dimanche, 15 novembre 2009
Comment le ministricule champignacien est connecté aux twitteristes
Voici ce que je lis dans l'Oignon au sujet de notre sous-ministre champignacien et de sa stratégie réticulaire :
Par ailleurs, le jeune élu « twitte » régulièrement. Autrement dit, il partage des informations sur Twitter, avec une communauté plus restreinte que sur Facebook.
C'est vrai que 744 followers à la place de 2 358 amis (dont Nicolas Sarkozy pour lequel on sait qu'il ne maintient pas personnellement son profil FaceBook), c'est un peu moins. Mais il faut voir ce que contiennent ces fameuses informations qui sont lisibles par bien plus de personnes que celles sur FaceBook où il faut s'enregistrer d'abord (Twitter est lisible depuis le Ouaibe sans aucune inscription et les informations peuvent être rediffusées ailleurs par les RT) :
Je suis au loto du telethon a champignac. Il y a 850 personnes ! C est génial.
Super déplacement baie du mont St. Michel. Faut il changer la loi littoral pour permettre le developpement agricole ?
Je suis dans le TGV avec le sénateur braye en direction du mt St. Michel pour regarder l application de la loi littoral !
Je viens d' assister aux cérémonies du 11 novembre. C était simple mais émouvant.
Ce 9 novembre...: J'ai passé ces journées folles à vouloir prendre un train ou un avion pour vivre ce moment
En lisant la presse ce matin comment ne pas être ému par le souvenir de la chute du mur de Berlin.
J assiste a l émission le grand rendez vous d' europe 1 avec Bruno le maire. Ce type est vraiment brillant.
Je viens de finir "lettre d' une inconnue" de Stefan zweig. C est sublime.
Je viens de terminer revu et corrige avec Paul Amar sur la 5. Cette émission permet vraiment de développer ses idées.
Benoist Apparu invité de « Revu et Corrigé » ce samedi 7 novembre à partir de 19h: Paul Amar présente en direct.
En quoi consistent le plus souvent les fameuses informations du ministricule ?
a) Il déclare où il est et c'est parfois au cours d'une réunion. Ce qui montre son degré de politesse, puisqu'il tapote sur son Blackberry ou son iPhone devant ses interlocuteurs. Cela explique son orthographe déplorable.
a bis) Il dit dans quelles émissions il est apparu ou va apparaître.
b) Il pose des questions générales et vagues en évitant de donner son opinion personnelle.
c) Il use de qualificatifs flatteurs à tout propos : super, émouvant, brillant, sublime. Mais on n'en sait jamais plus. On croirait lire une midinette qui s'extasie sur tout et qui ne voit jamais le moindre problème.
d) Non visible ici, le message Twitter comme lettre de diffusion pour voir le billet de son blogue qui renvoie en fait à une page officielle, une vidéo à voir ailleurs encore, et ainsi de suite. Ou comment mieux faire circuler l'information en multipliant les relais et surtout les visites d'autres pages pour faire croire que l'on crée un intérêt autour de soi. Comme si le lien principal ne pouvait être donné tout de suite... Politique de bruit sur la Toile. Absence totale de simplicité et d'économie de liens.
Mais le meilleur est pour la suite. Il répond ainsi à quatre interlocuteurs :
@B... il est meilleur que je ne pensais mais pas au top ! (5 h 17 heure du Pacifique, 6 novembre)
@x... il est meilleur que je ne pensais mais pas au top ! (5 h 17)
@J... il est meilleur que je ne pensais mais pas au top ! (5 h 16)
@T... il est meilleur que je ne pensais mais pas au top ! (5 h 16)
"Il" en question est le président lui-même et quinze minutes plus tôt le ministricule déclarait sur Twitter qu'il assistait à son discours sur l'outre-mer. Il fallait qu'il dise qu'il était là, mais il répond à des twitteristes qui voyaient le même événement à la télévision, sans doute sur LCP ou Public Sénat. Comme il n'a strictement rien compris à Twitter, il envoie quatre fois le même message alors que l'arrobe n'indique pas du tout un message privé, mais un message public avec un destinataire plus précis. Tous auraient pu malgré tout lire le même message s'il avait été précédé d'une arrobe pour l'un d'eux. Mais c'est compulsif : Benoist est un garçon sage qui croit bon de répondre chaque fois à chacun même si tous entendent la réponse et comme il est un peu limité (pas seulement par la taille du message), il emploie pour tous le même argument même s'ils ont exprimé des idées très différentes ou aucune idée.
