samedi, 06 février 2010
Le décryptage du décryptage
Je suis sorti de La Ferme radiophonique en lisant ceci :
Le deuxième enseignement est que les médias traditionnels nous manquent pour comprendre et pour décrypter l’actualité qui nous parvient.
Je me dis alors que comprendre suffirait. Mais non... il faut décrypter encore. Comme s'il y avait un message codé par derrière.
Depuis que Daniel Schneidermann a érigé le décryptage d'images dans son émission télévisée comme modèle d'explication, ce terme est devenu une vraie plaie en journalisme. Tout le monde décrypte ou décode. On n'explique plus, on ne commente plus, on ne livre plus les faits ou ne donne son opinion, on décrypte. Cela a l'avantage de paraître neutre par rapport à une parole publique qui serait d'avance suspecte par essence.
Décryptons donc l'emploi de ces mots dans la presse. Il y a le présupposé que nous autres lecteurs, spectateurs, auditeurs ne lisons, voyons, entendons les choses exactes et que nous sommes plongés comme dans le monde de la caverne platonicienne. Nous ne savons rien du vrai monde et nous n'en voyons que les ombres fugitives. On va donc nous révéler la vérité... Laquelle se révèle en fait fort décevante. Il y a à la base que nous gentils lecteurs-spectateurs-auditeurs n'aurions jamais pu comprendre les évidences sans l'indispensable travail de décryptage. C'est en fait assez insultant. Vous ne savez pas lire, nous allons lire à votre place.
Où trouve-t-on le plus le mot décryptage ? D'abord dans les surtitres. Ensuite et surtout dans Libération. 1 091 occurrences. Cela surclasse les Echos, le Figaro, l'Humanité, la Croix, le Monde très largement. Je ne suis pas sûr de la valeur des moteurs de recherche de ces différents journaux, mais c'est bien l'impression que j'avais au départ.
Ensuite, à quoi cela s'applique-t-il ? Eh bien à tout et portnawak. Je vois dans le site du Fig (cinq fois moins d'occurrences que Libé, ce qui rend la tâche plus légère) que cela peut se rapporter au sport, à la politique, l'économie, les idioties péremptoires et haineuses d'Eric Zemmour, la mode, la bagnole, l'économie, Michael Jackson, le cinéma, la consommation, les débats sociétaux, l'art, la littérature, les faits-divers, etc. N'en jetez plus ! Tout peut devenir objet de décryptage.
Que retire-t-on de l'exploration de ce surtitre obligatoire pour les articles que l'on veut mettre en exergue ? L'impression d'un grand foutoir. Au lieu de hiérarchiser l'information, cela contribue à la rendre très confuse. Une opinion d'Eric Zemmour sur le port du voile ou des mots à ne pas dire n'est pas un décryptage que je sache, mais une opinion ou un billet d'humeur qui ne dévoile rien sauf des préjugés. Seulement la faire passer pour un décryptage lui donne un aspect objectif qu'elle n'a jamais eue. Et passez muscade !
Je remercie monsieur Kaplan de m'avoir offert la matière de ce billet qui est fort incomplet.
11:08 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, langue française
jeudi, 04 février 2010
Hortefeux sait écrire en auvergnat, pas en français
Un honorable correspondant me transmet une lettre confidentielle du ministre de l'Intérieur à la ministre de la Justice et garde des sceaux (je féminise toutes les fonctions, car je sais que cela déplaît fortement à ladite ministre).
On peut lire ainsi les choses étonnantes qui suivent.
- Madame la Ministre d'Etat, [Je sens que MAM va se fâcher...]
- Dès avant, la reprise du championnat, j'ai donné...
- la saison 2009 - 2010...
- Par ailleurs, pour coordonner une action qui ne l'était manifestement pas...
- Cette mobilisation que j'ai initiée...
- Ces réunions, dont une précisément se tient ce jour, ont permis...
- J'en évoquerai trois : [suit une phrase commençant par une capitale].
- lors du match Grenoble / Saint-Etienne...
- Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Libertés.
Quand je lis cela, je me dis que notre pays est bien mal gardé par des gens qui ignorent tout de leur identité nationale... Je me dis aussi que j'ai laissé passer bien des bourdes. Ponctuer mal, construire mal ses phrases, majusculiser à tout-va, ce serait donc être plus français que les autres ? Depuis quand le mépris pour sa propre langue serait-il une preuve d'assimilation et d'intégration ? Que fait donc la police contre les criminels linguistiques au pouvoir ?
