vendredi, 29 mai 2009
Papous sans tête
Sur les 746 langues régionales recensées en Indonésie (contre 147 aux Philippines et 113 en Malaisie), seules 442 sont actuellement "placées" sur la carte officielle des langues de la république d’Indonésie.
Et il est plus que temps de relever leurs caractéristiques : neuf langues en voie d'extinction ont été découvertes à Bornéo dans la Nouvelle-Guinée occidentale ou Papouasie-occidentale ou ex-Irian Jaya (la partie indonésienne* de l'île). Or, la Nouvelle-Guinée offre la plus grande concentration de langues du monde, avec plus de 860 recensées dans sa partie orientale et 250 au moins dans l'occidentale**. D'ici la fin du siècle, la plupart seront mortes, au rythme mondial d'une langue éteinte tous les dix jours.
* Parler de Papouasie est une erreur de traduction, car il existe un pays distinct, la Papouasie-Nouvelle-Guinée sur la même île.
** Ce qui est particulièrement amusant dans ce cas, c'est de voir la délimitation entre deux continents passer au milieu d'une même île du fait des découpages étatiques : l'Indonésie est entièrement en Asie, alors que la Papouasie-Nouvelle-Guinée se trouve en Océanie. Mais enfin, la limite entre l'Europe et l'Asie n'est pas plus claire dans les esprits et on peut douter de l'existence de l'Europe comme continent tout comme de celle de l'Océanie. Les limites sont avant tout politiques et affaire de circonstances, moins de géographie.
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samedi, 09 mai 2009
8 mai : quel nom ?
Assouline s'énerve :
Le 8 mai 1945. Mais encore ? Si l’on en croit les services de l’Elysée, il s’agit de ‘”l’Armistice”. Avec un “A” en capitale. Vous pouvez vérifier ici dans le communiqué officiel. Comme la date est précisée, aucune confusion n’est possible, il ne s’agit pas de l’armistice honteux de juin 1940 mais bien de celui de la Victoire…
Le problème, c'est que la célébration en question ne porte pas sur les deux redditions sans condition signées le 7 mai à Reims sans les plus hautes autorités militaires soviétiques, ou le 9 mai 1945 à Berlin au quartier général des troupes soviétiques en Allemagne, mais sur l'heure de l'arrêt des combats le 8 mai à 23 h 01 (heure d'Europe centrale) - soit 1 h 45 avant la signature complète de l'acte définitif de capitulation qui ne change pas cette modalité. La capitulation de l'Allemagne n'est pas un armistice, soit. Elle n'est pas plus la fin de la Seconde Guerre mondiale, puisque celle-ci se prolonge jusqu'à la reddition complète du Japon le 2 septembre (la capitulation avait été acceptée dès le 15 aoüt). Il y a eu d'autre part bien des redditions de l'armée allemande ou des armées de l'Axe avant, mais ce n'est par exemple que le 10 mai 1945 à 16 heures que la poche de Lorient sera définitivement libérée à la suite d'autres négociations parallèles et indépendantes, et que les combats cesseront en France.
Ce jour férié est une fiction collective : il correspond à la fin théorique des combats et donc à la définition d'un armistice, mais il ne correspond pas aux dates de signatures des actes de capitulation ; il est nommé jour de la victoire, mais cela fait un peu trop anti-germanique (raison pour laquelle l'Ex le suspendra durant son septennat), même si on précise ensuite victoire de la démocratie ; il est confondu avec la fin de la Seconde Guerre mondiale qui se prolonge en fait en Asie que l'on oublie souvent parce que la guerre sino-japonaise est antérieure à la Seconde Guerre mondiale. Et beaucoup de Français parlent couramment d'armistice, comme pour le 11 novembre, puisqu'en définitive la fabrication de ce jour mémoriel est une sorte de bricolage historique à contorsions multiples afin de ne pas insulter en permanence nos partenaires européens et désormais alliés. En outre, on a cru bon de le flanquer en 1985 d'un jour de l'Europe, aujourd'hui 9 mai, pour honorer Robert Schuman. Cela n'aide pas à rendre la date plus lisible.
