mercredi, 16 juillet 2008

Euskarisation de l'enseignement en Espagne

L'espagnol devient une seconde langue en Espagne :

Aujourd’hui, les familles peuvent choisir entre trois "modèles" d’enseignement : le A –espagnol uniquement, le B –bilingue et le D – langue basque. La réforme propose un modèle unique, l’enseignement en basque, dès l’entrée en maternelle et dès l’année scolaire 2009-2010.

L'euskarisation de l'enseignement avait déjà commencé lorsque le gouvernement basque avait imposé aux enseignants des systèmes A et B, il y a déjà quelques années, la connaissance du basque pour continuer à enseigner dans cette province. Les enseignants devaient suivre une formation payée, puis passer un examen vérifiant leurs aptitudes en basque. Cela contribuera à faire fuir un bon nombre d'enseignants hispanophones qui ne peuvent satisfaire aux exigences. Cela se nomme une épuration ethnique, mais en douceur comme en Flandre.

jeudi, 26 juin 2008

L'Espagne et ses vieux démons

L'espagnol serait une langue en voie de disparition et à défendre, où donc ? En Espagne justement ! On ne m'avait pas prévenu que l'espagnol devenait une langue minoritaire. Voici un manifeste signé par des intellectuels hispaniques qui déplorent le bilinguisme de certaines des provinces. C'est bizarre toutefois que l'on ne parle indirectement que de deux régions de gauche à travers deux langues - sous-entendu la Catalogne et le Pays Basque - et pas de la Galice qui réécrit aussi ses manuels d'histoire autant qu'elle impose sa langue à part (oui, mais la Galice, c'est d'abord la terre de Franco et de Rajoy, donc elle ne peut pas avoir de noirs desseins contre l'unité linguistique espagnole et elle est plus garante de l'unité du pays que le méchant gouvernement central).

lundi, 24 mars 2008

Güey

C'est étonnant un tréma en espagnol, d'autant plus que cette langue ne connaît pas le u français ou le ü allemand et n'emploie pas de trémas ou d'umlauts. Mais les origines du mot semblent bien controversées aussi (le texte sent son anglais par l'emplol de versatile pour divers) et cela ne semble pas s'arranger. Comment un tel mot aussi étranger à l'espagnol a-t-il pu être intégré ?

lundi, 11 février 2008

La seule, avec...

Pratiquement la seule, tout en n'étant pas la seule :

Les habitants de ce recoin pluvieux du nord-ouest espagnol qui est pratiquement, avec la Catalogne et le Pays basque, la seule des 17 régions autonomes d'Espagne à user d'une autre langue officielle que le castillan, savent qu'ils ne l'entendront pas prononcer un mot dans cette langue.

En outre, c'est faux : le basque a aussi un statut co-officiel dans une partie de la Navarre. Ce qui fait quatre régions ou communautés de la péninsule sur dix-sept. Mais dire la seule permet d'insister sur un particularisme qui n'est pas si particulier.    

jeudi, 06 septembre 2007

Prénoms vénézuéliens

On se doutait que Hugo Chávez était un dictateur pire que Fidel Castro :

Hitler, Maolenin ou Nixon figurent parmi les prénoms que les Vénézuéliens aiment donner à leurs enfants. Le gouvernement a décidé d'y mettre bon ordre, et vient de présenter un projet de loi qui restreint à cent les prénoms "autorisés". Au nom de l'intérêt de l'enfant, bien sûr.

jeudi, 16 novembre 2006

Apprendre le charabia

Je tombe sur cette publicité en vitrine d'un magasin Obaïbi (une boutique franchisée du Okaïdigroup qui comprend aussi Okaïdi, Jacadi et OK) : Apprendre la générosité. Maintenant les marchands se soucient d'afficher un profil éthique, équitable et altermondialiste à faire pâlir José Bové, Jacques Nikonoff, Max Havelaar et Nicolas Hulot. Là, où ça se gâte, c'est dans les traductions¹ (on veut montrer que l'on est ouvert au reste du monde chez Obaïbi) : learn the generosity, enseñar la generositad, imparare la generositá. Glups et gasp ! formulè-je in petto

¹ Notons quand même l'absence étonnante de l'allemand alors que c'est la première langue maternelle de l'Union, l'une des trois langues de travail de l'Union et que l'on n'est pas si loin de la frontière avec nos redoutés cousins. Mais il s'agit d'un choix idéologique : l'anglais fait international, on ajoute l'espagnol et l'italien pour faire semblant de ne pas céder à l'anglolâtrie et puis au moins les mots seront presque comme du français, donc tout le monde comprendra, d'autant plus qu'on ne sait pas quel est l'accusatif d'Edelmut ou si ça se met au masculin ou féminin !

vendredi, 04 août 2006

Quechua, langue peu officielle

Extrait du blogue liménien (de Lima) de Chrystelle Barbier :

Une parlementaire s'est vu obliger de re-prêter serment par deux fois car elle jurait en quechua, sa langue quotidienne. Aucun traducteur n'ayant été prévu, son serment n'a pas été validé. OR, le quechua est langue officielle du Pérou comme l'espagnol.

Vraiment édifiant. J'imagine la même scène au Canada, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse. Ce serait une indignation générale. Une langue officielle peut donc ne pas être reconnue au plus haut niveau ?