dimanche, 31 mai 2009
Féminisme, mon erreur !
Ben, je ne suis pas si sûr que Mademoiselle, il y a l'Huma et Mediapart depuis deux heures avec son seul mot clé.
Vous connaissez les alertes "Google" ? Vous collez un mot et le grand manitou repère directement, dans la mââsse d'informations, les endroits ou ce mot est cité. Moi j'ai mis "féminisme", autant vous dire que ma boîte mail n'est pas envahie d'alertes.
Mais il faudrait utiliser d'autres mots clés et d'autres sources pour cibler mieux, au lieu de se livrer à un dragage primaire dans la presse imprimée qui est reprise par Google News et pas des autres sources possibles.
20:09 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, mlf, google, blog, web, internet
mardi, 12 mai 2009
4999
Ceci est une note de service de pure forme afin d'avertir que la prochaine note - forcément des perles du Canard - sera la 5000e de ce blogue-ci qui avait commencé son aventure le 21 mai 2005 chez Monblogue, plateforme québécoise un peu bancale et à l'heure québécoise. Les chiffres sont approximatifs puisque je n'ai pas repris toutes les anciennes notes. Ce sera aussi le quatrième anniversaire ou presque. Il y a pour l'instant 21 400 commentaires (mais je ne sais si monsieur Hautetfort compte aussi les commentaires supprimés du fait de ma cenSSure bolchevo-fachisse envers les pubeux et les injurieux). Je deviens donc non un blogueur influent, mais un blogueur avec de gros chiffres pour affirmer son ancienneté, son expérience et sa production (car l'activité principale d'un blogueur doit être de commenter ses statistiques d'audience, de classement, de publication de classement, de production de billets et un billet sur un anniversaire ou un nombre rond cela fait toujours un billet de plus, alors autant fractionner le plus possible toutes les annonces de nombres à venir). Je ne vous certifie pas l'exactitude des nombres, mais on peut faire comme si et déboucher le champignac !
22:10 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet
samedi, 09 mai 2009
Par la barbe de Rackham le Rouge !
Si vous avez vu cette image, c'est que vous êtes forcément un pirate de l'Internet à votre propre insu !
En effet, j'ai reproduit ici une image publiée sur la Toile à partir d'un blogue qui lui même reprenait cette image d'un album pirate (et fort mal imprimé) de Tintin en chinois numérisée je ne sais trop où. Certes, les couleurs sont atroces et peu conformes à l'original ou aux versions ultérieures, certes on ne comprend strictement rien au texte quand on n'est pas sinophone, mais votre propre piratage est parfaitement avéré puisque vous avez téléchargé cette image en même temps que vous avez voulu lire mon blogue. La Fondation Moulinsart par son représentant Nick Rodwell à l'éthique reconnue de tous les bédéistes, Denis Olivenne (avec la caution de Jean Daniel et dee installations sanitaires de Claude Perdriel), Christine Albanel munie de son pare-feu pour OpenOffice, Maxime Le Forestier et son parachutiste, Juliette Gréco en compagnie de Belphégor... vont vous poursuivre comme les Erynies ou l'œil dans la tombe pour avoir bafoué les droits patrimoniaux et non moraux de leurs productions indispensables,
Pour éviter une telle mésaventure, il ne vous reste plus qu'à installer chez vous un mouchard payant, non interopérable qui espionnera tous vos faits et gestes sur vos PC et portables et qui vous désignera comme un criminel si vous lisez encore ce blogue. qui est aussi simple, claire et lucide que le geste du capitaine Haddock !
C'est possible maintenant grâce à la loi Hadopi.
17:35 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, blog, hadopi, albanel, politique, ump, sarkozy
dimanche, 19 avril 2009
Les dangers des blogues
Dans l'Oignon d'aujourd'hui, un article au sujet des dangers de l'Internet expliqués aux parents d'un paisible collège de campagne profonde. Cela fiche la trouille ! Suivons la démonstration (non encore en ligne) du gendarme à propos des blogues : "On en compte 4 millions rien que dans notre pays*. Il se crée environ un blog en France toutes les dix secondes. Et chaque jour, il y en a 75 000 nouveaux qui apparaissent dans le monde."