Notons la forme : toujours un compliment, puis une petite réserve comme concession à son interlocuteur qui a dû déclarer : "Mais il est toujours aussi nul à chier avec ses discours à la noix écrits par Guaino ?" L'impertinence n'est pas de mise et le seul anticonformisme est de dire "top" pour un ministricule. Le vide du discours rejoint le vide du cerveau.
Il livre par ailleurs cette information capitale à 5 h 24 (toujours heure du Pacifique pour Twitter) :
Super ! Le President vient d' annoncer que Marie Luce penchard secrétaire d' état a l outre mer devient ministre.
Information très importante qui se trouvait déjà dans les dépêches d'agence en ligne, si je me souviens bien. Pour le reste, on ne sait rien du fameux discours présidentiel sur l'outre-mer, pas plus que ce qu'en pense le sous-ministre (d'ailleurs pense-t-il ?) En gros, c'est de la com avec de gros souliers.
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dimanche, 08 novembre 2009
L'endogamisme et l'inceste par les chaînes de blogues
Voyons ce qui se passe dans les chaînes à la con que se font les prétendus blogueurs de gauche qui s'affirment tous comme plus à gauche que soi. La dernière est "mes trois premiers billets". Le truc rigolo, c'est qu'ils se refilent la chaîne sans voir qu'ils ont été déjà liés par les blogueurs qu'ils lient ensuite en croyant être originaux et en faisant comme s'ils n'avaient pas vu que le copain du copain avait déjà mis l'URL en lien. C'est ainsi que Machin cite Truc, Bidule, Chose pour lui pondre un billet dans lequel il le citera en retour, tandis que Truc cite Bidule, Carabistouille, Calembredaine et Coquecigrue et Chose parce qu'il a lu Machin et pas Chose. Tout ce petit milieu très endogamique ne se lit pas, mais sait se répondre dans une joyeuse cacophonie. On renvoie la demande de billet à des gens qui l'ont déjà écrit et qui ont lié l'auteur de la demande en lui demandant d'écrire un billet. Ce serait fort drôle, si l'on ne se demandait pas quel est le sens des billets et des liens. Le nombrilisme des blogues a un grand avenir devant lui avec de telles pratiques ! Et puis je me demande comment cela peut encore être de gauche...
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samedi, 07 novembre 2009
Lire Twitter
Comment entrer dans un compte Twitter alors que la personne que vous voulez suivre est en accès privé ? Je me suis posé la question, puisque je protège mes données.
Repérez d'abord les personnes qu'elle suit, c'est aisément accessible par Google même si le profil est protégé, vous avez aussitôt accès au dernier Tweet publié en cliquant sur la liste des Following. Bien sûr, vous ne pouvez suivre les discussions en entier, mais vous savez ce qui a été dit dans les dernières minutes. Autant dire que c'est frustrant, sans aucun compte personnel.
Une autre bonne source serait de servir des listes Twitter, mais justement elles ne reprennent pas les messages des comptes en accès protégé à la différence des profils qui peuvent les afficher. C'est un peu bizarre cette différence de traitement. La seule liste, celle d'Irène, qui m'inscrit comme twitterien ne reprend pas du tout mes messages diffamatoires envers des élus de la République. Heureusement pour elle ! Je me pose des questions sur la responsabilité de la personne qui accepte des flux qu'elle ne contrôle pas.
On peut aussi compter sur les RT (ou re-tweets), mais c'est aléatoire et tout dépend de qui l'on suit. Il est possible de savoir ce qui est écrit par quelqu'un en privé alors, mais cela nécessite une énergie énorme pour un résultat ridicule. On peut aussi lire des textes ou des images, des vidéos publiés dans un format plus large, sans la barrière du compte Twtter, lorsque l'utilisateur a voulu se servir d'une autre plateforme tout en faisant un lien, mais il faut savoir quand il les a écrits. C'est beaucoup de temps gaspillé.
J'en viens à l'essentiel. Twitter protège des données et ne les protège pas. Un compte protégé ne l'est pas absolument, tout peut être accessible en temps réel si l'on trouve la bonne porte d'entrée ou si le message a été repris, puisque c'est la règle de base de ce réseau. Il est donc totalement faux de croire que ce soit totalement privé lorsque l'on protège ses données, cela ne prémunit que contre les pourrielleurs. Le système est poreux à la base et c'est ce qui fait son efficacité.