17:04 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, langue française
La vocation de la lettre
Parmi les innombrables idioties et inepties du discours sarkozyste, l'une d'entre elles m'irrite particulièrement parce qu'elle contamine tout le langage de mes contemporains du fait d'un psittacisme généralisé : l'expression "avoir vocation à", le plus souvent employée à la forme négative, surtout lorsqu'il s'agit d'expulser des étrangers. Ce tic de langage, insupportable en soi et par soi, trouve son plus bel accomplissement dans la déclaration du porte-parole du ministère de la Justice :
« ce document est une lettre de ministre à ministre et n’avait pas vocation à être publié ».
Comment une lettre peut-elle avoir vocation à ? Elle n'était pas destinée à une publication, elle devait rester confidentielle, mais comment une lettre pourrait-elle avoir une vocation alors qu'elle est inanimée ? On voit là une forme d'imitation du langage de notre divin président, même dans ses pires travers. L'expression "avoir vocation à" est fort floue, on ne sait pas du tout pourquoi une chose ou une personne devrait avoir vocation. Cela évite aussi de dire que telle chose ou telle personne est interdite, on place l'interdit dans une sorte de zone indéterminée et d'apparence transcendentale, puisque la vocation est une voix supérieure et mystérieuse qui vous appelle ou non. Il n'y a rien à discuter alors. C'est de la métaphysique appliquée au service de la mystification. Pourquoi faut-il parler mal ? Parce que l'on veut mal penser et mal agir avant tout. Un nouveau degré dans l'absurdité vient d'être franchi. Le sarkozysme, c'est aussi cela : la diminution du nombre de mots disponibles pour dire les choses qui sont.
13:35 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozy, politique, langue française
mardi, 02 février 2010
Herta, c'est plus fort que toi !
Voici la réédition d'un de mes commentaires - vieux de huit ans - au sujet du nom de modèles de bateaux pour navigation dangereuse en milieu dangereux. Que sont donc les air-boats et hot-dogs ? Il n'y a que quelques menus changements de forme.
C'est fort simple (mode Michel Cymès ou Jérôme Bonaldi) ! Le hair boat est fabriqué avec les cheveux d'une blonde naturelle, de préférence vierge et ressemblant à la Loreleï (ce qui explique le coût de l'engin vu la rareté du matériau). On les tresse de manière très serrée autour d'une armature en osier, c'est une pratique saine et naturelle qui nous vient en droite ligne des Natives ou Amérindiens de la tribu des Shaggy Dogs qui scalpaient les émigrantes capturées et en profitaient ainsi pour améliorer leurs canots à peu de frais. Le goût d'un retour à des racines authentiques, à des pratiques traditionnelles, au contact avec la nature ancestrale ont redonné vie à cette embarcation. Elle a été relancée il y a deux ans par notre plus brillant écologiste, Nicolas Hulot, qui a descendu les chutes du Niagara sur une embarcation faite avec des mèches récupérées chez le coiffeur d'Arielle Dombasle, et au dernier moment il s'est élancé par dessus le précipice car le hair boat se transforme en air boat ! C'est aussi un parapente qui permet de ne pas se laisser arrêter par des cascades.
Quant au hot dog, on en compte différents modèles : de Francfort, de Strasbourg ou knack, de Vienne, de Toulouse, de Morteau... Les industries alimentaires se sont reconverties dans la fabrication d'embarcations à partir de chair afin d'évacuer des quantités de produits impropres à la consommation suite à différents incidents techniques. On a constaté l'imperméabilité et la flottabilité des saucisses dans une casserole si la peau contient quelques additifs interdits désormais par Bruxelles à cause du nouvel eurodéputé Europe Ecologie Jean-Pierre Coffe. Bien découpée, une saucisse géante peut parfaitement devenir une embarcation fiable. Nos usines agro-alimentaires actuelles s'emploient d'ailleurs à reconvertir les poulets à la dioxyne, les vaches folles, les moutons tremblants, les porcs polyphosphatés en superbes équipements sportifs au lieu de les incinérer sottement. Excellente reconversion d'un secteur en crise. Il est néanmoins fortement déconseillé de mordre dans le canot. Les compétitions de hot dog exigent des pagaies en forme de fourchettes à quatre dents, ce qui rend l'exercice très difficile, car il faut une grande force alors pour ramer. C'est pourquoi on classe le hot dog parmi les sports extrêmes destiné seulement aux cadres supérieurs en stage de restructuration manageriale sous la supervision du DRH.