Je sors ma calculette et je trouve 3 155 960 blogues purement français créés par an au rythme de un toutes les dix secondes et 8 640 par jour alors. Cela me semble bizarre, car les chiffres habituels ne comprennent pas les Skyblogs ! Or, si je consulte Skyrock, aujourd'hui aux alentours de midi, il y a déjà plus de 8 900 blogues créés sur cette plateforme de référence et plus de 24 millions de blogues enregistrés (mais pour la plupart détruits ou sans vie). Les chiffres qu'exhibe le pandore pour convaincre son auditoire concernent certes les blogues, mais absolument pas ceux des adolescents ! Ils n'ont qu'une valeur spectaculaire et sont juste destinés à frapper les esprits. Parce que dans la réalité, il se crée encore plus de blogues que ne le dit le gendarme, la plupart sont non alimentés en contenu après un kikoulol, on en détruit d'ailleurs une quantité presque aussi énorme. Les chiffres de recension dans le monde n'ont aucun sens puisque Technorati ou Blogsearch prennent également en compte des flux RSS venus d'agences immobilières, d'interim ou de journaux, et pas mal de pourriels ! Aucun moteur de recherche ne peut fournir un chiffre exact ou vraisemblable au sujet des créations et destructions de blogues parce que les filtres sont différents ou pourris, et d'ailleurs il faudrait s'entendre aussi sur ce que serait un blogue.
Tous ces chiffres sont sans aucun intérêt, il faut juste affoler et frapper l'auditoire avec des choses qu'il ne peut remettre en perspective ou comparer. Que l'on se rende compte que le nombre de blogues créés chaque année sur Skyblog est à peu près équivalent au nombre d'adolescents et qu'un ado peut se créer dix ou douze comptes durant son année scolaire avant de les détruire, ce serait plus pédagogique (d'autant que cet ado gonflera les stats de Skyrock tandis que ses camarades n'auront jamais eu l'idée d'ouvrir leur blogue). Le tout est servi par un homme en uniforme, avec écusson et pistolet à la hanche, preuves de son autorité infaillible... Les quatre millions de blogues cités par le bourre ne seront quant à eux presque jamais ceux conçus par des adolescents...
Les chiffres les plus fantaisistes peuvent toujours passer si l'on s'adresse à un public qui n'a ni calculette dans la tête, ni points de comparaison. L'important, c'est d'impressionner, sans expliquer la réalité.
* Ce qui me plaît dans ce propos, c'est que l'on ne fait plus référence à la nationalité supposée du propriétaire du blogue, mais à celle de son hébergeur. J'ai eu ainsi un blogue qui aurait pu passer pour québécois.
13:09 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : web, internet, presse, média, médias, blog
vendredi, 27 mars 2009
Vendredi, ou la vie des coupeurs-colleurs sauvages
Ces deux notes de bas de page d'un billet de LSP n'ont pas été reprises dans la une de Vendredi (l'hebdomadaire qui n'avertit pas les blogueurs qu'ils seront recopiés, coupés, réécrits, retitrés, émasculés de leurs liens ou de leurs attendus, mais qui se félicite de leur offrir une vitrine incomparable afin de leur faire de la publicité en toute gratuité et qui leur demande de ne plus lire d'autre journal) :
* Cette déclaration bouffonne, très comparable à celle attribuée à Marie-Antoinette sur la brioche, sera peut-être considérée plus tard comme la marque de la déconnexion définitive des “élites” par rapport au bas peuple.
* Ce qui est quand même bien plus élégant que “né avec une cuiller en argent dans la bouche”. Le grec porphura signifiait “pourpre”, cette matière colorante rouge vif extraite d’un mollusque, le murex, et qui servait à teindre les habits des hauts dignitaires. Ce mot a donné aussi porphyre (roche rouge foncé).
Ce qui est plaisant, c'est que l'on perd alors tout ce qui est plaisant. La première note en noir était motivée par ce passage : "et l’auteur de la fameuse phrase sur les montres Rolex*" qui désignait un célèbre publicitaire. La deuxième en rouge par celui-ci : "Si un héritier, mâle de préférence, naissait pendant son quinquennat, il serait porphyrogénète (du grec porphurogenêtos, “né dans la pourpre”*)".
