lundi, 22 juin 2009
Interdisons Zorro !
J'ai reçu ce courrier que je retransmets.
Monsieur le Premier ministre, je tiens à dénoncer ce délinquant notoire qui dissimule honteusement son visage durant des manifestations sur la voie publique contre l'ordre établi afin de ne jamais être reconnu. J'ai pris une photo pour vous montrer que l'individu en question est du genre particulièrement violent, vu l'arme qu'il exhibe avec provocation. J'espère que ce signalement vous permettra d'identifier ce dangereux anarchiste, car m'a-t-on dit il aurait une forte influence auprès des jeunes enfants bien trop influençables qui seraient tentés de l'imiter dans ses actions désespérées et absurdes. J'ose espérer que vous interdirez lors des prochains carnavals d'écoles maternelles de tels déguisements qui donnent de funestes idées d'origine même pas française à notre saine jeunesse. J'espère aussi vivement que madame Alliot-Marie ou madame Albanel interdiront fort vite les films, les romans et les bandes dessinées qui donnent un si triste exemple à nos chères têtes blondes, quitte à faire voter une nouvelle loi totalement inutile et inefficace. Il n'est pas admissible de laisser nos enfants être ainsi pervertis et de les voir se transformer en terroristes ferroviaires le long des lignes du TGV. Interdisons donc ces lectures pernicieuses afin de préserver la liberté de penser.
Votre dévoué Jean-Claude, responsable des UMP seniors du Cantal-Atlantique. 
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lundi, 13 avril 2009
Le socialiste caché derrière le rideau d'une colonne dans un couloir
Il faudrait un peu savoir.
C'est derrière une colonne (comme dans le théâtre classique français) ?
Une technique classique d'obstruction qui consiste à planquer une dizaine de députés au bon moment derrière une colonne pour faire planter un texte.
Un rideau (comme dans une tragédie shakespearienne) ?
Ils savent parfaitement que je ne peux pas grand-chose au fait que des députés socialistes se dissimulent derrière un rideau rouge et bondissent au moment du vote.
Ou carrément dans les couloirs (qui sont toujours des endroits peu fréquentés et fort discrets comme chacun sait..)
Mes collègues, joints par téléphone vers 14h45, m'ont raconté que le PS avait fait une manoeuvre d'obstruction en planquant une dizaine de députés dans les couloirs.
Ma proposition de réforme constitutionnelle afin de rendre nos institutions vraiment modernes et en phase avec la société actuelle qui doit approuver tous les projets gouvernementaux sera fort simple : tous les rideaux et toutes les colonnes sont désormais interdits dans l'enceinte de l'Assemblée nationale afin de garantir la neutralité du vote, on veillera également à supprimer tout couloir qui permettrait à des députés de l'opposition de se cacher dans un lieu si dissimulé, il faut désormais que le Palais-Bourbon fonctionne en open-space comme dans les 2S2I et toutes les entreprises Web 2.0. Eventrons le bâtiment afin que plus jamais les infâmes socialistes, communistes, verts (et les trois députés de droite qui ont voté contre le projet Hadopi) ne puissent montrer qu'ils vont faire leur acte d'élus républicains : voter la loi.
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jeudi, 02 octobre 2008
C'est une folie !
Nous répondons au courrier d'un fidèle lecteur du Haut-Cantal-Maritime, Jean-Claude pour ne pas le nommer.