21:34 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, langue française, humour
mercredi, 27 janvier 2010
L'imam si bien français et si peu crédible
J'hallucine quand je lis les propos de l'imam anti-burqa qui se justifie ainsi de sa bonne intégration à la société française afin d'assurer la publicité de son livre à paraître.
J'ai pris un crédit pour acheter ma maison (ce que réprouve l'islam), je ne porte pas la barbe, je serre les mains des femmes et mes enfants sont dans le privé catholique.
1) L'islam, au cas où il l'aurait étudié, ne réprouve pas du tout le crédit, mais les taux d'intérêt abusifs et surtout l'usure et il existe une finance conforme à des principes religieux musulmans (qui ne sont ni pires, ni meilleurs que des principes chrétiens ou prétendument éthiques).
2) Il ne porte pas la barbe, et moi si alors que je suis Français depuis de longues générations. Serais-je moins français que d'autres alors ? (Oui, je sais que je donne dans l'image du prof de gauche forcément barbu, mais cela m'a pris récemment et j'ai enseigné vingt ans sans barbe.) En outre, la barbe était considérée comme républicaine et même socialiste au cours du XIXe s.
3) Je ne serre presque jamais la main des femmes, je leur donne les deux, trois, quatre bises qu'elles demandent selon les conventions de leur région et de leur milieu. Serrer la main d'une femme, c'est rare, et on se demande s'il a conscience des usages.
4) Déclarer comme preuve d'adhésion à la nation française le fait que ses enfants se trouvent scolarisés dans l'enseignement catholique est plus que suspect ! Je veux bien admettre que les écoles sous contrat respectent le même programme et les mêmes règles que l'enseignement public, mais on ne devient pas plus français en plaçant ses enfants dans le privé, de préférence catholique. Cela n'a rien à voir : la France n'est pas encore un Etat avec une religion d'Etat.
Il affiche des signes qui n'ont rien à voir avec les croyances et qui correspondent en fait aux préjugés que l'on pourrait avoir sur sa religion. Mais tout sonne faux dans ce discours.
20:07 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : politique
lundi, 25 janvier 2010
Florilège présidentiel
Petit florilège des phrases présidentielles de ce soir (ce n'est pas dans l'ordre chronologique).
- Moi, j'aime pas ce qu'est pas juste.
- Je serais bien incapable de traire le lait.
- J'ai promis : la moitié des économies réalisées sont données en gain de pouvoir d'achat.
- Je n'ai pas un âge cacochyme.
- Moi-même, je n'ai pas fait de concours, et j'ai été élu président.
- Si je suis là, c'est pour qu'on dise la vérité.
- La Chine, vous savez, ils ont du mal avec le respect de l'environnement.
- On perd des jeunes dans les quartiers, on les retrouve plus.
- Je pense qu'une nation, c'est comme une famille !
- On a voulu dire aux Français : tentez l'aventure !
- C'est nous qui payons, heu... c'est vous qui payez.
- On ne peut pas demander aux Français d'assumer pour eux.
- J'veux pas faire d'ennuis à Bernadette ! [Je n'ai pas tout suivi, mais il me semble qu'il a alors promis d'outrepasser ses droits constitutionnels.]
- Il faut qu'on augmente les salaires, mais ce n'est pas le président de la République qui peut le faire !
Je dois en avoir manqué, puisque je suivais ce faux dialogue indirectement. Mais elles me semblent toutes remarquables par leur absurdité, leurs fadaises ou leur mauvaise construction. Je suis persuadé que cette émission restera culte en partie du fait de ces quelques extraits et de clips que l'on se repassera en boucle. Je n'ai qu'un mot : consternant. Pour la langue, les sujets, la fonction représentative. Comment peut-on parler aussi mal et aussi mal représenter le peuple, je me le demande. On a voulu voir et avoir un président ridicule, eh bien ! on l'a gagné. Je crains fort que nous n'ayons pas encore touché le fond, il est possible d'aller encore plus avant vers le grotesque.
22:43 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, langue française
dimanche, 24 janvier 2010
La filière corse
Je lis ceci dans Twitter du fameux porte-parole de l'UMP que l'on ne présente plus :
FLefebvre_UMP: Immigration clandestine : la France ne laissera pas la Corse devenir une nouvelle filière.
