais si j'en crois la biographie de Massimo d'Alema, il a bel et bien fait partie du PCI et il n'était donc pas compagnons de route, mais membres du PCI donc interdits d'être de simples compagnons de route, autre nom donné aux sympathisants communistes qui n'avaient pas leur carte du parti et qui ne se rendaient pas aux réunions de section. Tout se perd ma bonne dame, et il faudrait un bon nouveau Mai-68 pour remettre les pendules à l'heure !
Cela dit, le compagnon de route est un personnage aussi mythique que le cinquième Beatles ou le quatrième mousquetaire ou le troisième homme. On les trouve à la pelle et on n'en a aucun de sûr.
17:58 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, politique, pcf
mardi, 11 mars 2008
Champignac pour tous et aucun !
J'avais écrit aux alentours de 17 heures un commentaire dans un ancien billet (Réglement de compte à OK-Champignac) afin de signaler que la liste Champignac pour tous n'avait toujours pas rouvert son blogue malgré sa promesse de le faire lundi à 0 heure 1 seconde (contrairement à la liste La nouvelle force pour Champignac). On indiquait toujours le message de respect de la loi. J'indiquais alors que c'était sans doute lié au fait que les événements clochemerlesques qui affectent cette campagne municipale pouvaient dégénérer si un espace public d'échanges était laissé encore ouvert à n'importe quelles réponses sans aucun contrôle et que l'expérience du Web 2.0 s'accommodait mal avec les considérations politiques locales. Une demi-heure plus tard, le blogue était rouvert ! C'est cela être un blogueur influent. Il y avait soudain un nouveau commentaire qui commençait ainsi :
Nom : C***
Prénom : P***
Votre message : C’est bien naturellement que j’apporte mon soutien à la Liste “Champignac pour tous ” et à ses candidats et candidates.
Le tout était antidaté de plus de deux heures. Et signé Admin, ce qui signifie sans doute un courriel ou un fax recopié afin de remplir un espace qui était devenu vide depuis bien longtemps. J'ai donc effacé mon commentaire, puisque son sujet était devenu faux en si peu de temps. Et puis je me suis dit que cela confirmait mon jugement à propos de la pratique des blogues ou des forums par les partis politiques sur le plan local : catastrophique. Sans aucune culture. Avec parfois des petites manipulations grossières, comme celle-ci. Qui passeront inaperçues pour la plupart des lecteurs. Mais comme il ne faut surtout pas parler des affaires qui fâchent, on va faire encore semblant de maintenir un espace interactif et participatif, sans permettre d'y poser de nouvelles questions et en laissant croire que le blogue se maintient et accueille de nouvelles participations... Du trotskysme bien compris...
23:51 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, politique, pcf, élections, blog, web, internet
mercredi, 05 mars 2008
Du côté des cantonales
J'ai reçu les professions de foi des candidats aux cantonales de Champignac. Rien à dire sur le fond, sauf que...
- La candidate du Front Haineux n'a pas sa bobine ou sa signature ou un discours adapté sur le document. On a affaire à un vulgaire tract national (en quadrichromie certes), mais sans aucun rapport les sujets locaux et sans mention de la candidate. On pourrait faire élire un singe sur une telle base.
- Le document MoDem utilise systématiquement la couleur orange pour les titres de rubrique ou les idées importantes. C'est un peu lassant. En revanche, l'UMP a renoncé au bleu-blanc-rouge par prudence et s'est rabattue sur un ocre fadasse à la place du rouge, couleur qui n'est pas si loin de l'orange du MoDem. Il faut brouiller les pistes.
- Le MoDem, le PS, et l'UMP utilisent des polices faussement manuscrites, afin de personnaliser le document (formule de politesse, signature, slogan), mais on voit qu'une des signatures n'est pas écrite à la main (je laisse deviner le parti).
- Le candidat PS insiste lourdement et à plusieurs reprises sur le fait qu'il vit et travaille dans le canton, qu'il est champignacien depuis sa "plus tendre enfance", histoire de suggérer que ce n'est pas le cas de tous...
- La candidate du MoDem s'engage à tenir un blogue "où chacun d'entre vous pourra m'interpeller et s'exprimer" ! Mais c'est avant l'élection qu'il fallait le tenir, Stéphanie... La politique 2.0, c'est une course de fond.
- J'en viens au candidat du PCF au document le plus austère (noir et blanc, typographie des plus réduites, une seule police, on se croirait revenus dans la RDA des années septante, restrictions budgétaires obligent) et ce slogan écrit en corps 48 : "Donnez-vous des élus(e) utiles". J'ai envie d'adhérer au PCF pour pouvoir corriger les textes des candidats !
12:44 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française, ps, modem, ump, pcf
lundi, 10 décembre 2007
Le PCF sans le communisme
C'est un peu comme le café décaféiné, les ersatz de sucre, le pain sans levain, la bière sans alcool, les cigarettes sans nicotine, les steaks au soja...
Nous avons demandé à des communicants et à un linguiste quel nom ils conseilleraient au PC si ce dernier devait changer d’appellation.
Je suggérerais un nom avec plein de oo, de k, de y, de w pour faire 2.0 et des terminaisons pseudo-grecques en ys, en es, en o. Un nom comme celui d'une série de voitures, d'un train à grande vitesse ou d'un site internet marchand, quoi ! Khykoolol, par exemple.
[Billet modifié à la suite de la remarque pertinente de lamkyre.]
13:30 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : politique, humour, pcf
vendredi, 22 juin 2007
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Journaliste jusqu'au bout, Cabanes ne peut envisager qu'une seule tombe :
"Faire L'Huma après le 1,9 % du parti à la présidentielle, faut la santé !, s'alarme Claude Cabanes, éditorialiste et ancien directeur de la rédaction. Même si les résultats de dimanche donnent un peu d'air, L'Huma est au bord de la nécrologie."
14:55 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presse, média, médias, langue française, pcf, journalisme
lundi, 28 mai 2007
Communiste
Il y a toujours quelque chose de passionnant dans les aventures de Minime Gremetz :
Dans la Somme, les affiches de six candidats communistes n'arboreront pas le sigle du PCF, mais tout simplement l'étiquette sobre de « communiste ». « C'est un beau mot, pourquoi j'en aurais honte », estime le tempétueux député PC.
Pourtant... je me souviens que le Parti radical-républicain et radical-socialiste (autrement dit le Perti radical dit de la rue de de Savoie) avait intenté un procès au MRG (devenu depuis le PRG) parce qu'il employait seulement le nom Radical ! dans sa raison sociale et son logo, le MRG avait perdu car c'est bien le parti radical de droite qui est le successeur légal de l'ancien parti radical. Un adjectif peut-il tenir lieu de nom de mouvement ? Les risques de procès sont faibles ici, mais enfin cela fait drôle de voir quelqu'un préempter un adjectif de manière absolue.
12:35 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française, pcf
mercredi, 18 avril 2007
Sigle-slogan
Il y avait autrefois un journaliste qui animait une émission politique et qui était extrêmement vaniteux : il avait baptisé son émission en utilisant ses initiales par souci de publicité, HDV, d'où l'Heure de vérité.
Il y a aujourd'hui un candidat (ou une candidate) qui a aussi pris comme slogan une expression avec les initiales de son nom. Qui est-il ou qui est-elle ? Je précise que ce n'est pas le seul slogan.
21:49 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française, pcf