Mon cher comte, je voulais rédiger un article pour le journal de la section de pétanque UMP de mon département et j'avais écrit la phrase suivante : "C'est une folie de ne pas avoir encore dans notre chef-lieu un terrain vaste, plane et lisse, adapté aux tournois par équipes, alors que l'on ne dispose que d'une aire caillouteuse, qui plus est à flanc de colline." Je précise qu'à l'UMP nous nous devons de favoriser la compétition sous toutes ses formes, et c'est pourquoi je suis en charge de l'émulation des plus anciens par les jeux de boules qui nous permettent de comprendre le sens de la concurrence et qui nous obligent à atteindre des objectifs chiffrés. Le secrétaire fédéral m'a dit que mes propos étaient exagérés et que je devait modérer mes propos, car les lecteurs seraient choqués par le mot de folie employé de manière dramatique et hors de propos. Il m'a dit aussi que je mettais là gravement en cause le bilan de ses six mandats précédents comme maire et conseiller général et qu'il le prenait comme une attaque personnelle contre laquelle il allait porter plainte. Pourtant, il ne me semblait pas que j'étais outrancier, mais bien que je me situais dans la droite ligne de la pensée de notre indispensable président (que Dieu le garde !) Qu'en pensez-vous ?
Mon cher Jean-Claude, votre point de vue est le bon. Vous êtes imprégné de la pensée et surtout de la parole de notre irréfutable président. En effet, vous reprenez une de ses expressions favorites comme ici : "C'est une folie de croire que la publicité financera un jour toute l'information." Ou là : "Ce serait une folie de nous en priver (des religions, ndlr), tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée." Vous l'avez suivi à la lettre en reprenant ses termes préférés. Notez comme il parle si souvent de folie que ce soit au sujet d'un retrait de l'Afghanistan ou de la crise financière internationale : nous avons un président modéré, pondéré, sage, qui choisit avec soin ses mots et qui les emploie toujours avec un grand sens de la précision, de l'exactitude, en refusant les affets pathétiques, les chantages à son auditoire, la mise en accusation sous un prétexte factice. Bref, nous avons un président honnête dans ses paroles à chaque fois qu'il évoque le mot folie pour dénoncer un point de vue opposé ou imaginaire. Ce n'est pas de sa faute - ni de la vôtre - si tant de situations de folies se présentent. Et vous ne tentez surtout pas de faire en sorte que votre interlocuteur ne puisse rien répondre lorsque vous lui présentez les enjeux essentiels d'une compétition de pétanque.
16:21 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, politique, humour, langue française
vendredi, 19 septembre 2008
Le pire du pire
Jean-Claude, notre plus fidèle lecteur UMP, nous écrit :
Mon cher comte, je vous pose une nouvelle fois une question fort difficile à trancher. Dane ls journal parlé de la France-Inter à 18 heures de ce jour, le présentateur des programmes a prononcé le nom d'Eric Woerth avec une terminaison anglaise en -s. Serait-ce encore un de ces gauchistes qui ont été embauchés en 1981 ou bien la prononciation des noms allemands aurait-elle évolué depuis ma tendre jeunesse où je répétais Der, Das, Die ? Je vous en prie, éclairez-moi.
Ma réponse : mon cher Jean-Claude, ne vous formalisez pas pour votre niveau d'allemand ou d'anglais pour lequel je vous félicite. Il est évident qu'en prononçant le th final comme s'il était anglais, le journaliste altermondialisto-gaucho-écolo-socialo-communisto-marxo-léniniste a bien voulu que l'auditeur fasse un rapport entre le nom propre Woerth et le comparatif anglais worth. Cela tombe sous le sens ! Aucun journaliste français ne saurait savoir ce que signifient les mots en anglais, mais la prononciation des noms d'origine allemande leur est plus difficile et à tout dire inutile. Il faut vite le dénoncer auprès des autorités compétentes et demander sa révocation dans les plus brefs délais afin de faire cesser ce trouble.
18:42 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, humour, anglais, allemand
lundi, 10 décembre 2007
Du discours présidentiel
Jean-Claude nous écrit :
Quand je demande de multiples manières un discours du président de la République, est-il normal que l'on me sorte un texte de Jacques Chirac ? J'ai eu beaucoup d'admiration pour l'oeuvre fantastique, le sens de la gratuité et surtout l'absence totale de profit personnel de Jacques Chirac, mais je trouve inadmissible que Google me ramène cet homme du passé parmi les deux premiers résultats et que je ne trouve ensuite le président Sarkozy que dans des articles le diffamant de manière horrible ! Comment faire, mon cher comte, pour optimiser le président Sarkozy et ses si beaux discours comme celui de Dakar ?
