vendredi, 13 février 2009

Vendredi, ou la machine à désosser les blogues et à les vendre comme hamburgers

Voici un nouveau jeu ludique et instructif : deviner les coupes de Vendredi dans les articles qu'il cite en brève sans les rétribuer ou sans les attribuer correctement ! Quel est le passage d'Article 11 qui a sauté à la composition dans cette citation ?

Au fond, l’affaire Péan-Kouchner pourrait être seulement anecdotique.

Et la défense d’un ministre choisissant de pointer l’antisémitisme supposé de celui qui l’accuse, coupable d’avoir utilisé le mot malodorant « cosmopolitisme » et de nourrir un désagréable ressentiment envers ceux qui n’aiment pas assez le drapeau [1], cette défense-là pourrait en d’autres circonstances ne pas être fondamentale.

Mais voilà : la pratique s’est faite beaucoup trop régulière, le cas trop récurrent, pour qu’il ne soit pas évident que l’accusation d’antisémitisme est désormais devenue un procédé au service des lâches et des puissants.

1] Choses qui ne me plaisent pas plus que ça, hein. Au contraire, même. Mais ce n’est pas la question.

Ben... Je pense que c'est surtout pour répéter plus fréquemment le mot antisémitisme par de courts extraits de blogues, tous trop courts pour être rémunérés mais formant bien une sorte de revue de blogues, alors que si l'on avait discuté des arguments à propos du prétendu antisémitisme, ce leitmotiv aurait été perdu dans la composition d'une page racoleuse : on ne doit surtout pas parler dee faits qui sont mis en examen, mais de noms de personnes ou bien de généralités bien vagues. Ce sont les parenthèses et incidentes qui dérangent ? Non. C'est le fait que l'on ne peut marteler le même mot d'antisémitisme dans chaque extrait et celui-là seul était vendeur ! Il fallait que tout soit centré sur ce mot et non sur un autre débat adventice. Ainsi, on peut transformer une réflexion nuancée, avec beaucoup de circonstances et d'attendus, peut devenir une simple réaction de blogue comme on en lit beaucoup dans les réponses aux articles des journaux ordinaires en ligne. C'est excellent ! Vendredi est la meilleure machine pour montrer que le monde des blogues est celui de la caricature, du fait de ses extraits bien découpés, afin d'alimenter des débats primaires.

 

mardi, 03 février 2009

Les faux sceptiques

Daniel Schneidermann dont la parole a été reproduite par une petite main pour un tchat :

Mais quand les rédactions se défossent sur eux d'un sujet délicat, je trouve qu'il y a une perversion.

La perversion serait d'être septique et de creuser un peu plus les feuillées de la presse.

vendredi, 09 janvier 2009

Qui veut gagner des millions ?

millions.jpg

samedi, 20 décembre 2008

Quand Vendredi se censure

Le mauvais journal Vendredi consacre une carte à 101 sources internet (blogues ou journaux participatifs en ligne), puis il en livre une description. Je retrouve là pas mal de mes lectures régulières, des personnes qui interviennent ou sont intervenues ici (Irène Delse, le Charançon libéré d'Article 11, Eric de Crise dans les médias, Jean Véronis, Narvic de Növovision, Birenbaum...) Et puis ouf ! je n'y suis pas. Mais quelque chose m'intrigue : que vient faire Nouvelle Langue française dans ce relevé qui consiste d'abord en blogues ou médias de gauche ou proche du Modem, à quelques exceptions près ? (On y trouve Authueil ou Philippe Bilger, bien classés à droite, mais pas Toreador ou Stalker qui eux font dans le genre fous furieux.)