Ce qui est le gros problème, c'est l'articulation entre privé et public. Un compte privé comme le mien n'est pas totalement privé puisque tout peut se retrouver ailleurs, tout peut s'échapper de mon compte, il n'y a que la confiance pour les personnes que j'accepte qui permette la tenue de ce compte. J'ai déjà vu des blogoguerres chez Embruns à partir de messages Twitter où public et privé étaient mélangés et c'est bien le problème de Twitter, non des blogues ou des forums Usenet. Il y a une réflexion à commencer.
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mercredi, 21 octobre 2009
La rubrique impérative
Je n'avais pas encore fait attention à ce mot introducteur dans les titres du Point en ligne, mais il est récurrent :
REGARDEZ
On signale une vidéo dans le corps d'un article rédigé, parfois suivie d'autres images arrêtées. Pourquoi mettre en évidence et même avant le titre ce mot ? D'abord, parce que l'on n'a pas de petits gadgets qui signalent la présence d'un son ou d'un film, comme cela se fait dans d'autres médias en ligne. Ensuite, parce que l'on est dans une croyance ancienne qui consiste à s'imaginer que si l'on dit aux gens "Regardez" ils vont regarder forcément. Puis, on peut se dire que cela peut dispenser du nom de rubrique, il est inutile de classer le texte qui accompagne la vidéo du moment que celle-ci est annoncée par le mot "Regardez". Jamais un lecteur sur la Toile ne peut avoir une lecture intuitive à partir d'un signe codifié. Le lecteur va suivre automatiquement, car dans l'imaginaire de certains dirigeants de journaux il attend avant tout des images et de préférence animées. Enfin, ce qui est le plus comique, c'est que cette forme singe celle du journal télévisé : "Regardez donc nos superbes images filmées avec beaucoup de talent par notre grand reporter Schmuck".
L'impératif est la forme privilégiée du journal télévisé (sachez encore, voyez donc, écoutez ce que dit Schmoll, passons à un autre sujet) alors que l'infinitif est la forme préférée des journaux quotidiens et des magazines pour leurs titres de rubrique parce que plus générique. On a juste ici affaire à une forme de télévisualisation de journaux qui publient sur la Toile. Comme s'il ne devait pas y avoir d'écriture propre à la Toile, mais une adhésion à des modèles totalement dépassés. Cela me rappelle plus les réclames des années soixante qu'un véritable passage à l'ère numérique. Un singulier retour en arrière.
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vendredi, 18 septembre 2009
La pompe à purin du Post : comment orienter le lecteur vers le tas de fumier
Comment faire de l'audience à n'importe quel prix et alimenter la pompe à commentaires (conçue sur le mécanisme de la pompe à phynances chère au Père Ubu) ?
Prenez déjà un pipole. Tout le monde connaît les pipoles grâce à ces magazines d'information ces bouses informes que sont Voici, Gala, Public, Closer, France-Dimanche, Entrevue, Choc, Guts, Ici-Paris et Grazia. (Il me semble que je dois en oublier quelques-unes, mais on n'est pas dans Wikipedia.) Or, cela tombe bien, quand on lit Le Post, on se retrouve confronté à peu près au même genre d'étrons emballés dans un torchon, sauf que c'est plus moderne, puisque c'est en ligne, avec plein de vidéos marrantes autour et même que l'on peut donner son avis.
Or, ce qui est intéressant au sujet d'un pipole, c'est d'abord que tout le monde a un avis circonstancié et argumenté au sujet de sa personnalité profonde, de son psycnisme, de son état physique surtout s'il est question de drogues, de dépendances ou de dopage, sur son histoire dans sa petite enfance, ses drames intimes qui sont toujours pudiquement cachés en étant étalés à la une desdites déjections ou dans les émissions de témoignage. Donc même Ginette qui est femme de ménage à Franprix ou Kévin qui est doctorant en étruscologie à la Sorbonne ont forcément entendu parler des pipoles. Pourtant, l'une sait à peine lire les titres tandis que l'autre décrypte une langue mystérieuse. Autant dire que le pipole n'est pas segmentant et que cela intéresse fort les publicitaires qui aiment les programmes fédérateurs.