Mon cher Jean-Claude, Google est très bête, mais il possède aussi une capacité d'oubli, on peut donc espérer que dans un mois ou un semestre, ces malheureux textes chiraquiens seront vite oubliés si on ne les remet pas à jour. Le mieux serait qu'ils ne soient plus mis en archives, il semble que les ouaibemestres du site de l'Elysée se soient un peu plantés et aient permis un meilleur affichage sur Google des textes anciens de Jacques Chirac que de ceux de Henri Guaino Nicolas Sarkozy. La meilleure solution serait de déposer une plainte judiciaire contre le site de l'Elysée ou contre Google qui continuent à mettre plus en évidence une personne n'ayant jamais existé et qui sera de toute façon en prison. Vous pourriez aussi demander de licencier la bande de nullité qui gère le site de l'Elysée et qui a fait remplacer le site du président par celui du candidat sans songer aux conséquences sur le référencement. Au royaume de l'absurde, tout est possible, comme on dit à l'UMP. Je vous en prie, déposez plainte ! Je suis persuadé qu'un juge d'instruction non gauchiste vous suivra si vous lui exposez clairement vos griefs.
00:30 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, jeunes populaires, ps, royal, jeunes pops
mercredi, 10 octobre 2007
Ça veut dire quoi "dégueulasse" ?
Mariah-Samanthah nous demande conseil.
Bien cher comte, vous savez que comme sarkozyste de gauche, je kiffe trop grave Fadela Amara, une meuf qui déchire à mort. Mais je suis embêtée maintenant qu'elle a dit que l'amendement sur l'ADN était "dégueulasse". J'avais pigé quand vous m'aviez dit que l'expression "zéro tolérance pour la glandouille" était vulgaire et qu'un ministre ne devait pas s'exprimer ainsi, parce qu'il stigmatiste toute une population en parlant de quelques individus et que ce n'est pas le langage qui est attendu d'une personne ayant une telle fonction. Alors comme je dois rédiger un post pour le blog des Jeunes sarkozystes modernes de gauche, je voudrais connaître votre avis : il y a eu des sarkozystes blessés par ses propos. Comment est-ce que je peux la défendre ?
Chère Mariah-Samanthah, le terme "dégueulasse" est aussi vulgaire que celui de "glandouille". Certes, un ministre ne devrait pas s'exprimer ainsi, mais l'exemple vient de haut, de celui qui a osé parler de "racaille" et qui encourage Fadela Amara à s'exprimer "à donf", "sans tabou" et "de manière décomplexée". Elle reste donc sarkozyste par la forme, vulgaire, simpliste et primaire, puisqu'elle n'aborde pas du tout les enjeux et c'est cela le plus important : il faut tout noyer dans des querelles de forme afin de sauver le sarkozysme qui est d'abord un spectacle permanent pour amuser la galerie. Les députés qui se sont sentis insultés par le terme n'ont pas réagi différemment des petits voyous de banlieue au mot "racaille" ou au mot "glandouille" : ils ont feint que tous les membres de leur groupe étaient concernés par le terme et ils ont grossi le propos en faisant appel à une solidarité de bande (comment elle me parle ? comment elle me traite ? t'as vu comme elle me manque de respect ? elle a pas le droit de nous injurier comme ça, ça se fait pas !) Exactement comme dans les teucis. Les députés qui ont répondu pouvaient peut-être avoir des choses à se reprocher comme leur origine d'extrême droite dans le cas de Devedjian et de Goasguen, anciens membres du groupe Occident et fins manieurs de barres à mines. Ils ont senti qu'on allait encore leur reprocher leur passé facho alors qu'ils ont tout fait pour s'intégrer en apparence à la vie démocratique française, et tout ça parce qu'ils ont défendu un amendement d'un député qui est élu dans une circonscription d'extrême droite et qui défend depuis des années des projets d'extrême droite. Et en plus cela venait d'une Arabe, et une femme qui plus est ! Or on sait que pour Devedjian une femme qui ne pense pas comme lui et n'est pas du même parti est forcément une "salope". Les femmes du même parti ne doivent pas valoir mieux à son avis si elles prennent les places qu'il veut ; il s'interdit encore des réflexions sur Rachida Dati, mais le moment de la curée viendra... Pour l'heure, l'ouverture n'est pas encore tout à fait à l'extrême droite malgré les signes, même si cela viendra et si Fadela Amara partira pour être remplacée avant les présidentielles par Marine Le Pen qui possède aussi son langage cru et original. Une image après l'autre. Un langage vulgaire après un autre.