Frédéric Lefebvre est unique, il ose tout et c'est à cela qu'on le reconnaît. Mais j'ai un léger problème avec cet énoncé. Est-ce que les Corses organisent une immigration clandestine sur leur sol ? J'ai l'impression que non et ils admettent mal le pinzutu, sauf s'il se fait oublier. Qu'a-t-on à la base de cette déclaration ?
D'abord des réfugiés politiques ou économiques, menacés dans leur vie, dont on doit examiner les demandes de droit d'asile avant de les placer en centre de rétention administrative - ce qui n'a pas été le cas en l'espèce. Ils sont d'emblée qualifiés d'immigrés clandestins, mais quand on fuit un pays en guerre comme l'Irak ou une dictature comme la Syrie on ne prend pas la peine d'obtenir un visa et un permis de séjour auprès d'une ambassade. Ensuite, ils sont sans doute victimes d'un passeur qui les a débarqués n'importe où et cela aurait pu être sur n'importe quelle côte sans leur donner une solution d'hébergement sur place. Ce n'est pas vraiment ce que l'on peut nommer une filière puisqu'il n'y a pas de point d'arrivée déterminé.
Enfin, j'en arrive à l'essentiel. Pourquoi l'agité aux longs cheveux gras et sales parle-t-il de la Corse comme d'une filière ? C'est que comme pour les réfugiés il y a un présupposé à la base : qui dit Corse, dit automatiquement clandestinité, maquis, zone de non droit, réseaux plus ou moins mafieux (surtout dans les enclaves corses des Hauts-de-Seine), histoires de contrebande et de douaniers (les douaniers étant eux-mêmes corses), attentats contre des pylones ou des gendarmeries, conférences de presse encagoulées et pourtant bien surveillées par les gendarmes (corses comme les terroristes). On a à la base une représentation folklorique. Ce faisant, il stigmatise l'ensemble d'une population qui ne serait pas vraiment française de coeur et qui aurait été susceptible d'accueillir et de cacher des clandestins à cause d'un autre présupposé, celui de l'hospitalité. Dirait-on d'autres départements qu'ils sont des filières de l'immigration clandestine ? Des Côtes-d'Armor, de la Gironde, de la Loire-Atlantique, de la Dordogne ou du Gers, par exemple ? Il traite la Corse comme un département d'outre-mer qui subit une immigration clandestine massive comme Mayotte ou la Guyane alors que les circonstances sont totalement différentes.
Quand on commence à creuser le discours de notre chevelu glaviotant, on se rend compte qu'il s'agit bien d'un discours de communicant. Les mots sont pesés afin de correspondre aux stéréotypes du café du commerce et d'éviter tout débat sur le fond ou sur les représentations mentales. Il ne raconte pas n'importe quoi, ses discours incohérents ont un but : nous abaisser à son niveau et à sa vision manichéenne.
10:41 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française, ump
dimanche, 17 janvier 2010
Le porte-parolat du Mouvement populaire au travail
L'UMP ou plutôt le Mouvement populaire, comme l'a rebaptisée son secrétaire général, possède deux porte-paroles. Je dois avouer qu'ils sont fort consternants. Ni l'un, ni l'autre ne maîtrisent le moins du monde la langue française alors qu'ils sont censés défendre la trop fameuse identité nationale.
Commençons par le plus catastrophique des deux, l'inévitable Frédéric Lefebvre. Le Mouvement populaire présente un encadré J'Aime/J'aime pas* que l'on devine calqué sur la syntaxe présidentielle qui déteste les négations complètes et j'y lis ceci dans la catégorie J'aime.
Ma Femme Valérie , mes enfants Quentin et Alix …et toute ma famille.
Première conclusion, Frédéric Lefebvre n'aime pas la typographie et les règles de ponctuation ou de mise en majuscule. Cela se vérifie ensuite dans son parcours où il ne croit pas bon et juste de terminer ses phrases par des points et où il fait suivre chaque deux-points par une capitale pour bien mettre en valeur sa fonction par un titre ronflant. Mais le meilleur vient ici :
Député des Hauts-de-Seine (après qu’André Santini soit nommé Ministre )
Frédéric Lefebvre et la syntaxe, cela fait deux aussi. Je sais qu'il déteste l’injustice, la malveillance, le sectarisme, les envieux, la mauvaise foi, l'égoisme [sic]. Mais il ne devrait pas lui être interdit de consulter parfois un livre de grammaire ou un dictionnaire.
