samedi, 07 novembre 2009

Lire Twitter

Comment entrer dans un compte Twitter alors que la personne que vous voulez suivre est en accès privé ? Je me suis posé la question, puisque je protège mes données. 

Repérez d'abord les personnes qu'elle suit, c'est aisément accessible par Google même si le profil est protégé, vous avez aussitôt accès au dernier Tweet publié en cliquant sur la liste des Following. Bien sûr, vous ne pouvez suivre les discussions en entier, mais vous savez ce qui a été dit dans les dernières minutes. Autant dire que c'est frustrant, sans aucun compte personnel.

Une autre bonne source serait de servir des listes Twitter, mais justement elles ne reprennent pas les messages des comptes en accès protégé à la différence des profils qui peuvent les afficher. C'est un peu bizarre cette différence de traitement. La seule liste, celle d'Irène, qui m'inscrit comme twitterien ne reprend pas du tout mes messages diffamatoires envers des élus de la République. Heureusement pour elle ! Je me pose des questions sur la responsabilité de la personne qui accepte des flux qu'elle ne contrôle pas.

On peut aussi compter sur les RT (ou re-tweets), mais c'est aléatoire et tout dépend de qui l'on suit. Il est possible de savoir ce qui est écrit par quelqu'un en privé alors, mais cela nécessite une énergie énorme pour un résultat ridicule. On peut aussi lire des textes ou des images, des vidéos publiés dans un format plus large, sans la barrière du compte Twtter, lorsque l'utilisateur a voulu se servir d'une autre plateforme tout en faisant un lien, mais il faut savoir quand il les a écrits. C'est beaucoup de temps gaspillé. 

J'en viens à l'essentiel. Twitter protège des données et ne les protège pas. Un compte protégé ne l'est pas absolument, tout peut être accessible en temps réel si l'on trouve la bonne porte d'entrée ou si le message a été repris, puisque c'est la règle de base de ce réseau. Il est donc totalement faux de croire que ce soit totalement privé lorsque l'on protège ses données, cela ne prémunit que contre les pourrielleurs. Le système est poreux à la base et c'est ce qui fait son efficacité.

Ce qui est le gros problème, c'est l'articulation entre privé et public. Un compte privé comme le mien n'est pas totalement privé puisque tout peut se retrouver ailleurs, tout peut s'échapper de mon compte, il n'y a que la confiance pour les personnes que j'accepte qui permette la tenue de ce compte. J'ai déjà vu des blogoguerres chez Embruns à partir de messages Twitter où public et privé étaient mélangés et c'est bien le problème de Twitter, non des blogues ou des forums Usenet. Il y a une réflexion à commencer.

mardi, 27 octobre 2009

[Publicité] L'identité nationale vue de mon kebab

Comme tout blogueur influent parmi bien d'autres, je suis invité à parler de nouveaux produits innovants et novateurs afin de faire bénéficier de nouvelles entreprises de ma notoriété et de mon influence. C'est pourquoi Mehmet et Kemal qui tiennent le kebab de la grand-rue de Champignac m'ont demandé de dire ce que je pense de leur jeune pousse. Je vous livre mes impressions en vrac, comme elles me sont venues pendant que je disputais le bout de gras.

J'apprécie particulièrement l'apparition d'une choucroute hallal dans la carte des menus. Le premier turc, pardons truc qui me vient à l’esprit quand je regarde la série des nouveaux plats comme le petit salé kebab, la quiche lorraine sucuk, c’est Wow ! en voilà un turc, pardons un truc qui va déménager. Ensuite je cherche à comprendre un peu la recette, et là c’est vrai que ça se corse légèrement.

Je dois avouer qu'il est assez dépaysant de déguster de tels produits et j'ai donc décidé de les interroger.

