samedi, 13 décembre 2008
Casse-tête pour Gaston
J'avais promis de tenir un nouveau jeu à la fois langagier et illustré par semaine, je tiens ma promesse dans des limites acceptables, puisque la semaine n'est pas finie (cela aurait été un peu de mauvaise foi pour tous demain dimanche).
Il faut trouver ici, non seulement la variété de français que parle Gaston Lagaffe, mais en outre la ville dont il semblerait originaire.
Vu le manque d'indices dans le texte - fort succinct -, il ne vous reste plus qu'à vous mettre en marque dans vos Google respectifs. Et cette fois-ci, c'est vraiment gouglable...
Question éliminatoire : l'onomatopée est-elle traduite elle aussi ? Pourquoi ?
16:42 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, bande dessinée, humour, jeu, langue française, francophonie
dimanche, 28 septembre 2008
A érudit, érudit et demi !
Je vous invite à chercher l'erreur de rédaction dans ce Quiz littéraire de Bakchich. Vingt-quatre heures après, la rédaction ne l'a pas trouvée - malgré un signalement ! Aidons-la.
21:58 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : jeu, langue française, littérature
mercredi, 24 septembre 2008
Rébus
Fabriquer un rébus peut être simple et amusant. Le site Rébus-O-Matic présente toutefois deux graves inconvénients. D'abord il ne prend pas en compte les signes diacritiques, car il puise les sons dans des noms de fichiers d'images. Ensuite, il va chercher ses images sur d'autres sites pour générer l'énigme, or cela veut dire que la bande passante de ces sites risque de grimper dans le cas de mots très courants ou de signes ne correspondant qu'à un seul phonème. Ce n'est pas Rébus-O-Matic qui la paye. Il n'empêche que la reconnaissance du français - non seulement par la forme, mais aussi par le sens des mots - est assez remarquable : il existe tant d'homonymes ou d'homographes partagés par plusieurs langues.







16:45 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : langue française, humour, web, internet, jeu
dimanche, 24 août 2008
Une graine
Ce matin, une dame d'apparence un peu simplette demandait chez un buraliste qu'on lui donne une graine. De quoi s'agissait-il et pourquoi y avait-il malentendu ? (Le quiproquo a duré quand même deux bonnes minutes.)
13:04 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : jeu, langue française, anglais, humour
lundi, 19 mai 2008
Une question de charme
Le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat.
Das Pfarrhaus hat nichts von seinem Charme verloren, und der Garten von seinem Glanz.
The parish has nothing of its charm, and the garden of his lustre.
21:08 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : langues, jeu, humour
lundi, 26 mars 2007
Rondeau en forme de rébus
fleur flé
Ung grant de sa gueulle a
Vent trouvé
perflu dont c'est pris
dain flé
Car tout son venin bour
cheu mais
Est luy dont n'est a pris
A
éement il pr, avoit, is
De veraine
l'honneur d'une sa
ayant
L, Bonne, L toutes pris
trop
ta, Mais nt pour ses faits tils
saine
de, Fut, ux d'aller pescher.
Jean Marot
20:16 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, poésies, poèmes, poème, écriture, jeu
vendredi, 30 juin 2006
Les horizons de la grande cité
Pour le grand jeu artistico-littéraire, j'ai choisi un écrivain célèbre pour ses critiques d'art. Mais comme je suis quelqu'un de fort malin, je n'ai pas pris un de ses textes sur les deux peintres dont il a le plus parlé, son ami d'enfance et son portraitiste. J'ai choisi un texte publié dans un journal, non repris en recueil de son vivant, et en plus sur un peintre fort oublié. Mais dans cet extrait, on voit une sorte de description autoréférente car cette matière se retrouvera dans d'autres textes.

J'aime d'amour les horizons de la grande cité. Selon moi, il y a là toute une mine féconde, tout un art moderne à créer. Les boulevards grouillent au soleil ; les squares étalent leurs verdures et leur petit monde d'enfants ; les quais allongent leurs berges pittoresques, la bande moirée de la Seine, dont l'eau verdâtre est tachée du noir de suie des chalands ; les carrefours dressent leurs hautes maisons, avec les notes joyeuses des tentes, la vie changeante des fenêtres. Et, selon qu'un rayon de soleil égaie Paris, ou qu'un ciel sombre le fasse rêver, la ville a des émotions diverses, devient un poème de joie ou de mélancolie.
