samedi, 07 novembre 2009
Lire Twitter
Comment entrer dans un compte Twitter alors que la personne que vous voulez suivre est en accès privé ? Je me suis posé la question, puisque je protège mes données.
Repérez d'abord les personnes qu'elle suit, c'est aisément accessible par Google même si le profil est protégé, vous avez aussitôt accès au dernier Tweet publié en cliquant sur la liste des Following. Bien sûr, vous ne pouvez suivre les discussions en entier, mais vous savez ce qui a été dit dans les dernières minutes. Autant dire que c'est frustrant, sans aucun compte personnel.
Une autre bonne source serait de servir des listes Twitter, mais justement elles ne reprennent pas les messages des comptes en accès protégé à la différence des profils qui peuvent les afficher. C'est un peu bizarre cette différence de traitement. La seule liste, celle d'Irène, qui m'inscrit comme twitterien ne reprend pas du tout mes messages diffamatoires envers des élus de la République. Heureusement pour elle ! Je me pose des questions sur la responsabilité de la personne qui accepte des flux qu'elle ne contrôle pas.
On peut aussi compter sur les RT (ou re-tweets), mais c'est aléatoire et tout dépend de qui l'on suit. Il est possible de savoir ce qui est écrit par quelqu'un en privé alors, mais cela nécessite une énergie énorme pour un résultat ridicule. On peut aussi lire des textes ou des images, des vidéos publiés dans un format plus large, sans la barrière du compte Twtter, lorsque l'utilisateur a voulu se servir d'une autre plateforme tout en faisant un lien, mais il faut savoir quand il les a écrits. C'est beaucoup de temps gaspillé.
J'en viens à l'essentiel. Twitter protège des données et ne les protège pas. Un compte protégé ne l'est pas absolument, tout peut être accessible en temps réel si l'on trouve la bonne porte d'entrée ou si le message a été repris, puisque c'est la règle de base de ce réseau. Il est donc totalement faux de croire que ce soit totalement privé lorsque l'on protège ses données, cela ne prémunit que contre les pourrielleurs. Le système est poreux à la base et c'est ce qui fait son efficacité.
Ce qui est le gros problème, c'est l'articulation entre privé et public. Un compte privé comme le mien n'est pas totalement privé puisque tout peut se retrouver ailleurs, tout peut s'échapper de mon compte, il n'y a que la confiance pour les personnes que j'accepte qui permette la tenue de ce compte. J'ai déjà vu des blogoguerres chez Embruns à partir de messages Twitter où public et privé étaient mélangés et c'est bien le problème de Twitter, non des blogues ou des forums Usenet. Il y a une réflexion à commencer.
17:46 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : twitter, blog, internet, web, google
dimanche, 31 mai 2009
Féminisme, mon erreur !
Ben, je ne suis pas si sûr que Mademoiselle, il y a l'Huma et Mediapart depuis deux heures avec son seul mot clé.
Vous connaissez les alertes "Google" ? Vous collez un mot et le grand manitou repère directement, dans la mââsse d'informations, les endroits ou ce mot est cité. Moi j'ai mis "féminisme", autant vous dire que ma boîte mail n'est pas envahie d'alertes.
Mais il faudrait utiliser d'autres mots clés et d'autres sources pour cibler mieux, au lieu de se livrer à un dragage primaire dans la presse imprimée qui est reprise par Google News et pas des autres sources possibles.
20:09 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, mlf, google, blog, web, internet
dimanche, 01 février 2009
Ten Years After
A quoi ressemblait Google il y a plus de dix ans et qu'il n'existait qu'en version Beta, en anglais, alors que la meilleure référence de l'époque était AltaVista ? Ben à ça.
On trouve déjà la même page blanche, presque le même logo coloré mais de manière différente et plus marquée, et puis un point d'exclamation comme pour Yahoo! qui était en fait le vrai concurrent direct, mais qui fonctionnait alors sur le mode de l'annuaire. On voit aussi des fonctions qui disparaîtront, mais les doogles sont déjà en place sous le nom de stickers. Ils sont moins étudiés et ils tiennent plus du WordArt que de l'infographie, mais ils reposent alors sur des propositions de fanatiques de Google. On trouve des fonctionnalités spéciales pour les linuxiens qui ont disparu depuis, mais il y déjà la case "J'ai de la chance" pour obtenir immédiatement le meilleur résultat (apparent). Il n'existait alors qu'en anglais et n'avait pas de fonctions recherche avancée. Les opérateurs booléens (+ - = and or "") ne fonctionnaient pas, contrairement à AltaVista. Comment ce moteur a-t-il pu devenir hégémonique alors qu'il offrait moins de possibilités que les autres ? Sans doute à cause du fait que les lecteurs ne recherchent que le premier résultat, une fidélisation autour d'une marque grâce aux doogles proposés, une forme de légende autour de ses prétendus anniversaires variables selon les dates choisies.
13:22 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : google, web, internet
mardi, 29 juillet 2008
Comptes fantastiques
Les chiffres extraordinaires de Cuil :
684,425 results for "petit champignacien illustré"
Sachant qu'il y a un peu plus de 4 500 billets, un peu moins de 20 000 commentaires, le blogue est cité par un peu plus de 2 000 sources diverses selon Technorati (cela doit être plutôt aux alentours de 300 ou 400 en réalité), qu'il figure dans une dizaine ou une vingtaine d'agrégateurs de blogues de type Wikio, comment parvient-on à un tel résultat ? Pas étonnant que l'on affirme avoir trois fois plus de pages indexées que Google. Notons d'autres résultats, nettement plus décevants :
1,818 results for "irène delse"
504 results for "crise dans les médias"
64 results for "charançon libéré"
We didn’t find any results for "boeuf qui pleure"
Je sais... C'est profondément cruel et il y a des gens qui seront déçus. Je vais aller consulter un médecin spécialiste des chevilles, mais je connais quelqu'un dont la célébrité est en fait fort relative.
10,291 results for "claude askolovitch"
30,227 results for "guy birenbaum"
53,055 results for "jean-michel aphatie"
Et à part ces nombres extravagants, j'ai appris aussi cela :
Présenté comme le "Google Killer", le moteur de recherche Cuil ("connaissance, en gaëlique ; prononcer "Cool")
L'orthographe anglaise est déjà étrange pour ses voyelles ou ses diphtongues, mais si on y mèle du gaélique, on n'est pas sortis de l'auberge...