16:50 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, immigration, langue française
samedi, 22 septembre 2007
Remarquable et extraordinaire
Jean-Claude nous écrit.
Mon cher comte, j'ai besoin de vos lumières au sujet de l'intervention de notre sauveur national. Je dois rédiger le texte pour le bulletin des amis de l'UMP du Haut-Cantal. Bien entendu, j'ai décidé en toute liberté de citer les passages où il félicite les ministres méritants, ceux qui se lèvent tôt et qui travaillent plus pour gagner plus. Cependant, je suis un peu ennuyé par le fait que l'adjectif remarquable apparaît onze fois. Cela risque d'être remarqué si je cite à la suite chaque ministre avec le bon point présidentiel. Comment me sortir de ce piège stylistique qui me ferait apparaître comme ridicule ? P.-S. : même remarque au sujet de l'adjectif extraordinaire.
Mon cher Jean-Claude, dites-vous bien que personne n'y verra rien si vous utilisez dix fois la même formule dans la même phrase. Ce qui est important dans le marketing politique de notre phénoménal président, c'est de marteler un seul message afin de le faire entrer dans la tête des gens. Répétez vous aussi remarquable et extraordinaire le plus souvent possible. Dites-vous qu'il s'inspire d'un exemple célèbre et que lui sait parler aux vraies gens dans le vrai langage qui est le leur.
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samedi, 15 septembre 2007
Ainsi font, font, font...
C'est Monique qui nous écrit.
Mon cher comte, c'est avec une grande tristesse et une profonde douleur que j'ai appris le décès de Jacques Martin. Certes, je lis Ici Dimanche et France Paris, je savais donc qu'il n'allait plus très bien, mais je l'avais encore entendu il y a un an ou deux dans les Grosses Têtes que Jean-Claude écoute pour se cultiver (je n'écoute pas la radio autrement). J'ai vraiment souffert quand j'ai appris qu'il laissait huit pauvres orphelins. Comme membre de l'union féministe des femmes UMP, je me dois de rendre hommage aux femmes qui l'ont accompagné, mais je me trouve face à un problème de rédaction : comment puis-je dire que Cécilia est l'une d'entre elles ?
Ma chère Monique, ma réponse est très simple : surtout n'en parlez pas ! Les filles de Jacques Martin ne sont pas les siennes, Cécilia n'a jamais rencontré Jacques Martin et ce serait vraiment très impertinent de le supposer. D'ailleurs, notre immense président qui se fend d'un communiqué officiel à chaque décès n'a strictement rien dit au sujet de Jacques Martint je suppose qu'il va faire des remontrances à Christine Albanel pour avoir pris une initiative déplacée. On doit pouvoir parler de tout, mais il faut aussi respecter le chagrin de notre colossal couple présidentiel, lequel ne peut être que muet.
17:11 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, sarkozy, ps, royal, média, médias
samedi, 08 septembre 2007
Tout cash
C'est Mariah-Samanthah, la fille de Jean-Claude et Monique, qui nous écrit.