Ah ! Qu'ils ont tort ceux qui vont chercher l'art à des centaines de lieues ! L'art est là, tout autour de nous, un art vivant, inconnu. Je sais certaines échappées, dans Paris, qui me touchent plus profondément que les Alpes et les flots bleus de Naples. Les pierres des maisons me parlent ; il passe dans le brouillard des rues une voie amie ; à chaque trottoir, un nouveau tableau se déroule. Paris a tous les sourires et toutes les larmes.
Cet amour profond du Paris moderne, je l'ai retrouvé dans X. Je n'ose dire avec quelle joie. Il a compris que Paris reste pittoresque jusque dans ses décombres, et il a peint l'église Saint-Médard, avec le coin du nouveau boulevard qu'on ouvrait alors. C'est une perle, une page d'histoire anecdotique. Tout un quartier, le quartier Mouffetard est là, avec ses petites boutiques si curieuses de couleur, son pavé gras, ses murs blafards, son peuple de femmes et de passants. Au milieu de la place, un prêtre retient son chapeau qu'un coup de vent menace d'enlever ; la soutane vole, le noir de sa jupe, dans cet horizon gris, met une note si vraie et si singulière qu'un sourire monte aux lèvres.
Cette œuvre me va au cœur. Le grand ciel nuageux a l'odeur des pluies de Paris. J'y respire la vie de nos peurs, je me rappelle des après-midi attristés, de longues courses que j'ai faites à travers la ville, toute mon existence de Parisien. L'artiste a évoqué l'âge présent avec une émotion fidèle, et je suis reconnaissant de ce qu'il me fait revivre.
17:05 Publié dans Les arts et les gens | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jeu, énigme, littérature, peinture, art, arts plastiques, critique
mercredi, 28 juin 2006
Le verbe s'immobilise aux marquises
Un récent article sur un autre blogue m'a fait constater que les marquises sont souvent citées lorsque l'on veut critiquer un acte de parole. Pourquoi les marquises et non les duchesses, les comtesses, les baronnes ? Je ne sais. En tout cas, voici cinq petites énigmes présentant des apostrophes à des marquises ou avec une marquise en scène. Le jeu est facile puisque cela renvoie à des citations célèbres (dont il faudra donner des références).
a) Ce qui se dit au sujet d'un discours du président Chirac.
b) Exemple même de la banalité.
c) Un discours simple que l'on cherche à compliquer.
d) Un discours assez vicieux où l'on fait passer ses défauts présents pour les défauts à venir de l'autre.
e) Périphrase pour parler d'une femme au tempérament fougueux et cavalier.
14:31 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : jeu, énigme, lexique, locutions, langue française, chanson, littérature
lundi, 26 juin 2006
Picasso-labyrinthe (3)
L'ivresse de l'âge

Et maintenant, c'était le fantôme de Dédale qui m'accompagnait dans ces lieux que je reconnaissais de plus en plus. Nous y avions joué souvent : Boisgeloup, Dinard, la Californie, Vauvenargues, Vallauris, Notre-Dame-de-Vie, et dans certains d'entre eux m'apparaissaient toiles les sculptures. Et des messagers arrivaient parfois qui avaient le visage de Thésée, ou qui n'en avaient pas du tout, ou encore qui portaient des masques de toutes tailles et de toutes provenances, ou qui avaient des objets à la place du visage, des roues, des selles, des épaves, et qui apportaient des cartes postales venant de tous les musées interdits, qui s'accumulaient dans les entrepôts, dans les caves, y moisissaient, mûrissaient, proliféraient, et le fantôme de mon frère enfant venait écrire en grosses lettres : les Femmes d'Alger, les Demoiselles au bord de l'eau, l'Enlèvement des Sabines, le Déjeuner sur l'herbe ou les Ménines. Ou encore la rencontre entre Ariane et Dionysos.
