vendredi, 27 janvier 2006

Le billet pornographique

De Littré :

COUILLON (kou-llon, ll mouillées), s. m.

 

    Terme de marine qui n'est guère usité que dans la Méditerranée. Petit tapon d'étoupe placé dans une poche que l'on fait faire à une voile, de manière à former une espèce de bouton auquel on amarre du bitord pour tendre la voile.

 

ÉTYMOLOGIE :

 

              Dit par assimilation avec un mot obscène, couillon, couille, qui vient du latin coleus, en grec, testicule.

jeudi, 26 janvier 2006

La pornographie revient

Du dictionnaire de La Curne :

 

Conillière, subst. fém. Clapiers, Garennes A. Subterfuges B.

A Sur le premier sens, qui est le sens propre, voyez Oudin et Cotgrave : " Ceux qui sont trouvez chassans en garennes, ou conninieres sont punissables comme larrons. " (Cout. de Nivernois, Cout. Gén. T. I, p. 887.)

B Au figuré, ce mot signifie subterfuges, ressources. " C'est aux despens de nostre franchise, et de l'honneur de nostre courage, que nous desadvoüons nostre pensée, et cherchons des conillieres en la fausseté, pour nous accorder. " (Essais de Montaigne, T. III, p. 424.)

mercredi, 25 janvier 2006

Vive la pornographie

Du dictionnaire de Furetière :

 

COUÉ, ÉE. adj. Vieux terme de Chasse, qui se dit des animaux à qui on n'a point osté la queuë. Son composé & contraire est escoüé. On appelle les Anglois coüez, parce qu'en 599. ceux de Dorchester attacherent des grenouilles par derision au derriere de celuy que le Pape Gregoire leur avoit envoyé pour leur prescher l'Evangile : en punition de quoy ceux de cette Province naissent avec une queuë par derriere ; ce qui les a fait appeller, Anglois coüez..

mardi, 24 janvier 2006

Un peu de pornographie

Du dictionnaire de Furetière :

SEXE, absolument parlant, se dit des femmes. C'est un homme qui aime le sexe, c'est à dire, les femmes. Il faut avoir du respect pour le sexe, pour le beau sexe, pour les Dames. St. Augustin les appelle le sexe devot.

dimanche, 22 janvier 2006

Restons pornographes

Extrait du dictionnaire de Boiste (1812) :

Fesse-cahier, s. m. qui fait des rôles d'écriture. 

samedi, 21 janvier 2006

Encore de la pornographie

Extrait du Merriam-Webster :

Main Entry: cul-de-sac
Pronunciation: 'k&l-di-"sak, 'kul-; "k&l-di-', "kul-
Function: noun
Inflected Form(s): plural culs-de-sac  /'k&l(z)-, 'kul(z)-, "k&l(z)-, "kul(z)-/; also cul-de-sacs  /-"saks, -'saks/
Etymology: French, literally, bottom of the bag
1 : a blind diverticulum or pouch
2 : a street or passage closed at one end

vendredi, 20 janvier 2006

Je suis un pornographe

Extrait du Grand Dictionnaire terminologique (du Québec) :

Domaine(s) :
 - industrie de la confection  mercerie
     
. français
.
.
verge n. f.
Équivalent(s) 
English yardstick
.


Définition :


Règle de 36 pouces généralement en

bois, qui sert, en couture, à tracer

des lignes droites lorsque le tissu

est posé à plat sur une table, et à

marquer les ourlets à défaut d'arrondisseur.

jeudi, 19 janvier 2006

Le mot pornographique du jour

Pris dans le Littré :

Bitte

(bi-t') s. f.
Terme de marine. Assemblage de charpente servant à amarrer les câbles lorsque les ancres sont au fond. Ital. bitta ; espagn. bita ; bas-latin, bitus (lignum quo vincti flagellantur, dans les Gloses d'Erfurth, 279) ; du germanique : angl. bitts ; holl. beeting ; danois, bidding ; de l'ancien scandinav biti, poutre ; suisse, bissen.

 

mercredi, 18 janvier 2006

Soyons tous pornographes !

Moi aussi, je peux être un pornographe. Je copie dans le TLFi :

ZIZI1, subst. masc.
ORNITH. (Bruant) zizi. Petit passereau commun d'Europe méridionale de l'ordre des Passériformes, dont le mâle se distingue par sa tête jaune et noire et sa gorge noire, la femelle ayant des couleurs plus ternes. Dans les régions méditerranéennes d'Europe, le Bruant jaune est remplacé par le Bruant zizi (...). L'observateur averti distinguera (...) les deux espèces à leur chant (...). Celui du Bruant zizi est plus rapide et carillonnant (Tous les Animaux de l'Univers, Paris, UNIDE, 1982, pp. 226-227).
Prononc.: [zizi]. Étymol. et Hist. 1783 (BUFFON, Hist. Nat. Oiseaux, t. 4, p. 347 ds IGLF: je donne à cet oiseau le nom de zizi d'après son cri ordinaire). Formation onomatopéique.

