samedi, 22 novembre 2008

Des messages cachés

C'est un peu étrange, mais sur Flickr apparaissent des infobulles fugitives durant l'affichage de la page d'accueil ou de la dernière activité (parfois longue à charger du fait du nombre de photos) qui indiquent "Liberté d'expression". Cela reste deux trois secondes et puis on ne retrouve plus le même message ailleurs. Je me demande si Flickr a choisi de militer contre les multiples lois qui se font en faveur d'un état de plus en plus policier ou bien si c'est une autopublicité de manière allusive. Mais ce genre de messages qui passe quasiment inaperçus la plupart du temps me pose un problème.

mercredi, 21 mai 2008

Bloguiversaire

Trois ans. Contrairement à Ada, je n'oublie pas cet anniversaire, puisque mon premier blogue a été banni des serveurs de l'Education nationale au bout de trois semaines seulement et que cela m'a marqué (fallait-il qu'il soit insolent et malveillant). J'entame donc la quatrième année de mon joli blogue très influent puisque j'arrive à faire se déplacer des gens aussi importants que Birenbaum afin de me répondre au sujet du Post ou que la gentille équipe commerciale de Reverso tient à me donner la réplique afin que je ne bousille pas sa campagne de pub virale. Cette année de blogage n'a pas répondu à mes intentions émises l'an dernier parce que je me suis laissé entraîner dans une spirale politique et satirique, j'espère rééquilibrer la balance du côté de la littérature et du jeu qui étaient aussi les fondements de départ. J'ai réduit fortement ma production de textes ces derniers mois sans que cela ait vraiment de conséquences sur la fréquentation qui reste stable à part quelques accès purement événementiels, il y a cependant un investissement personnel qui faiblit au fur et à mesure que l'on blogue (je le vois en lisant les annonces de fermeture) et puis un sentiment de lassitude face à tous les débats déjà lus (en outre, je prends beaucoup de temps pour Flickr qui est pour moi le prolongement naturel des blogues). J'ai pris un autre rythme cette année en n'écrivant plus systématiquement au moins quatre ou cinq billets chaque jour, voire dix dans la même journée, sans laisser un jour vide, mais je pense arriver à un équilibre entre la frénésie du début où je cliquais de lien en lien et puis l'espèce de détachement que je ressens par moment. Je n'aimerais pas me trouver dans la situation des blogueurs qui ne veulent ou ne peuvent plus écrire quoi que ce soit malgré les appels de leurs fans. Je trouve tristes les blogues morts ou en sommeil. J'y vois une sorte d'injustice quand cela concerne les meilleurs blogues, mais derrière il y a aussi des personnes qui peuvent avoir épuisé leurs raisons de bloguer et dont on ne sait rien en fait (alors que le blogueur dit influent passe pour narcissique).

mardi, 01 avril 2008

Jour de stats

C'est le premier du mois, donc c'est le moment de pratiquer l'activité favorite du blogueur : se chatouiller le creux du nombril. Pour ce faire, le blogueur est un être étrange qui dispose d'un outil imparable, un sextoy à base d'algorithmes incompréhensibles ou inaccessibles : les statistiques !

Passons donc à l'exercice imposé du début de mois, le classement Wikio. Je perds 65 places et ne suis plus qu'en 513e position, mais certes j'avais regagné deux cents places le mois précédent après en avoir perdu plus de quatre cents auparavant et donc tout est bien dans le meilleur des mondes. Vous me direz que je n'ai pas trop à me plaindre par rapport à d'autres champignaciens comme le boeuf qui pleure, lequel pointe à  la 46254e place sur quelque 60 000 blogues recensés. Ou par rapport au député bogosse de Champignac qui ne figure même pas dans le classement ! Pourtant, il délivre régulièrement sa prose sur son blogue et même dans Rue89, mais il n'existe pas dans la vie virtuelle de Wikio ! Je suis quand même heureux d'enfoncer largement le blogue du député aux très longues dents, 3055e seulement. Tant d'efforts de marquetingue, de bruchingue, de coupes de champignac et de dentifrice pour rien ou presque... Je suis donc le Champignacien le plus populaire.

