mardi, 20 janvier 2009

Obamaniaqueries

Un diaporama de Libération bourré d'erreurs dans les légendes :

Abraham Lincoln, élu une première fois en 1861 puis en 1865, a prêté serment sur une bible alors que la Constitution américaine ne l'impose pas. Depuis, cette pratique est devenue une coutume, respectée par la plupart des présidents dont Barack Obama.

Faux et vrai. Le président Theodore Roosevelt n'a certes utilisé aucun livre et Franklin Pierce ou Herbert Hoover n'ont jamais juré, mais ce n'est pas depuis Lincoln que cette coutume s'est établie, elle existait bien avant lui et on signale le cas de Quincy Adams comme une sorte d'anomalie, puisqu'il a prêté serment sur la constitution. Il y a une sorte d'aveuglement actuel à croire que les Etats-Unis seraient nés avec Lincoln seulement du fait de son monument colossal à Washington, la lincolnomania d'Obama n'est pas la seule histoire de ce pays, et d'ici peu on nous dira que c'est Lincoln qui a institué le Thanksgiving Day ou qui a débarqué du Mayflower.

Franklin D. Roosevelt, 1933: «La seule chose dont nous ayons à avoir peur est la peur elle-même -indéfinissable, irraisonnée, une terreur injustifiée qui paralyse les efforts pour passer du recul au progrès». Confronté à une grave crise économique, le démocrate lance le New Deal et une politique de grands travaux. Il est le seul président à avoir été élu trois fois.

Réélu trois fois aurait été plus juste.

A 32 ans, le démocrate Bill Clinton débarque à la Maison Blanche en 1992. «Il n’y a rien de mauvais en Amérique qui ne puisse être résolu par ce qui est bon en Amérique».

Plus jeune ancore que Kennedy ! On ne peut même pas prétendre à l'erreur de frappe : Clinton avait 46 ans.

Je comprends mal que l'on confie le soin des légendes à des individus incultes, incapables d'une petite réflexion historique ou de savoir se servir d'une encyclopédie.

lundi, 28 avril 2008

Vote for...

732669517.jpgPour l'instant, cela n'a pas encore le joli aspect ondulé des pubs obamesques qui rappellent si fortement Coca-Cola ou pour les French Frogs l'Orangina, mais c'est dans la plus pure tradition américaine ! L'ordre des couleurs est particulièrement lisible, rouge-blanc-bleu, comme euh... celui de la Russie ! Mais c'est le même que celui de la France dans l'ordre inverse, donc nous sommes d'accord sur toutes les valeurs, que ce soit à Guantanamo, en Tchétchénie ou au Congo ! Je vous l'ondulerai pour faire un peu plus Obama et indépendant à la manière Coca-Cola, parce que pour l'instant ma cible de marquetingue est vraiment les culs-terreux, on verra après pour faire un logo à destination des gens qui boivent des boissons gazeuses en ville comme ceux que visent Obama... Et puis je reste indépendant, malgré tout (je tiens à remercier CocaCola, Orangina, PepsiCola, WaltDisney, McDonald's, LVMH, Bolloré, Bouygues, Nestlé, Lactalis, Procter and Gambles, M'n'm's, Sony, Mittal, Microsoft, le Journal de Mickey, Dassault industrie, Lagardère, ChocoRem, EADS, Clearstream, Hersant Média, le Médef, l'UIMM, OpinionWay et tant d'autres qui me pardonneront de les oublier de les citer parmi ceux qui auront su me rendre vraiment indépendant de tous les médias ou lobbies et à présenter une candidature vraiment très différente dans son propos et ses intentions).  ' 

mercredi, 26 mars 2008

We Are Making Progress

L'idée de "progrès" ("We're making progress"). "On parle aux enfants et on n'arrive plus à utiliser l'expression "faire des progrès" sans penser aux "progrès" qui sont prétendument accomplis en Irak, dit Naomi Shihab Nye, poète et auteur de livres pour enfants. Les mots ont été maltraités. Il faut leur redonner une respiration."

Cet article parle de la langue de l'ère George W. Bush et des réponses possibles. Un peu comme lorsque l'on parle sans cesse de réformes, sans dire lesquellles, comment, pour quoi ou pourquoi et surtout pour qui.