Nouvelle Langue française, je connais un peu. C'est sur la même plateforme (Hautetfort), plus ou moins avec la même thématique que mon Champignacien. Mais c'est surtout un faux-nez d'extrême droite raciste ! Il suffit de se reporter par exemple à l'article Diversité ou Raciste de ce mois pour se faire une idée. Bien sûr, ce n'est pas aussi virulent que François Desouche (lui plus proche des identitaires), on fait dans le beau langage, avec force références anciennes et classiques, le ton évoque plus les émissions sur les belles lettres de Radio-Courtoisie ou les chroniques sur la vie des mots de Valeurs actuelles, mais c'est bien de l'extrême droite dans le fond. Cela peut paraître érudit et cela l'est souvent, de bonne compagnie, mais...  Avec comme argumentaire la volonté de dénoncer une prétendue novlangue ou un politiquement correct, ce qui est une façon assez perverse de faire passer des idées rétrogrades. De manière fort gramscienne, on se sert des mots ou des noms de l'adversaire et on signe alors Arouet le jeune, on lie Renaud Camus (victime d'un mauvais procès et récupéré par la droite extrème), on se réclame de Viktor Klemperer et d'Orwell tout en attaquant constamment la gauche - voire la droite modérée - par la bande, à mots couverts.

Je cherche alors dans la double page suivante le descriptif de ce blogue et entre Nonfiction et Növovision, il n'y a strictement rien ! Je traque encore aux L pour La Nouvelle Langue française. Nib de nib ! Se sont-ils aperçus après coup à Vendredi, journal qui se veut de gauche ouverte, qu'ils allaient faire de la pub pour la droite extrème et raciste ? C'est le seul site dont le descriptif est passé à la trappe alors qu'il figure sur la page infographique précédente ! C'était un peu plus dérangeant de parler de ce blogue que de Purepeople en tout cas, cité juste pour le fun. Parce que les informations importantes et différentes de Purepeople doivent être légion (l'absence de culotte de Britney, la présence de culotte de Paris, Lindsay et sa nouvelle cure de désintoxication ou sa petite amie)...

Ce qui m'amuse toujours dans ce mauvais journal, c'est de voir aussi comment la littérature, l'image sont maltraitées et méprisées : rien ou presque alors que des débats existent à partir de textes ou de photos. Le Tiers-Livre ou Poezibao ou Actualité de la recherche en histoire visuelle ou Lunettes rouges ne sont pas présents alors que ce sont aussi des blogues qui permettent de réfléchir sur le présent (mais peut-être a-t-on envoyé sur les roses les pigistes de ce journal foutraque). Cette cartographie donne la part belle à la politique politicienne, bistrotière ou au buzz que l'on qualifie ensuite d'actualité.

 

Addendum : Eric écrit que la règle tacite veut que les blogueurs ne disent jamais de mal des autres blogueurs. Or je viens de le faire sans aucun lien pour ne pas faire de publicité et ne pas améliorer le référencement. Mais enfin, on peut écrire tout le mal que l'on pense des autres tant que ce n'est pas saisi par les moteurs de recherche utilisés par l'adversaire. Sa thèse est un peu simpliste à dessein, c'est juste un piège à commentaires de naïfs.

mercredi, 26 novembre 2008

Le classement des blogues de filles arrive

Voilà qui traduit une belle idée des blogueuses :

Le 8 décembre prochain, ELLE dévoilera le premier classement des blogs de femmes. Vous découvrirez alors la lauréate et les 20 premières classées de chacune de nos huit catégories (Mode, Beauté, Chroniqueuses, Dessinatrices, Cuisine, Créations, Mamans/bébés, Sexe-love).

Le terme créations doit couvrir je pense les loisirs créatifs (du type scrapbooking, point de croix). Nous noterons que la partie un peu intellectuelle, littéraire ou politique pourra être habilement comprise dans les chroniqueuses - ce qui promet un joyeux désordre comme dans les divers. Et je présume qu'en fait on aura surtout des blogues de filles à la Bridget Jones. En fait, ce classement est fait en fonction des attentes présupposées des lectrices de Elle. Cela correspondra plus à la politique commerciale de ce magazine féminin qu'à un état de la blogosphère écrite aussi par les femmes qui ne se situent pas toutes d'abord comme femmes.