Le second intérêt du pipole, c'est qu'il est toujours prêt à dire ou à faire une couennerie quand il ne vit pas un drame intime (le mieux, c'est les deux à la fois). Prenons des pipoles types et bons vendeurs au hasard (Britney Spears, Lindsay Lohan, Paris Hilton), ils semblent avoir été conçus par leurs parents afin de commettre le maximum de couenneries dans le temps le plus rapproché et de préférence en public, parce que sinon ce ne serait pas des pipoles. Le pipole n'existe que parce que l'on parle de lui : Loft Story l'a compris, qui a fait accéder au statut de pipole des personnes n'ayant jamais rien fait dans leur vie ou ne sont pas fils de. Mais il y a une sous-catégorie de pipoles qui non contente de se faire voir au cinéma ou à la télévision veut avoir un avis sur la marche du monde. Le pipole intellectuel en quelque sorte. Celui-là est un bon client pour les émissions de débats de pugilat. Mathieu Kassovitz appartient à cette sous-catégorie.
Il rentre dans un sujet polémique avec un avis que l'on pourrait qualifier de candide : le 11 septembre 2001 (pas le 11 septembre 1973 qui ne lui dit rien et qui ne dira rien aux téléspectateurs ou aux commentateurs du Post). Cela tombe fort bien, il y a eu d'autre pipoles aussi capables de fines analyses que lui à avoir eu des positions identiques : Marion Cotillard et Bigard, ce grand humoriste fort catholique. On rentre alors dans le processus de recyclage des informations anciennes qui est si cher au Post. A partir d'une information, il est possible de faire une foule de pages nouvelles avec les mises à jour, les mises en perspective, les appels à débat. Ce qui devrait tenir en deux lignes devient un flux d'informations d'âneres qui ne disent rien de plus.
Mais quand on tient un bon sujet de polémique, il ne faut surtout pas le lâcher. Il doit y avoir les pour et les contre. Cela tombe bien, les avis sont tellement opposés que l'on va obtenir un excellent débat de haute tenue morale une bagarre de saloon. D'un côté les complotistes traités de négationnistes, de l'autre des partisans de la raison qui en viennent à des rapprochements insensés. Le but, c'est de faire de l'audience, on le rappelle, donc il faut que le sujet attire le plus possible de trolleurs, de propos dignes du point Godwin et de faire monter la sauce afin que n'importe qui intervienne en disant n'importe quoi sur ce qu'il n'a pas lu ou vu. On le rappelle, le but du Post n'est pas d'informer ou de permettre une discussion : il est d'abord d'attirer des commentaires qui vont déclencher de nouvelles lectures de pages et donc de nouvelles rentrées publicitaires.
J'en viens à l'essentiel après ces prolégomènes de haute volée. Voici un extrait d'un article de la rédaction du Post (pas d'un des blogueurs invités ou d'un posteur) :
Si l'on parle de dérapage pour Mathieu Kassovitz, l'attitude de Frédéric Taddéï n'est pas non plus passée inaperçue.
À l'origine du débat, Frédéric Taddéï aurait "laissé dire" Mathieu Kassovitz, accuse le journaliste Renaud Revel, de L'Express.
Mais le journaliste n'est pas le seul, "un éminent spécialiste de la télévision, François Jost, s'effare que Kassovitz ait pu parler 'sans la moindre contradiction'", selon Arrêt sur Images.net.
Ce qui attire mon attention, c'est la dernière phrase. J'ai lu la brève d'@si auparavant et je donne une autre partie du billet qui n'a visiblement pas été lu ou qui a été intentionnellement été mal lu :
Mais Taddei n'est pas Ardisson. Et ses accusateurs n'ont sans doute regardé que l'extrait de l'émission posté sur Dailymotion. S'il laisse parler Kassovitz, c'est pour mieux le laisser déchiqueter ensuite posément, gentiment, avec compassion (on est en famille) par le reste du plateau. L'écrivain Hélène Cixous s'étonne tranquillement de l'impunité dont bénéficient les plus gros bobards complotistes anti-américains (Kasso : non non non, chuis pas complotiste). Tout aussi tranquillement, Ismaïl Kadaré raconte comment une vie entière sous la dictature albanaise l'a définitivement immunisé contre les énormités de la propagande anti-américaine (Kasso ne répond rien. Pas révisé le Wikipedia sur l'Albanie, sans doute). Seul l'autre pipeul présent, Marin Karmitz, fonce dans la muleta, et remporte le point Godwin, en assimilant Kassovitz aux négationnistes ( véhémente protestation de Kasso : faut pas tout mélanger, Auschwitz, c'est prouvé, tandis que New York, c'est pas prouvé).
