mercredi, 23 décembre 2009
Merry Christmas !
Je ne partage pas tout à fait les analyses du Privilégié, parce que depuis plus de dix ans en Alsace et en Allemagne les maisons illuminées se sont répandues et menacent de s'attaquer à des terres plus au sud ou à l'ouest avec les concours de maisons, ce n'est pas du tout parcellaire quand on se rend un peu vers le Rhin, c'est fréquent dans les campagnes environnantes :
D'autres Américains sont beaucoup plus ambitieux et placent dans leurs jardins des décorations totalement délirantes : des immenses sapins éclairés, des rennes articulés et des bonhommes de neige gonflables, des "Merry Christmas" flashants, des multitudes de guirlandes lumineuses. Bref, les Américains habillent l'espace public à partir de leurs espaces privés.
Cette invasion de messages est inappropriée, écologiquement désastreuse, de mauvais goût, sans respect des autres et j'estime qu'il faudrait une loi pour bannir ce genre de chose qui n'a rien à voir avec la France éternelle plutôt qu'une loi sur les minarets ou la burqa. Dans mon département, la seule commune avec un maire Vert organise justement ce genre de concours et le récompense ! On peut se moquer de ces idiots d'Américains qui n'ont rien compris au fait de sauver la planète, mais c'est exactement ce qui se passe aussi en France, avec en plus une caution écologiste. Moi, cela me dépasse. Je ne vois pas de différences.
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mardi, 22 décembre 2009
Au sujet d'une image de voile intégral
Un des trucs formidables avec l'histoire de la burqa, c'est que l'on peut l'illustrer de toutes les manières que l'on veut. Comme il n'y a strictement aucune burqa en France ou même dans les pays du Maghreb, on commence à rétropédaler et à parler enfin de niqab (une pratique fort minoritaire et venue des pays du Golfe), voire de voile intégral afin de ne plus apparaître comme des crétins complets. Mais on ne sait comment l'illustrer, puisque l'on ne trouve guère d'exemples autour de soi. C'est ainsi que Libération publie une photo d'agence que je vous laisse découvrir. Que voit-on ?
Quatre personnes photographiées de dos afin que leur visage ne soit justement pas reconnu ! La légende nous dit : "Une femme portant le voile intégral, à Vénissieux, le 19 juin". Moi, je veux bien... mais enfin ! elle ressemble autant à une bonne soeur, à l'abbé Pierre, à un marin breton, à un ramoneur savoyard, à un maquisard corse, à Zorro, à un membre féminin du GIGN qu'à une islamiste, vue de dos. Je ne sais pas si elle porte le voile intégral, puisque l'on ne la voit justement pas de face et pour cause. Ces personnes auraient toutes refusé d'être photographié de face si on le leur avait demandé ou bien celle qui est supposée voilée intégralement aurait posé de manière ostentatoire et provocatrice. Le contraire de l'effet recherché.
Maintenant, examinons le décor. Un étroit passage entre deux immeubles de béton, des couleurs vinasse (sans doute pour le centre socio-culturel), avec en fond une tour d'immeuble social. Cela sent tout de suite la banlieue et ce pourrait être n'importe laquelle. C'est en fait le décor qui fait passer comme authentique le choix de la Belphégor de circonstance : puisque cela se passe en banlieue, il serait impossible de photographier les gens de face et de montrer un voile dit intégral autrement qu'en se plaçant derrière eux et sans leur demander leur autorisation comme cela se fait normalement pour les autres photographies de presse. Mais cela a été pris en banlieue, un endroit réputé pour être peu sécurisé et donc comme si cela avait été fait à la sauvette puisque l'endroit n'inspire guère la confiance.
Il y a la superposition de deux images différentes, celle du prétendu voile intégral dont on ne voit d'ailleurs strictement rien et celle de la banlieue avec tous ses clichés. Je me demande à quel jeu l'on joue lorsque l'on parle de burqa et que l'on montre en fait une autre réalité. Je ne comprends de toute manière pas de quoi l'on parle au juste au sujet de ces images.
18:23 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (35) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : photographie, image, langue française, politique
lundi, 21 décembre 2009
Mon entretien de blogueur avec Frédéric Lefebvre
Comme nous sommes en période de fêtes, j'ai voulu me faire plaisir. Je me suis rendu chez l'homme que j'estime le plus en France : Frédéric Lefebvre ! Il m'a reçu fort simplement et m'a déclaré ce qui suit.
LPCI : Je suis heureux de vous rencontrer monsieur Lefebvre et de voir qui vous êtes réellement.