On pourrait imaginer un classement parallèle des blogues d'hommes aussi caricatural : bricolage, chasse-pêche, voitures, vins et bières, sports, high-tech, photos de charme...

mercredi, 19 novembre 2008

Bafouer quelques mots

J’ai immédiatement cherché à appeler l’Editeur. Je suis tombé sur une messagerie. J’ai bafoué quelques mots.

Bafouer quelques mots, cela peut s'admettre si l'on a une veine rimbaldienne (Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée.), surréaliste ou pataphysique... Mais je ne crois pas que ce soit exactement le terme que voulait employer le jeune écrivain Matthieux, qui signe ailleurs du pseudo bien plus connu Matoo, parce qu'il commet pas mal d'erreurs de français par inattention. En tout cas, le projet, sa réalisation et son récit rempli de tribulations avec les éditeurs sont rigolos.

 

mercredi, 05 novembre 2008

Un chiffre rond, cela se fête ?

En consultant mes statistiques, je me suis aperçu que le 20000e commentaire avait été publié par michèle (sans cap) le 29 octobre dans le fil Psammobies. Pour la 5000e note, ce ne sera pas cette année car j'ai réduit ma voilure, mais peut-être au début de l'an prochain. Ces chiffres ne veulent strictement rien dire puisque j'ai rapatrié ici des notes et des commentaires (pas tous) de l'ancien blogue, mais cela fait bien d'afficher des nombres ronds afin de gonfler sa poitrine et ses muscles. Moi, cela me fait juste plaisir qu'il y ait des gens pour rebondir sur mes propos plus ou moins sensés. Donc, merci michèle et tous ceux qui ont répondu avant et après. Et puis... quand je vois mon blogue, je le trouve tout petit à côté de ceux qui ont déjà dépassé le million de commentaires, mais il n'a pas besoin de dépasser des sommets insurmontables.

Le 11-Septembre et la vie des mots

J'apprécie énormément ce genre de remarques au sujet d'un fil que j'avais lancé il y a plusieurs années dans un forum Usenet au sujet du mot sans-papière :

C'est devenu presque traditionnel. Nous en avons parlé ici hier, en septembre 2001, il y avait 141 occurrences dans Gougueule, aujourd'hui c'est 18 000, demain ce sera 20 millions, après-demain la tournure sera vieillotte.

Le seul problème, c'est que personne n'en avait parlé alors, sauf ma pomme. Mon fil avait attiré zéro commentaire, on ne peut parler de dialogue dans ces conditions. Le nous me semble donc un peu de trop à ce sujet, et on ne peut vraiment pas désigner ce terme comme un marronnier de ce forum avec seulement cinq fils où le mot apparaît et encore seulement deux où il est le sujet principal. D'ailleurs, il n'est pas inintéressant de remarquer que pour ce forum consacré en apparence à la langue française, d'autres considérations pathétiques ont soudain pris le dessus lorsque j'avais envoyé ce petit texte : mon erreur avait été de l'écrire le 11 septembre 2001, juste quelques minutes avant que la radio ne change ses programmes de toute urgence (l'émission avait été déprogrammée). J'ignorais à ce moment-là ce qui allait se produire et ce qui s'était déjà passé. Mais faire comme si l'on avait traité le sujet, voilà qui pose un pilier de forum, alors même que le thème était passé à la trappe à l'époque du fait d'une actualité plus spectaculaire.Or, on a vu par la suite comment le 11-Septembre a lancé dans tout le monde occidental une chasse plus intense aux sans-papiers et aux sans-papières. L'actualité n'était pas l'événement cinématographique de la compagnie Al Qaida, mais une tendance plus profonde et permanente.

vendredi, 24 octobre 2008

Le Labarde dans le texte

J'étais déjà habitué aux interventions ineptes, grotesques et creuses de Philippe Labarde lorsqu'il était le pseudo-médiateur de France-Inter, mais dans Vendredi, il n'hésite pas à poser les questions qui dérangent le plus afin de battre le record d'enfonçage de portes ouvertes, comme à son accoutumée :

Un papier de Jean-Michel Aphatie en tête de la page 2 pour traiter de l'affaire Bertrand, et ce, dans Vendredi, qui effectue une sélection hebdomadaire d'informations publiées sur le Net, voilà qui demande explication.