LPCI : N'avez-vous pas l'impression de vous attaquer à l'identité nationale en proposant une choucroute hallal ?
Mehmet : Mais la choucroute n'est pas un plat d'origine française ou alsacienne, elle vient de Chine via l'Egypte et les marins grecs !> Kemal : La choucroute peut être faite avec toutes les viandes, même le poisson, et n'importe quel légume en saumure.
LPCI : Est-ce que ce ne serait pas trop provocateur de proposer une choucroute sans porc ? Est-ce compatible avec le fait d'être français ! Mehmet : Je ne vois pas du tout pourquoi la choucroute serait une marque identitaire ou comment il pourrait y avoir une choucroute plus française que les autres>Kemal ; Notre choucroute est garantie d'origine, puisque nous respectons les traditions millénaires de sa confection pour les navires méditerranéens.
LPCI : Soit, mais votre choucroute va heurter les sensibilités régionales qui ne peuvent concevoir de choucroute qu'alsacienne et donc française.
Mehmet : C'est le lot de tous les jeunes investisseurs qui ont du mal à apporter du cash-flow et ne peuvent mettre en avant leur branding.
Kemal : On doit développer plus notre plan de développement et on doit trouver des business-angels afin de nous permettre de développer notre business-plan, mais tout cela est à l'étude.
LPCI : Mais enfin, vous vous attaquez à l'identité nationale et aux valeurs de la République !
Mehmet : Business is business.
Kemal : Je dirais même plus, business is business.

Note.  Mehmet et Kemal ne ne nous payent pas en kebabs pour que nous disions du bien de leur kebab, mais pour que nous en parlions.


samedi, 05 septembre 2009

13 raisons de mort d'un blogue

Il y a dans la vie des blogues un sujet récurrent, mais que l'on n'aborde que lorsqu'il arrive une nouvelle fois : la mort d''un blogue. Pourquoi un blogue doit-il s'arrêter ? Il a ses commentateurs réguliers, ses abonnements à des flux, son trafic en progression, son classement Wikio ou Technorati en hausse, et puis plus rien. Parfois l'auteur s'exprime dans un dernier billet, parfois dans un commentaire chez quelqu'un d'autre, parfois il ne dit rien, parfois c'est un sujet de polémique. Je recense les diverses raisons en donnant les pseudos de blogueurs ou le nom de leur blogue, mais sans aucun lien. Comment mettre fin à un blogue de manière convaincante ?

1. Vous êtes mort et vous envoyez votre avis de décès d'outre-tombe. C'est le cas de Dominique Autié. Mais la mort est une excuse un peu facile pour les gens qui attendaient leur manne quotidienne. Mais si vous voulez revenir, il faut trouver autre chose pour être pris au sérieux. La mort est de toute manière impardonnable.

2. Votre hébergeur vous dit que vous avez atteint le maximum de l'espace disponible. Vpis devez prendre un abonnement payant ou alors payer encore plus de bande passante. Là, on peut se dire que l'hébergeur a été mal choisi ou que le sujet du blogue n'était pas adapté.

3. Variante du précédent ; votre hébergeur vous dit que votre blogue n'existera plus d'ici trois ou six mois et que vous pouvez transférer tous vos fichiers sur une autre solution payante qu'il propose : c'est le cas des anciens U-blog et Tooblog. Mais comme vous ne comprenez rien aux manipulation, vous perdez des fils de commentaires, des images, etc. ou vous ne pouvez rien récupérer parce que vous ne comprenez rien aux explications très simples de guiques qui se la jouent.

4. Version différente du précédent ; vous avez décidé de passer à un autre logiciel et vous constatez qu'il est incompatible avec le précédent comme Jules de Diner's Room. Que faire ? Ecraser le blogue précédent ou créer un nouveau nom de domaine ?

5. Vous avez perdu vos identifiants tellement vous avez de comptes différents sous une foule de pseudos. Ce n'est pas grave, il vous reste encore plein d'autres blogues, mais ceux-ci sont peut-être moins bien classés que le premier.  

6. Votre patron ou votre hiérarchie vous cherche des ennuis après avoir découvert votre blogue (cas de Bereno inspecteur du travail, d'Un blog de flic, de Garfieldd, du Blog de prof de ZEP, de Petite Anglaise, etc.) Comme vous êtes sous le coup ou sous la menace d'une sanction disciplinaire, voire d'une révocation ou d'un licenciement, vous supprimez le blogue ou le placez en accès restreint. Mais en tout cas, vous recevrez un soutien formel de tous.