Passons à d'autres statistiques. Je suis au 16329e rang mondial chez Technobouillie. Avec 1 920 réactions dont les trois quarts sont fausses et une autorité de 306, on baisse encore mais lentement comme tous les blogues Hautetfort qui s'étaient retrouvés dans le Top 2K et avec une autorité supérieure à 1 000... Je n'ai jamais compris ce que voulait dire l'authority chez Technocrasse, mais c'était autrefois un argument de poids chez des blogueurs qui faisaient semblant de comprendre cette alchimie afin de dire que certains blogueurs dans leur sphère étaient influents et d'autres non. Mon autorité finira bien par rejoindre un niveau plus réaliste, parce que même 306 c'est encore exagéré. Je constate toutefois que Technobiture n'absorbe plus systématiquement tous les pings du widget H&F des derniers blogues mis à jour, mais cela continue quand même un peu.

Passons aux statistiques internes : figurez-vous que je m'achemine vers des chiffres astronomiques. 4 286 notes et celle-ci sera la 4287e ! Le tout en moins de trois ans. 17 881 commentaires, si, si... Et pourtant je les ferme au bout d'un mois ou j'en supprime pour cause de pourriel ou de texte illégal ou de doublon. On débouchera une bouteille virtuelle de champignac au 20 000e commentaire et à la 5000e note, ce qui peut se faire dans le courant de l'année. Mais ce qui m'épate, ce sont les chiffres de recherche du mois précédent : mon billet méga-t'oeufs a fait l'objet de 1,57 % des lectures. Et dans les requêtes on a oeufs de 2,22 %, chocolat 1,25 %, oeufs de paques 1,07 %, cloches  0,80 %, oeuf de paques 0,53 %, oeuf de 0,44 %, paques 0,44 %. Ce qui fait que près de 7 % des visites (sur 50 % des requêtes non directes) de ce blogue sont motivées par un vieux billet sur les vacheries chocolatées à l'occasion des fêtes de Pâques. J'avais d'ailleurs eu la surprise de voir que ce billet était l'un des dix plus lus chez Hautetfort le mois précédent (autant vous dire qu'il était dixième). Il faut que je fasse quelque chose au mois de mai au sujet du muguet et au mois de décembre pour les bredele, parce que ce genre de billet me rapporte toujours des visites. Je ne sais pas ce que cherchaient ces gens, mais ils ont pu avoir des renseignements un peu plus sérieux que mon billet par les liens ou par les commentaires sur les différentes traditions de Pâques. Comme c'est le 1er avril, j'aurais dû penser à écrire quelque chose sur les poissons, mais cela m'a échappé et je n'aurai donc pas de visites au sujet de cette coutume. Il faut que je pense à cultiver mes marronniers afin de gonfler un peu mes 500 ou 600 visiteurs habituels, je suis loin de mes scores de la période présidentielle ... Parce que ce n'est pas avec un chiffre de fréquentation aussi ridicule que je pourrai ajouter des annonces Google automatiques ( du genre, si vous écrivez pour dire du mal de la scientologie, la scientologie s'invite dans vos pubs automatiques) ou des bannières de pub et puis des écrans de pub à cliquer ou à fermer ou des fenêtres défilantes de pub. Parce que mon seul but dans le blogage est de me vendre, mais alors très cher... Sinon cela ne vaut pas la peine. 