Parce que Aphatie serait un petit blogueur publié sur une plateforme archi-confidentielle et n'aurait aucune notoriété par ailleurs ?

En l'occurrence, plus que l'intervieweur vedette de RTL,

Aaaah boooon ! Je ne savais pas.

c'est le blogueur qui nous a intéressés.

Parce qu'Aphatie tient un blogue ? Il y répond aux questions et aux commentaires ? C'est nouveau et intéressant.

Dans ce texte, Aphatie, entre autres choses,

Slurp !

a l'immense mérite

Slurp !

de faire de cette affaire un historique qui met en évidence le rôle qu'ont joué le Point et le directeur de la rédaction, Franz-Olivier Giesbert.

Non ! Pas possible ! Il aurait donc été le premier et le seul à le constater et à le dire... C'est fou !

Démarche inusitée

Tiens donc ? Pourquoi ?

qui, à elle seule, de notre point de vue, valait citation.

Ou parce que les droits ont été refusés ailleurs.

De là, à conclure, comme seraient tentés de le faire des mal-intentionnés,

Oh ! je ne veux surtout pas faire pas partie des mal-intentionnnés et donc je vais m'excuser par avance de ce que je n'ai pas encore écrit au sujet de Vendredi.

que le blogueur Aphatie

Aphatie serait un blogueur ?

se sent plus libre que le journaliste de RTL,

Aphatie serait un journaliste ?

il y a un pas que nous ne franchirons évidemment pas.

Ouf ! La morale est sauve.

 

vendredi, 17 octobre 2008

Vendredi : juste un nouveau mauvais journal de plus

Tous les initiés, ceux qui avaient eu droit au numéro zéro ou qui prétendaient connaître les membres de l'équipe, nous l'assuraient : Vendredi serait un excellent journal représentatif de la blogobulle pour ceux qui n'ont pas accès à la Toile. Tous rêvaient de voir leur nombril flatté... On allait voir ce que l'on allait voir. Mais las ! C'est juste un journal mal fichu qui ne sait pas citer ses sources ou qui les prend mal. Cela commence dès la une que l'on voit en kiosque : "L'image" vient d'où ? Et le texte ? D'un site, d'un blogue, d'une capture d'écran propre ? On ne sait. Aucune des autres illustrations, par exemple, n'est créditée ou sourcée : on ne voit pas la mention des dessinateurs, pas plus que des auteurs de rédactionnel. C'est censé être sur la Toile ce dessin ou pas, cette photo en regard d'un billet d'Agnès Maillard ou pas  (et ceux qui lisent le Monolecte douteront du mauvais goût de l'illustration, car le Monolecte se définit par son manque d'images notoire). Pourtant, il doit y avoir des images d'agence qui peuvent demander des droits, même si on fait une simple copie écran comme pour le Video Buzz ou Canal Web avec deux rubriques redondantes. Cela semble être la nouvelle manière d'enfreindre le droit de la presse.

Passons très rapidement sur des idées idiotes comme "le troll a cogné" pour "le plus méchant billet de la blogosphère". Cela fait longtemps qu'Attali est la tête de turc de tout le monde et qualifier ses idées de stupides n'est en rien méchant, tout juste indulgent. D'ailleurs, c'est se tromper du tout au tout en qualifiant un trolleur de méchant : le trolleur est en l'occurrence Attali lui-même qui énonce des projets insensés afin de faire réagir les autres, pas celui qui l'assassine, un peu moins bien que d'autres. Mais le mot troll est déjà si mal compris dans la blogobulle.