7. Au contraire, vous êtes promu comme M. KA de la Boîte à images ou Alain Birenbaum du blog NRV en passant à une plus grosse boîte comme Arrêt sur images ou Le Post. Vous avez le choix entre laisser des archives disponibles pour tous pendant un temps limité et des archives accessibles à certains. Mais vous avez su monnayer votre passage à une sphère un peu moins amateur que les blogues.

8. Vous partez à San Francisco ouvrir une jeune pousse afin de réaliser un nouveau défi qui licencie la moitié de son personnel un an plus tard et cherche une nouvelle capitalisation et un nouveau plan bizness. Modèle Loïc Le Meur. C'est risqué et il faut avoir déjà beaucoup d'argent au départ. Ce n'est pas avec un Skyblog que l'on y arrive, même s'il est plus lu que le blogue dit influent.

9. Vous dites que la pression publique est insupportable, vous ne voulez plus répondre aux questions piégées et bolcheviques du Monde ou participer aux petits déjeuners infernaux de France-Culture ou être invité face aux impertinents du Médef ou devoir justifier votre place de premier des classements, et vous jouez votre diva en annonçant votre arrêt du blogage, mais non du commentaire. Puis vous publiez des billets chez les autres comme invité, puis un nouveau blogue comme Meilcour, puis vous rouvrez votre blogue Versac. Et vous jouez à cache-cache afin de vous faire désirer.

10. Vous comprenez que votre entourage immédiat (parents, collègues, voisins, amis) vous lit. Vous avez de plus en plus de mal à faire la part des deux identités et l'une empêche l'autre de s'exprimer, cas de Pascal de Finis Africae.

11. Vous n'avez plus rien à dire, du moins sous cette forme. Il est temps de passer à une autre identité, cas de Narvic de Novövision. Variante : vous n'avez plus rien à dire ou vous avez l'impression de vous répéter, quelle que soit la forme. Un conseil : faites des listes, comme celle-ci, ou des chaînes afin de prolonger l'agonie.

12. Vous attirez trop de trolls et il se distribuerait des paniers entiers de points Godwin dans chacun de vos fils de commentaires. Votre blogue ressemble à un grand portnawak et vous ne voulez plus avoir à censurer des gens ignobles (surtout si vous êtes contre toute censure). C'est ce que l'on pourrait nommer les blogues Calimero.

13. Vous avez bu trop de Guinness à République des blogs ou aux raouts de Vendredi et vous avez fait une fausse manipulation en voulant parler en bien de cette dernière rencontre constructive ou du mal des gens que vous avez vus.


Je me suis arrêté à un chiffre impair, parce que la liste n'est pas limitative. Elle peut être complétée.

dimanche, 23 août 2009

Pourquoi donc un écureuil ?

Le nom même de la bestiole qui occupe les squirrelizers n'est pas déterminé avec précision. En français, cela pourrait correspondre en effet à une marmotte, mais on a préféré calquer l'anglais Columbian Ground Squirrel (l'écureuil de terre colombien) plutôt que de chercher son équivalent en français. On connaît déjà ces faux amis au sujet du chameau, du pingouin ou du renard roux.


Il y a pour cela d'autres raisons sous-jacentes : la marmotte est considérée comme l'animal qui hiberne par excellence. On dit dormir comme une marmotte, réagir comme une marmotte. La marmotte est passive dans l'imaginaire français (tout comme le loir que beaucoup n'ont jamais entendu mener une sarabande dans un grenier durant la nuit). La marmotte appartient plus à l'imaginaire américain qui guette son réveil pour attendre la nouvelle année. Rien de tel en France. Je ne parle même pas de la marmotte qui "met le chocolat dans le papier alu" ou "qui pousse", parce que cela peut devenir très vulgaire (en gros homophobe et scatologique).