vendredi, 11 novembre 2005

Des mots au poil

Alloc, aspi, bastos, bectance, becter, biroute, bistrote, blairer, cagna, chtimi, court-jus, cracra, crouille, cureton, dingue, embusqué, flouze, fortiche, fridolin, fritz, fumasse, futal, gadin, gazé, kaki, kif, limoger, loupiote, miam-miam, moujingue, nénette, ouille, pagaille, pastis, pétoche, pleuvoter, poilu, popotin, pousse-au-crime, quilleur, rase-mottes, réglo, ricain, riflette, sammy, schlass, tabasser, tatane, tommy, toto, trucmuche, tsoin-tsoin, vachard, vasouillard, zinzin.

Quel est le point commun entre tous ces mots ?

samedi, 05 novembre 2005

Piaffer

 

V. n. Marcher avec fierté, avec pompe & éclat. On ne le dit plus que des chevaux qui ont du feu & de la vivacité, qui s'emportent, qui veulent avancer, quand on les retient, & qui font une espece de dance par une continuelle agitation. Pasquier dit que ce mot est moderne, & mis en usage dans son siecle.

Ce mot est offert à un ministre de l'Intérieur.

 

mercredi, 02 novembre 2005

La muette

 

Muette. s. fem. Terme de chasse. C'est une maison bastie dans une Capitainerie de chasse, tant pour y tenir la jurisdiction concernant les chasses, que pour y loger le Capitaine ou quelques Officiers, ou même les chiens & l'équipage de chasse. On nomme ainsi celles du bois de Boulogne, de St. Germain, &c. Et on les appelle ainsi, à cause que les Gardes & Sergents, y apportent les muës ou les testes que les cerfs ont posées, quand ils en trouvent dans le bois.

 

mardi, 18 octobre 2005

Visorium

Puisque le Littré est désormais en ligne, j'ai décidé de me régler sur le Furetière pour le mot du hasard.

Visorium. s. m.

Terme d'Imprimerie, qui se dit de ce qui tient la copie devant les yeux de l'Ouvrier.

Bien entendu, il faut prononcer à la française. Le Gaffiot m'apprend que ce dérivé de video (et de la deuxième déclinaison) voulait dire théâtre, spectacle en latin impérial. Donc la copie pouvait être chantée aussi bien que jouée devant le compositeur. Le texte comme une scène à reproduire.

mercredi, 12 octobre 2005

Pomone

La pomone, l'ensemble des arbres fruitiers d'un pays (avec une minuscule). La flore et la pomone françaises.

Le latin, pomum ou fruit, a donné naissance à Pomona, déesse des fruits, laquelle devient l'éponyme de ce terme générique, comme Flora l'était pour les fleurs. Je me souviens qu'il existait des épiceries du nom de Pomona lorsque j'étais enfant. Elles ont disparu comme bien des marques.

lundi, 10 octobre 2005

Ossec, assec

Ossec (o-sèk) ou osset (o-sè), s. m.

 

Terme de marine. Endroit bas d'un bâtiment, où se rend l'eau et où est placé le pied des pompes.

 

 

Étymologie :

 

 D'après Jal, du holland. hoozen, épuiser, vider avec une écope.

 

Voilà un mot qui pourrait prêter à contresens surtout si on le rapproche de :

 

Assec (a-sék), s. m. 

Période pendant laquelle un étang desséché est livré à la culture.

 

Étymologie :

à et sec.

dimanche, 09 octobre 2005

Orse

Orse (or-s'), s. m.

Synonyme de bâbord et de lof, sur la Méditerranée.

 

Étymologie :

 Prov. orsa ; ital. orza ; du germanique : holland. lurts ; bavar. lurz, gauche ; avec chute de l'l initiale prise pour l'article.

 

     Ource (our-s'), s. f. 

Ancien terme de marine du Levant. La main gauche, ce qui s'appelle sur l'Océan bâbord. On trouve aussi écrit hource.

 

 

Ce terme montre plusieurs faits intéressants. D'abord, il présente une déglutination que je ne connaissais pas. Ensuite, il est issu du germanique, tout comme bon nombre de termes marins tels que bâbord, tribord. Mais il est utilisé en Méditerranée par opposition à poge, de l'italien poggia, diminutif du pied et nom de la corde attachée à la partie inférieure de la voile. En outre, on voit l'opposition traditionnelle entre les marines de l'Atlantique et de la Méditerranée, lesquelles ne partagent pas les mêmes codes et les mêmes techniques. L'une a décliné dans la langue, en même temps que le commerce et la pêche se déplaçaient.  Enfin, il illustre le fait que le nom du côté gauche est presque toujours emprunté à d'autres langues, du fait d'un tabou culturel.

samedi, 08 octobre 2005

Peccata

Peccata (pè-kka-ta), s. m.