18:18 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web, blog, internet, google, cuil
dimanche, 22 juin 2008
De Carla Bruni à Christine Boutin
C'est une annonce Google que je vois depuis plus d'un an. Je n'y avais guère attaché d'importance jusqu'à présent, mais son aspect saugrenu m'est apparu d'un coup. Ce fut une révélation comme sur le chemin de Damas.
Un prêtre au gouvernement
Est-ce sa place ? Voir l'émission de France2 et réagir sur le forum.
L'émission diffusée par le Jour du Seigneur date du 18 juin de l'année dernière. La nomination de Jean-Marie Petitclerc (bel aptonyme) du début de ce même mois. Le prêtre en question n'est pas exactement au gouvernement, mais dans le cabinet de la sainte ô combien très catholique, apostolique et romaine Christine Boutin. Le titre survend l'information exacte, mais on a l'habitude. Ce qui est un peu plus ennuyeux, c'est la suite. Le Jour du Seigneur a acheté les mots clés prêtre et gouvernement ensemble. Ce qui fait que le lien publicitaire avec l'émission de ce jour-là apparaît si l'on cherche les deux mots ensemble. Jusque-là rien que de normal : les dominicains qui produisent l'émission ne déboursent de toute manière pas un centime si on ne clique pas sur le lien publicitaire. On notera l'invitation à répondre à la fausse question : c'est le propre des annonces Google pour une église, un parti ou une entreprise. Il faudrait donner son avis sur une question qui est de toute manière biaisée dès le départ et dans un lieu qui semble être le seul à se poser cette question. Les pubs AdWord Google de l'UMP, par exemple, étaient toutes sur le même modèle.
L'Eglise continue à utiliser les mêmes mots clés depuis un an. Soit. Ou bien personne ne suit ce que cela peut vraiment rapporter en audience et personne ne songe à couper un lien ancien (hypothèse plus que vraisemblable). Ou bien cela rapporte quand même un peu d'audience, car personne n'est sur le même créneau (c'est définitivement hors actualité). De toute manière, on est dans le domaine des gagne-petits et pas de la campagne de pub par grandes agences propres au buzz.
Là où cela se complique vraiment, c'est lorsque l'on voit apparaître cette publicité par le biais des annonces aléatoires AdSense de Google dans des sites qui ne parlent pas de sainte Christine Boutin ou de l'Eglise catholique, etc. Ces publicités sémantiques sont conçues pour s'afficher en fonction de certains mots clés employés dans la note d'un blogue ou dans l'article de journal ou dans le premier billet d'un forum Usenet. C'est ainsi qu'hier, j'ai vu réapparaître le prêtre barbu. Or le billet en question ne parlait pas de gouvernement, ni d'églises, mais tout simplement de la fameuse variété de pomme de terre appelée couramment Carla Bruni. Et il n'y avait pas un mot de politique dans le texte, même pas la mention du nom de Monmari. Il doit y avoir de drôles d'associations de mots et de noms dans les pubs contextuelles de Google : Carla Bruni = Sarkozy = gouvernement = prêtre et gouvernement = Christine Boutin = le Jour du Seigneur. Madonna ! Cela donne le vertige...
Quel est l'intérêt de maintenir une publicité aussi ancienne pour un pseudo-débat qui est terminé depuis longtemps - s'il a eu lieu -, je me le demande ? Parce que cela ne coûte rien ? Mais c'est idiot quand on regarde les contextes où ces publicités peuvent apparaître, ceux-ci sont souvent très éloignés de l'objet du message (ainsi un billet sur la lingustique peut faire apparaître des pubs pour dentifrice du fait du lien avec la langue).
17:49 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, publicité, google
mercredi, 16 janvier 2008
Blogsearch recense-t-il les blogues ? Non !
Blogsearch est un moteur de recherche spécialisé dans les blogues comme Technorati. Il est aussi catastrophique que celui-ci, mais pour d'autres raisons. En ce moment Technorati est une nouvelle fois tombé en panne et n'archive plus les derniers billets d'Hautetfort depuis huit jours. On vante, chez Jean Véronis, la rapidité de réaction de Blogsearch par rapport à Technorati : le billet publié est affiché presque immédiatement, alors qu'on peut parfois attendre longtemps, voire jamais chez Technorati. Mais quand on voit aussi ce que Blogsearch retient comme blogues, on peut se poser des questions sur la nature bloguesque des pages référencées. Le déchet est énorme. Voici un petit choix de phrases qui indiquent que certains sites manipulent des outils propres aux blogues sans être pour autant des blogues, cela leur permet de mieux se faire voir sur la Toile. J'ai pris comme mot clé le nom de ma bonne ville de Champignac. Je donne les résultats triés par pertinence. Chaque phrase correspond à un site.
Appartement à louer, 3 pièces, 1 chambre, 60 m² de surface, garage
très beau pavillon de plain pied de 100.
association dont le but est de promouvoir le chien de race (L'Yonne républicaine)
Arrivée : Perigueux Date de départ : 24/12/2007 Fréquence du trajet (site de covoiturage)
Giraud vous proposent de découvrir les programmes communautaires de Recherche et Développement (Pas un blogue, mais un site d'information avec possibilités de commentaires, malgré tout).
Une partie des lycéens a tenté d’empêcher leurs camarades d’aller en cours, hier matin. (Premier de la liste, celui de l'UNI qui possède en fait une sorte d'anneau de blogues régionaux se référençant mutuellement.)
L'ailier français Anthony Stanford, âgé de 36 ans (1m95), s'est engagé (Site d'information sans commentaires.)
Recherche conducteur pour un trajet
idéal investisseurs - immeuble de rapport comprenant 2 appartements - f2
lors des dix dernières saisons passées dans l’anti-chambre (Vrai blogue sportif.)
Les quatre mousquetaires de Mâcon Escrime tiennent la grande forme. (Le Journal de Saône-et-Loire)
Ils étaient donc près de 1.800, ce mercredi soir (Le Télégramme de Brest)
idéal investisseurs - immeuble de rapport comprenant 4 appartements du studio au f2
l’ailier français Anthony Stanford (bientôt 36 ans, 1,96m) s’est engagé (Site d'informations sportives sans commentaires).
lors des dix dernières saisons passées dans l’anti-chambre (Idem, avec reprise d'un texte déjà cité ailleurs.)