FL : Retirez immédiatement ces propos insultants !
LPCI : Mais je n'ai encore rien dit de blessant et ce n'est pas mon intention.
FL : Admettons, je vous respecte et vous devez me respecter, mais vous supposez qu'il existe alors une caricature de ma personne dans les blogs, les forums et sur Twitter lorsque je relaie la parole de mon parti. Libre à vous de vous abaisser à de tels procédés, mais je ne participerai pas à cette opération de déstabilisation des gens de bon sens.
LPCI : Je voulais d'abord vous demander ce que vous pensez des blogues.
FL : Comme je l'ai déjà dit, les blogs sont essentiels pour faire vivre la démocratie et ainsi je vous respecte, mais ils doivent être sévèrement encadrés afin que cette démocratie à laquelle je suis fort attaché ne soit pas étouffée par l'excès de parole publique et surtout par des avis contraires au parti que je représente et qui doit être respecté.
LPCI : En clair, vous aimeriez la censure ?
FL : Ce que vous dites est très grave, je vous respecte et pourtant comment oseriez-vous comparer mon opinion à celle d'un apparatchik chinois ou nord-coréen ou cubain ? J'ai toujours affirmé le plus grand respect pour la liberté de la presse et celle-ci ne peut s'exercer que si l'on reprend en intégralité mes communiqués sans aucune coupe et sans aucune réécriture, mais en évitant aussi les communiqués qui ne seraient pas du même avis. Il faut que la parole se libère et cela ne peut se faire que si l'on accepte de reproduire mes propos sans jamais les tronquer et sans jamais les confronter à d'autres !
LPCI : J'ai un peu de mal à vous suivre, en quoi êtes-vous un blogueur ou twitteur original et pertinent ?
FL : Comme vous avez compris tout seul, je fais ce que je sais faire puisque je ne sais rien faire d'autre et que je vous respecte : de la propagande. On appelle aussi cela communication ou publicité ou information commerciale, mais c'est la même chose. Libre à vous de ne pas partager mes idées, mais j'estime qu'il est nécessaire de vous les imposer.
LPCI : Qu'est-ce qui vous distingue d'un animateur de supermarché, en quoi êtes-vous distinct de Danièle Gilbert ?
FL : Vous avez raison de rappeler que mon rôle de porte-parole est comparable au vendeur de poissons ou de salades, mais il y a quelque chose en plus, je dispose de ce que l'on nomme "les éléments de mots" qui permettent de respecter tout le monde. Proust avait "joliment parlé", pour reprendre une expression de la femme du président, des chants de marchandes des quatre-saisons et des cris de Paris, eh bien ! je fais exactement la même chose : je profère toutes les idioties que l'on me demande de dire afin de bien me vendre. "Les éléments de mots" m'apportent un vrai plus puisque je ne suis plus du tout obligé de réfléchir à ce que je dis et j'avoue que c'est d'un très grand confort intellectuel et de la plus grande respectuosité : ne plus avoir à penser est une chose que tout Français devrait envisager afin d'être enfin en sécurité.
LPCI : Admettons, mais votre prestation dans le lipdaube des jeunes pops, vous interveniez juste au moment où l'on prononçait le mot "liberté" et cela me semble un tout petit peu contradictoire.
FL : C'est une erreur, mais tout le monde peut faire une erreur et je respecte le fait d'avoir dit une ânerie. Si vous ne reconnaissez pas que je suis en faveur de la liberté la plus absolue lorsque l'on écrit des choses respectables, je vous poursuis en justice puisque je suis respectable et vous serez mis en examen, emprisonné et torturé dans le plus strict droit à votre propre respect ! Mais vraiment vous n'avez aucun droit de dire des choses pareilles alors que mon parti des plus respectables défend la liberté depuis les temps immémoriaux où la France s'est construite de manière respectable.
LPCI : Normalement, nous aurions dû déguster une choucroute entre blogueurs.
FL : Une choucroute ? Vous avez raison de le rappeler, c'est un choix que je respecte et c'est exactement ce que je viens de vous servir en parlant.
12:46 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, langue française, lefebvre
dimanche, 13 décembre 2009
Qu'est-ce qu'une carte de la Gaule ?
