jeudi, 08 janvier 2009

Aphatie, ou de l'ignorance grammaticale en journalisme

Lu chez Laurent, cet extrait d'un billet d'Aphatie, l'antipathique et le pathétique pseudo-éditorialiste et interviouveur.

De ce point de vue, on peut être président de la République, voire omni président de la République, voire même (sic) hyper président de la République, on n’est jamais certain que de voir ses voeux exaucer (sic), ni ses projets se réaliser (re-sic pour une autre raison).

Ce que j'ai commenté ainsi :

Aphatie était déjà si mauvais en français qu'il a opté pour la radio afin que l'on ne voie pas son ignorance crasse, mais malheureusement pour lui il s'est remis à écrire. Mal, encore mal. Il ne connaît pas l'orthographe, on le savait. Il ne connaît pas non plus la syntaxe, on s'en doutait. Sa déclaration n'a aucun sens intelligible, parce qu'il est incapable de construire une phrase simple et claire. C'est un peu pour cela qu'il s'entend si bien avec le divin président, juste un peu plus nul dans le maniement de la langue...

La bouillie verbale qui lui tient lieu de discours n'est que plus visible. Comment peut-on construire une phrase avec une assertion et son contraire ? C'est possible lorsque l'on se nomme Aphatie, que l'on éditorialise des textes non relus et corrigés, sans doute non pensés, mais commandés. Il ne sait même pas ce que veut dire une phrase restrictive...

dimanche, 10 février 2008

Charognes et charognards

Jean-Michel Aphatie titre son billet du jour : Le "charognard" vous salue bien. Mais on voit que c'est un repentir, car l'adresse de son billet est http://blogs.rtl.fr/aphatie/index.php/post/2008/02/08/La-charogne-vous-salue-bien-08/02.

Oui, il a inversé la position durant la journée, De proie morte et dévorée, il est devenu prédateur, comme s'il avait compris le sens des mots qu'il emploie à son tour sans chercher leur sens dans le dictionnaire ou sans chercher à les définir :

Restent les mots employés par Rama Yade, et les idées qu'elle a suggérées. "Charognard". Je n'ai même pas été regarder la définition dans le dictionnaire mais ce n'est pas un mot sympathique. L'envie même d'épiloguer me fuit tellement il me semble hors sujet. Juste ceci. La France est l'une des rares démocraties à compter dans son centre exécutif une personne spécialement dédiée à la défense des droits de l'homme. Et que ce soit justement elle qui traite les journalistes de "charognard" donne tout à coup à son poste une perspective et des latitudes que personne sans soute jusqu'ici n'avait soupçonné.

Je trouve plus qu'inquiétant si un des principaux éditorialistes et intervouveurs français fait preuve d'une telle légèreté sémantique et d'une telle inconséquence dans la récriture de ses titres. Et on voit qu'en fait certaines positions sont parfaitement interchangeables. La rhétorique aphatienne ne diffère guère de la sarkozyste : elle peut prendre toutes les postures, toujours sur le mode de l'indignation et du prétendu bon sens. Et on tourne en rond...