Ce que je lis, c'est une ironie à l'égard de François Jost, puis dans la phrase suivante envers Renaud Revel qualifié de "non moins éminent journaliste-médias". Tous les deux n'ayant pas regardé l'émission en question, mais un extrait accessible en ligne. Ce sont deux journalistes issus de la presse écrite qui sont mis au banc des accusés par le procédé traditionnel en rhétorique de l'antiphrase. Cette figure disparaît complètement dans la version du Post qui laisse croire qu'@si décerne à François Jost son onction. Quel est donc le but de cette citation fallacieuse ?
Il s'agit d'abord d'évacuer l'idée qu'il ait pu y avoir une ou plusieurs contradictions en public. Si même Schneidermann déclare qu'il n'y a pas eu de contradiction, c'est donc que cela doit être vrai. Croire à une citation mensongère, ce serait trop compliqué à penser pour le commentateur moyen du Post qui y voit le seul lieu de son expression libre et entière, même s'il dit autant d'âneries que Cindy Lauper tout en se croyant supérieur à elle puisqu'il peut se moquer de sa personne qu'il connaît mieux que tout le monde. Ensuite, il faut bien recentrer le message sur ce qui permet de déclencher un débat une bataille rangée : le 11 septembre a-t-il vraiment eu lieu ? Les gens, enfin les posteurs, ne comprendraient pas les subtilités d'une analyse trop intellectuelle qui consisterait à dire qu'il y a eu une discussion après. Enfin, on jette aux lions deux noms : celui de Kassovitz certes déjà, mais aussi celui de Taddei qui peut devenir coupable de ne pas avoir censuré interrompu l'invité comme l'aurait fait un autre journaliste. Le titre de l'article est éloquent à ce sujet : "Bigard : la liberté de penser est menacée". Bigre ! Bougre ! Foutre ! Fichtre ! Fouchtra ! Et biouchtragueries ! La liberté de penser de monsieur Bigard, ce grand catholique si fervent, me paraissait se situer au niveau le plus fondamental : celui sur lequel il s'assied. Si l'on ne veut pas orienter les discussions algarades ainsi.
Le vrai débat au sujet de ce que lisent ou voient des journalistes issus de la presse écrite (qui écrivent par ailleurs sur la Toile en disant portnawak comme sur le papier) est éliminé donc et réduit à la liberté de penser est-elle ou non en danger ? La réponse est dans le titre, heureusement ! Le Post vous donne la parole ! et vous permet de dire ! tout ce que vous pensez ! même sur ce que vous ne connaissez pas (et n'économisez jamais les points d'exclamation à son sujet). Les censeurs, ce sont les autres, les méchants, les pas beaux. Et pendant ce temps, la marmotte enrobe les clics dans du papier alu qui plaira beaucoup aux publicitaires grâce à un débat à deux balles.
14:23 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le post, web, internet, journalisme, presse, média, médias, télévision
samedi, 05 septembre 2009
13 raisons de mort d'un blogue
Il y a dans la vie des blogues un sujet récurrent, mais que l'on n'aborde que lorsqu'il arrive une nouvelle fois : la mort d''un blogue. Pourquoi un blogue doit-il s'arrêter ? Il a ses commentateurs réguliers, ses abonnements à des flux, son trafic en progression, son classement Wikio ou Technorati en hausse, et puis plus rien. Parfois l'auteur s'exprime dans un dernier billet, parfois dans un commentaire chez quelqu'un d'autre, parfois il ne dit rien, parfois c'est un sujet de polémique. Je recense les diverses raisons en donnant les pseudos de blogueurs ou le nom de leur blogue, mais sans aucun lien. Comment mettre fin à un blogue de manière convaincante ?
1. Vous êtes mort et vous envoyez votre avis de décès d'outre-tombe. C'est le cas de Dominique Autié. Mais la mort est une excuse un peu facile pour les gens qui attendaient leur manne quotidienne. Mais si vous voulez revenir, il faut trouver autre chose pour être pris au sérieux. La mort est de toute manière impardonnable.