Or, que je sache, Vendredi est imprimé en couleur. On aurait pu conserver la plaisanterie au sujet de la couleur rouge, manifestée par la typographie. Cela aurait pu être considéré comme une incidente au cours d'une phrase, mais non, pas du tout... Il faut couper le sujet même dans sa forme ou lorsque la forme parle du fond et dit les possibilités métalinguistiques et poétiques d'un blogue. Il est particulièrement cocasse de voir que l'appel de note en noir disparaît totalement, que celui en rouge passe en noir, et que l'on perd tout ce qui fait le jeu de l'écriture au sujet des couleurs sur la Toile par cette mise à plat.
Couper des notes ne serait pas un acte grave quand elles ne disent rien de sérieux, pensera-t-on. Mais qu'est-ce que cela veut dire lorsque l'on ne voit pas le rapport étroit et ludique entre le corps du texte et la note ? Lorsque l'on reproduit malgré tout un appel de note en noir et non en rouge, sans note afférente, parce que l'on ne maîtrise pas le couper-coller ? La subtilité littéraire ou typographique serait-elle donc impénétrable à la rédaction de Vendredi ? Certes, la plaisanterie est mineure et facile, mais il y avait un jeu qui n'a pas été vu parce que l'on s'est focalisé - plus d'un mois après la publication du texte ! - sur l'érudition et le mot rare (porphyrogénète) sans regarder le détail du texte et la motivation des notes qui peut justement être dans les notes de bas de page...
23:00 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vendredi, blog, internet, politique, langue française, typographie
samedi, 14 mars 2009
Vendredi, ou la machine à effacer les allusions et les raisonnements
Je lis cette brève dans Vendredi, le journal qui rémunère de manière fort aléatoire les blogueurs et qui ne les avertit pas de leurs citations non rémunérées (coucou Irène ! tu es citée dans le dernier numéro) ceci :
Pour certaines catégories de livres - les romans et longs récits, par exemple - la lecture à l'écran n'est pas un substitut satisfaisant. Pas à cause de la qualité médiocre de l’écran (sinon, nous ne passerions pas autant d’heures chaque jour assis devant nos ordinateurs), mais parce que les ordinateurs sont de sacrées fichues sources de distractions!
Phrase originale : D’autre part, pour certaines catégories de livres – les romans et longs récits, par exemple — la lecture à l’écran n’est pas un substitut satisfaisant au classique codex,(1) bon marché et facile à se procurer. Pas à cause de la qualité médiocre de l’écran (sinon, nous ne passerions pas autant d’heures chaque jour assis devant nos ordinateurs), mais parce que les ordinateurs sont de sacrées fichues sources de distractions!
Le gras autour de sacrées fichues sources de distraction a disparu. Le reste de l'extrait de la traduction est correct. Mais enfin... le billet date du 22 février et le prochain numéro de Vendredi paraîtra le 20 mars, il aurait peut-être fallu indiquer aussi la date comme pour d'autres articles qui me semblent être dans le frigo depuis un temps certain.
Quelques remarques de style à présent.
Ce qui disparaît, c'est l'inscription d'un texte dans un long développement, on néglige les balancements de la pensée (d'une part, d'autre part, ou encore après Non, la mauvaise nouvelle pour les livres de deux ordres: d’abord). L'on hait tout ce qui pourrait laisser supposer qu'il y a un avant et un après, et puis l'on néglige la conclusion qui est impitoyable au sujet de l'avenir du livre et de la presse. Le passage cité est juste plaisant, distrayant, mais il fait croire à autre chose qu'à ce qui est dit explicitement à la fin. Ce ne serait pas grave si l'on ne faisait croire que c'est un tout complet.
Le deuxième ou second point concerne en fait les allusions culturelles. Parler de codex (par opposition au volumen qui l'a précédé et au livrel qui le suit), c'est vraiment trop compliqué et prise de tête. Et l'on débouche sur une phrase absurde où l'on parle d'un substitut sans que l'on sache à quoi ! La grammaire est le témoin inflexible des censeurs imbéciles qui ne savent pas trop quoi faire de propos trop littéraires dans un numéro prétendument littéraire. Il y a eu d'autres formes de livres (et pas simplement de textes) avant le codex, mais ça... on ne savait pas à Vendredi que ça existait ou on a pensé que cela allait égarer les lecteurs tellement c'est compliqué à penser.