Dans le cadre du grand pseudo-débat sur l'identité nationale, examinons cette image. Que voyons-nous ? Une sorte de carte de France d'abord, mais sans aucunes frontières. Les contours correspondent à peu près à ceux de la France métropolitaine actuelle, si ce n'est que la Corse est absente et pour cause ! Elle était déjà romaine, après avoir été étrusque et grecque. Mais certains détails pourront choquer les historiens et encore plus les géographes. En effet, par exemple, on ne voit pas le golfe correspondant à l'actuel marais poitevin si cher à Ségolène Royal. Or, à l'époque romaine et jusqu'au XVIIIe s., ce morceau de terre n'avait pas encore été conquis sur la mer avec l'aide d'ingénieurs néerlandais. C'est un peu bizarre, on a affaire à une carte de France contemporaine superposée à une carte des divisions de la Guerre des Gaules. Ce qui me trouble le plus, c'est qu'on ne voit absolument pas la frontière française du Rhin alors que le reste du fleuve semble bien dessiné ! Je me demande bien pourquoi il a disparu sur son parcours entre Bade et Alsace sous l'aigle romaine ! C'est un des trucs qui m'ont tracassé durant mon enfance... C'est un peu biscornu cette séparation avec l'Allemagne par une aigle romaine.
Passons maintenant aux divisions des Gaules telles que les donnait César. Elles correspondent plus ou moins (enfin pas vraiment, on va le voir). Sauf que... la Belgique est repoussée sur le territoire de l'actuelle Belgique ! Ce alors que les autres provinces sont bien centrées. César considérait comme belges tous les peuples vivant au nord de la Seine et de la Marne. Cela inclut bien des régions, la Champagne, la Picardie,la Haute-Normandie par exemple et aussi des Lander comme la Rhénanie-Palatinat et la Sarre ou encore une nation comme les Pays-Bas. C'est un peu étrange, cette Belgique qui correspond à l'actuelle Belgique et non à la Belgique antique. Voilà qui permettra ensuite de fabriquer l'un des plus mauvais albums de Goscinny, Astérix chez les Belges. Les Belges sont donc des étrangers tout en ne l'étant pas.
Plus étrange encore, on voit la mention de Lutèce alors que la capitale des Gaules après la conquête était Lugdunum (Lyon) et que César avait fait d'Arles la principale ville de la Narbonnaise. Pourquoi donc Lutèce alors que l'on ne sait toujours pas si l'emplacement de la Lutetia antique était plutôt sur la rive gauche de Paris ou du côté de Nanterre ? Pourquoi alors que l'on se demande si ce n'était pas une cité avec des centres multiples comme on a pu le voir à Gergovie (l'un marchand, l'autre sacré, le dernier militaire). D'ailleurs, l'importance de Lutèce et des Parisii était limitée à cette époque, les peuples dominants étaient ailleurs. Mais comme Lutèce est devenue Paris, on calque la représentation de la France contemporaine sur la Gaule. Et on pourra retrouver ensuite des embarras parisiens dans la Serpe d'or, le Tour de Gaule, Astérix et les Normands, etc. L'important est la superposition des fictions.
Poursuivons notre investigation, César ne parle pas du tout de l'Armorique comme d'une des parties de la Gaule. Il n'en fait pas mention parce que ce n'est pas son objectif premier : il attaque d'abord en terres belgiques et plus ou moins germaniques, mais les guerres contre la coalition armoricaine n'ont pas été menées par lui, ce sont ses lieutenants qui l'ont faite sans sa présence, puisqu'il se trouvait en Italie et il intervient en dernier pour montrer qu'il est le vainqueur. Il ne mentionne donc pas l'Armorique comme une partie de la Gaule en préalable. L'Armorique n'existe pas à cette époque, c'est une confédération de tribus de la même région, mais rien de plus. Elle ne sera jamais une région romaine avant l'an 370. Et les frontières sont alors vastes : entre Garonne et Somme ! Soit en fait toute la Gaule dite celtique, plus une partie de la Belgique.
Revoyons cette carte, pourquoi l'Armorique a-t-elle été nommée ainsi ? Il y a une raison simple : Goscinny avait demandé à Uderzo de situer son village n'importe où, mais près de la mer afin de pouvoir réaliser des récits de voyage. Et il y a eu toujours une alternance entre récits dans le village et récits de voyage. Cela aurait pu se trouver en pays basque, dans le marais poitevin ou en baie de Somme, mais cela s'est trouvé en Bretagne sans doute à cause des menhirs qui ne sont pas particulièrement gaulois ou bretons. En effet, les menhirs sont pré-celtiques et on en trouve même en Champignacie. Qui dit menhir (voir les deux premières pages de l'album) dit automatiquement Carnac et donc Bretagne, que l'Armorique n'existait pas pour César n'a pas effleuré les auteurs qui l'avaient pourtant lu. On était dans la mythologie et le jeu sur les apparences.