Très cher comte, je suis vénère en ce moment. Je dois écrire un papier pour le zine des jeunes sarkozystes de gauche et je suis trop dans la merde, parce que j'avais prévu de parler de Fadela Amara et de son langage qui arrache. Je la kiffe trop cette nana ! Mais mon daron m'a dit que des phrases comme "Il y a une mesure qui est résumée par un concept, c'est tout simplement tolérance zéro pour la glandouille", ça le faisait pas trop au niveau de la correction de l'expression comme il dit, le vioque. Il m'a dit que "glandouille" n'était pas un mot français, puisqu'il ne le trouvait pas dans son vieux Larousse tout pourri et que de toute manière c'était vraiment très vulgaire, on ne peut pas s'exprimer comme la caillera ou sinon on lui ressemble. Qu'en pensez-vous ?
Chère Mariah-Samantha, je vous le dis "tout cash" comme dirait Fadela Amara, votre père a raison et il est la voix de la sagesse. Le mot glandouille est vraiment horrible : il rime avec des tas de mots mal sonnants, il est formé sur une métaphore obscène, et il n'y a vraiment là rien qui illustre le génie de notre langue universelle et intemporelle. Vous devriez plutôt dénoncer le prétendu parlé branché en verlan, par exemple en stigmatisant l'emploi d'une citation comme "T'es un pauvre petit rebeu qu'un connard de flic fait chier". Le terme est dans un dictionnaire connu pour sa propension à accepter tous les termes non français et les citations gauchistes. Mais franchement... rebeu ne peut pas être français puisqu'il est employé par des immigrés, alors que flic lui me semble indubitablement posséder une origine purement française, exempte de tout élément étranger à nos valeurs. Au lieu de mettre en avant le parler branchouille de Fadela Amara, prenez de vraies positions de gauche afin de condamner le verlan qui enferme dans un milieu social. Mettez en avant Rachida Dati, elle n'a qu'une phrase sans arrêt à la bouche, et ce n'est pas "Portnawak !", mais "N'importe quoi !" Elle ne dit rien de plus et n'argumente pas plus, mais comme son langage est fort soigné, elle a pu sortir de son milieu défavorisé et aller faire ses courses chez Prada et non chez Tati.
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lundi, 03 septembre 2007
Soyons rigoureux
Jean-Claude vient encore nous demander des conseils :
Mon très cher comte, je m'apprêtais à écrire dans le bulletin des amis de l'UMP du Haut-Cantal que désormais on devrait faire preuve de rigueur pour les dépenses de pizzas et de coca-cola de nos jeunes pops blogueurs (parce que bon.. on ne va pas leur payer un abonnement à Pizza Hut à vie...), mais on m'a fait savoir en haut lieu que ce dernier terme était totalement déplacé et que si je l'employais on entamerait contre moi des sanctions si je conservais le mot. Pourtant, il me semble qu'il fut un temps où le mot rigueur n'était pas malvenu, sauf dans les cercles communistes. Détrompez-moi, car je ne sais plus que penser.
Mon cher Jean-Claude, il faut bien comprendre qu'il existe une rigueur et une rigueur. La première est socialo-communisto-trotsko-anarchisse et elle signifie que le pauvre peuple sera affamé, saigné, éviscéré, pendu aux crocs de boucher ! C'est la rigueur selon Pierre Mauroy, ce dangereux terroriste dont nous nous sommes enfin défaits avant qu'il amène les chars soviétiques sur les Champs-Elysées. Mais il existe une autre rigueur, plus correcte et respectueuse des personnes, c'est la rigueur de la gestion qui doit être revendiquée par notre glorieux gouvernement qui travaille très dur. Aucun des deux mots ne doit être confondu. Afin d"éviter toute ambiguïté, je vous propose d'appeler revalorisation la rigueur : vous déclarez que dans le cadre de la revalorisation des pizzas des jeunes pops blogueurs, vous leur fournirez désormais un jambon-beurre-cornichon. Cela passera très bien auprès d'eux si vous leur parlez d'un sandwich revalorisé et vous ne confondrez plus les deux sens différents du mot rigueur !
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