vendredi, 11 septembre 2009

De quoi devenir chèvre

François Bourgeon dit des sottises sans en dire tout en disant :

La Louisiane, pays francophone malgré un demi-siècle passé sous administration espagnole, se prêtait bien à ce modelage langagier. J’aime la musicalité savoureuse et rurale de la langue cajun. J’ai choisi d’indiquer la traduction des dialogues à la fin du livre pour ne pas casser la cadence de lecture. Et puis c’est amusant ! Avec un peu d’attention, on peut deviner la signification des dialogues en cajun. On apprend au passage que les « chevrettes » sont des langoustines – ce qui a donné le mot crevettes –

Le terme chevrette pour crevette ou écrevisse est toujours présent en français contemporain et hexagonal, on peut le trouver ainsi tel quel en Provence ou en Lorraine par exemple. Il veut dire alors crevette ou tout petit crustacé ! Ce n'est d'ailleurs même pas particulier aux patois de l'ouest qui ont fourni la base des français américains; Le même mot latin capra a donné l'allemand Krebs avec la même métathèse bien plus tôt. C'est une grande découverte d'apprendre que le cajun emploie exactement les mêmes mots que le français avec exactement la même prononciation et le même sens; Il fallait bien un lexique à la fin pour l'expliquer à tous ceux qui n'ont jamais entendu ces mots exotiques parlés à cent mètres de chez eux.Je me dis que Bourgeon en fait des tonnes pour prouver le sérieux de son projet et qu'il n'y réussit pas trop bien...

jeudi, 15 janvier 2009

Mini-vrac

Un collectionneur d'aptonymes ; le couvreur Letondu, les hôteliers Clochard, les pompes funèbres Leveuf, la menuiserie Laplanche, le portraitiste Guillotin...

If You Seek Me Amy, la dernière chanson de Britney Ze Pire fait scandale.

RFI supprime 200 postes sur 1 000 et 6 langues (allemand, albanais, turc, serbo-cioate, polonais, laotien) sur 19.

La vague ch'ti continue d'inspirer des lexiques ici et .

mercredi, 22 octobre 2008

Le gayon

Indiot, rochot, enhoter, bacailleux, ostrilles, sinot, brisaque, geindreux, ouine, guerlette, bilot, dégrimonner.

Qu'est-ce ?

jeudi, 22 novembre 2007

Silbo

Le dialecte sifflé fait son entrée à l'école primaire. L'étude du silbo est devenue obligatoire dans l'île de Gomera, aux Canaries.

Le sujet est sérieux. Le silbo est une curiosité linguistique.

vendredi, 29 juin 2007

Faire chougnette

Une fois n'est pas coutume : je ne dirai pas de mal de l'Oignon. Je me contente de renvoyer à ce court billet de Yanny Hureaux, écrivain et journaliste de l'Oignon (si, si, c'est possible de cumuler les qualités), au sujet de la semaine du patois, en l'occurrence ardennais. Ah ! j'ai découvert aussi qu'un morceau d'une couverture ayant appartenu à Rimbaud était parti à 20 000 euros chez Sotheby's. Cela fait cher le mouchoir de laine mitée.

samedi, 13 janvier 2007

Hansi, réveille-toi, ils sont devenus fous !

Je vais pester cette fois contre un syndicat et contre certains de ses membres qui délirent de manière grave :

Le syndicat des enseignants Unsa et la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) ont signé samedi à Strasbourg une charte en faveur du développement du plurilinguisme dans les écoles du premier degré en Alsace.

Rien que de très normal, me direz-vous. Sauf que cela demande l'abaissement du taux d'enseignement en allemand dans une région directement frontalière, traditionnellement bilingue (avec un dialecte maintenu dans une plus forte proportion que dans les autres régions et des échanges constants avec les pays voisins). Mais voilà :

Dans un communiqué commun, l'Unsa et la FCPE craignent que l'allemand "prenne une place disproportionnée" dans le premier degré par rapport aux autres langues comme l'espagnol ou l'anglais.

Je rêve ou quoi ? L'allemand est en voie de disparition dans l'enseignement français et on veut militer en faveur de l'anglais en Alsace au nom de la diversité culturelle, alors que l'allemand dans cette région est encore une langue administrative (on n'y recevra pas de documents pour les élections en anglais, mais encore en français et en allemand) ? Ils sont tombés sur la tête ! Et c'est avec quelque pour cent d'élèves bilingues que cela menacerait le plurilinguisme alors que 97 % des lycéens en France auront étudié l'anglais !