14:32 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, histoire, géographie, politique
samedi, 12 décembre 2009
Un gaffophone à Paris !
Le gaffophone de Gaston sur les Champs-Elysées en vrai ! Via Rue89, via Fluctuat. Avec de vrais morceaux de 1968 dedans (même quand on filmait en couleur, cela sortait en noir et blanc tellement tout était gris, les maisons, les voitures, les costumes).

11:35 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, bd
dimanche, 06 décembre 2009
Libérons saint Nicolas !
Comme on doit le savoir déjà, le comte de Champignac est fortement attaché à son identité alsaco-lorraine. Il vénère donc saint Nicolas dont c'est aujourd'hui, quel hasard ! la fête.
Ce n'est pas sans un certain émoi qu'il a appris que le bon saint Nicolas allait être privatisé ! Au même titre qu'Halloween (marque déposée en France) et le Père Noël (créé par Coca-Cola en empruntant les attributs de saint Nicolas devenu Santa Claus). Misère...
Les conseils municipaux de Nancy et de Saint-Nicolas-de-Port (7.500 habitants) ont en effet voté en juillet dernier le dépôt de quatre marques à l'Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi): "Saint Nicolas", "Le marché de la Saint Nicolas", "Les fêtes de la Saint Nicolas" et "La fête de la Saint Nicolas"
Saint Nicolas, patron de la Lorraine si chère à mon coeur, protecteur des enfants, ne peut être une marque et il ne doit pas être l'objet de détournements commerciaux avec des marchés calqués sur le Chrischkindelmärik alsacien. Ce que l'on nomme marchés de Noël à l'Intérieur et qui est le marché de l'Enfant Jésus en terre plus germanique.
Libérons saint Nicolas ! Libérons la Lorraine toute entière (et bien d'autres contrées septentrionales qui partagent saint Nicolas avec les Lorrains) ! Libérons-nous de l'esprit mercantile !
Je m'étonne quand même que l'on n'ait pas déposé comme marque le Père Fouettard, mais il doit y avoir des raisons...
Je signe la pétition en ligne.
13:41 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fêtes, nom de marque, commerce
samedi, 05 décembre 2009
Fantômas contre Fantomas
Comparons ces trois affiches et ces deux couvertures. Quelle différence observons-nous entre les affiches de 1911, de 1932 et de 1965 ? Un accent qui disparaît. On peut dire que l'accent circonflexe n'a pas à figurer sur une capitale, sauf qu'on trouve une capitale accentuée sur le nom de De Funès et que cet accent est aussi absent lorsque le nom est écrit en bas de casse. On peut prendre d'autres affiches comme celle-ci de 1948. L'accent circonflexe a disparu presque partout. Il faut dire cependant que les polices des affiches 2 et 3 ne permettaient aucun diacritique sur les capitales. C'est à un tel point que l'article Wikipedia consacré au génie du crime mélange les Fantômas et les Fantomas. Je veux bien admettre qu'il y ait eu des versions internationales de Fantômas pour des peuples sans aucun accent circonflexe, mais quand même...
L'accent circonflexe de Fantômas fait partie de son identité. Il suggère les ailes de la chauve-souris qui vole au dessus de la ville, la cape dont il se vêt, le loup qui cache le regard du personnage aux multiples visages. C'est une part fondamentale de la poésie profonde de ce personnage (totalement bousillée par Jean Marais et De Funès). Une solution astucieuse a été trouvée par l'éditeur espagnol du manga que je cite à la fin avec la représentation du personnage en surimpression du O. Mais c'est un pis-aller. C'est comme si le héros du mal se dérobait toujours avec ses masques.
Un détail amusant au sujet de son nom : Souvestre et Allain avaient gribouillé sur un morceau de papier le nom de Fantômus et le directeur de leur journal l'a mal lu, si bien que la fin fut en -as. Il nous échappe encore !





11:05 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, cinéma, poésie, bd, langue française
samedi, 28 novembre 2009
Ma discussion de blogueur avec Eric Zemmour
Je poursuis ma grande enquête dans le monde des éditocrates avec un entretien de blogueur en compagnie d'Eric Zemmour.
LPCI : Bonjour monsieur Zemmour, je suis ravi de vous rencontrer.
EZ : Enfin, vous voilà ! Eh bien nous alllons donc pouvoir discuter d'internet et des blogs. Puisqu'on m'a dit que vous étiez blogueur, n'est-ce pas ? Vous n'allez pas commencer en niant la vérité ?