RESTAURANT DE BONNE NOTORIETE A CEDER. BEAUCOUP DE POTENTIEL, BELLE TERRASSE. CA IMPORTANT
j'étais garée à proximité, et je n'en revenais pas : des "jeunes" (censuré) (Premier blogue qui concerne réellement ma ville et qui est tenu par une habitante aux idées plus que déplorables.)
Bonjour je recherche quelqu'un qui pourrai me faire une pandora a 20 € (Un groupe de forums en ligne, rien à voir avec un blogue.)
Ce tableau a été donné en 1652 à la chapelle des Arbalétriers. (Un vrai blogue, mais sur la peinture.)
Car depuis 1995, avec vos différents budgets, votre politique a été incapable de répondre au grand défi démographique (Le même blogue que celui à la 17e place ou plutôt son miroir, car plusieurs blogues reprennent les mêmes textes afin de mieux se faire référencer).
Je m'arrête aux vingt premiers résultats. J'observe que l'on a 3 journaux régionaux n'ayant rien à voir avec la région, 4 annonces immobilières, 2 demandes de covoiturage, 5 textes sportifs. A la page suivante des résultats, on voit se poindre les annonces d'Amoureux.com. Si on regarde la nature des supports, il y a deux sites d'information vraiment interactifs, un groupe de forums et 5 blogues en tout et pour tout (dont un est en fait un doublon). Bien mieux ! Sur les vingt premiers blogues, deux seulement (le doublon) sont consacrés à ma ville ou sont issus de ma ville. On n'y trouve aucun autre des multiples blogues créés par des Champignaciens qui s'affichent comme Champignaciens dans leur profil ou qui traitent de l'actualité de cette charmante cité. Cela vaut pour le blogue du député du coin et pour les autres candidats aux élections ! Pourtant il y a quelques blogues chez Blogger (le même patron que Blogsearch).
Blogsearch s'est amélioré en virant une foule de sites pornographiques généralement asiatiques qui utilisaient le flux RSS pour se faire passer comme blogues. Mais d'un point de vue thématique ou technique, ce n'est pas mieux depuis ses débuts. On voit que les sites commerciaux ou de presse évincent les blogues dans ce classement, tout simplement parce qu'ils offrent plus de pages, de contenu et de références internes. Le sondage est superficiel ici, volontairement. Je l'avais cependant déjà pratiqué au sujet d'autres villes de ma région actuelle ou bien de ma région d'origine. Une autre caractéristique de Blogsearch, c'est que le tri par pertinence est en fait très lié au tri par date : ces résultats sont au début car ils concernent des textes relativement récents, même si certains remontent au mois de novembre.
En fait, Blogsearch ne concerne qu'accidentellement les blogues - quand il parvient à en trouver certains. Il peut juste compléter Technorati, Blogpulse, Sphere, Alexa qui ont leurs pannes et leurs lacunes. Une seule solution : le tri par date puisque la pertinence n'est pas au rendez-vous.
16:18 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : web, google, internet, blog
dimanche, 06 janvier 2008
Punctuation made in Google
La ponctuation étrange de Blogsearch par Google :
Papa choit et maman choie ;. Il tombe parce qu'il boit,. Elle le prend sous ton toit. Pareille à ma Mère l'Oye.
Chacun des points correspond en fait à un saut de ligne, Blogsearch ajoute un signe de ponctuation à chaque fois, comme si tout retour à la ligne devait être pris comme un paragraphe à ponctuer et non comme un vers. Les points finals s'additionnent aux autres formes de signes de ponctuation ou bien viennent comme un cheveu dans la soupe. Je serais curieux de voir si cela marche aussi pour les points d'interrogation ou d'exclamation ou de suspension qui ne seraient pas pris pour de vrais points. J'écrirai bien un poème avec ce genre de signes pour vérifier si cette énorme bourde se répète à chaque retour de ligne.
17:10 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, francophonie, langue française
samedi, 05 janvier 2008
Word of the Year
12:25 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anglais, langue anglaise, langues, web, internet, google
vendredi, 04 janvier 2008
Blingocratie
Comment créer un mot ? En l'utilisant d'abord et après Google donnera au moins 4 résultats pour peu qu'on soit un peu lié, puisque toute preuve de l'existence d'un mot passe d'abord par Google. La culture bling-bling est à l'origine d'une nouvelle famille de mots...
Je vais déposer les mots blingoarchie, blingopôle, blingocitoyenneté, blingocompatible, blingologie, blingographie, blingoscopie, blingométrie, et tous leurs dérivés... Le bling-bling est le mot clé de l'année !
23:57 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : web, internet, blog, google, langue française, français, francophonie
dimanche, 16 décembre 2007
Knol
Le groupe Google a décidé de créer une encyclopédie en ligne baptisée Knol. Le terme "knol" est un contraction de l'anglais "knowledge", désignant le savoir.
Je prédis déjà un sacré foutoir dans l'anglais de fast-food des Français pour ce nom de marque ! Ce sera prononcé knôl un peu comme khôl par la plupart et non noal, mais d'autres diront le mot un peu comme celui des soupes Knorr avec un o ouvert. Et ceux qui le prononceront à l'anglaise se trouveront en devoir d'expliquer le fait que le k ne se prononce pas devant n en anglais. Cela dit, il ne semble pas impossible que Google ait choisi ce terme afin de créer justement un buzz bruit au sujet de la bonne prononciation (toutes les théories du complot et du marketingue viral sont possibles avec Google, on peut toujours soupçonner Google de tout sans risquer de démenti formel).
11:59 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : google, web, internet, wikipedia, langue française, anglais, langue anglaise
vendredi, 14 décembre 2007
Explication de texte
Voici un chapeau d'article qui pourrait tromper les personnes se contentant d'une lecture superficielle :
Google va proposer aux internautes d'écrire des articles pour constituer une encyclopédie de référence. [...] Un affront direct à Wikipedia, que la blogosphère apprécie très peu.
Si on lit trop vite, on peut comprendre que la blogosphère* n'apprécie pas Wikipedia. Or l'attitude des blogueurs et des commentateurs de blogues en général est plutôt favorable à WP, malgré des réserves pour certains articles et certaines dérives ou malgré la critique que l'on peut lire par exemple chez un Pierre Assouline. Cette interprétation ferait de la proposition relative une déterminative se rapportant au dernier terme cité. Mais la virgule transforme la subordonnée en relative explicative, et il faut donc remonter plus haut dans la phrase, prendre l'ensemble du groupe nominal précédent et surtout son nom noyau. Il s'agit donc d'une relative explicative qui se réfère à l'affront.