2. Votre hébergeur vous dit que vous avez atteint le maximum de l'espace disponible. Vpis devez prendre un abonnement payant ou alors payer encore plus de bande passante. Là, on peut se dire que l'hébergeur a été mal choisi ou que le sujet du blogue n'était pas adapté.
3. Variante du précédent ; votre hébergeur vous dit que votre blogue n'existera plus d'ici trois ou six mois et que vous pouvez transférer tous vos fichiers sur une autre solution payante qu'il propose : c'est le cas des anciens U-blog et Tooblog. Mais comme vous ne comprenez rien aux manipulation, vous perdez des fils de commentaires, des images, etc. ou vous ne pouvez rien récupérer parce que vous ne comprenez rien aux explications très simples de guiques qui se la jouent.
4. Version différente du précédent ; vous avez décidé de passer à un autre logiciel et vous constatez qu'il est incompatible avec le précédent comme Jules de Diner's Room. Que faire ? Ecraser le blogue précédent ou créer un nouveau nom de domaine ?
5. Vous avez perdu vos identifiants tellement vous avez de comptes différents sous une foule de pseudos. Ce n'est pas grave, il vous reste encore plein d'autres blogues, mais ceux-ci sont peut-être moins bien classés que le premier.
6. Votre patron ou votre hiérarchie vous cherche des ennuis après avoir découvert votre blogue (cas de Bereno inspecteur du travail, d'Un blog de flic, de Garfieldd, du Blog de prof de ZEP, de Petite Anglaise, etc.) Comme vous êtes sous le coup ou sous la menace d'une sanction disciplinaire, voire d'une révocation ou d'un licenciement, vous supprimez le blogue ou le placez en accès restreint. Mais en tout cas, vous recevrez un soutien formel de tous.
7. Au contraire, vous êtes promu comme M. KA de la Boîte à images ou Alain Birenbaum du blog NRV en passant à une plus grosse boîte comme Arrêt sur images ou Le Post. Vous avez le choix entre laisser des archives disponibles pour tous pendant un temps limité et des archives accessibles à certains. Mais vous avez su monnayer votre passage à une sphère un peu moins amateur que les blogues.
8. Vous partez à San Francisco ouvrir une jeune pousse afin de réaliser un nouveau défi qui licencie la moitié de son personnel un an plus tard et cherche une nouvelle capitalisation et un nouveau plan bizness. Modèle Loïc Le Meur. C'est risqué et il faut avoir déjà beaucoup d'argent au départ. Ce n'est pas avec un Skyblog que l'on y arrive, même s'il est plus lu que le blogue dit influent.
9. Vous dites que la pression publique est insupportable, vous ne voulez plus répondre aux questions piégées et bolcheviques du Monde ou participer aux petits déjeuners infernaux de France-Culture ou être invité face aux impertinents du Médef ou devoir justifier votre place de premier des classements, et vous jouez votre diva en annonçant votre arrêt du blogage, mais non du commentaire. Puis vous publiez des billets chez les autres comme invité, puis un nouveau blogue comme Meilcour, puis vous rouvrez votre blogue Versac. Et vous jouez à cache-cache afin de vous faire désirer.
10. Vous comprenez que votre entourage immédiat (parents, collègues, voisins, amis) vous lit. Vous avez de plus en plus de mal à faire la part des deux identités et l'une empêche l'autre de s'exprimer, cas de Pascal de Finis Africae.
11. Vous n'avez plus rien à dire, du moins sous cette forme. Il est temps de passer à une autre identité, cas de Narvic de Novövision. Variante : vous n'avez plus rien à dire ou vous avez l'impression de vous répéter, quelle que soit la forme. Un conseil : faites des listes, comme celle-ci, ou des chaînes afin de prolonger l'agonie.
12. Vous attirez trop de trolls et il se distribuerait des paniers entiers de points Godwin dans chacun de vos fils de commentaires. Votre blogue ressemble à un grand portnawak et vous ne voulez plus avoir à censurer des gens ignobles (surtout si vous êtes contre toute censure). C'est ce que l'on pourrait nommer les blogues Calimero.
13. Vous avez bu trop de Guinness à République des blogs ou aux raouts de Vendredi et vous avez fait une fausse manipulation en voulant parler en bien de cette dernière rencontre constructive ou du mal des gens que vous avez vus.
