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<title>Le Petit Champignacien illustré - litterature</title>
<description>Come parla ! Come parla ! Le parole sono importanti ! Come parla !</description>
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<title>Pour André Chénier</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 18:30:08 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Oui, on peut maintenir la maison d'André Chénier à &lt;a href=&quot;http://www.terresdecrivains.com/La-maison-d-Andre-Chenier&quot;&gt;Paris&lt;/a&gt;, mais celle natale à &lt;a href=&quot;http://www.istanbulguide.net/insolite/info/francais/senpiyerhan.htm&quot;&gt;Istanbul&lt;/a&gt; menace ruine et on n'y trouve qu'un atelier de fabrique de néons alors qu'elle serait peut-être une propriété de la France si elle voulait rétablir ses droits. Je trouve profondément ironique le fait que nous ne soyons pas capables d'honorer un de nos plus grands poètes après l'avoir guillotiné et que ce soient des Turcs - pas européens selon notre magistral président- qui y confectionnent des lumières qui manquent fort à notre régime. Ce n'est pas un billet d'actualité, il y a plus de deux cents ans que Chénier attend une reconnaissance et une réhabilitation, et on peut attendre encore. Mais enfin, cet écrivain né en&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Jonas</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 16:12:58 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je m'appelle Jonas Carex. J'ai cinquante ans. Je suis divorcé d'une femme intelligente, fille&amp;nbsp; de médecin, qui s'est remariée avec un médecin. Tout est bien. J'ai deux fils, un ingénieur et un chercheur en biologie. Ils sont heureux et beaux. Tout est encore mieux. Je ne les vois plus.&lt;br /&gt; J'ai gagné assez bien ma vie dans le commerce des tableaux. N'en parlons plus. J'ai aimé, palpé. J'ai recherché tant de tableaux dans ma vie, et de gravures, de dessins, d'estampes et de sculptures - sans compter les pièces d'art nègre et polynésien, et les innombrables peintures sur bois que l'on m'a proposées pendant vingt-cinq ans - que j'en suis dégoûté à jamais. A l'heure qu'il est je puis passer devant la&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Judas le transparent</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 15:13:52 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le temps pascal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je ne sais pas comment le diable est entré en moi. Les rives du Rio verdoient. Aujourd'hui est née l'herbe fine. La preuve : un troupeau&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;de moutons a dérivé&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;dans la combe heureuse tandis que le ricanement habituel me secouait.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les rives du Rio verdoient. L'air est doux, il y a des violettes sur les talus et des pervenches comme des regards d'ange autour de la faille des couleuvres. Un chat orange traverse le chemin. C'est bon signe : de gauche à droite. Le pays joue un grand rôle dans nos journées : l'air à neige, la rivière qui vire au torrent après les pluies, les faire-part mortuaires, les bûcheronnages de premier printemps, la laiterie, les permis&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>La Trinité</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 20:53:15 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le promeneur qui remonte la côte de Montreux s'arrête inévitablement devant la clinique Valmont, aux trois quarts de la pente, saisi par la beauté de l'édifice et le mystère qui émane de sa masse élégante et silencieuse dans les arbres. C'est une bâtisse fin de siècle, du style des palaces composites qui font la gloire de la baie. Une longue bâtisse de trois étages à toit plat, au centre duquel surgit une sorte de kiosque, ou d'extravagant chalet. L'ensemble repose sur un rez-de-chaussée vitré, que termine une rotonde à colonnes garnie de vigne vierge et de lys.&lt;br /&gt; A quoi tient le pouvoir que cette maison exerce immédiatement sur le passant ? A son emplacement dans la pente boisée d'arbres lumineux ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Dix lei</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 17:18:42 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;La petite Tzigane du village voisin tord son tablier vert. L'eau dégouline de sa main. Du sommet du crâne, la tresse lui tombe sur l'épaule. Pris dans les cheveux, un ruban rouge. Langue pendante au bout de la tresse. Pieds nus, pieds boueux, la petite Tzigane est plantée devant les conducteurs de tracteurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Ils ont des petits chapeaux tout trempés. Leurs mains noires sont à plat sur la table. &quot;Fais voir, dit l'un, je te donnerai dix lei.