La différence entre les deux types de construction était autrefois un classique des études de collège. Mais je me souviens que la première épreuve du nouveau brevet - dit brevet des collèges lorsqu'il fut restauré - comportait une question sur ce point, cela fit chuter un grand nombre de candidats et on eut un taux catastrophique d'échec. On ne la reposa plus jamais lors d'une épreuve similaire... Pourtant, il s'agit d'une distinction assez simple à saisir, elle est à la portée d'un élève de sixième qui peut parfaitement comprendre si l'on parle du dernier élément ou bien de l'ensemble du propos. Elle ne se perçoit pas toujours à l'oral, sauf intonation particulière, et en fait on ne l'emploie que dans une expression soutenue. Mais la lecture étant effectuée de manière de plus en plus rapide et fugace, je me demande s'il est raisonnable d'employer de telles subtilités - pourtant à la portée d'un enfant de dix ans - pour un texte de présentation. Le mauvais lecteur comprendra le contraire de ce qui est dit.
* L'emploi du terme la blogosphère pour désigner en fait quelques blogues techniques et dits influents ne laisse pas d'exaspérer. Il y a là comme une globalité fallacieuse. Il existe des blogosphères différentes : technique, politique, juridique, littéraire, humoristique, médiatique,, intimiste, biographique, bédéiste, kikoo lol and so on. Les passerelles entre elles existent, mais elles sont peu nombreuses. Parler de la blogosphère pour quelques blogues - qui ont certes une forte audience et qui sont souvent repris -, c'est un abus de langage. C'est comme si l'on disait la télévision pour TF1 ou la radio pour RTL seulement.
19:51 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, wikipedia, internet, langue française, google
dimanche, 09 décembre 2007
Le magique Noël féerique
Féerie ou magie ? Lequel des deux clichés l'emportera durant ce temps de l'Avent ? J'ai cherché dans Google Actualités qui nous donne une indication sur le temps présent à partir de sites d'information, mais qui ne répertorie pas les sites publicitaires, touristiques, municipaux. Cela peut donner une tendance, si je reprends le même sondage chaque semaine. Je note quand même que le Québec est fort porté à la féerie ou au féerique (une occurrence sur trois dans les deux cas, mais il est aussi surreprésenté pour la magie et le magique).
Noël magique : 6.
Noël féerique : 4.
Magie de Noël : 79.
Féerie de Noël : 22.
Ces chiffres bruts n'ont pour l'instant pas beaucoup de sens, je n'ai pas fait de distinction entre les sites d'information et des sites commerciaux hébergés sur Google Actualités*, je n'ai pas distingué entre des journaux très locaux et des journaux plus importants comme le Figaro. J'étofferai le billet dans les jours à venir.
* La question de l'acceptation de certaines sources d'actualités sur GoogleNews est cependant un sujet intéressant : il y a bien des sites qui ne devraient pas figurer dedans et qui n'y figureront plus dans deux mois.
14:50 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : noël, langue française, google, web, médias, média, presse
jeudi, 06 décembre 2007
I'm undergraduate
J'ai trouvé chez Lancelot cette application totalement idiote et inutile. (En outre, avec un mode de calcul très rapide de la valeur des textes en français qui laisse songeur.)

Bien sûr, j'ai été profondément vexé, car je m'attendais au moins à un Ph.D. ou un MBA ! Mais cela donne déjà une indication sur le haut niveau de réflexion qui a lieu ici. D'ailleurs ce billet en témoigne...
17:43 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : humour, blog, web, internet, google
samedi, 01 décembre 2007
Bloguer plus pour gagner plus
Depuis un mois, quand on tape Champignac dans Google ou dans Yahoo!, on a comme premier résultat le blogue de votre serviteur et non le prix du maire de Champignac, les éditions Dupuis, une page Wikipedia comme c'est l'habitude. Auparavant, nous apparaissions parfois temporairement en première position, mais c'était plus souvent entre la deuxième et la sixième. La saturation et la réactualisation du nom Champignac dans les billets a joué, ce alors qu'il sort un album portant ce nom. Nous sommes donc fiers de bénéficier de la promotion du dernier Spirou et du prochain volume de l'intégrale, puisqu'il est bien connu que la plupart des lecteurs ne vont pas au delà de la première page affichée dans un moteur de recherche. (Dernier lien pompé chez Eric, mais je le savais déjà par une autre source que je ne trouve plus.) Répéter un seul mot des centaines de fois et s'autoréférencer, cela finit par produire des fruits. Yahoo! fut le plus difficile des deux moteurs à contraindre comme je l'ai conté auparavant dans la même rubrique, mais il a fini par céder lui aussi car il reprend les liens Google de manière indirecte. Maintenant, j'attends le courrier du conseiller juridique des éditions Dupuis et je le préviens : je suis très cher...
22:57 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, humour, yahoo
vendredi, 30 novembre 2007
La théorie du complot appliquée à la journée sans Sarkozy
La prétendue journée sans Sarkozy, qui ne fait marcher que quelques rares blogueurs un peu naïfs, permet de voir la théorie du complot à l'oeuvre. Ainsi, un billettiste sur le mode ironique.
C’est frustrant cette journée avec l’autre qui passe à la télé la veille pour qu’on ne puisse pas en dire du mal. C’est raté. Je craque. C’est soit ça, soit la dépression nerveuse.
Mais des commentateurs s'expriment au premier degré, là :
Oui, tout est dit et ça va mieux en le disant... il avait sans doute choisi son cirque d'hier soir en fonction de la journée sans.... il n'y a pas de hasard dans ses "interventions chirurgicales".
Ou tout aussi sérieusement là :
Ne trouvez-vous pas curieux - ou peut-être est-ce une coïncidence - que l'on obtienne la preuve de vie d'Ingrid Betancourt au matin de la journée "100 Sarkozy" ?