15:04 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, langue française
vendredi, 10 avril 2009
No Bran New World
Voici une expérience scientifique sidérante qui se situe entre le Truman Show et Bienvenue à Gattaca. Son sujet : l'observation de l'apparition du langage chez un enfant. Le nom même du logiciel de l'expérience d'un film tiré d'une nouvelle de Dick qui se révèle de plus en plus prophétique et le grand auteur réaliste américain du siècle passé (Minority Report, nous y sommes déjà par les dernières lois voulues par le gouvernement du divin président au sujet des délinquants de trois ans ou bien du délit de bande). Ce qui est encourageant, c'est le fait que la masse d'informations fournies par une seule journée sera tellement riche et complexe (pour la phonétique, la sémantique, la syntaxe, la morphologie, les rapports émotionnels) qu'elle deviendra inexploitable ou ce qui est décourageant, c'est que l'on fera des coupes ou des carottages de manière arbitraire. Et puis ceci : "Quelques semaines avant l'accouchement, en juillet 2005, le chercheur installe 11 caméras et 14 microphones, dissimulés dans les plafonds et les murs de toutes les pièces, sauf aux toilettes." Quand on connaît le rôle valorisant de la défécation dans l'apprentissage du langage par les petits enfants qui sont stimulés et rendus de plus en plus autonomes par leurs parents, on se rend compte que l'on perd alors le passage décisif du petit pot au pot adulte adapté avec un réducteur de lunette, du nettoyage par les adultes à l'autonettoyage, du lange à la maîtrise de son corps, et donc de l'apparition de l'enfant comme individu singulier qui ne doit plus demander aux autres que la satisfaction d'autres besoins. Je suis désolé si je choque, mais faire l'impasse sur ces moments essentiels de la vie d'un petit enfant (comme ceux où il peut se servir lui-même avec sa cuillère ou se tenir sur ses jambes ou se connaître dans le miroir) conduira à des erreurs dans les résultats, ce n'est pas le genre de chose à occulter sous prétexte de pudeur et c'est justement un passage décisif, puisque l'enfant peut être scolarisé après. Pourquoi d'ailleurs cette limite de trois ans et non celle de cinq où se situe le début de l'apprentissage de l'écrit qui est une rupture encore plus grave, nous rendant plus singuliers, uniques, fragiles et mortels ?
19:12 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : science, linguistique, pédiatrie, langage, enfants
mercredi, 25 mars 2009
Madame ou mademoiselle ?
Hum... Ces déclarations dans les médias italiens me paraissaient d'abord quelque peu surjouées.
Non si può più dire "signora" e "signorina", nelle varie lingue dell´Unione Europea: dunque basta mrs e miss, madame e madamoiselle [sic], senora e senorita, frau e fraulein. Così ordina, o perlomeno esorta, un pamphlet introdotto dal parlamento della Ue sul modo corretto di rivolgersi pubblicamente, a voce o per iscritto, a una donna, in particolare se onorevole - nel senso di deputata, non della sua vita privata. L´auspicio fa parte di un codice sul linguaggio "sessualmente neutro" da utilizzare nelle conversazioni e pubblicazioni ufficiali: un dibattito in aula, un convegno, un documento.
On impute déjà bien des choses farfelues à l'Union européenne sans aucune preuve ou bien alors que les responsables sont dans le pays même, le Daily Telegraph ne brillant pas par sa ferveur européenne ou son progressisme ou son féminisme, j'ai préféré aller voir à la source.
The politically correct rules also mean a ban on Continental titles, such as Madame and Mademoiselle, Frau and Fraulein and Senora and Senorita. Guidance issued in a new 'Gender-Neutral Language' pamphlet instead orders politicians to address female members by their full name only.
On a au départ un document à usage interne au parlement européen afin de définir des usages à propos de la citation de personnes politiques. Cela devient chez les Britanniques une marque de la progression du genre neutre, alors qu'il ne s'agit que d'éviter le fait de dire si une femme est mariée ou non - sans considération du fait que les hommes peuvent toujours être nommés par leur nom de civilité. Passons, la misogynie est une tradition britannique fort respectable et bien établie, comme le fouet et la sodomie dans les pensionnats, la saoulerie du samedi soir au pub, la chasse à courre, le hooliganisme, la cravate de son collège et l'appartenance à un club. Gardons-nous de juger ces particularismes parfaitement respectables, mais on cherche en vain le genre neutre.
En Italie, cela devient : on ne pourra plus dire madame ou mademoiselle dans quelque langue de l'Union européenne, même si l'on est obligé ensuite d'avouer que cela concerne d'abord les députées - il fallait bien accrocher le lecteur par une annonce totalement fausse et encore plus exagérée que l'anglaise. L'Italien est bien connu pour exagérer, mais il ne fait qu'extrapoler à partir des balivernes britanniques. Puis l'on disserte longuement sur la langue que l'on emploie tous les jours pour s'adresser à l'hôte de son restaurant... Parce que l'Italien, au contraire du Britannique, est pratique et songe d'abord aux cas de la vie quotidienne, surtout s'il s'agit de bien manger et d'être bien traité. Il le dit dans un style plus prolixe, mais un peu plus honnête en fin de compte.
Comment faire une Europe avec des gens qui se servent de l'Europe pour en rire à partir de faits déformés ou accuser le féminisme et avec d'autres qui ne cessent de se moquer des prétentions des premiers sans rapport avec les gens et la vie ?