Du côté du supplément vraiment illustré, j'ai 3 771 photos très très mal classées et un peu plus de 10 000 vues (oui, on ne parle plus de visites ou de visiteurs uniques, chaque possibilité de commentaire ou de lecture de commentaire ou de note donne lieu à une vue). Ce qui m'amuse, c'est que l'une de mes photos les plus fantaisistes ait été la plus visitée, 227 vues ! Soit deux fois plus que la seconde. Et c'est parce que j'avais publié un lien depuis le Champignacien, mais cela continue d'augmenter encore un peu petit à petit. Il y en a de plus de réussies ou intéressantes, mais c'est le lien qui crée la curiosité.

Enfin, l'ai-je suffisamment joué dans le genre "j'en ai une plus grosse que vous et elle va plus loin ?"

mardi, 04 mars 2008

Comment flickériser ?

Dans un blogue de la rédaction du Fig (et pas mal fait à mon avis) :

En réalité, aucun usage de Flickr n’est majoritaire. 62% des gens n’ont aucune photo, 65% n’ont aucun contact, 87% n’ont jamais posté de commentaire, 84% n’en ont jamais reçu, 93% n’ont choisi aucun « favori ». 92% ne participent à aucun groupe. Au final, seuls 3% des utilisateurs utilisent TOUTES les fonctionnalités de Flickr. Même chez les « pro », certains usages sont minoritaires.

L'un des problèmes, c'est d'abord que des gens ouvrent des comptes pour pouvoir lire les notes ou déposer des commentaires chez quelqu'un, sans avoir forcément envie de publier des photos. Mettre sur le même plan celui qui choisit d'être tête de gondole en publiant une photo (tout comme on publie une note ou un billet dans un blogue) et puis celui qui choisit de commenter ou de leurquer parce que Machin lui a dit qu'il avait ouvert un compte Flickr, ce n'est pas tout à fait juste. D'autant que l'échange peut se faire aussi en réalité par messages privés, par d'autres messageries privées que celle de Flickr ou IRL. C'est un espace à géométrie très variable. Ensuite, ces chiffres ne concernent en fait que l'espace public, parce qu'il est possible de limiter un accès à la famille, aux amis, voire à soi tout seul (comme pour beaucoup de journaux intimes en ligne sous forme de blogues qui ne sont pas lisibles. Enfin, le système des favoris mis en avant est celui dont Flickr est propriétaire et ne concerne qu'une seule photo, cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas ailleurs (par exemple dans le navigateur du lecteur un système de signets et d'avertissements pour les photos d'un flickèrien).

Il y a une partie visible, qui prend parfois l'aspect de communautés par les favoris, groupes, contacts, commentaires. Une partie moins visible dans les accès restreints. Ensuite, sans doute, d'autres usages encore plus privés, parce que liés à des modes de communication qui ne sont plus lisibles que d'un ordinateur à un autre ou d'un humain à un autre. On a affaire à une sorte de millefeuille qui est d'ailleurs en partie dicté par le grand nombre de possibilités de cette plateforme. Celui qui veut se géolocaliser le peut, celui qui veut créer son nuage d'étiquettes aussi, celui qui veut former des communautés également, mais on néglige le fait qu'il existe d'autres outils de communication ou bien de recherche et d'indexation à côté. Flickr n'est pas un réseau social totalitaire à la différence de FaceBook ou de MySpace, mais un espace modulable qui laisse leur place à d'autres formes plus anciennes (courriel, clavardage) ou plus nouvelles (twitter) de communication.

Il existe bien entendu une aristocratie de Flickr, avec son forum, ses groupes de référence, ses trophées, ses décrets impératifs, sa phototétiquette. Un peu comme pour tous les supports d'expression (que ce soit d'Usenet à Wikipedia en passant par les blogiciels). Mais en réalité elle ne possède aucun pouvoir de coercition pour dire comment bien flickériser et elle est inconnue de la plupart des utilisateurs de la plateforme. Parce que la structure même de Flickr, concue comme un iceberg au milieu de la banquise, ne permet aucun usage dominant. C'est une forme d'organisation mentale et relationnelle qui est à la fois très structurée et très déstructurée parce qu'en relation avec d'autres formes de communication. On ne parle pas non plus de l'obstacle de la langue, or la plupart des échanges sur Flickr se font en anglais même si la personne n' et rien n'indique à priori que tous les Flickériens aient envie de communiquer avec d'autres personnes en anglais seulement (la photo est un langage universel, l'anglais non). Le support global n'est pas pour demain.