En revanche, l'écureuil possède des qualités positives en français. Il est synonyme d'épargne et de prévoyance en France, puisqu'une célèbre banque l'a pris comme emblème et comme surnom. Il est synonyme d'espièglerie, de vivacité d'esprit et de débrouillardise en Belgique où il a donné son nom wallon à un célèbre groom-reporter que je ne présenterai pas (et qui est d'ailleurs affublé d'un compagnon animal du type écureuil roux européen). Les célèbres Tic et Tac de Walt Disney n'étaient déjà pas des écureuils, mais des tamias et ils ont été acclimatés en France comme tels parce que cela les valorisait et les rapprochait des lecteurs.

On a deux idées contraires, d'un côté la marmotte qui surgit de terre quand vient le soleil et qui reste là dressée sur ses deux pattes. De l'autre, l'écureuil qui apparaît à l'improviste n'importe quand, pour s'évanouir en vitesse l'instant d'après. Le calque lexical de l'anglais a permis d'éviter toutes les connotations négatives attribuées à un rongeur afin de prendre les connotations positives d'un autre rongeur.

mercredi, 12 août 2009

Proctologie, mon amour

Relevé sur LSP cette forme de numérisation :

C’est par celte collaboration de tous les anus
et adnùrateurs de Villon et de Rabelais que s’éla-
borera, d’une part, l’établissement du texte de ces
auteurs, de 1 autre, le commentaire indispensable
qui devi’a les interpréter

qui provient du site suivant. Oui, les OCR sont des amis des belles lettres ! Mais dans le cas précis de Villon et de Rabelais, il n'était pas inutile de mentionner que leurs amis étaient des anus et l'erreur devient intéressante, littérairement parlant parce que cela ouvre sur certains aspects inaperçus de leurs oeuvres. Nous avons affaire au hasard objectif, comme disait Breton.

mercredi, 22 juillet 2009

Mon entretien de blogueur avec Bernard-Henri Lévy

Afin de parfaire ma réputation de blogueur influent, j'ai décidé d'interroger le plus grand philosophe, écrivain, cinéaste, journaliste français de ce siècle.

LPCI : Bonjour monsieur BHL, merci de me recevoir.

BHL : Ah ! c'est vous le blogueur influent ! Mon blouson multipoches de reporter ne me boudine pas trop ?

LPCI : Pas du tout ! Mais est-ce que cette tenue est bien indiquée par la chaleur actuelle ?

BHL : Je dois m'entraîner avant ma rude expédition vers des contrées sauvages, arides et dangereuses. Aimez-vous particulièrement la choucroute ?

LPCI : Pas spécialement, on m'en sert à chaque rencontre.

BHL : C'est mon ami Philippe Val qui m'a recommandé d'en faire préparer une, car il m'a dit que tous les blogueurs aimaient la choucroute et selon lui c'est un plat antisémite. Êtes-vous antisémite ?

LPCI : Je ne me suis jamais posé la question.

BHL : C'est donc que vous êtes inconsciemment antisémite et c'est encore pire ! Mais j'espère que vous rapporterez les faits aussi exactement que moi dans mes reportages !

LPCI : N'en doutez pas. Mais pourquoi cet équipement ?

BHL : Ah ! C'est que je vais affronter de graves dangers au péril de ma vie. Je ne peux rien vous révéler, car j'ai promis un silence absolu et une totale discrétion, mais sachez quand même que je vais devoir traverser la banlieue rouge !

LPCI : La banlieue rouge !

BHL : Je vois que cela vous touche. Oui, la banlieue rouge, cette zone de non-droit tenue d'une main de fer par des seigneurs de la guerre mafieux puant la vodka issus de la hiérarchie du Parti communiste après la chute de cet empire. La banlieue rouge en proie aux bandes ethniques qui vivent du trafic de la drogue et des armes. La banlieue rouge qui est menacée de tomber sous la coupe des imams intégristes. Vous comprenez donc mes précautions.

LPCI : Mais vous voulez délivrer la banlieue rouge ?