Le troisième point concerne lui l'écriture proprement bloguistique. Adieu au gras, adieu aussi à la note qui donnait la définition du codex par un lien. Il n'est nulle distanciation ou insistance ou ironie possible dans cette écriture mise à plat, via le presse-papier. Olivier l'a bien vu au sujet d'un de ses billets dont il attend toujours la rétribution. Ce qui peut faire le plaisir d'écrire sur un blogue plutôt que sur le papier n'existe plus et l'on ne voit plus l'architexture des liens multiples qui donnent un regard multiple. L'impasse de Vendredi au sujet du traitement des liens internes aux billets ou des liens uniques des billets me paraît rédhibitoire. On ne peut faire de journal sur les blogues sans traiter correctement l'écriture bloguistique comme telle.
17:36 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vendredi, blog, internet, politique, presse, littérature, langue française
vendredi, 06 mars 2009
Vendredi, ou la machine à faire des citations imbéciles
Je lis le numéro de Vendredi 100 % féminin (journée de la femme oblige) et je tombe en page 15 sur un billet de Laure Leforestier (que je ne connaissais pas du tout). Le texte n'est pas piqué des vers et il épingle pas mal de travers de la blogobulle du type Wikio. Mais là où Vendredi se distingue toujours en mal, c'est dans son incapacité à citer correctement un texte issu d'un blogue ! On a ainsi droit à l'avertissement suivant : "Ce mini-guide des blogs féminins s'accompagne de morceaux choisis (en bas de page) indiqués par les "liens" en bleu dans le texte." Il aurait fallu indiquer que ces liens en bleu et souligné sont en fait des adresses de billets singuliers ou de pages particulières que l'on a choisi de ne pas délier en ôtant les attributs dans le traitement de texte (ce qui est un peu absurde dans un texte qui ne donne pas l'URL visée par le mot "touffe" ou le mot "point G"), mais qui n'a plus aucune valeur dans un texte présenté sous forme imprimée. Mais là où ils font fort à Vendredi, c'est qu'ils citent aussi des URL complètes : celles de pages d'accueil de blogues comme les 400 culs ou Jesus hate your pipi). La différence ? Dans un cas, on avait une adresse de billet (berk ! caca !) et dans l'autre une adresse de blogue (very good ! marvelous !) J'ai fait le compte : il y a dans le billet de ladite Laure 7 liens transcrits en bleu et en souligné mais sans adresse de billet (ce qui rend les liens incompréhensibles) et puis 7 liens de pages d'accueil dont on a pris soin de copier-coller l'adresse à côté du nom du blogue. Le résultat ? Un texte illisible sur papier puisque l'on ne peut pas cliquer sur les adresses en bleu et soulignées qui ne sont même pas en bas de page, contrairement à ce qui est écrit. Le pire, c'est que Vendredi ne donne pas l'adresse exacte du billet où ces liens figurent et où on pourrait se faire une idée à partir d'un clic sur un mot en bleu souligné, non... il donne juste la page d'accueil du blogue comme seule référence et alors pourquoi indiquer ces morceaux choisis qui ne figurent d'ailleurs pas en bas de page du journal ou du blogue ? Est-ce un robot qui fait office de secrétaire de rédaction ?
10:30 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, vendredi
mercredi, 25 février 2009
MЗSSДGЭ SФVIЗTIQЦЭ
LЗ PЭTIT CHДMPIGИДCIЗЙ ILLЦSTЯЗ PДSSЗ DЦ CФTЭ DЦ ЬLФC DЗ L'ЭST DЦЯДЙT LЗS VДCДИCЭS SCФLДIЯЗS ЭT IL VФЦS ЯЗTЯФЦVЭЯД DДЙS QЦЗLQЦЭS JФЦЯS SI L'IMMФИDЗ CЭЙSЦЯЗ CДPITДLISTЭ ЗT MФИDIДLISTЭ LЦI PЗЯMЭT D'ЗЙVФУЭЯ DЗS MЭSSДGЗS DЦ MФИDЭ LIЬЯЗ ДЦ MФЙDЭ ДSSЗЯVI. JЗ MЭ ЯЗPДSSЭ ИIЙФTCHКД ДVЗC GЯЗTД GДЯЬФ TФЦS LЗS SФIЯS ДFIИ DЗ FДIЯЭ LД CФMPДЯДISФЙ.