Comme si la communication de l'Elysée était calculée seulement en fonction de ce qui occupe une toute petite blogosphère qui n'a même pas pu faire connaître cette opération dans la presse ! Comme si en fait les journaux, les radios, les télévisions n'existaient absolument pas et n'avaient pas un public bien plus important que tous les blogues qui refusent d'afficher une photo ou le nom du personnage maudit ! Comme s'il ne s'était rien passé depuis un mois et que cela n'intervenait pas dans un autre calendrier. Comme si la quasi-totalité de la population française lisait des blogues ou était connectée à Internet. Comme si tout avait été calculé par les spin doctors et l'équipe de veille internet de l'Elysée pour saborder cette journée (je m'arrête là car je commence à écrire comme Guaino). De quoi se donner de l'importance en soulignant que tout a été fait pour saborder cet énorme phénomène de résistance alors que c'était une entreprise perdue d'avance. Puisque l'on en a parlé avant, que l'on en parle pendant avec des périphrases, que l'on en parlera après en citant le nom maudit ! Il n'y a que le Nouvel Obs en ligne, parmi les médias professionnels, pour reprendre ce principe. Et il agit comme les blogueurs, qui parlent de X sans nommer X ou qui se félicitent de cette journée sans X le jour même de la journée sans X. C'est de la logique X-Files, à la gomme quoi !
20:40 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, ump, sarkozy, journée sans sarkozy
mardi, 27 novembre 2007
De la saturation des étiquettes
On sait que les étiquettes (tags) des blogues sont dévoyées ; par exemple, un militant du parti A va publier son billet aussi avec l'étiquette du parti B ou C afin d'être lu ou d'embêter le voisin. Je viens de découvrir une nouvelle manière de les détourner : des militants du FN présents dans Hautetfort, sans doute lassés d'être noyés parmi des foules de billets socialistes, communistes ou alter, ont décidé de se lier entre eux seulement non plus en utilisant seulement des mots génériques comme FN ou Le Pen ou immigration ou France ou insécurité ou émeutes ou politique, mais d'abord le nom de leurs communes afin de se rendre plus visibles. D'autre part, ils mutualisent leurs étiquettes, une fédération FN a utilisé les mots clés propres à d'autres lieux au lieu de le faire seulement pour sa région, son département, sa commune. Elle utilise les toponymes qui ont été déjà placés en étiquettes par d'autres frontistes. Cela fait, par exemple, que des villes somme toute modestes comme Châteauroux, Issoudun, La Châtre, Déols, Clavière, Le Blanc se retrouvent en ce moment parmi les vingt étiquettes les plus actives de H&F et qu'elles dépassent même certains mots clés bien établis auparavant. Il y a un effet de grossissement momentané sur H&F où l'on pourrait croire qu'il existe plus d'habitants du Poinçonnet que d'amateurs de littérature ou de partisans du PS. Cela n'a pas vraiment de conséquences à long terme semblerait-il, mais en fait ces étiquettes pourrissent tous ces mots clés dans une recherche par Technorati ou Yahoo! puisque cela n'amène pas seulement des résultats concernant la commune mais d'abord tous les résultats des blogues FN qui utilisent le procédé. Autant dire que le déchet est énorme... En outre, cela modifie la perception extérieure de H&F puisque ces personnes semblent être les plus actives pour qui arrive par la page des étiquettes. Cela ne peut marcher bien sûr que si le système est alimenté en permanence avec beaucoup de copiés-collés de la presse frontiste et de communiqués de presse. Mais il suffit d'imaginer ce que cela pourrait donner avec bien d'autres blogueurs qui agiraient de la même manière. Le système des étiquettes de H&F n'aurait plus aucun sens et les étiquettes intéressantes et non politiques seraient inaccessibles à partir de la page d'accueil.
23:04 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, technorati, mots clés, tags
lundi, 26 novembre 2007
Le paradoxe de la journée sans Sarkozy
Il existe une association nommée Rassemblement pour la démocratie à la télévision. Elle appelle à une journée sans Sarkozy dans les médias. Des gens très sérieux la soutiennent, comme Jean-François Kahn qui ne veut jamais rater un train en marche. Et moi, je trouve cela totalement absurde : parce qu'annoncer cette journée sans le magnifique président, cela revient à parler de lui dans tous les discours diffusés en ligne ou hors de la Toile. Donc cette fameuse journée sans le mirifique président est une publicité supplémentaire pour lui, vu le nombre de tizingues qui se trouvent sur les blogues. Et le jour venu, chacun demandera à l'autre s'il n'a pas parlé du sujet interdit, donc l'extraordinaire président sera encore au centre des discussions et c'est exactement ce qu'il souhaite. On est dans le paradoxe complet puisque le fait de dire qu'on ne parlera pas de lui ou qu'on n'a pas parlé de lui est encore tout bénèf pour cézigue. C'est le serpent qui se mord la queue. Ces opérations en apparence consensuelles, non violentes et collectives à la Gandhi afin de se donner bonne conscience (comme celle qui consistait à éteindre ses lampes durant cinq minutes afin de protester prétendument contre le réchauffement climatique) relèvent du crétinisme élémentaire et du moutonnisme le plus primaire : il faut parler de lui au contraire... Surtout ! Plus on parlera de lui, plus il s'usera. Donc je vous prédis que le 30 novembre, je vais vous faire bouffer des discours du fabuleux président jusqu'à plus soif... De toute manière, je n'aime pas les mots d'ordre collectifs.
00:54 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, ump, sarkozy, politique
vendredi, 23 novembre 2007
Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Quand je fais des recherches sur les moteurs spécialisés dans les blogues au sujet de ma bonne ville de Champignac, je tombe parfois sur des sites d'annonces de rencontres. Ces moteurs, comme Blogsearch ou Technorati, sont modérés par les branquignols réunis, parce que de tels messages ne devraient pas plus se trouver là que des faux blogues de marchands d'hypothèques ou de pilules bleues. Mais ce genre de texte qui utilise les apparences des blogues passe quand même, et on peut se poser des questions sur les statistiques mondiales du nombre de billets dans les blogues ou de nombre de blogues...
Je trouve donc le texte suivant (qui est plus ou moins identique à des milliers de textes précédents) :
J'aime : le cinéma, la musique, les sorties, la fête, la mode, la beauté, les animaux domestiques, la cuisine, la gastronomie, la maison, la décoration, les voyages, la famille, le sport, le téléphone, les portables, l'informatique, Internet,
On comprend tout de suite qu'il s'agit d'une série de mots à cocher dans une liste défilante. Dans une autre, on aurait pu avoir les amis, la télévision, les voitures, la lecture... Peu importe. Il s'agit de mots clés qui en fait n'ont pas tous le même sens. On coche le maximum de mots clés pour trouver l'âme soeur et on met animaux domestiques pour ne pas effrayer les possesseurs de pitbulls ou de chats angoras (ce qui laisse un large éventail de choix). Passons sur ces personnalités en kit avec des identités composées de mots sur lesquels aucun sens n'a été posé.