BHL : Loin de là ! Mon dessein est plus grand et plus noble ! Arielle, s'il te plaît, retrouve-moi mon nouveau gilet pare-balle, pas ceux que je je portais à Sarajevo ou à Kaboul ! Vous comprenez il ne faut pas que je sois reconnu lors de ce périple dangereux !

LPCI : Que comptez-vous faire ?

BHL : Ce n'est sûrement pas moi qui vous dirai que je vais affronter les forces les plus archaïques de l'obscurantisme éloigné de l'esprit des Lumières, que je vais défendre l'esprit de la liberté et de la démocratie tel que le concevait Montesquieu et Tocqueville, que je vais faire un rempart de mon corps face à la barbarie qui nous environne. Je prendrai la Francilienne et l'autoroute A4 jusqu'à la hauteur de La Ferté-sous-Jouarre .

LPCI : L'autoroute A4 ? La Ferté-sous-Jouarre ?  

BHL : Oui, l'autoroute A4 où je suis prêt à verser mon sang, tel André Malraux durant la guerre d'Espagne. J'y ai rendez-vous avec mes amis Raphaël Glucksmann et Romain Goupil près d'un Cofiroute. Nous avons convenu de signaux codés de nous seuls connus, mais que mon ami Alexandre Adler - le grand spécialiste des espions et des messages secrets - a bien voulu nous communiquer, cela consiste en des appels de phare.

LPCI : Cela doit être vraiment grave.

BHL : L'heure est encore plus grave que vous ne le songez. Pendant que tout le monde dort, on ne se doute pas des forces du Mal qui sont à l'oeuvre de manière obscure, souterraine, insidieuse. Figurez-vous que je suis contre le Mal, parce que le mal n'est pas le bien, et pour cela il y a des partisans du Mal qui tentent de me diaboliser en me représentant comme le Mal. Ce n'est pas logique du tout, puisque je suis du côté du Bien n'est-ce pas ? C'est logique.

LPCI : Tout cela est parfaitement rationnel. Mais il ne doit pas y avoir de danger à La Ferté-sous-Jouarre.

BHL : Détrompez-vous, c'est justement là que l'on commence à s'aventurer dans des terres inconnues peuplées de tribus sauvages, n'ayant jamais connu la civilisation et aux moeurs totalement arriérées. C'est pourquoi je me prépare à devoir manger de la choucroute tous les jours, même au petit-déjeuner.

LPCI : Vous allez donc vers l'Est.

BHL : Oui, des régions où il fait toujours froid et où les journaux arrivent avec six mois de retard, d'où mon équipement afin de me camoufler. Arielle, mon biquet, trouve-moi mes dernières lunettes de soleil afin que je ne sois pas reconnu d'un lecteur de Paris-Match qui aurait vu une de mes photos volées par un paparazzi !

LPCI : Mais enfin... qu'est-ce qui vous motive cette fois ? Où vous rendez-vous ?

BHL : Ce n'est sûrement pas moi qui vais vous révéler que je pars pour le Luxembourg !

LPCI : Le Luxembourg ?

BHL : Oui, le Luxembourg, cette contrée martyrisée, humiliée, blessée. Oui, les Luxembourgeois, ce peuple fier, indépendant, libre, souverain qui ne demande qu'à vivre en paix. Oui, le Luxembourg qui n'en peut plus de subir l'assaut des hordes barbares éloignées de la civilisation et obscurantistes éloignées de l'esprit des Lumières...

LPCI : Cela me rappelle mon entretien avec Henri Guaino. Belles phrases à période.

BHL : Guaino bénéficie de mes conseils et il en tient compte autant que de ceux de Victor Hugo et de Péguy. Vous voyez que je ne suis pas sectaire comme les obseurantistes archaïques totalement fossilisés.

LPCI : Mais que se passe-t-il donc au Luxembourg ? Ce n'est pas la guerre civile pourtant.