21:43 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : italien, anglais, langue française, féminisme, mlf, europe
mercredi, 11 mars 2009
De la métaphore comme langage universel
Je ne suis pas du tout persuadé par ces arguments à propos d'un langage universel par images :
Dans cette recherche d'un langage universel, "nous allons rapidement nous heurter à l'abstraction", déclare Pascal Audant. "Et c'est en ce sens que la langue chinoise a une longueur d'avance, car tout y est métaphorique", poursuit le jeune homme d'affaires. Il explique que "la bonté" se dit et s'écrit en chinois : "la façon dont une mère agit avec son enfant". Voilà quelque chose de plus facile et de plus concret à animer que le concept de bonté même. Il concède qu'une animation montrant une mère avec son enfant n'évoquerait pas nécessairement la "bonté" dans le cerveau des Occidentaux – "mais cela éveillerait un sentiment semblable".
D'abord le mot façon est un mot lui aussi abstrait. Ensuite le geste (mot plus concret) affectueux d'une mère envers son enfant est différent d'une culture à une autre, il peut prêter à des malentendus puisqu'il n'existe aucune universalité du sens des gestes. Un même geste pour la même culture peut avoir plusieurs sens différents et opposés, comme en français pour un doigt levé ou des doigts en rond. On ne peut se départir du contexte, de la langue, de la culture et des relations personnelles. Enfin, il y a un saut qualitatif qui n'est pas vu puisque l'on s'imagine que l'écriture chinoise ne serait que métaphorique alors qu'elle use de bien d'autres figures de style (elle peut être métonymique notamment ou bien ne reposer que sur la phonétique) et que l'étymologie des sinogrammes s'inscrit dans une très longue histoire partagée. Croire que tout est à peu près analogique partout sous prétexte que l'on a tout réduit à l'état de métaphore est une erreur à mon avis. La représentation des mêmes idées pour les mêmes mots n'est déjà pas la même d'une personne à une autre malgré une culture commune. La métaphore est en fait l'échec de nos tentatives de communiquer tous la même chose et c'est peut-être tant mieux, car le monde serait triste si nous pensions tous la même chose en même temps ou une chose semblable qui n'est en fait pas du tout similaire malgré ces déclarations.
12:48 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : langues, traduction
dimanche, 01 février 2009
Miss Belgique
Dorénavant, miss Belgique devra savoir parler français et néerlandais :
Il y a encore un an, Zeynep ne connaissait aucun mot de néerlandais. "Pour moi, c'était un peu difficile, je n'avais jamais suivi de cours et en plus je ne suis pas née en Belgique" témoigne la Miss.
18:40 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : néerlandais, belgique, langue française
dimanche, 18 janvier 2009
La Poste contre les Bretons
Branle-bas de combat en Basse-Bretagne ! Les Bretons s'insurgent contre les nouvelles recommandations de La Poste :
Hier, à Vannes, Yves Amiard, directeur du courrier pour l’Ouest Bretagne, zone qui comprend le Morbihan et le Finistère, a indiqué que La Poste incite les communes à donner noms de rues et numéros d’habitation aux villages qui n’en ont pas et qu’elle recommande de choisir plutôt le français que le breton pour les dénominations.
Le vice-président du conseil régional proteste. L'agence Bretagne Presse se fend d'un communiqué.
Disons-le clairement : les recommandations de La Poste pour faciliter la lecture optique ne reposent sur aucune logique. Elle enjoint déjà les utilisateurs, usagers, clients à employer des capitales non accentuées pour les noms de localité et elle proscrit les traits d'union alors ou les apostrophes sous prétexte que ce serait mal déchiffré par ses machines. Or rien n'est plus faux. On voit l'absurdité de ce point de vue dans cet échange :
« Les apostrophes perturbent la lecture optique », indique Yves Amiard. « Ce n’est pas la langue bretonne qui nous gêne, mais ces apostrophes », précise-t-il.
Parce qu'il n'y aurait d'apostrophes qu'en breton et seulement en breton ? Certes, le digramme c'h est fréquent dans les noms propres bretons (Floc'h ou Penquerc'h par exemple), mais il y a des foules de noms de rues ou de communes bien français contenant une apostrophe : L'Isle-sur-la-Sorgue, Ville-d'Avray, sans compter les noms de personnes moins courants comme Jourd'hui, Prud'homme. Jusqu'à présent, les apostrophes devaient être évitées selon La Poste dans les noms de localités écrits en capitales, mais là elle ne conseille pas d'écrire les noms de rues en capitales et pourtant elle entend éliminer les apostrophes. Pourquoi les apostrophes bretonnes et pas les accents français sur les bas-de-casse aussi ? Parce que "rue du Général-Gégé", cela contient quatre accents aigus qui pourraient aussi perturber la lecture comme les apostrophes. Cela ne tient pas debout, d'autant qu'on a alors affaire à la graphie fort particulière de chaque auteur de message.