&quot; Il pose les dix lei sur la table. Les autres rient. Leurs yeux brillent, leurs visages sont rouges. Leurs visages s'agrippent à la longue jupe à fleurs. La Tzigane retrousse sa jupe. Le conducteur de tracteur vide son verre. La Tzigane prend le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Le roi dort</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 17:14:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Avant la guerre, la fanfare du village en grand uniforme rouge foncé s'était un jour rassemblée à la gare. Le fronton de la gare était décoré de guirlandes de lis, d'asters et de feuilles d'acacias. Les gens avaient tous leurs habits du dimanche. Les enfants avaient des chemisettes blanches. Leurs visages étaient cachés derrière des bouquets de fleurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Lorsque le train est entré en gare, la fanfare a joué une marche. Les gens ont applaudi. Les enfants ont jeté des fleurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le train est entré lentement en gare. Un jeune homme a tendu un long bras par la fenêtre. D'un geste de la main, il a réclamé le silence :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&quot;Taisez-vous, Sa majesté le roi dort.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Après le départ du train,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>La larme</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 10:56:11 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Amélie sort de la cour du mégissier. Elle marche dans l'herbe. Elle tient à la main une petite boîte. Hume ce qu'il y a dedans. Windisch regarde l'ourlet de la jupe d'Amélie jeter une ombre sur l'herbe. Ses mollets sont blancs. Windisch remarque qu'Amélie balance les hanches.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Une ficelle argentée est nouée autour de la boîte. Amélie se met devant le miroir. Elle se regarde. Elle cherche dans le miroir la ficelle argentée et tire dessus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&quot;La boîte était dans le chapeau du mégissier&quot;, dit-elle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le papier de soie blanc froufroute dans la boîte. Sur le papier une larme de verre. Avec un trou dans la partie supérieure. Dans son ventre un sillon. Sous la larme un billet écrit par Rudi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>La grenouille rousse</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 13:43:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le moulin est muet. Muets le mur et le toit. Les tours aussi. Windisch a appuyé sur l'interrupteur et éteint la lumière. Il fait nuit entre les roues du moulin. L'obscurité a englouti la poussière de farine, les mouches et les sacs.&lt;br /&gt; Le veilleur de nuit est assis sur le banc. Il dort. La bouche ouverte. Les yeux du chien brillent sous le banc.&lt;br /&gt; Windisch s'aide des mains et des genoux pour porter le sac. Il l'appuie contre le mur du moulin. Le chien regarde et bâille. Ses dents blanches dessinent une morsure.&lt;br /&gt; La clé tourne dans la serrure du moulin. La serrure craque sous les doigts de Windisch. Il compte. Il sent battre ses tempes et il se dit :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Perros et Perec</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 11:48:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Dans une lettre de 1965 à Jean Paulhan, Georges Perros (de son vrai nom Georges Poulot) démentait se cacher derrière le nom de Georges Perec qui venait d'obtenir le prix Renaudot pour &lt;i&gt;les Choses&lt;/i&gt;. Il ne s'agissait que d'une plaisanterie entre amis, Perros était un inconnu complet qui ne livrait que des notes de lecture à la NRF ou à la Comédie Française et n'avait publié qu'un livre de poèmes et un d'aphorismes. Mais Perec était tout aussi inconnu l'année précédente, malgré quelques articles. Le romanesque était totalement éloigné à Perros alors qu'il plaisait à Perec qui avait des idées stendhaliennes, voire verniennes. Ce qui est profondément troublant, c'est que les deux sont morts d'un cancer du larynx à trois ans&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>André Breton, toujours réprouvé, toujours insoumis, toujours vivant</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ((dito))</author>
<category>Littérature</category>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 00:07:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Du grand caviardage de la part des agrégés de lettres qui rédigent les communiqués linguistiques du &lt;a href=&quot;http://www.csa.fr/actualite/dossiers/dossiers_detail.php?id=128013&quot;&gt;CSA&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Enfin, si le &lt;b&gt;clair de terre&lt;/b&gt; est construit sur le modèle de «&amp;nbsp;clair de lune&amp;nbsp;», il évoque «&amp;nbsp;l’outre-ciel&amp;nbsp;», néologisme créé par le poète Léopold Sédar Senghor, qui fut aussi l’un des pères fondateurs de la Francophonie moderne&amp;nbsp;: «&lt;/i&gt; Cette lumière d’outre-ciel des nuits sur la terre douce au soir&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que je sache, il aurait fallu dire que ce terme d'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Clair_de_Terre&quot;&gt;astronomie&lt;/a&gt; est le titre du deuxième recueil d'&lt;a href=&quot;http://www.universalis.fr/encyclopedie/BI00719/CLAIR_DE_TERRE_A_Breton.htm&quot;&gt;André Breton&lt;/a&gt; qui a été justement l'une des sources principales d'inspiration de Senghor et qu'il a été réactivé par lui parce qu'il avait lu des textes de la Renaissance (Breton s'appuyait&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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