Michel Butor
20:05 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : peinture, art, jeu, littérature, surréalisme, histoire de l'art, poésie
vendredi, 23 juin 2006
Un profanateur
Pour le jeu de fin de semaine, j'ai choisi un peintre ancien et un écrivain moderne. Ce dernier avait découvert le peintre dans un texte contemporain dont je ne donne pas la référence car ce serait trop facile sinon. Je masque aussi le nom de villes ou de tableaux puisqu'ils sont trop vite associés au peintre. L'écrivain en question n'aimait pas les papes.

J'avais décidé de me rendre dans une petite ville du nord de l'Italie, à W. Je savais qu'un peintre encore presque méconnu, à cette époque, X, avait peint une étrange légende. (...)
Mais à W, je fis une étrange découverte. Je m'étais éveillé de bonne heure et je sortis de la chambre de mon auberge pour me promener au début du matin ensoleillé. Je m'assis sur un petit mur et je regardai les collines qui entourent la ville de W. Je fus émerveillé. Je crus que je pouvais être heureux. Tout ce dont j'avais souffert depuis mon adolescence, toutes les questions que j'avais voulu me poser, tous mes scrupules, mes remords, mes regrets s'étaient en quelque sorte évaporés. J'étais libre et disponible. L'espace d'un matin. L'oubli de ma vie.
Pas pour longtemps. Quand je repris connaissance je m'aperçus que deux hommes me guettaient. C'étaient des policiers partis à ma recherche. Ils se demandaient ce qu'un forestiero était venu faire à W, ville qui n'était pas favorable au gouvernement fasciste.
Je quittai W pour Florence afin de mieux connaître l'œuvre de X. C'est dans cette ville que l'on pouvait encore admirer les rares œuvres du peintre dont on sous-estimait le génie et que l'on considérait encore comme un « original » et même comme un dément, fou de mathématiques, à qui cependant on attribuait la découverte de la perspective.
(...)
Je descendais presque tous les jours à Florence pour contempler les fresques de X dans l'église Y, malheureusement en fort mauvais état et que les guides et les historiens ne signalaient que de mauvais gré. J'allais à la découverte. Aux Offices pour admirer un des trois panneaux encore préservés de la bataille de Z, et aussi les œuvres mineures du peintre qui me fascinait.
Malgré cette recherche d'un peintre dont presque aucun critique n'avait daigné signaler l'importance et l'influence et dont je ne pouvais oublier le souvenir (je me proposais de rendre plus tard justice à ce grand méconnu), je me sentais mal à mon aise. Le passé, surtout à Florence (où les musées, l'architecture et les snobs sont inévitables), m'étouffait. Je me révoltai.
16:40 Publié dans Les arts et les gens | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : peinture, art, jeu, littérature, surréalisme, histoire de l'art, poésie
samedi, 17 juin 2006
Questions de détails
Voici un jeu littéraire qui m'a été inspiré par une note récente de KA (une solution s'y trouve). Chaque phrase décrit une situation clé d'un roman (il y a cependant aussi deux contes dans la liste). Tous les livres sont populaires ou classiques, mais j'ai glissé aussi des textes qui demandent un gouglage car il y a des références très pointues. Chacune des phrases met en scène une partie du corps humain en grossissant ses effets, en la personnalisant ou bien en en faisant un détail révélateur. Le but est alors de trouver : a) la partie du corps b) le titre du texte et son auteur. Pour que ce ne soit pas trop difficile, les différentes parties du corps qui sont répétées se suivent, par exemple 1, 2 et 3 sont identiques.
1) Il contient un secret diplomatique.
2) Ils contiennent l'image de l'assassin.
3) Ils sont sauvés par la mère.
4) Elle aurait pu inspirer Hergé ou Van Gogh, mais elle semble plus une parodie de Poe et de Gautier.
5) Elle est extraordinairement élargie.
6) Elles sont cousues pour empêcher les esprits d'entrer.
7) Il se promène en ville et cela fait désordre pour l'administration.
8) Il force le héros à boire.
9) Son absence transforme le personnage en séducteur.
10) Elles changent le héros en assassin.
11) Elles permettent d'agir sous une autre identité (deux solutions, toutes deux contemporaines et dans le même genre).
12) Elle sert à prendre les petits enfants, mais elle n'existe pas.
13) On les voit au plafond.
14) L'assassin l'entend résonner dans sa tête.
15) Elle trahit la présence du personnage quand il est sur le pont.
10:25 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : jeu, énigme


