dimanche, 23 mars 2008

Thélès

Glups, je n'y crois pas, mais c'est Irène qui le révèle, l'attaque judiciaire pour étiquettes (les tags pour les anglomanes). On avait déjà les attaques judiciaires pour flux RSS de la part d'Olivier Dahan et d'Olivier Martinez, mais là on atteint les sommets du délire : imaginez que j'écrive un texte sur notre immense président ou sur son parti et que je place des mots-clés les désignant, je pourrais être poursuivi en justice parce que j'ai dit quel était le contenu de mon billet et non parce que j'aurais dit du mal de ce magnifique président et de son extraordinaire parti. On est en train d'aller vers une déformation totale du droit puisque les propos publics d'un homme public dans les actes de représentation publics sont considérés comme étant de la vie privée ou que la mention d'une marque dans un descriptif sans aucun rapport concurrentiel est une forme de concurrence illégale. On marche sur la tête au sujet d'Internet et les actions en justice les plus loufoques s'accumulent. Et puis tiens, je vais me mettre en infraction, moi aussi.

mardi, 27 novembre 2007

De la saturation des étiquettes

On sait que les étiquettes (tags) des blogues sont dévoyées ; par exemple, un militant du parti A va publier son billet aussi avec l'étiquette du parti B ou C afin d'être lu ou d'embêter le voisin. Je viens de découvrir une nouvelle manière de les détourner : des militants du FN présents dans Hautetfort, sans doute lassés d'être noyés parmi des foules de billets socialistes, communistes ou alter, ont décidé de se lier entre eux seulement non plus en utilisant seulement des mots génériques comme FN ou Le Pen ou immigration ou France ou insécurité ou émeutes ou politique, mais d'abord le nom de leurs communes afin de se rendre plus visibles. D'autre part, ils mutualisent leurs étiquettes, une fédération FN a utilisé les mots clés propres à d'autres lieux au lieu de le faire seulement pour sa région, son département, sa commune. Elle utilise les toponymes qui ont été déjà placés en étiquettes par d'autres frontistes. Cela fait, par exemple, que des villes somme toute modestes comme Châteauroux, Issoudun, La Châtre, Déols, Clavière, Le Blanc se retrouvent en ce moment parmi les vingt étiquettes les plus actives de H&F et qu'elles dépassent même certains mots clés bien établis auparavant. Il y a un effet de grossissement momentané sur H&F où l'on pourrait croire qu'il existe plus d'habitants du Poinçonnet que d'amateurs de littérature ou de partisans du PS. Cela n'a pas vraiment de conséquences à long terme semblerait-il, mais en fait ces étiquettes pourrissent tous ces mots clés dans une recherche par Technorati ou Yahoo! puisque cela n'amène pas seulement des résultats concernant la commune mais d'abord tous les résultats des blogues FN qui utilisent le procédé. Autant dire que le déchet est énorme... En outre, cela modifie la perception extérieure de H&F puisque ces personnes semblent être les plus actives pour qui arrive par la page des étiquettes. Cela ne peut marcher bien sûr que si le système est alimenté en permanence avec beaucoup de copiés-collés de la presse frontiste et de communiqués de presse. Mais il suffit d'imaginer ce que cela pourrait donner avec bien d'autres blogueurs qui agiraient de la même manière. Le système des étiquettes de H&F n'aurait plus aucun sens et les étiquettes intéressantes et non politiques seraient inaccessibles à partir de la page d'accueil.   

mardi, 02 janvier 2007

Billet déontologique

Ma boulangère m'a offert un croissant au chocolat et je le trouve délicieux. Mais un affreux problème déontologique me surprend : dois-je vous en faire part et vous faire la publicité de ma boulangère qui tient l'adresse d'Au bon four d'autrefois qui n'existe plus comme ça ? Elle m'a dit, vous qui êtes dans le ouaibedeuxpointszéro, faites donc de la publiciité pour moi afin que je puisse encore avoir de quoi gagner ma croûte ! Comme ma boulangère a des arguments très convaicnants et des seins très préominents, je n'ai fait ni une ni deux, je me suis fendu d'un billet pour dire que les croissants au chocolat de madame Laboulangère sont les plus exquis du monde, ce qui lui vaudra une milliaritude de commandes en direct. Et puis comme j'attends un peu plus de la boulangère, je vais lui ouvrir un blogue à elle qu'elle aura, mais il ne faudra surtout pas qu'elle y vende ses croissants au chocolat à n'importe qui, non mais !

samedi, 02 décembre 2006

Monstruosités

Si on cherche dans Google la tératiophilie* (avec un ou deux r) ou amour des monstres, le moteur propose la terrariophilie (mot monstrueux car mi-latin, mi-grec), mais il affiche néanmoins des sites en rapport avec la terrariophilie au sujet des iguanes, lézards, reptiles, mygales, comme s'il y avait dans les sites en question (nettement moins nombreux qu'avec terrariophlie) le mot grec téras, tératos « monstre » qui était compris dans la description ou dans les mots clés... Les amis des NAC ont prévu que leurs bestioles étaient vues comme des monstres.