Certains termes désignent des objets physiques et n'ont qu'un seul sens. D'autres peuvent recouvrir des réalités très différentes et ils sont assez génériques. L'idée de la maison n'est pas identique pour tous, cela peut vouloir revenir au bercail, construire son lieu ou réunir autour de soi, et il y a tant de maisons diverses. Ainsi, je doute fort que cette jeune fille ait en tête l'idée de la beauté selon Baudelaire ou Rimbaud, Elle ne doit pas non plus tomber en extase devant Phidias.
Qui serait contre l'idée de beauté ? Personne ! Pas même Emmanuel Kant ruminant des concepts sur le beau et la vérité le long de la même promenade quotidienne sous les arbres des boulevards de Königsberg. Il s'interrogeait plutôt sur ce que cela veut dire sans songer qu'un jour Karl Lagerfeld viendrait. Mais justement, l'idée de la beauté de Baudelaire, de Rimbaud ou de Kant ou de n'importe quel grand esprit n'est pas la même qu'ici : beauté veut alors dire soins esthétiques, coiffeur, manucure, lecture de la presse féminine (Isa, Biba, Cosmo, ou dans le meilleur des cas Elle et Marie-Claire). Mais en nommant beauté ce qui est artifice on retrouve soudain Baudelaire.
23:15 Publié dans Le français qui se fait | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, langue française, littérature, écriture
L'internet civilisé
Une sottise ne vient jamais seule. Après la sortie délirante de Jean-Louis Murat dans le Monde, on pouvait bien s'attendre à ce que le défi de la déclaration la plus inepte au sujet de la Toile soit relevé. C'est fait. Par le génial président suprême lui-même ! (Qui donc aurait pu le faire à sa place ?) Voilà :
Aujourd'hui un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l'avènement d'un internet civilisé.
Ah bon ?
Parce que l'on ne signe pas un contrat avec son FAI ou son hébergeur ou son entreprise, son école ? Lequel contrat ne comprend pas des règles de bonne conduite baptisées de noms divers comme nétiquette ou charte ? Parce que l'on ne peut pas avoir accès à des licences particulières comme CreativeCommons ? Parce qu'il n'existe aucune action en justice possible en cas de faute ? Parce que la Toile se résume simplement à des histoires d'échanges de musiques et de vidéos ?
C'était donc... le Moyen-Âge* ! la barbarie ! la préhistoire ! le précambrien...
Pire sans doute. La jungle ! Pas comme chez Mowgli, plutôt dans une version Tarzan contre les zombies.
Enfin, le magique président arriva !
Et il créa l'internet civilisé, puis il se reposa le septième jour.
L'internet : un monde impitoyable, rempli de pirates (souvent néo-nazis, pédophiles récidivistes, islamistes terroristes, nécrophiles gothiques, cannibales, pilleurs du répertoire de Johnny Halliday). Tas de sauvages !
* des comportements moyenâgeux où, sous prétexte que c'est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l'étalage.
15:25 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, ump, politique, sarkozy
jeudi, 08 novembre 2007
G !
A qui appartient le plus petit nom de domaine inzevorld ? Eh, eh ! Vous n'échapperez pas à Mister G. à la sauce chinoise ! Où l'on apprend que les lettres de l'alphabet comme Q ou Z sont aussi des noms de domaine, déposées et enregistrées... Mais que fait donc le concombre masqué alors qu'on lui vole son interjection favorite ?
22:57 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web, internet, blog, langue française, google
lundi, 29 octobre 2007
Du danger des mots clés
Quand j'utilisais encore Outlook Express comme logiciel de courrier, j'en avais plus qu'assez des pourriels et j'avais alors programmé la liste noire pour accueillir des pourriels contenant des mots comme ceux mentionnant les herbes, les hypothèques, le Niger, les dollars et les méthodes pour enlarge le pénis. En voulant bien faire, j'avais utilisé la version en anglais et malheureusement... La chaîne de caractères sex s'est retrouvée bloquée lorsque la liste Oulipo a envoyé une série de sextines, lequel genre fait référence au nombre six. J'ai réussi à rattraper à la main les messages, mais je me suis méfié ensuite.
Une autre fois, voulant lire dans un cyber-café un article sur une artiste sexagénaire, j'ai été brutalement déconnecté, j'ai recommencé et j'ai compris alors que c'était toujours la chaîne de caractères sex qui ne passait pas. Tant pis ! je lirais ailleurs. On m'a expliqué qu'il existe des filtrages plus fins avec des tas de codes à entrer qui permettent d'éviter de tels impairs et je veux bien le croire, mais ils sont compliqués à mettre en oeuvre pour des gens comme moi...
Dans le genre de filtrage idiot, je retiens celui de Haut et Fort qui empêchait de commenter mes billets qualifiés de pornographiques dans le titre (d'où le recours ensuite à des astuces du type p0rn0graphique dignes d'un skyblogueur). Le filtrage sur le titre est le plus bête, mais il ne peut être efficace que si le titre correspond exactement au contenu, or dans ce cas il s'agissait d'un titre décalé, métaphorique et se référant à d'autres billets antérieurs qui avaient agité la blogosphère. Le titre peut être un indice, tout comme l'étiquette, mais cela ne peut pas être le seul. Dans une démarche personnelle de documentation, la recherche par titres ne peut suffire, les chaînes de caractères peuvent être fausses, les formes ludiques sont éliminées le plus souvent au profit des formes les plus strictement informatives, et c'est en fait moins d'information parce que l'on ne remonte pas suffisamment dans l'analyse du contenu.
Que l'on se place du côté de l'écriture (comment être le mieux lu) ou de la lecture (comment accéder à ce qui m'intéresse), on se heurte à d'autres filtres que les siens ; un titre clair et adapté sera noyé dans un ensemble car tout le monde aura eu la même idée, un titre humoristique et original ne sera pas compris ou sera rangé dans un autre ensemble que celui prévu, les erreurs humaines sont possibles notamment celles d'orthographe ou de configuration du logiciel avec les pieds. Il faut prévoir aussi les ruses et les erreurs des autres, donc imaginer le scripteur ou le lecteur, sans chercher l'écriture purement transitive.
23:23 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google
dimanche, 14 octobre 2007
Technoraturage
Les absurdités de Technorati ne cesseront de m'étonner ; j'avais déjà découvert il y a quelques mois que deux blogues étaient recensés avec le nom de domaine champignac.hautetfort, mais maintenant il y en a trois ! Et aucun accès aux derniers billets publiés, comme cela devrait se faire par cet onglet et comme cela se faisait avant. Je n'en suis pas encore à la multiplication infinie de mes hypostases comme Loïc Le Meur, lequel possède 22 blogues selon le mauvais moteur de recherche, mais enfin c'est un peu étrange de se retrouver démultiplié sans avoir fourni aucun effort.
13:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : google, web, internet, blog, technorati
La stratégie du coucou
J'ai recherché un slogan publicitaire de monsieur Auchan sur la Toile et là... surprise ! Ce fut monsieur E. Leclerc qui s'afficha par un lien commercial en première et unique position centrale. Il y avait aussi quelques comparateurs de prix et sites de vente en ligne dans les liens à côté. Mais le moteur à grosses lunettes m'indiquait qu'il n'y avait aucun résultat pour ma recherche. Comment est-ce possible ?
D'abord monsieur Auchan a bien utilisé son slogan sur la Toile, mais sous la forme d'une page en mode image, alors que le moindre casinotier ou pornographe sait qu'il faut truffer ce genre de page de faux texte sous forme de tags. Mais comme cela n'a pas été fait, la page en question n'est pas référencée par Google qui n'enregistre jamais que du texte.
Ensuite, monsieur E. Leclerc a acheté comme AdWords les slogans de ses concurrents et pas simplement leur nom de marque ou des mots clés. Il est très malin et totalement décomplexé... Mais acheter des phrases longues et complètes, cela suppose une stratégie bien plus complète que le seul fait de vouloir figurer en bonne place dans les résultats de Google. Cela veut dire occuper toutes les niches abandonnées par son concurrent qui pense seulement à l'affichage de son propre site, sans voir ce qui se trouve à côté et comment on y vient.
En fin de compte, on a une phrase qui n'existe pas selon Google, mais qui a pourtant été bel et bien achetée et qui renvoie à des liens. La publicité peut être à la fois visible (le slogan de monsieur Auchan existe bien dans le monde réel, sur son site) et invisible (le slogan de monsieur Auchan n'existe pas et nous renvoie à son concurrent). Paradoxe ? Non. Deux manières différentes d'aborder le référencement sur la Toile. Ce qui serait amusant, ce serait de savoir si monsieur E. Leclerc a acheté encore d'autres slogans.
12:15 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : google, web, internet, leclerc, auchan, publicité, marques
lundi, 01 octobre 2007
Ma vie chez Wikio
Sur quelques blogues que je fréquente et notamment sur les blogues politiques ou high-tech, je vois apparaître de plus en plus souvent les mentions au classement Wikio des blogues. Comment cela marche ? D'abord, il y a une base de 24 000 blogues environ et Wikio enregistre les liens qui conduisent vers eux, comme Technorati ou Google. Cette base est constituée de deux manières : soit par enregistrement personnel, soit par signalement de la part d'un internaute. 24 000 blogues, c'est vraiment très peu par rapport aux quelque dix millions de blogues francophones, même en admettant que la grande majorité d'entre eux sont inactifs ou des daubes de type MySpace ou Skyblog. Le haut de la liste ne réserve aucune surprise : ce sont les noms que l'on a l'habitude de voir à peu près partout à quelques nuances près, les habitués du référencement.
Cela explique déjà que certains blogues fort réputés et aussi fort lus dans leur secteur ne soient pas présents : cherchez donc Manu Larcenet ou les carnets de JLK ou la Grande Rousse ! Le problème se complique lorsque l'on s'aperçoit que certains blogues qui possèdent un très grand nombre de liens soient plus mal classés que d'autres, par exemple la place de Pénélope Jolicoeur est totalement injustifiée par rapport à celle de Laurel. Chaque lien est jugé en fonction de sa qualité. Je suppose donc qu'il s'agit des liens appartenant à la liste des blogues et non des liens de tous les blogues de la blogosphère. Donc, si on veut se propulser au sommet du classement, on a intérêt à inscrire les blogues qui vous lient déjà et qui sont déjà fortement liés par des membres de cette liste, puisque la qualité du lien est évaluée en fonction de la place du blogue qui lie... On imagine le système de renvois d'ascenseur. Plus vous accumulez de liens provenant du haut du classement, plus vous montez. La pondération de Technorati n'est pas très différente, même si les blogues Hautetfort bénéficient depuis plusieurs mois d'un gigantesque bogue qui fausse tous les classements.
J'en viens à mon classement Wikio. En août, c'était 350e, en septembre 567e, en octobre 634e. Je ne suis dans aucun classement thématique, ce qui ne me dérange pas trop, car même le classement en Littérature serait abusif. Je précise que je n'ai jamais demandé à faire partir de ce palmarès. Pourquoi une telle chute ? D'abord les liens antérieurs à quatre mois ne sont plus retenus. Cela concerne les liens dans les billets, ou les liens de la blogoliste si le blogue lieur n'est pas actualisé. Je ne connais pas les chiffres précédents, mais je me dis : qu'est-ce qui a pu faire que je sois si haut précédemment et que je ne le sois plus ? La réponse est toute trouvée, quatre mois avant le mois d'août (calculé sur les liens de juillet), c'était les élections ! Et alors j'ai bénéficié d'un certain nombre de liens venant justement de blogues inscrits dans cette liste. Mais c'était des liens dans des billets donc périssables, ou alors comme chez Jean Véronis de liens qui indiquaient que je le citais et que je le liais, ce qui faisait une sorte de boucle. Je pense donc que je vais encore baisser, sauf si je trouve le temps d'introduire le maximum de blogues qui me lient...
Ah ! c'est un billet sans lien. Avec raison.
18:06 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google, technorati, wikio
jeudi, 27 septembre 2007
Une décennie de neuf ans
Il y a une dizaine de jours les agences de presse, les blogues, et même des journaux très sérieux parlaient de ça :
Le 15 septembre 1997, voilà tout juste une décennie, Sergey Brin et Larry Page, deux jeunes chercheurs en mathématiques de l'université Stanford (Californie), déposent le nom de domaine "google.com" et fondent leur société un an plus tard.
Et tous de célébrer les dix ans de Google ou de clamer que Google a désormais dix ans ou de raconter la décennie Google.
Mais quand on se rend sur Google, on voit ça :

Eh oui ! Google fête seulement son neuvième anniversaire et part de la fondation de la société du même nom, pas du dépôt du nom comme marque... Parce que Google, c'est d'abord une entreprise et pas un nom commun pour ses propriétaires.
18:52 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google
dimanche, 16 septembre 2007
Technouilleries

My blog is worth $709,626.78.
How much is your blog worth?
19:10 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google
lundi, 13 août 2007
That's What I Want
J'ai le regret de vous annoncer que je ne serai pas le pape de la blogosphère française. Technorati vient de découvrir son gros, son hénaurme, son gigantesque bogue et le moteur de recherche élimine maintenant les liens provisoires BlogSpirit (ou Hautetfort puisque c'est la même maison) dans les vingt-quatre heures : si mon blogue figure en lien sur beaucoup de blogues chez Technorati grâce à l'affichage des derniers billets publiés chez Hautetfort, cela ne dure à présent pas plus de vingt-quatre heures. Le changement a été fait dans les quinze derniers jours. Ces liens sont éliminés dans la journée. Toutefois les faux liens plus anciens sont conservés.
Cela me donnait pourtant des idées : j'avais imaginé une compétition Loïc Le Meur (autorité 2 520, rang 312e, 19 382 liens) contre le Petit Champignacien (autorité 1 075, rang 2026e, 1 328 liens). C'est profondément dommage, car j'étais près d'évincer TechCrunch (autorité 1 092, rang 2 2285e, 6 738 liens) de sa place de deuxième blogue francophone. Toutes les plaisanteries ont une fin, mais j'aurais bien aimé écrire encore des choses pour me moquer de Loïc Le Meur et de tous les maniaques de chiffres bidonnés.
Si l'on veut rire, on va voir combien vaut mon blogue : il est tombé à 25 968,84 dollars, ce qui fait une sacré dégringolade après les 600 000 bucks que j'avais (et comment je vais payer Fauchon, Cartier, Gucci et Prada maintenant ?) Autre sujet de rire, c'est lorsque les gens qui s'expriment ne savent pas de quoi ils parlent et ne cherchent même pas à comprendre ce dont il s'agit : mouarf ! un blogue qui vaut 503 005,14 dollars dans un billet publié il y a deux jours et qui vaut zéro dollars dans la version corrigée.
Il reste encore beaucoup de bogues de Technorati dont je peux profiter de manière plus raisonnable : ainsi, lorsqu'un utilisateur du système TypePad me met en lien, ce lien s'ajoute aux autres et est compté comme double. Amis TyPePadiens, liez-moi, citez-moi le plus souvent possible ! J'aime TypePad, Loïc Le Meur et les statistiques bidons à la Technorati ou OpinionWay, je peux même prendre ma carte à l'UMP pour rejoindre le grand camp des faussaires, des menteurs et des tricheurs...
16:40 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : internet, web, google, blog
dimanche, 12 août 2007
Doppelgänger bang
Le moteur de recherche Spock fait peur. Je me suis livré à un autogouglage pour voir les renseignements qu'il possédait sur mon compte et j'ai découvert que je suis un responsable belge des services management et qualité. Comme je possède un prénom et un nom assez banals, je souhaite bien du plaisir à ce moteur lorsqu'il aura découvert mes nombreux homonymes et qu'il voudra croiser les informations à leur sujet. Parce que selon Google, je peux être aussi :
- un collectionneur de timbres, amateur de rugby ;
- la directrice de la communication d'une école de commerce belge ;
- un céramiste québécois ;
- un cardiologue genevois ;
- un marchand de voitures lotois ;
- un universitaire étatsunien spécialisé dans l'ichtyologie ;
- un sportif amateur de courses à la voile ;
- un boulanger charentais ;
- un délégué CGT chargé des affaires sociales ;
- un chef d'entreprise ayant créé une société spécialisée dans l'hygiène hospitalière ;
- un conseiller municipal d'une petite ville gasconne ;
- un historien belge ;
- un architecte parisien ;
- le président nordiste d'une association de familles ;
- un ethnologue spécialiste de Haïti ;
- un chasseur à l'arc lorrain ;
- un marathonien belge ;
- un vicaire belge. Et je ne me suis arrêté qu'aux cent premiers résultats.
10:10 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : humour, web, internet, google
jeudi, 05 juillet 2007
Champignac, influenceur et populaire
Quand on recopie les idioties de Technorati, cela donne ça ! Mais je suis content d'être quand même plus populaire que François Fillon, Corinne Lepage, Christophe Barbier, Claude Askolovitch et quelques autres inconnus. Le classement date un peu, il est du 20 juin et comme Technonullity a encore enregistré des faux liens depuis, ma place doit être meilleure dans le prochain classement (3302e mondial et une autorité de 775, quand même aux dernières nouvelles...)
14:12 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, google
jeudi, 21 juin 2007
Un peu de tout
Dans le genre d'absurdités au sujet des langues, je me demande comment le directeur de la recherche de Google peut affirmer qu'il y a 100 billions de mots ou 95 billions de phrases sur la Toile... La définition d'un mot n'est pas la même dans chaque langue et la présence d'un point quelconque dans un alphabet latin ne signifie nullement qu'une phrase serait finie. Affirmation péremptoire et indémontrable.
En Suisse alémanique, chaque canton y va de sa graphie locale pour les noms de lieux, ce qui embête bien les romands car une même rivière peut se nommer différemment en changeant de canton. La Thurgovie a changé plus de la moitié de ses noms en trente ans ! Il vaut mieux ne pas avoir de vieilles cartes...
L'impossibilité de prononcer certains phonèmes propres à une langue ou de reproduire un accent serait d'origine génétique. La bêtise qui consiste à vouloir tout expliquer par la génétique doit être aussi d'origine génétique...
Il convient de se méfier du FBI.
19:09 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langue française, suisse, allemand, web, google, télévision