BHL : Bien pire que cela ! Que peut-il advenir si le Luxembourg se soumet ? Que peut-il advenir si le Luxembourg se démet ? Que peut-il advenir si le Luxembourg disparaît ? C'est la fin de toute la civilisation que nous avons tenté de construire, la ruine de nos valeurs, la négation même de l'essance de la liberté ! De quels crimes nos héritiers ne nous accuseront-ils pas ? Comment serons-nous jugés par notre postérité ? C'est pour moi un combat métaphysique au plus suprême degré !

LPCI : Mais quelle en est la cause ?

BHL : On ne vous l'a pas dit ? Mon ami, Richard Malka (l'avocat de Philippe Val), m'a prévenu que le secret bancaire allait être levé au Luxembourg et c'est un acte parfaitement anti-démocratique qui nuit à toutes mes valeurs. Je ne peux croire que l'on aille aussi loin dans la barbarie, mais je vais tenter de sauver ce qui peut l'être encore. Dussè-je y laisser mon existence. Il en va de l'essence de l'esprit de révolte qui m'a toujours animé, comme les plus grands esprits de la Révolution française.

LPCI : Je vous remercie pour votre choucroute froide et je vous souhaite bon courage pour votre cause justifiée.

BHL : Il n'empêche, vous devez être antisémite pour m'avoir fait parler de ma fortune et non de mon oeuvre au service de la démocratie et de la civilisation.

dimanche, 31 mai 2009

Féminisme, mon erreur !

Ben, je ne suis pas si sûr que Mademoiselle, il y a l'Huma et Mediapart depuis deux heures avec son seul mot clé.

Vous connaissez les alertes "Google" ? Vous collez un mot et le grand manitou repère directement, dans la mââsse d'informations, les endroits ou ce mot est cité. Moi j'ai mis "féminisme", autant vous dire que ma boîte mail n'est pas envahie d'alertes.

Mais il faudrait utiliser d'autres mots clés et d'autres sources pour cibler mieux, au lieu de se livrer à un dragage primaire dans la presse imprimée qui est reprise par Google News et pas des autres sources possibles.

mardi, 12 mai 2009

4999

Ceci est une note de service de pure forme afin d'avertir que la prochaine note - forcément des perles du Canard - sera la 5000e de ce blogue-ci qui avait commencé son aventure le 21 mai 2005 chez Monblogue, plateforme québécoise un peu bancale et à l'heure québécoise. Les chiffres sont approximatifs puisque je n'ai pas repris toutes les anciennes notes. Ce sera aussi le quatrième anniversaire ou presque. Il y a pour l'instant 21 400 commentaires (mais je ne sais si monsieur Hautetfort compte aussi les commentaires supprimés du fait de ma cenSSure bolchevo-fachisse envers les pubeux et les injurieux). Je deviens donc non un blogueur influent, mais un blogueur avec de gros chiffres pour affirmer son ancienneté, son expérience et sa production (car l'activité principale d'un blogueur doit être de commenter ses statistiques d'audience, de classement, de publication de classement, de production de billets et un billet sur un anniversaire ou un nombre rond cela fait toujours un billet de plus, alors autant fractionner le plus possible toutes les annonces de nombres à venir). Je ne vous certifie pas l'exactitude des nombres, mais on peut faire comme si et déboucher le champignac !

samedi, 09 mai 2009

Par la barbe de Rackham le Rouge !

licorne.jpgSi vous avez vu cette image, c'est que vous êtes forcément un pirate de l'Internet à votre propre insu !