* Cela ne marche pas avec la tératophilie qui a une construction grecque plus normale.

mercredi, 27 septembre 2006

Toujours Google et la Belgique

Décidément, Google a un sérieux problème avec la Belgique. Je découvre dans le Soir que le mouvement Force nationale a acheté des mots clés (AdWords) chez Google.be. Ce groupuscule est une dissidence du Front national belge. Il n'y a rien de choquant à vendre des mots clés, ce parti n'est pas non plus illégal. Mais quand on regarde les mots clés en question, il s'agit outre le mot “élections” et “élections communales” du nom des autres partis francophones (FN, PS, MR, CdH, mais pas Ecolo, le RWF ou le FDF). Certains mots sont aussi repris : humaniste, mouvement réformateur. Cela ne vous rappelle rien ? Les mots clés de l'UMP lorsque ce parti achetait les noms de ses adversaires et des mots sujets à polémiques. Mais Force nationale n'a quand même pas acheté en plus le nom des autres hommes politiques belges, sans doute par manque de moyens. Le Soir soulève un autre problème : celui des annonces Google qui introduisent des publicités non désirées sur des blogues ou des sites. Les blogueurs qui se fient à AdSense devraient y réfléchir à deux fois avant de vouloir générer des profits en confiant le soin de la publicité à Google, sans pouvoir maîtriser ce contenu.

mardi, 27 juin 2006

Tags

Je lis sur plusieurs blogues H&F que certains blogueurs regrettent les communautés et ne comprennent strictement rien au fonctionnement des tags ou étiquettes. Les communautés présentaient énormément de défauts. Il fallait déjà les créer, puis s'y abonner pour pouvoir y écrire. C'est un mode fort rigide. Cela donnait des petits groupes fermés, repliés sur eux-mêmes et fonctionnant en boucle. En outre, les intitulés de la plupart de ces communautés étaient tout ce qu'on veut sauf clairs et intelligibles : ils ressemblaient plus à un titre qu'à un mot clé ou un centre d'intérêt. Enfin, ces communautés n'étaient pas vraiment bien indexées par les moteurs de recherche.

Lorsque quelqu'un créait une communauté, il pouvait la détruire à tout instant. Les abonnés se retrouvaient devant une page inexistante. Ce n'est plus possible : il n'y a plus de propriétaire unique d'une étiquette. Le système est totalement ouvert et libre. La création d'une étiquette prend juste le temps d'écrire le mot. En outre, on peut choisir des étiquettes qui correspondent bien à des mots clés pertinents et adaptés à chaque billet. Cette souplesse fait peur à certains. Les anciennes communautés ont été reprises dans les archives des étiquettes, mais on peut voir encore ces groupuscules aux noms obscurs qui continuent à vivre. En tout cas, l'archivage a gagné en clarté puisque désormais les étiquettes sont accessibles par mois différents.

Cependant, il y a un problème : les étiquettes fonctionnent assez bien sur Yahoo! qui est le moteur par défaut de H&F, mais elles ne sont pas encore reconnues chez Technorati qui est pourtant lié maintenant à Yahoo! Sont reconnues alors comme étiquettes les catégories. Mais c'est sans doute une question de temps. Je n'ai pas encore fait le tour des moteurs spécialisés ou des agrégateurs pour voir les reprises. Je sais seulement que mes limericks ont gagné d'un coup en visibilité chez Yahoo! alors qu'ils étaient très mal référencés.

Pour les intitulés des étiquettes, il y a un nombre limité de thèmes. Le premier est la politique, premier mot clé et un quart des étiquettes, peut-être un tiers si on prend les termes associés. Mais ce qui concerne la littérature occupe une large place aussi, troisième mot clé et environ un dixième des étiquettes. Je suis frappé par deux faits. A) Les mots clés génériques dominent. Les catégories politique, littérature ou enseignement sont extrêmement vastes et cela donne un fourre-tout où il ne sera pas facile de se repérer. Il y a aussi des mots clés assez confus comme écriture, ce qui ne veut rien dire. Parfois on a la reprise d'une catégorie prédéfinie comme blog dont on ne sait pas ce qui se range dedans. B) Il y a une faible minorité de termes très spécifiques qui sont associés soit à des personnes, des blogueurs, soit à une ancienne communauté. Le fait va durer à mon avis puisque ce système d'étiquettes est mal compris de la part des personnes qui sont en dehors du Web DeuxPointZéro et elles sont nombreuses. Il existe aussi des doublons par exemple photographie, photographies, photo, photos, etc. C'est inévitable à partir du moment où on multiplie les graphies pour être bien référencé. Je me suis demandé d'ailleurs si je ne devais pas livrer une version anglaise de mes étiquettes.

Personnellement, j'ai apprécié de voir dans l'interface H&F des termes associés, de pouvoir naviguer par analogie ou bien de voir les blogues les plus actifs avec une étiquette, de savoir s'il y a des photos. J'ai été aussi agréablement surpris de voir une de mes étiquettes rares figurer parmi les cent premières, celle sur le surréalisme, mais c'est parce qu'elle en a croisé d'autres identiques et dans la même période de temps (la période d'activité compte). En revanche, les autres étiquettes associées à ce billet n'ont pas été mises en avant car elles étaient sans doute uniques. Les rapprochements de blogues sont décloisonnés par ce système et c'est une excellente chose tellement les communautés sentaient le moisi. Mais cela suppose de la prudence, on ne va pas écrire un texte assassin sur le FN ou le MPF en lui posant les étiquettes utilisées par les gens de cette tendance, ou alors on risque de gros désagréments et on doit être prêt à manier le manche de pioche et la batte de base-ball. Cela demande donc de la réflexion et de l'adaptation au moment de la publication du billet et non plus des approches mécaniques comme avec les communautés.