Passons à son comparse un peu moins haut en couleur, Dominique Paillé. Il nous apprend ceci :
28 mai 1956 : Naissance à Les Aubiers (79) où la douceur de vivre et la sérénité de la population ont bercé mon enfance
et :
Mars 1989 : Maire de Les Aubiers, retour aux sources pour une vingtaine d’années et début d’une carrière d’élu
Personnellement, je ne ferais pas confiance à un maire qui ne sait pas utiliser la syntaxe correcte pour parler du nom de sa commune. Bien entendu, lui aussi déteste l'injustice et cela semble un leitmotiv dans tous les profils du Mouvement populaire. Ils sont tous fort originaux...
* Ce genre de catégorie est digne des cahiers d'adolescentes pré-pubères qui sont encore en train de chercher le grand amour ou des Skyblogs qui ont des modèles de textes à écrire tout faits.
16:06 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, langue française, politique, web, internet
vendredi, 15 janvier 2010
Mais où est donc le débat ?
Le style présidentiel à l'oeuvre chez les Jeunes pops :
Je suis pas juriste, je suis étudiant en école de commerce. Honnêtement, j’en sais rien .Je veux pas dire de bêtises, mais à partir du moment où le TGV était [sic] privatisé, je vois pas où est le débat.
Ben des bêtises, on en voit pas mal dans ces deux lignes et d'abord le fait de ne pas savoir s'exprimer correctement en français alors que l'on défend l'existence d'un ministère de l'Identité nationale. Ensuite, il serait interdit d'avoir des notions de droit commercial et de se prononcer à leur sujet quand on est en école de commerce ? Depuis quand le droit est-il devenu une discipline qui ne devrait plus être enseignée à des commerciaux ou des publicitaires ? J'en viens à me demander si l'on n'a pas affaire à un fake, tellement c'est trop gros : le TGV n'est pas privatisé, mais régit parfois par des sociétés en participations croisées pour des raisons internationales complexes (allez donc faire une société commune pour le Thalys et vous comprendrez) et s'il circule seulement en France il est propriété de la SNCF puisque c'est en France. L'étudiant de commerce si peu expert en commerce et encore moins en droit dont dépend le commerce ne le comprend pas ? Le problème commence si l'on veut appliquer le modèle international aux autres TGV qui circulent sur le territoire français seulement, et cela l'étudiant en commerce (sans aucune compétence juridique) ne le voit pas. Parce que cela n'existe pas pour lui de quelque manière qu'on le prenne. Il n'y a jamais eu débat selon lui... Et je me marre... L'honnêteté, c'est juste bon pour les cochons et les poulets que l'on égorge dans le fond de la cour de la ferme. Il faut juste ne pas en abuser. Cela ne peut pas servir tout le temps.
22:36 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, langue française
dimanche, 10 janvier 2010
La famille Cabu rafle tout !
Comment peut-on dire qu'Isabelle Monin, épouse Cabut, a été la créatrice ou la fondatrice de la Gueule ouverte ? C'est repris dans tous les recopiages de dépêches d'agence. Fournier ne livre que trois numéros de son journal, avant son décès prématuré, mais il en avait rédigé et dessiné presque l'entièreté et Isabelle Monin n'apparaît qu'ensuite dans ce journal ou dans Charlie-Hebdo. La Gueule ouverte, c'était l'oeuvre de Fournier d'abord, mort trop prématurément, et il a fallu qu'il lutte pendant un ou deux ans pour le faire admettre à Cavanna et Choron (cf "Ma véritable histoire d'Hara-Kiri hebdo" par DDT, disponible dans tous les anciens Siné-Hebdo). Elle est la mère de Mano Solo, soit, et c'est triste pour sa famille. Mais elle n'est pas du tout la mère de la Gueule ouverte qu'elle a reprise après la mort de Fournier, comme rédactrice en chef, et dont elle a prolongé la courte vie. Pourquoi éliminer le nom de Fournier ou l'histoire de ce journal dans une nécrologie ou pourquoi attribuer à la mère de Mano Solo un rôle qui n'a jamais été le sien ? Que veut-on mettre en avant ? Et pourquoi ce recopiage servile partout ?
19:24 Publié dans La mal-langue | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, écologie, presse, médias, politique