 

En effet, j'ai reproduit ici une image publiée sur la Toile à partir d'un blogue qui lui même reprenait cette image d'un album pirate (et fort mal imprimé) de Tintin en chinois numérisée je ne sais trop où. Certes, les couleurs sont atroces et peu conformes à l'original ou aux versions ultérieures, certes on ne comprend strictement rien au texte quand on n'est pas sinophone, mais votre propre piratage est parfaitement avéré puisque vous avez téléchargé cette image en même temps que vous avez voulu lire mon blogue. La Fondation Moulinsart par son représentant Nick Rodwell à l'éthique reconnue de tous les bédéistes, Denis Olivenne (avec la caution de Jean Daniel et dee installations sanitaires de Claude Perdriel), Christine Albanel munie de son pare-feu pour OpenOffice, Maxime Le Forestier et son parachutiste, Juliette Gréco en compagnie de Belphégor...  vont vous poursuivre comme les Erynies ou l'œil dans la tombe pour avoir bafoué les droits patrimoniaux et non moraux de leurs productions indispensables,

Pour éviter une telle mésaventure, il ne vous reste plus qu'à installer chez vous un mouchard payant, non interopérable qui espionnera tous vos faits et gestes sur vos PC et portables et qui vous désignera comme un criminel si vous lisez encore ce blogue. qui est aussi simple, claire et lucide que le geste du capitaine Haddock !
C'est possible maintenant grâce à la loi Hadopi.

dimanche, 19 avril 2009

Les dangers des blogues

Dans l'Oignon d'aujourd'hui, un article au sujet des dangers de l'Internet expliqués aux parents d'un paisible collège de campagne profonde. Cela fiche la trouille ! Suivons la démonstration (non encore en ligne) du gendarme à propos des blogues : "On en compte 4 millions rien que dans notre pays*. Il se crée environ un blog en France toutes les dix secondes. Et chaque jour, il y en a 75 000 nouveaux qui apparaissent dans le monde."

Je sors ma calculette et je trouve 3 155 960 blogues purement français créés par an au rythme de un toutes les dix secondes et 8 640 par jour alors. Cela me semble bizarre, car les chiffres habituels ne comprennent pas les Skyblogs ! Or, si je consulte Skyrock, aujourd'hui aux alentours de midi, il y a déjà plus de 8 900 blogues créés sur cette plateforme de référence et plus de 24 millions de blogues enregistrés (mais pour la plupart détruits ou sans vie). Les chiffres qu'exhibe le pandore pour convaincre son auditoire concernent certes les blogues, mais absolument pas ceux des adolescents ! Ils n'ont qu'une valeur spectaculaire et sont juste destinés à frapper les esprits. Parce que dans la réalité, il se crée encore plus de blogues que ne le dit le gendarme, la plupart sont non alimentés en contenu après un kikoulol, on en détruit d'ailleurs une quantité presque aussi énorme. Les chiffres de recension dans le monde n'ont aucun sens puisque Technorati ou Blogsearch prennent également en compte des flux RSS venus d'agences immobilières, d'interim ou de journaux, et pas mal de pourriels ! Aucun moteur de recherche ne peut fournir un chiffre exact ou vraisemblable au sujet des créations et destructions de blogues parce que les filtres sont différents ou pourris, et d'ailleurs il faudrait s'entendre aussi sur ce que serait un blogue.

Tous ces chiffres sont sans aucun intérêt, il faut juste affoler et frapper l'auditoire avec des choses qu'il ne peut remettre en perspective ou comparer. Que l'on se rende compte que le nombre de blogues créés chaque année sur Skyblog est à peu près équivalent au nombre d'adolescents et qu'un ado peut se créer dix ou douze comptes durant son année scolaire avant de les détruire, ce serait plus pédagogique (d'autant que cet ado gonflera les stats de Skyrock tandis que ses camarades n'auront jamais eu l'idée d'ouvrir leur blogue). Le tout est servi par un homme en uniforme, avec écusson et pistolet à la hanche, preuves de son autorité infaillible... Les quatre millions de blogues cités par le bourre ne seront quant à eux presque jamais ceux conçus par des adolescents...

Les chiffres les plus fantaisistes peuvent toujours passer si l'on s'adresse à un public qui n'a ni calculette dans la tête, ni points de comparaison. L'important, c'est d'impressionner, sans expliquer la réalité.

* Ce qui me plaît dans ce propos, c'est que l'on ne fait plus référence à la nationalité supposée du propriétaire du blogue, mais à celle de son hébergeur. J'ai eu ainsi un blogue qui aurait pu passer pour québécois.  

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