LPCI : C'est exact et je voudrais...
EZ : Figurez-vous que j'ai lu avec attention votre blog, d'un bout à l'autre, c'est pourquoi vous ne pourrez pas me reprocher de parler de choses que je ne connais pas, je suis quelqu'un de sérieux et quand je fais quelque chose je le fais consciencieusement.
LPCI : Mais il y a des heures de lecture et des milliers de pa...
EZ : Soyez poli, je ne vous ai pas interrompu, laissez-moi poursuivre mon raisonnement et vous pourrez répondre après quand j'en aurai fini.
LPCI : Mais, normalement, c'est moi qui dois...
EZ : Décidément, c'est une manie chez vous que de ne pas vouloir prendre en compte l'opinion de vos contradicteurs. C'est fort dommage, parce que j'allais commencer par dire tout le bien que je pense de votre blog.
LPCI : Ouf !
EZ : Oui, il est relativement bien écrit, notez que je dis relativement parce que je ne crois pas qu'il soit vraiment bien écrit. Vous commettez peu de fautes d'orthographe par rapport à ce que font tous les autres blogueurs, vous relevez des erreurs historiques ou grammaticales ici et là, on peut s'y instruire en s'amusant, tout cela est relativement bien mais ce n'est pas votre métier et vous avez tort de vous en prendre aux vrais professionnels qui savent écrire et raisonner pour le bien de tous. Maintenant que j'ai amplement montré que je n'en pensais pas de mal, j'ai le regret de vous le dire, et croyez que je le déplore, mais votre Petit Champignacien illustré, c'est de la sous-culture.
LPCI : Gaspation !
EZ : Vous voyez, vous venez de vous trahir par ce cri qui montre où sont vos références : dans cette sous-culture qu'est la bande dessinée ou les textes dits humoristiques. Vous ne pouvez pas me dire que Charlie Schlingo était un grand artiste de la taille d'un Michel-Ange ou d'un Hugo, mais c'est tout ce que vous trouvez à me sortir.
LPCI : Menfin... de la sous-c...
EZ : Qu'il n'y ait aucun malentendu entre nous, je ne méprise pas du tout la sous-culture. Moi-même, j'ai lu Fripounet et Marisette quand j'étais petit. J'ai dévoré les aventures de Oui-Oui et de Winny l'ourson, mais j'ai grandi depuis, moi. Or il semblerait que vous soyez resté encore en enfance, dans ce monde de la sous-culture et de la sous-littérature. Et j'en viens à mon reproche principal, ce ne serait pas grave si cela se contentait d'être un divertissement, mais vous prétendez faire au nom de cette sous-culture la morale à des gens qui ont parfaitement le droit de s'exprimer puisqu'ils ont été choisis par des rédacteurs en chef ou des directeurs d'antenne.
LPCI : Sac à papier ! C'est...
EZ : Voyez donc, vous ne savez vous exprimer qu'en éructant des jurons venus de la sous-culture et vous ne pouvez développer un argument raisonnable et logique. Mais poursuivons, ce qui me dérange le plus dans votre blog et dans internet en général, c'est que l'on y voit la manifestation totalitaire de la pensée unique, celle qui veut nous imposer à nous autres éditorialistes des idées peu démocratiques. Je vois, en effet, que vous êtes pour une réforme de l'orthographe. C'est un peu facile quand on est enseignant de lettres de prendre une telle posture de bisounours afin de nier la baisse de niveau de l'enseignement par votre faute à vous et à vos semblables.
LPCI : Blood'n'guts, c'est que...
EZ : Un autre point intéressant, c'est que vous êtes pour la féminisation des noms de métiers et de fonctions. Mais avez-vous songé une seule fois que jamais la femme ne sera l'égale de l'homme et que vous travaillez en fait à la dévirilisation de tous les autres hommes ? Que l'on soit bien d'accord, je ne méprise pas du tout les femmes, mais je crois qu'elles ne sont pas naturellement rattachées à des métiers et des fonctions, leurs tâches doivent être seulement d'intérieur. Vos propos ne sont pas seulement inconséquents, ils mettent en péril l'organisation naturelle de notre société.
LPCI : Bloody Hell ! J'ai...