samedi, 01 mars 2008

L'an zéro de la photographie

Pourquoi FlickR demande-t-il, lorsque l'on veut afficher une date différente, d'indiquer une date comprise entre 1825 et nos jours ? Le plus ancien cliché de Nicéphore Nièpce n'a été réalisé qu'en 1827, mais certains termes de sa correspondance suggèrent qu'il avait réussi à fixer une image auparavant, dès 1824, sans que l'on ait de traces. Alors, dans le doute, on fixe une date mythique à mi-chemin. Pourtant, il existe des expériences antérieures et on considère en fait que le daguerréotype tel qu'il se développera n'est apparu qu'en 1839. Et puis... la photographie numérique n'était pas encore apparue à ce moment-là... Mais un cliché numérique de 2008 pris à partir d'un cliché argentique de 1908 est-il de 1908 ? Une numérisation de ce cliché de 1908 est-elle encore de 1908 ?

vendredi, 04 janvier 2008

Interestingness

Dans FlickR en français : Voici une vue de vos 200 photos les plus recherchées, triées par interestingness.

En espagnol : Ésta es una vista de tus 200 fotos más populares, ordenadas por el nivel interesantísimo.

En italien : Questa è una visualizzazione delle tue 200 foto più apprezzate ordinata per interestingness.

En portugais : Essa é uma exibição das 200 fotos mais populares, classificadas por interestingness.

En allemand : Dies sind Ihre 200 beliebtesten Fotos, danach sortiert wie interessant sie sind.

Boudiou et boufre ! comment font les Espingouins pour avoir un mot dans leur langue et pourquoi les Teutons utilisent-ils un mot français à la place d'un mot anglais comme le font les Français ? A quoi tiennent ces traitements de faveur ? Je n'ai pas vérifié la version chinoise, mais je suis prêt à parier qu'il y a encore un mot anglais caché dedans... 

vendredi, 03 novembre 2006

Le motif dans le tapis

Je me suis pris récemment d'intérêt pour Flickr. Je n'y ai encore publié aucune image en ligne, mais je commence à y écrire. Auparavant, je prenais ce service comme une grosse banque d'images venues de particuliers et je ne percevais que son aspect documentaire. J'avais recommandé le lieu pour mettre en commun des photographies sans avoir à passer par l'hébergement sur un site Web traditionnel pour des personnes qui n'ont pas de page personnelle et de serveur FTP. Mais l'intérêt de Flickr me semble aller bien au-delà de ce stockage. Bien sûr, il ne me suffit pas d'avoir créé un compte afin de commenter : il faudrait aussi que je publie pour voir les interactions. Néanmoins, je crois que cela bouleverse les habitudes de lecture d'image, d'organisation des documents et des rapports de réseaux sociaux à peu près autant qu'Usenet en un temps, puis les blogues, les wikis.

Pour faire simple, Flickr (ou les sites comparables) sont fondés sur une architecture similaire à celle des blogues évolués, avec des flux RSS, des catégories ou albums, des étiquettes (tags), des communautés ou groupes, des favoris (comme pour une blogoliste). On peut trouver un schéma de ce fonctionnement dans ce billet. Billet fort intéressant car il renvoie à un entretien qui précise les enjeux de ce nouveau système de la circulation des informations. En gros, Flickr c'est une plateforme de blogues qui ont d'abord comme support l'image personnelle, laquelle remplace le billet écrit. Mais c'est beaucoup plus que cela. 

