dimanche, 14 février 2010
Munéraire
Une école munérique, ce doit être une école dans laquelle on doit se battre pour étudier :
Charleville, nouvelle école munérique rurale dans le Sud-Ouest marnais Quand les clics remplacent les craies
13:12 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, presse, médias, informatique, web
mercredi, 12 août 2009
Proctologie, mon amour
Relevé sur LSP cette forme de numérisation :
C’est par celte collaboration de tous les anus
et adnùrateurs de Villon et de Rabelais que s’éla-
borera, d’une part, l’établissement du texte de ces
auteurs, de 1 autre, le commentaire indispensable
qui devi’a les interpréter
qui provient du site suivant. Oui, les OCR sont des amis des belles lettres ! Mais dans le cas précis de Villon et de Rabelais, il n'était pas inutile de mentionner que leurs amis étaient des anus et l'erreur devient intéressante, littérairement parlant parce que cela ouvre sur certains aspects inaperçus de leurs oeuvres. Nous avons affaire au hasard objectif, comme disait Breton.
00:04 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, langue française, web, informatique
mardi, 08 juillet 2008
Actualités régionales
J'apprends qu'il n'existe qu'un seul dictionnaire américain, le Merriam-Webster. "Subprime entre dans le dictionnaire américain". Heureusement, on n'a pas écrit "dans le dictionnaire" de manière absolue, comme c'est trop souvent le cas. Ce qui est amusant, c'est de voir l'angle choisi par les médias pour traiter le marronnier des mises à jour de dictionnaires : chez TF1, on donne dans l'actualité des journaux télévisés via les subprimes, et puis on enrobe le tout avec quelques mots exotiques comme soju ou prosecco afin de donner une touche de légéreté et de mettre un peu l'eau à la bouche. Mais le choix de ZDNet est totalement différent : malware, webinar, fanboy ou netroots. Le public n'est pas le même, il n'a pas les mêmes attentes, le même arrière-fond culturel et les mêmes compétences de lecture. L'un ne comprendra pas de quoi parle l'autre lorsqu'il évoque un malware alors que subprime lui parlera puisqu'on lui en a déjà parlé dans ses médias à lui. Et cela deviendra donc un mot admis, puisqu'il est dans le fameux dictionnaire (peu importe alors qu'il soit américain), il est inutile de proposer une traduction en français la vérité vient des Etats-Unis et d'eux seuls. Il est un fait étrange, c'est que l'actualité des dictionnaires anglo-saxons soit aussi bien relayée en francophonie, on aimerait que l'attention soit aussi vive pour les dictionnaires italiens, espagnols, allemands, néerlandais (pour ne parler que des plus proches voisins). Pourquoi parle-t-on aussi peu souvent dans les dépêches d'agences francophones des nouvelles entrées dans les dictionnaires portugais ou polonais ou grecs ou turcs ? Je me le demande...
20:18 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dictionnaire, langues, langue anglaise, langue française, informatique, médias, média
samedi, 24 février 2007
Questions de migrations
On connaissait déjà le robot R2-D2 dans Starwars et puis sur son modèle, J2M bien vite devenu J6M (Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde), R2DV comme abréviation pour l'actuel ministre de la Culture, mais voici que débarque P2V, alias l'agité du bocage ! J'ai découvert ça à cause d'une étiquette (tag) de H&F et j'ai constaté que l'abréviation est bien employée sur la Toile, qu'un nom de domaine a été acheté en P2V (pas de lien, je veux pas renforcer la position du neuneu dans Google), mais aussi qu'il y a beaucoup de brouillage parce que cela correspond au nom générique de logiciels ou de serveurs qui sont destinés à gérer la migration des machines physiques vers des machines virtuelles (2 = to en anglais). Alors si on tape P2V + migration, on ne sait pas si on va tomber chez le fou du puy ou chez des nerds et des geeks, mais le sujet et puis les motivations ne sont pas les mêmes.
20:30 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, informatique, politique, P2V, MPF, blog
vendredi, 23 février 2007
Métaphores informatiques
Je connaissais déjà les métaphores d'origine informatique comme manquer de mémoire vive, utiliser son disque dur, avoir besoin d'être reformaté, buguer, faire du copier-coller, servir d'interface, imprimer un renseignement, mais en voici une nouvelle :
Avant Villepinte, DSK avait remis à la candidate de son parti la clé USB de ses propositions fiscales.