 

    Terme populaire.    

1° Nom qui désigne un âne dans les combats publics d'animaux.    

2° Fig. Un homme stupide, un sot. C'est un peccata.

 

Étymologie :

 

    En Normandie, on nomme la bourrique peccata mundi, parce que l'âne reçoit les coups et porte les péchés comme l'Agneau de Dieu.

Le terme est en fait à l'origine un neutre pluriel (de peccatum, erreur, faute, action coupable, crime). Extrait de Exsultate Justi :

Rectos decet laudatio Salvator Dominus. Salvator mundi. Qui tollis peccata mundi. Salvator Dominus. Salvator mundi.

Il y aurait une ironie anticléricale dans l'expression populaire que cela ne m'étonnerait guère.

 

vendredi, 07 octobre 2005

Amouille

Amouille (a-mou-ll', ll mouillées), s. f.

(a-mou-ll', ll mouillées), s. f.

 

    Nom vulgaire du premier lait fourni par une vache qui vient de vêler.

 

Amouiller (a-mou-llé, ll mouillées), v. n.

(a-mou-llé, ll mouillées), v. n.

 

    Il se dit d'une vache qui est sur le point ou qui vient de vêler.

 

Amouillante (a-mou-llan-t', ll mouillées), adj. f.

 

    Qui amouille, en parlant de la vache. 80 bêtes à cornes, dont 33 vaches et génisses pleines ou amouillantes, Avranchin, 22 fév. 1874, annonces.

jeudi, 06 octobre 2005

Talpa

 

Talpa

s'emploie quelquefois dans cette locution : exemplum ut talpa, pour signifier un exemple qu'on apporte en lieu de plusieurs autres. Les voilà devenus ours, lions, éléphants, Les uns sous une masse énorme, Les autres sous une autre forme ; Il s'en vit de petits : exemplum ut talpa, La Fontaine, Fables XII, 1.

    Étymologie. Ces mots qui paraissent signifier : exemple comme la taupe, sont, d'après Dübner, une abréviation : exemplum ut a. l. p. a. lu exemplum ut talpa, et signifiant : exemplum ut afferam loco plurimorum aliorum.

Il semblerait que ce ne soit pas un acronyme, mais un exemple de grammaire où le mot talpa, « taupe », est présenté comme un terme pouvant être à la fois masculin et féminin – ce qui était en effet le cas en latin. Comme dans le cas de snob et de sinus, l'étymologie par la siglaison serait donc fausse.  

mercredi, 05 octobre 2005

Andron

Andron (an-dron), s. m. Terme d'antiquité.    

(an-dron), s. m. Terme d'antiquité.    

1° Nom de l'appartement des hommes dans les maisons des Grecs.   

2° Corridor ou galerie située entre deux cours, chez les Romains.    

3° Côté réservé aux hommes dans les églises grecques.

lundi, 03 octobre 2005

Hypnophone

Hypnophone (i-pno-fo-n'), s. m.

 

    Celui qui parle dans le sommeil magnétique.

Ah oui ! La personne hypnotisée ou magnétisée comme on disait autrefois, non la personne qui est plongée dans un sommeil naturel. Fait étrange, on ne trouve plus ce terme dans les pages francophones, mais seulement anglophones.

dimanche, 02 octobre 2005

Titit

Titit (ti-tit'), s. m.

 

Nom donné, d'après son cri, à l'accentor modulaire (oiseaux insectivores), dit aussi fauvette d'hiver.

 

Je trouve aussi le titiri (tyran matinal, oiseau) et le titi (alouette). Tous ces noms sont d'origine onomatopéique, avec imitation du cri, ils n'ont aucun rapport avec le titi comme enfant qui est une forme familière de petit

 

samedi, 01 octobre 2005

Frou-frou

medium_froufrou.jpgFrou-frou (frou-frou).

 

2° S. m. Nom vulgaire des oiseaux-mouches. Au plur. Des frou-frous.

On a oublié ce sens du nom alors qu'il est si expressif.

 

 

vendredi, 30 septembre 2005

Détranger

medium_arnest.jpgDétranger (dé-tran-jé. Le g prend un e devant a et o : nous détrangeons), v. a.

 

    Terme de jardinier. Faire la guerre aux taupes, aux mulots, et autres animaux nuisibles.

 

Étymologie :

 

    Dé.... préfixe, et étranger : proprement mettre dehors, chasser.

L'illustration est empruntée à une bédé dessinée par Jannin et scénarisée par Franquin et Delporte (excusez du peu). Elle avait été publiée dans Spirou vers la fin des années septante et elle s'intitulait les Démêlés d'Arnest Ringard et d'Augraphie (pour comprendre le jeu de mots, il faut savoir qui est Augraphie).