On a beaucoup parlé au moment de la première grande vague de démocratisation d'Internet de retour de l'écrit et on a alors caricaturé les théories de McLuhan en disant qu'il s'était trompé en prédisant la mort du texte au profit de l'audiovisuel (j'adore la scène où Woody Allen fait apparaître par magie McLuhan pour répondre à un individu qui le cite à contresens). Bien entendu, les forums, les listes de diffusion et maintenant les blogues ont montré que les individus avaient besoin de communiquer par écrit et plus simplement par téléphone interposé dans un système de relations totalement fermés. Mais on a négligé le fait que la nature du message ne se confond pas avec le canal et encore moins avec le code. Disons que les limitations techniques imposaient l'écrit (notamment sur Usenet) et que des usages multiples de nouveaux réseaux sociaux sont en train d'apparaître d'une manière infiniment plus complexe, tous ces usages pouvant exister dans le même temps. Flickr, ce n'est pas le retour à l'image après le texte, mais une possibilité de prendre l'image comme point de départ.

Quand j'ai ouvert mon blogue, on m'a tout de suite reproché de ne pas pouvoir afficher d'images (j'étais chez un hébergeur archaïque que j'ai quitté depuis). Mais il y a une chose qui me dérange dans un très grand nombre de blogues : c'est l'image illustrative ou la décorative. Je veux bien que l'on égaye sa page, mais je ne vois pas du tout l'intérêt de montrer son aptitude au second degré en multipliant les petites vignettes en clin d'œil au fil d'un texte filandreux. Une photo, un dessin peuvent se suffire à eux-mêmes et on peut se contenter de les présenter pour ce qu'ils sont. Flickr remet l'image au centre et c'est un changement complet par rapport à l'écriture qui peut avoir lieu dans les blogues. Le billet n'est plus du texte plus ou moins illustré, mais l'image nue ou à peine habillée. Cela oblige le lecteur à regarder l'image pour ce qu'elle est, et plus du tout pour son rapport au texte étranger.

L'autre transformation du lecteur (parce que l'on fabrique, construit, modèle son lecteur comme le disait Eco), c'est sa capacité d'intervention : elle se fait à plusieurs niveaux. Il peut signaler l'image ailleurs, sans se l'approprier, mais en la mettant dans une nouvelle communauté. Cela me fait penser aux scènes qui se déroulaient dans ma bibliothèque municipale où deux vieux messieurs très bien mis se faisaient leur revue de presse chaque matin en allant de Minute à  Lutte ouvrière et en se montrant du coude des articles, ou en apostrophant les habitués, puis en leur donnant les journaux qu'ils avaient confisqués et que chacun attendait... Le second niveau s'effectue au niveau du commentaire comme dans un blogue ou un forum Usenet, ce qui est maintenant banal. Mais le troisième niveau est nettement plus intéressant car il permet d'annoter l'image en isolant un élément, exactement comme lorsque vous regardez l'album photo de la cousine Gertrude qui montre les premiers pas de sa fille Germaine ou la pousse de ses glaïeuls au fil des mois et que vous pointez du doigt un truc anodin afin d'établir ou de maintenir le contact. Et là on a une lecture qui signale un détail, qui agit sur l'image, qui écrit dans l'image, qui agit sur l'auteur. Le commentateur n'est plus passif, il peut transformer la vision des choses (un peu comme lorsqu'un de mes amis lors d'une séance diapositives a demandé à une collègue quelle était la couleur exacte de son maillot de bain dans l'eau des Seychelles et qu'elle a rougi). Cela induit des rapports beaucoup plus complexes entre celui qui publie-photographie-écrit et celui qui est là pour regarder-lire-répondre. 

Je n'ai pas abordé l'aspect politique de la chose parce que je manque encore d'exemples, mais je suis persuadé que nous allons vers le décryptage d'images, de sons, de bandes vidéos, avec des interactions de plus en plus marquées. Trois films visionnaires que je recommande : Blow Up, Rear Window, THX 1038. Pas de jeu artistique cette semaine.