En fait, il s'agit juste de la liste qui peut se présenter sur du papier, mais le mot clé est utilisé aussi dans son sens figuré : ce qui donne accès, ce qui explique. On a donc une forme de redondance si le mot clé n'est pas pris comme un support d'enregistrement. Cela montre aussi que la clé USB est devenue un objet courant et familier, du moins pour ceux qui ont le code d'accès.
07:55 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue française, informatique, internet, blog, web
lundi, 14 août 2006
Le nouvel anglais
Dans Courrier international, cet extrait d'une revue de presse :
Le web a changé l'anglais plus radicalement que toute autre invention, y compris le papier, et il l'a fait beaucoup plus rapidement", explique le quotidien britannique The Times, qui se penche sur la révolution linguistique en cours. "Selon Paul Payack, qui dirige l'Observatoire de la langue (The Global Language Monitor), une association californienne, la langue anglaise compte actuellement 988 974 mots et en accueille chaque mois 1 000 de plus. A cette vitesse, l'anglais adoptera son millionième mot à la fin du mois de novembre. A titre de comparaison, pour chaque nouveau mot dans la langue française, 20 apparaissent en anglais.
Rappelons toutefois que la manière de définir et de compter les mots n'est pas la même en français et en anglais, que les décomptes anglais comprennent un très grand nombre de vocables morts depuis des siècles, rares jusqu'à l'hapax compris, régionaux et même extrêmement dialectaux ou spécialisés ou farfelus.
12:25 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : langue anglaise, lexique, langue française, informatique
mardi, 08 août 2006
L'ICANN déconne
C'est le président de l'ICANN qui s'exprime et on peut avoir des craintes sérieuses sur son attention aux autres écritures ou autres cultures !
Ainsi en Chine, l’alphabet utilisé est du chinois simplifié mais à Taiwan, c’est un chinois plus traditionnel. En Corée ils utilisent deux alphabets, le premier développé par un roi il y a un demi siècle et le second est chinois.
Tant de sottises en si peu de phrases. Sur les hangûl, sur les hanja, et on pourra aller voir ensuite les systèmes chinois.
20:11 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : linguistique, informatique, traduction, chine, corée, transcription, écriture
Mille milliards de mots
La nouvelle est importante, mais elle n'est guère diffusée en français pour l'instant : Google s'apprête à rendre publique sa base de données lexicales. Elle comprend plus de mille milliards de mots — mais il n'est pas précisé dans quelles langues et dans quels systèmes d'écriture. On ne sait pas non plus si cela comprend les variantes orthographiques (formes anciennes ou dialectales ou argotiques, erreurs de frappe), ni si les noms propres sont inclus dans cette base (Google ne connaît paa les différences de casse), ni s'il n'y a pas des mots artificiels ou obtenus par encodage. En tout cas, on apprend que seulement un milliard de mots sont employés plus de 200 fois. Cette base sera éditée en 6 DVD de texte uniquement. Les applications sont multiples : traitement automatisé des langues naturelles, traduction ou reconnaissance vocale ou optique, constitution d'un corpus pour des enquêtes scientifiques, commerce (eh oui ! il est important d'acheter des noms de domaines ou des mots clés qui auraient pu échapper, ou bien de cerner les présupposés de ses clients). Un autre aspect important, c'est la politique de Google : le moteur a été fortement critiqué ces derniers temps (soumission à la dictature chinoise et censure, non respsct des droits littéraires et des législations internationales avec GooglePrint, non respect des droits de propriété des agences de presse ou des journaux, très forts soupçons de tricheries dans les chiffres de ses bases de données), Google tente donc de se racheter une virginité et de retrouver un peu de sens à son slogan Don't be evil.
11:12 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : linguistique, informatique, google, traduction, TALN, dictionnaire, lexique
lundi, 26 juin 2006
Indexations pourries
C'est un article de Libération qui signale la condamnation d'un médecin pour référencement abusif :
Un informaticien lui explique qu'il est victime d'un procédé vieux comme Internet, le spamindexing, très utilisé par les sites porno notamment. La technique consiste à inscrire des mots-clés dans un bloc de texte caché : ils sont enregistrés en caractères minuscules, de même couleur que le fond d'écran. Invisibles pour le visiteur, ils amènent l'internaute vers le site en question à chaque fois qu'ils sont tapés sur un moteur de recherche. De vraies balises de guidages.