C'est étrange, mais Arnest Ringard qui détrange sa taupe et qui transforme sa pelouse en champs catalauniques, cela me fait énormément songer à l'actualité.

mardi, 27 septembre 2005

Gobin

Gobin (go-bin), s. m.

 

    Terme familier et peu usité. Bossu.

 

Étymologie :

 

 

    Ital. gobbo, du lat. gibbus, bosse, d'après Diez, qui remarque que, dans le bas-latin primitif, gibbus s'est écrit et sans doute prononcé gybbus et qu'un vocabulaire a en effet gupios, bossu, mot où l'u est l'équivalent de y ; ce qui explique l'o de l'italien.

 

Le mot apparaît au XVIe s. selon Littré et il ne donne que des exemples classiques. S'il est apparenté à gibbus, on a donc parmi les mots de la même famille : gibbeux, gibbosité (formations en ancien français à partir du latin médiéval), le singe gibbon (XVIIIe s.), le gibelet (guibelet, guinbelet, gymbelet, gymbellet, giblet) ou petit foret selon Pierre Guiraud qui estime que l'idée de bosse a été transférée à l'idée d'une torsion de l'outil. Le mot n'a aucun rapport avec le gobelin ou lutin, génie malfaisant. 

lundi, 26 septembre 2005

Lécrelet

Lécrelet (lè-kre-lè), s. m.

 

    Sorte de pain d'épices fort apprécié en Suisse.

 

Remarque :

 

    On dit aussi écrelet, dans la fausse idée que lécrelet est pour l'écrelet.

 

Étymologie :

 

    Bâle, leckerly ; c'est à Bâle que se fabrique ce pain d'épices. Dans le patois suisse, leckerly est l'équivalent de l'allemand Leckerlein, qui tient au verbe leckern, être friand.

medium_leckerli.2.jpg

 

Ce mot appartient au vocabulaire de mon enfance et il est associé à tout le mois de décembre à partir de la saint Nicolas, mais je le connaissais sous les formes leckerli ou leckerle (dans ce dernier cas, -le est analogique du diminutif alsacien au pluriel comme dans bredle, lebkliechle, lebküchle). La forme donnée par Littré me semble être passée par l'intermédiaire de l'alsacien qui a modifié la terminaison suisse.

dimanche, 25 septembre 2005

Sinus

1. Sinus (si-nus'), s. m.

 

  Étymologie :

 

    Expression latine adoptée au moyen âge pour traduire le mot jayb, choisi par les Arabes pour désigner la demi-corde de l'arc double, et qui signifie proprement sinus indusii (D'Avesac, Project. géogr. p. 83). Cela écarte la conjecture d'après laquelle, la corde s'appelant autrefois inscripta, ligne inscrite, le sinus s'appela d'abord semi-inscripta, puis, par abréviation, s.-inscripta, s. ins, et enfin sins, d'où par euphonie sinus.

Le Dictionnaire historique de la langue française est moins catégorique : le terme sinus (sein, pli de la toge) a pu être surdéterminé par l'abréviation latine même s'il y a au départ une erreur de traduction du mot arabe djaib (ouverture d'un vêtement à l'origine). L'histoire du sinus s'apparente donc à celle du snob pour lequel une fausse lecture d'une prétendue abréviation latine a donné un sens nouveau à un mot argotique.

samedi, 24 septembre 2005

Carus

Carus (ka-rus'), s. m.

 

    Terme de médecine. Dernier degré du coma, caractérisé par l'insensibilité à l'action des plus forts stimulants.

 

Historique :

 

    XVIe s. Aucunes ont un très long sommeil appellé des Grecs caros, dont elles sont sourdes et muettes, PARÉ, XVIII, 52.

 

Étymologie :

 

          En grec, sommeil profond.

C'est le titre du premier roman de Pascal Quignard.

vendredi, 23 septembre 2005

Gyma

 

Gyma (ji-ma), s. m.

 

 Le sésame d'Orient. Le gyma y [dans la Corée] pousse en abondance ; l'huile qu'on en tire sert, à défaut d'autre graisse, à la préparation des aliments, Journ. offic. 2 juin 1876, p. 3788, 2e col.

Mot étrangement absent des dictionnaires que j'ai consultés.

 

jeudi, 22 septembre 2005

Phlox

medium_asters-phlox.jpg

Phlox (floks'), s. m.    

Jolie plante d'Amérique dont les fleurs disposées en panicule pyramidale varient du blanc le plus pur au rouge le plus intense, en passant par toutes les nuances (famille des polémoniacées).

Étymologie :

    Du grec, flamme, à cause de l'inflorescence en pyramide dressée comme une flamme.

 

Il est rare que Littré porte un jugement esthétique sur un autre objet que les mots en eux-mêmes.