samedi, 13 septembre 2008
De la vie des grues
Si j'avais été Cecilia Albeniz-Ciganer, femme Attias, divorcée Martin et Sarkozy, je n'aurais sûrement pas employé cette phrase au sujet de Dubaï :
C’est une ville très dynamique. 30% des grues du monde sont ici.
D'abord, parce que ce chiffre est complètement crétin et faux. C'est prendre les gens pour des andouilles capables de tout gober comme aux bons temps de l'élection présidentielle. Et les 70 % restants sont où ? Là où sont 99 % des grues. Par exemple à Abu Dhabi ou au Qatar ou à Bahrein ou en Arabie Saoudite, justes voisins. Et puis ailleurs.
Ensuite, parce qu'elle ne se rend pas du tout compte de la polysémie du mot grue. Lequel pourrait être attribué à son compte par de mauvais esprits (parmi lesquels nous ne comprenons pas).
Oui, elle a été piégée par les médias qu'elle a sollicités longuement, et elle ne voulait pas dire cette phrase idiote qui a été réécrite sans son accord et qu'elle n'a pu relire. Mais il n'empêche que le reste de l'entretien montre un phénomène fort spectaculaire : comment introspecter un cerveau totalement vide digne d'une émission de télé-réalité ou d'un plateau de témoignages en direct ?
23:41 Publié dans Revues de presse | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, media, langue française, cecilia sarkozy


