vendredi, 09 mai 2008

Impro-verbes (20)

C'est une suite un peu décousue et sans cohérence autour de Mai-68 et de sa célébration obligatoire. Cela part un peu dans tous les sens et cela tire à tout-va, car je me suis laissé porté par les mots, les sons ou les slogans.
 

Qui trop écoute André Glucksmann

Deviendra tôt un être monomane.

 

Tel se prend pour Cohn-Bendit,

Puis se connaît comme maudit.

 

Comme le dit Dany le rouge,

Il ne faut plus que ça bouge.  

 

Benni Levy, comme béni-oui-oui.

 

L'ange de Jambet nous fait

Une belle enjambée comme méfait. 

 

Alain Geismar, bonjour les dégâts,

Deux Geismar, y en a marre. 

 

Qui a lu Serge July se dit

Aujourd'hui qu'est-ce que je lis ? 

 

Alain Sauvageot, sauvageon mais pas trop.

 

Mai 68 : la police vous parle tous les soirs à 20 heures ;

Mai 2008 : la police vous parle sur LCI à toute heure.

 

La cote du Raymond Aron

Permet des comptes ronds.

 

Sous les pavés des faux révolutionnaires

La place des futurs best-sellers.

 

Un petit pavé dans la gueule

Et on se sent moins seul.   

 

Chez BHL, c'est comme au BHV,

Tout est à acheter et est achevé. 

 

Ne cours plus camarade, ta retraite à taux plein est derrière toi !

lundi, 07 janvier 2008

Papa pique et maman coud (6)

Papa boit et maman boite ;

Elle est toujours aux abois !

Parce que quoi il en soit :

Pourquoi se rend-il en boîte ? 

dimanche, 06 janvier 2008

Papa pique et maman coud (5)

Papa choit et maman choie ;

Il tombe parce qu'il boit,

Elle le prend sous ton toit

Pareille à ma Mère l'Oye. 

samedi, 05 janvier 2008

Papa pique et maman coud (4)

Papa tond et maman tonne ;
Il élève des moutons,
Elle file un mauvais coton,
Car des boutons, ils lui donnent.

vendredi, 04 janvier 2008

Papa pique et maman coud (3)

Papa pare, maman part ;
Il brode de la dentelle,
Elle dit : "On se sépare".
Il ne s'occupait pas d'elle.

jeudi, 03 janvier 2008

Papa pique et maman coud (2)

Papa paraît, maman pare ;
Il paraît aux faits-divers, 
Elle pare à ses revers
Comme comparse à la barre.

mercredi, 02 janvier 2008

Papa pique et maman coud (1)

Papa pique et maman coud
Sur le principe des parités oulipiennes, des petits quatrains construits sur deux verbes paronymes, mais plutôt l'un à terminaison féminine. Les parités associent le papa et la maman, puis l'on imagine le fiston avec un jeu de mots calamiteux. J'ai changé la règle en éliminant le rejeton, mais aussi en prolongeant les assonances et allitérations sur les autres vers. J'en ai composé quelques-uns durant ces vacances,  j'ai noté des idées, il y a aura donc du matériel pour une quinzaine de jours, et puis comme pour les limericks, chacun peut y aller du sien ! Le titre est de Charles Trenet.

Papa sert et maman serre ;
Il sert au café des verres,
Elle serre des pois verts
En conserves sans impair.

vendredi, 31 août 2007

Impro-verbes (20)

A l'occasion du Blog-Day, j'ai choisi plutôt de fabriquer des impro-verbes autour des blogues. Et comme cela tombe en même temps que les marronniers autour des dictionnaires de langue, eh bien ! j'ai pris quelques-uns des mots entrés dans ces ouvrages.

Celui qui podcaste ne peut être chaste.

Voir un podcast et dire peuh et bast !

Comme un iconoclaste qui podcaste.

Qui procrastine finit en podcasting. 

Tel fait un blogue et se prend pour Kylie Minogue.

Je blogue, je débloque. 

Bon blogueur n'a ni langueur, ni longueur. 

Tel croit bloguer et se voit logé. (Le mot possède un sens précis dans les services secrets et la police.)

Plutôt une pin-up qu'un pop-up ! Et plutôt un pop-corn que ces pauvres cornes. 

Qui prend les autres pour des truffes fait du kitesurf. (C'est un des mots nouveaux des dicos et cela a un rapport évident avec les blogues pour ceux qui comprennent.) 

 


Je pense que c'est la dernière série d'impro-verbes avant un bon moment.

samedi, 21 juillet 2007

L'aube d'un jour sinistre

 

L'aube d'un jour sinistre a blanchi les hauteurs.
Le camp s'éveille. En bas roule et gronde le fleuve
Où le gros peloton des cyclistes s'abreuve.
Partout sonne l'appel clair des téléviseurs.

Car malgré Floyd Landis, les contrôles menteurs,
Amaury débordé, et qu'il vente et qu'il pleuve,
Rasmussen à pois, fier de sa gloire neuve,
A fait lever la hache et marcher les lecteurs.

Rougissant le ciel noir de flamboiements lugubres,
À l'horizon, brûlaient les doses peu salubres ;
On entendait au loin barrir Michel Drucker.

 

Et là-bas, sur le pont, dressé dans sa voiture,
Sarkozy regardait les coups de son poker :
Le roulement sourd des élections bien sûres.

 

vendredi, 20 juillet 2007

Comme un vol de vélos

Comme un vol de vélos hors du quartier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
Du col de l'Iséran, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve époïque et vénal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que l'FFC mûrit dans ses courses lointaines,
Et les télévisions inclinaient leurs antennes
Au bord mystérieux et médicamental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de l'amer des toxiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des belles bicyclettes,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond judiciaire des épreuves bien nettes.

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