Je vois là un grand nombre de maladresses et d'erreurs dans la communication et une manière de s'enfoncer encore plus. On présuppose que le breton serait la seule langue à apostrophes et que les apostrophes seraient plus graves en bas-de-casse que des accents aigus ou graves ou des trémas. On imagine que les noms de rues ne seront donnés qu'en breton alors que la loi impose déjà que la qualification de la voie le soit d'abord en français. La Poste ne légifère pas du tout sur les formes de noms d'artères, ce n'est pas de sa compétence et il y a une grande différence entre écrire straed Gwenaël-Guivarc'h et rue Gwenaël-Guivarc'h. Mais comment pourrait-on renoncer à certains noms bretons en Bretagne ? On ne le ferait pas plus que pour certains noms corréziens en Corrèze, ardéchois en Ardèche, carolomacériens à Charleville-Mézières. Lesquels peuvent être fort riches de signes propres à perturber prétendument la lecture optique. Et comment La Poste fait avec des abréviations sauvages ou absurdes comme : Gén. pour général, Bvd pour boulevard, 2ième pour 2e ou deuxième ?
Pour ma part, j'écris tous mes libellés en bas-de-casse, avec les signes diacritiques qui conviennent (traits d'union et apostrophes inclus) et le courrier parvient à destination fort vite.
12:43 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : breton, bretagne, langue française, politique
jeudi, 15 janvier 2009
Mini-vrac
Un collectionneur d'aptonymes ; le couvreur Letondu, les hôteliers Clochard, les pompes funèbres Leveuf, la menuiserie Laplanche, le portraitiste Guillotin...
If You Seek Me Amy, la dernière chanson de Britney Ze Pire fait scandale.
RFI supprime 200 postes sur 1 000 et 6 langues (allemand, albanais, turc, serbo-cioate, polonais, laotien) sur 19.
16:29 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, oulipo, langues, dialecte, patois, radio, argot
dimanche, 07 décembre 2008
Bible in Slang
Les Anglais sont tous fous par définition et c'est même une condition pour devenir britannique - dans leur langage cela se traduit par original -, mais enfin si l'on publiait de telles versions de la Bible en français, je me dis que l'on entendrait des cris d'orfraie de la part du haut épiscopat ou au moins des associations traditionnalistes :
Ainsi la fin du Notre père ("For thine is the kingdom, the power and the glory" – car c’est à toi qu’appartiennent, le règne la puissance et la gloire…) devient "You’re the Boss, God, and will be for ever, innit?" (T’es le chef, Dieu, et ça sera pour toujours, d’accord ? »)
Mais en Grande-Bretagne, Dieu et le commerce vont main dans la main pour le meilleur des mondes. La Bible reste une excellente source de profit entre Harry Potter, Barbara Cartland et Agatha Christie, il ne faut surtout pas la négliger à l'approche des fêtes de fin d'année alors autant la revendre avec une autre sauce. Tandis qu'en France ce genre de transposition serait réservé aux blasphémateurs plus ou moins libres penseurs et rationalistes, avec menaces de procès à la clé.
16:37 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : argot, slang, anglais, catholicisme, église, religion
samedi, 20 septembre 2008
Oh baby !
Je me demande si babies est bien traduit dans ce contexte et si l'on n'aurait pas pu expliquer un peu la mention superfétatoire du sexe après bab(i)es, guns, Jesus :
Rush Limbaugh, qui fut l'un des premiers, dès le mois de février, à pousser la candidature de Sarah Palin, et qui est l'un des animateurs radio les plus écoutés du pays, ne cache pas sa satisfaction : "Sarah Palin : bébés, fusil, Jésus et du sexe !, lance-t-il. Nous sommes les seuls à avoir la poupée sur le ticket !"
Parce que les bébés en question, ben c'est les poupées et pas les poupons dont on n'a rien à faire, sauf de la viande pour guerre. C'est une formule traditionnelle des rednecks, mais on pense alors à l'enfant trisomique de Sarah Palin et à celui qui est à naître pour sa fille, et on se trompe totalement sur le sens de l'expression qui veut bien dire qu'il faut aux pionniers avant tout des femmes pour se soulager, comme un fusil pour se protéger des Indiens et des outlaws ou pour trouver sa subsistance, et en tout dernier lieu le Christ comme recours (pas même la Bible, puisqu'un redneck ne sait pas lire et n'aime pas lire s'il le sait). Il s'agit d'une des pires visions de la femme, même pas mère, mais totalement vénale. Et il aurait fallu dire l'ambiguïté qui existe en anglais au sujet de ce mot.
22:37 Publié dans Langues du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, anglais, palin