Je me suis arrêté à un chiffre impair, parce que la liste n'est pas limitative. Elle peut être complétée.
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dimanche, 23 août 2009
Pourquoi donc un écureuil ?
Le nom même de la bestiole qui occupe les squirrelizers n'est pas déterminé avec précision. En français, cela pourrait correspondre en effet à une marmotte, mais on a préféré calquer l'anglais Columbian Ground Squirrel (l'écureuil de terre colombien) plutôt que de chercher son équivalent en français. On connaît déjà ces faux amis au sujet du chameau, du pingouin ou du renard roux.
Il y a pour cela d'autres raisons sous-jacentes : la marmotte est considérée comme l'animal qui hiberne par excellence. On dit dormir comme une marmotte, réagir comme une marmotte. La marmotte est passive dans l'imaginaire français (tout comme le loir que beaucoup n'ont jamais entendu mener une sarabande dans un grenier durant la nuit). La marmotte appartient plus à l'imaginaire américain qui guette son réveil pour attendre la nouvelle année. Rien de tel en France. Je ne parle même pas de la marmotte qui "met le chocolat dans le papier alu" ou "qui pousse", parce que cela peut devenir très vulgaire (en gros homophobe et scatologique).
En revanche, l'écureuil possède des qualités positives en français. Il est synonyme d'épargne et de prévoyance en France, puisqu'une célèbre banque l'a pris comme emblème et comme surnom. Il est synonyme d'espièglerie, de vivacité d'esprit et de débrouillardise en Belgique où il a donné son nom wallon à un célèbre groom-reporter que je ne présenterai pas (et qui est d'ailleurs affublé d'un compagnon animal du type écureuil roux européen). Les célèbres Tic et Tac de Walt Disney n'étaient déjà pas des écureuils, mais des tamias et ils ont été acclimatés en France comme tels parce que cela les valorisait et les rapprochait des lecteurs.
On a deux idées contraires, d'un côté la marmotte qui surgit de terre quand vient le soleil et qui reste là dressée sur ses deux pattes. De l'autre, l'écureuil qui apparaît à l'improviste n'importe quand, pour s'évanouir en vitesse l'instant d'après. Le calque lexical de l'anglais a permis d'éviter toutes les connotations négatives attribuées à un rongeur afin de prendre les connotations positives d'un autre rongeur.
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samedi, 25 juillet 2009
Je twitte en bloguant
Et en peu de mots.

22:34 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 31 mai 2009
Féminisme, mon erreur !
Ben, je ne suis pas si sûr que Mademoiselle, il y a l'Huma et Mediapart depuis deux heures avec son seul mot clé.
Vous connaissez les alertes "Google" ? Vous collez un mot et le grand manitou repère directement, dans la mââsse d'informations, les endroits ou ce mot est cité. Moi j'ai mis "féminisme", autant vous dire que ma boîte mail n'est pas envahie d'alertes.
Mais il faudrait utiliser d'autres mots clés et d'autres sources pour cibler mieux, au lieu de se livrer à un dragage primaire dans la presse imprimée qui est reprise par Google News et pas des autres sources possibles.
20:09 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, mlf, google, blog, web, internet
mardi, 12 mai 2009
4999
Ceci est une note de service de pure forme afin d'avertir que la prochaine note - forcément des perles du Canard - sera la 5000e de ce blogue-ci qui avait commencé son aventure le 21 mai 2005 chez Monblogue, plateforme québécoise un peu bancale et à l'heure québécoise. Les chiffres sont approximatifs puisque je n'ai pas repris toutes les anciennes notes. Ce sera aussi le quatrième anniversaire ou presque. Il y a pour l'instant 21 400 commentaires (mais je ne sais si monsieur Hautetfort compte aussi les commentaires supprimés du fait de ma cenSSure bolchevo-fachisse envers les pubeux et les injurieux). Je deviens donc non un blogueur influent, mais un blogueur avec de gros chiffres pour affirmer son ancienneté, son expérience et sa production (car l'activité principale d'un blogueur doit être de commenter ses statistiques d'audience, de classement, de publication de classement, de production de billets et un billet sur un anniversaire ou un nombre rond cela fait toujours un billet de plus, alors autant fractionner le plus possible toutes les annonces de nombres à venir). Je ne vous certifie pas l'exactitude des nombres, mais on peut faire comme si et déboucher le champignac !
22:10 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet


