dimanche, 18 avril 2010

Le nom du volcan

Hier matin, j'ai entendu à la suite Nicolas Demorand et Pascal Clark féliciter le correspondant bruxellois de sa bonne prononciation du nom d'un volcan islandais. Ils soulignaient le côté exotique de la chose en mentionnant le nombre de y, de j, de k. C'est un nom imprononçable,disaient-ils mais notre correspondant bruxellois a réussi à dire Eyjafjallajokull en un seul souffle. Sauf, qu'il avait prononcé Eyjafjöll, sans les lettres exotiques. Parce que le nom le plus bizarre est celui du glacier en islandais (jokull) et le nom simple celui du volcan. Je constate que la note Wikipedia s'est considérablement enrichie au sujet de l'origine du nom de cette montagne. On ne trouvait pas tant d'informations il y a 48 heures.

Ce qui me retient, c'est le pseudo-exotisme. On ne peut pas prononcer ce nom étranger disent Demorand et Clark de concert ! Ouais, sauf que ce nom étranger n'est jamais le nom exact du volcan. C'est le nom du glacier qui recouvre le volcan. Mais il faut faire comme si l'on était en terre totalement étrangère et surtout barbare en soulignant le k ou le y. Des lettres vraiment très exotiques. Heureusement qu'il n'y avait pas un o barré, un edh ou un thorn dans ce nom, parce que l'on aurait encore plus déliré.

Le nom imprononçable, c'est d'abord celui de Dieu ou du Diable. Il est étrange que cela devienne celui de choses on ne peut plus terrestres et matérielles. Surtout quand on parle d'un simple volcan. Mais il faut dramatiser l'information à tout prix et pour cela on est prêt à dire que le nom imprononçable du glacier est celui du volcan. Dois-je dire que je n'aime pas être pris pour un crétin ?  

jeudi, 09 avril 2009

Nicolas au demeurant...

Pourquoi, dans le 7-10 de France Inter, Nicolas Demorand (agrégé de philo au demeurant) se croit-il obligé d'annoncer et de désannoncer le reportage de 7 h 10 en parlant d'un "reporter de X" ? Quand j'ai constaté ce fait, j'ai d'abord cru à un accident, mais non ! c'est un tic, une manie, un procédé systématique. Et il n'y a que lui dans la Maison ronde pour commettre cette confusion, ce n'est donc pas une consigne interne. Cela doit faire partie du style niaiseux de ses interventions où il tente de séduire un public jeune en parlant par exemple de "tout ce qu'il faut savoir de l'actu aujourd'hui" ou en invitant des "intellos" (d'un hénaurme calibre d'ailleurs... BHL par exemple pour une émission sur Saint-Germain-des-Prés et le souvenir de Sartre). Démagogie langagière et malaproprismes pseudo-décalés font le fond de commerce d'un batteleur de place de marché qui fait comme s'il s'adressait encore à ses potes pré-adolescents.

mardi, 13 février 2007

Demorand ou de la vulgarité

Ce matin, exceptionnellement j'écoutais Nicolas Demorand. Je dis bien exceptionnellement, car le personnage me hérisse tant le poil que je me suis coupé de France-Inter lorzsqu'il sévit comme avant je le fuyais lorsqu'il était sur France-Culture. Et puis je l'entends parler de Saint-Germain comme du quartier des intellos, revenir sans arrêt sur la disparition des intellos du paysage français, de Sartre comme d'un intello (il était à Saint-Germain et clichetons à deux balles obligent il fallait revenir sur une mythologie inepte au sujet d'un Saint-Germain intello n'ayant jamais existé vraiment et bien entendu avec les quatre-vingts ans de Juliette Greco que l'on souligne avec lourdeur). Et puis il veut savoir ce que pensent les intellos aujourd'hui à propos des élections. Mais qui invite-t-il ? Max Gallo et BHL ! L'horreur à l'état pur... La bêtise mégalomaniaque à son paroxisme dans les deux cas, même si en apparence les deux personnages sont opposés du point de vue politique. Il y a un peu plus de cent ans, Péguy parlait des intellectuels et il nommait alors Halévy, Zola, Lucien Herr, Anatole France. Des gens respectables qui ont tenu des propos sensés. Aujourd'hui, on cherche en vain les intellectuels, il n'y a plus en fait que des intellos dans le micro du bateleur Demorand, et quels intellos ! Oui, on ne veut pas leur donner le noble titre d'intellectuels. Pas plus qu'à lui. Journaliste ou prétendu journaliste qui se pique de faire popu en coupant tous ses mots, il ne parle pas d'actualité mais de l'actu, et le tout est à l'avenant, faux jeune et plein de tics pour faire croire que l'on parle de manière, simple, directe, cool, jeune et surtout popu. Cela sonne faux et c'est surtout très con.