EZ : Ne m'interrompez pas, j'ai respecté votre liberté de parole jusqu'à présent. Je constate d'ailleurs que vous jurez souvent en anglais alors que vous prétendez combattre la place de l'anglais en France. Certes, vous francisez des mots comme "blogue" en adoptant le modèle québécois - qui n'est pas du tout le meilleur, soit dit en passant, puisqu'il n'exprime pas l'identité nationale française -, mais en fait vous êtes au service de la pensée unique américaine. C'est bien ce que je vous reproche, vous ne pouvez que vous contredire puisque vous n'avez pas adopté mes valeurs naturelles. Je n'ai aucun mépris pour les Américains, que les choses soient claires, mais en fait vous trahissez ainsi ce qui est le fond de votre pensée : le politiquement correct venu justement des Etats-Unis. Vous êtes et vous voulez politiquement correct, or c'est une abomination contre l'ordre naturel des choses.
LPCI : Damned ! Mais...
EZ : Il faut dire les choses comme elles sont, je suis désolé d'être aussi dérangeant, mais le politiquement correct tellement répandu sur internet empêche les personnes vraiment qualifiées - comme Alain Finkielkraut, Ivan Levaï, Jacques Séguéla, Frédéric Lefebvre, Bernard-Henri Lévy, Alain Minc, Alain Duhamel - de s'exprimer complètement et sur le fond à propos de sujets que le commun des mortels ne peut pas comprendre sans elles. Vous nuisez gravement à la liberté d'expression en relevant leurs erreurs et en utilisant le rire comme arme afin de rallier des esprits faibles. C'est vraiment trop facile. On est vraiment dans le domaine de la sous-culture où tout doit être caricaturé et dénaturé. Comment maintenir dans ces conditions une civilisation démocratique si chacun peut donner son avis et peut démontrer l'erreur de ceux qui doivent commander par nature ?
LPCI : Bof... Il devait y avoir une chou...
EZ : Une choucroute chez moi ? Mais vous n'y pensez pas ! C'est le plat des bobos par excellence. Tout le monde sait que les bobos aiment la choucroute, le politiquement correct et les Etats-Unis. Quand j'ai appris votre demande, j'ai tout de suite su où vous classer de manière définitive. Les bobos sont les staliniens d'aujourd'hui et ils veulent exterminer toutes les élites qui tentent de sauver la civilisation naturelle !
16:07 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, langue française, blog, internet, journalisme
mercredi, 18 novembre 2009
La vengeance du fils du y trématé
Ce matin, j'ai découvert Supremÿa, ce produit dit anti-âge (sic) qui présente la particularité de posséder un y trématé, lequel s'ajoute à ma collection. Il est amusant de constater que le ÿ commence à devenir plus répandu dans le domaine du commerce que dans les noms de personnes ou de lieux. Cela dit, Sisley avait déjà commis le même type de nommage auparavant et j'en avais parlé. On peut supposer que le y trématé joue un peu la même fonction pour cette marque que pour l'accent circonflexe de Lancôme qui peut être décliné sur des noms de produits : une sorte de repère, d'identifiant graphique.
12:15 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marketing, mode, consommation, langue française, orthographe, publicité, marques
mardi, 17 novembre 2009
Quand les gorilles voleront
Quand les gorilles voleront
Quand les baleines danseront
Quand les homards rouleront à bicyclette
Quand il pleuvra des millions
Quand les pavés fleuriront
Alors sur notre planète, ça tournera rond...

Ce sont les premières paroles de QRM sur Bretzelbürg, la première version interrompue en 61 de QRN sur Bretzelbürg, la dernière longue aventure de Spirou par Franquin et l'une de mes préférées. Celui-ci a éliminé cette chanson dans la suite et le remontage de cette histoire en 63, il a alors préféré des chansons plus contemporaines et plus banales, même si l'on y trouve un Boby Lapointe avec Aragon et Castille. Or il semblerait que cette chanson n'existe pas, que ce soit une pure invention tandis que l'air suivant (justement celui de Boby) se trouve aisément. Il y avait comme un petit air de Mai 68 avant l'heure. Cela me semble très franquinien, il a utilisé toutes ces bestioles dans des planches : le gorille dans Spirou, le homard et la baleine dans Gaston. Cela fait partie de son bestiaire qui n'est pas énorme, mais toujours avec des animaux bien choisis et très différents à la fois par le caractère et le graphisme, que ce soit la tortue et la mouette, l'éléphant et le chat, le poisson rouge et la vache, les escargots et le marsupilami, le rhinocéros et la murène. Cela devait sembler trop un cri de révolte personnelle à ce moment-là pour qu'il le conserve, mais c'est dommage.
22:18 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, bande dessinée, humour