Jean Véronis a fort bien expliqué la manœuvre dans ses études pornométriques. J'en suis moi-même victime, avec d'autres blogues ou sites qui m'ont lié. Si on cherche le Petit Champignacien, on obtient entre 48 000 et 62 000 pages qui correspondent pour une faible part à la mention du titre dans des pages d'archives, des liens, des agrégateurs, des annuaires.
10:18 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : informatique, spam, pourriel, référencement
samedi, 24 juin 2006
Ludicament
On connaissait déjà le mot-valise alicament (aliment et médicament) qui était apparu vers 1997 et qui est entré dans le Petit Robert en 2003. Voici qu'arrive le ludicament, patronné par Nintendo. La formation est évidente : ludique et médicament. Il s'agit d'une suite de petits jeux pour exercer son esprit : calcul mental, mémorisation de chiffres ou de mots. Cet entraînement cérébral est commenté par un docteur virtuel d'où l'aspect para-pharmaceutique du terme. Une petite recherche Google me montre que s'il y a 90 occurrences du mot (dont un nom de domaine), aucune n'était jusqu'à présent en français. La racine lud- (jeu) est assez prolifique depuis une cinquantaine d'années : ludiciel, ludothèque, ludothérapie... En revanche, la fausse coupe de médicament (la racine IE est med/mod) est nouvelle puisque l'on a un suffixe d'adjectif relatif (-ic) et un suffixe de substantif désignant une action ou un agent (-ment).
10:48 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : lexique, vocabulaire, langue française, néologisme, mots valises, portmanteau words, informatique
samedi, 17 juin 2006
Québécois : mauvais français
Je ne veux pas donner l'impression de m'acharner après deux articles précédents, mais le glossaire des nouveaux médias publié par Libé dans son supplément Écrans est d'une particulière indigence et pire d'une forme de sottise au service du charabia, de l'anglolâtrie et de la pubomanie. Non seulement les définitions sont le plus souvent techniquement fausses ou mal écrites, les registres et les emplois sont mal situés, les domaines sont mélangés sans aucune possibilité de faire des liens, mais en outre on a bel et bien une orientation idéologique très claire.
J'en veux comme exemple du mot qui monte (toujours cette manie stupide des hit-parades !) : M.pub, la publicité pour les mobiles, portables, GSM, cellulaires. C'est le mot qui monte chez les pubeux, mais pas ailleurs. Le mot qui descend, je recopie tout : « Courriel. E-mail en bon français mais, sérieusement, qui d'autre que les Québécois utilise vraiment ce mot ? Pour mémoire, on peut dire aussi courrier ou message électronique, mais c'est trop long. » Eh bien non ! a) le mot courriel commence vraiment à prendre en France (dans les dictionnaires, sur les sites administratifs) même s'il est minoritaire encore, il est soutenu par le pourriel b) il y a une forme de racisme implicite (seuls les Québécois disent...) avec comme sous-entendu les Québécois ne doivent pas donner de leçons de français (ce racisme est particulièrement illustré par Maurice Druon et Thierry Ardisson, mais aussi par un bon nombre de geeks ou guiques français dès qu'ils voient une francisation) c) on peut faire le tri parmi les propositions québécoises car il en est certaines de mal fichues et l'OQLF est parfois en roue libre, mais celle-là est bien reprise et en plus elle n'est même pas d'origine québécoise, c'est un Français qui l'a forgée avant l'Internet grand public et un Québécois qui l'a ensuite diffusée dans son pays, mais en reléguant le terme dans la catégorie des mots que seuls les Québécois emploieraient et qui seraient donc à éviter, on tombe dans les pires préjugés des temps anciens comme lorsque l'on accusait des gens de parler bas-breton ou d'allemander ! Je n'aime pas du tout cette idée qui ferait du Québec et du Canada des provinces marginales, périphériques, sans importance, où il ne pourrait pas naître de bon français ayant vocation à s'exporter. Je n'aime d'ailleurs pas plus l'idée selon laquelle le français du Québec serait plus pur, savoureux et classique, avec une parfaitement conservation de la langue du XVIIe s. La langue est contradictoire et historique, elle se construit par des contacts divers, pas par la marginalisation de gens qui parlent aussi français et qui peuvent dire leur mot sur le français. Sur ce blogue, l'auteur utilise des formes dites québécoises parce qu'il estime que les Québécois ont raison pour certains mots et il ne refuse pas d'emblée un mot parce qu'il serait québécois ou comme ici réduit aux Québécois pour l'amoindrir.
11:21 Publié dans Francophonie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : langue française, linguistique, lexique, informatique, néologisme, dictionnaires