P.- S. : J'ДЦЯДI ЦИ ЭЖCЗLLЭЙT PЯФFЗSSЭЦЯ, КIM PHILЪЧ, QЦI ЗST FФЯT ЯЭCФИЙЦ ЗT QЦI M'ДPPЯЗИD TФЦT CЭ QЦЗ JЭ DФIS SДVФIЯ PФЦЯ PДЯLЗЯ ЦИ LДЙGДGЭ VЯДIMЗИT CФMMЦЙISTЭ (C'ЗST MIЭЦЖ QЦЗ JДCК LДИG PДЯLДЙT à ЯДЦL CДSTЯФ).
P.-P.-S ; PФЦЯ MЗ ЯЭPФИDЯЗ ЦTILISЭЯ CЗTTЭ ДDЯЗSSЭ (MДIS SДЙS ЦTILISЗЯ DЭ DIДCЯITIQЦЗS).
http://www.theworldofstuff.com/other/cyrillic.html
23:35 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, blog, web, générateur
vendredi, 13 février 2009
Vendredi, ou la machine à désosser les blogues et à les vendre comme hamburgers
Voici un nouveau jeu ludique et instructif : deviner les coupes de Vendredi dans les articles qu'il cite en brève sans les rétribuer ou sans les attribuer correctement ! Quel est le passage d'Article 11 qui a sauté à la composition dans cette citation ?
Au fond, l’affaire Péan-Kouchner pourrait être seulement anecdotique.
Et la défense d’un ministre choisissant de pointer l’antisémitisme supposé de celui qui l’accuse, coupable d’avoir utilisé le mot malodorant « cosmopolitisme » et de nourrir un désagréable ressentiment envers ceux qui n’aiment pas assez le drapeau [1], cette défense-là pourrait en d’autres circonstances ne pas être fondamentale.
Mais voilà : la pratique s’est faite beaucoup trop régulière, le cas trop récurrent, pour qu’il ne soit pas évident que l’accusation d’antisémitisme est désormais devenue un procédé au service des lâches et des puissants.
1] Choses qui ne me plaisent pas plus que ça, hein. Au contraire, même. Mais ce n’est pas la question.
Ben... Je pense que c'est surtout pour répéter plus fréquemment le mot antisémitisme par de courts extraits de blogues, tous trop courts pour être rémunérés mais formant bien une sorte de revue de blogues, alors que si l'on avait discuté des arguments à propos du prétendu antisémitisme, ce leitmotiv aurait été perdu dans la composition d'une page racoleuse : on ne doit surtout pas parler dee faits qui sont mis en examen, mais de noms de personnes ou bien de généralités bien vagues. Ce sont les parenthèses et incidentes qui dérangent ? Non. C'est le fait que l'on ne peut marteler le même mot d'antisémitisme dans chaque extrait et celui-là seul était vendeur ! Il fallait que tout soit centré sur ce mot et non sur un autre débat adventice. Ainsi, on peut transformer une réflexion nuancée, avec beaucoup de circonstances et d'attendus, peut devenir une simple réaction de blogue comme on en lit beaucoup dans les réponses aux articles des journaux ordinaires en ligne. C'est excellent ! Vendredi est la meilleure machine pour montrer que le monde des blogues est celui de la caricature, du fait de ses extraits bien découpés, afin d'alimenter des débats primaires.
22:31 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : web, blog, internet, politique, journalisme, média, médias
mardi, 03 février 2009
Les faux sceptiques
Daniel Schneidermann dont la parole a été reproduite par une petite main pour un tchat :
Mais quand les rédactions se défossent sur eux d'un sujet délicat, je trouve qu'il y a une perversion.
La perversion serait d'être septique et de creuser un peu plus les feuillées de la presse.
20:37 Publié dans Revues de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, blog, internet