On y voit des recopiages intégraux de billets avec mention du nom de l'auteur comme Dadouche chez Eolas et puis d'autres où on résume des propos échangés en fait dans des commentaires. Mais ce qui m'époustoufle le plus, c'est l'absence totale d'URL complète ou de mention de date ou de titre de billet. Oui, je sais cela serait plus long, mais cela ferait un peu plus sérieux. On renvoie juste à la page d'accueil, et cela se complique quand on cite Backchich et encore plus Le Post pour Birenbaum sans citer sa page personnelle sur ce nouveau support ! Il ne suffit pas de marquer "source " pour que ce soit une source. On attend d'autres précisions, comme pour la presse écrite ou audiovisuelle qui dit que tel propos se trouve à telle page, a été dit tel jour à telle heure. Mais le comble du grotesque est atteint pour les sources d'une enquête au sujet des éoliennes dans la blogobulle : cela donne enviro2b. com/actu/resultRecherche.html. Il doit y avoir une organisation par cadres qui empêche une adresse plus précise de la page, mais alors pourquoi ne pas renvoyer à la page d'accueil comme dans les autres cas ?

Ah ! et je passe aussi sur l'inévitable classsement débile concocté par des algorithmes tenus aussi secrets par la Netscouade que par Wikio. Chaque blogueur voudrait s'y voir comme dans les listes des entrées de Première ou des meilleures ventes de l'Express.

Ce n'est plus le Mix de l'Info, c'est son funerarium. Brûlée, décomposée en petites poussières, dispersée.

jeudi, 09 octobre 2008

Le sondage téléguidé de monsieur Hautetfort

Je veux annuler un commentaire qui ressemble à un pourriel émis en langue étrangère. Monsieur Hautetfort me demande alors de passer impérativement par un questionnaire fermé en ligne pour établir sa future stratégie commerciale. Je dois répondre ou annuler et dans ce dernier cas la demande se représentera. Mais une question attire mon attention :

Pour vous les principaux inconvénients de Hautetfort sont (3 réponses maximum) :

...

x La facilité d'utilisation de l'interface Hautetfort.

...

Je cite de mémoire, car je ne pouvais faire de copie. Et je m'étouffe de rire, parce que la simplicité d'utilisation (réelle) de la plateforme fait justement partie des argumentaires publicitaires de monsieur BlogSpirit et que l'on ne pourrait pas voter contre elle sous prétexte que ce ne serait pas assez difficile. Comment pourrait-on vouloir faire compliqué au lieu de faire simple, sauf si l'on est en charge d'hedge funds et de junk bonds ou député de l'UMP ?

vendredi, 05 septembre 2008

Des changements de noms d'URL

Une des spéficités du Post, c'est de recycler indéfiniment ses billets avec d'autres titres pour faire croire qu'il y a toujours du nouveau. Un exemple : le billet "Faut-il chercher un nom au père de l'enfant de Rachida Dati" avait comme adresse internet avant : http://www.lepost.fr/article/2008/09/04/1257996_rachida-dati-doit-dire-qui-est-le-pere-s-il-y-a-un-conflit-d-interet.html

Ces petits traficotages peuvent concerner aussi des blogueurs bien installés comme Guy Birenbaum qui a vu hier un de ses billets (sur la grossese d'une ministre) se transformer en article de la rédaction par l'adjonction de quelques paragraphes et liens (avec anciens commentaires à Birenbaum inclus dans la suite de l'article de la rédaction !) avant d'être de nouveau réintégré comme un billet de Birenbaum parce qu'il a sans doute râlé.

Personne n'y voit rien ! Donc tout est permis... On peut manipuler tous les textes que l'on veut pourvu que l'on soit toujours sur le fil de l'actu ! Mais moi, je vois plus que de gros problèmes avec une telle logique. Et cela pose une question sur la manière d'écrire un journal sur la Toile : est-ce que l'on peut tripatouiller indéfiniment les écrits selon les minutes ? Faire des corrections, c'est nécessaire, mais il faut aussi le dire, voler le texte d'un invité pour le faire sien, cela pose plus de problèmes. Et je m'interroge toujours sur la place réelle de Birenbaum dans cette rédaction totalement foutraque qui fait juste de l'audience pour l'audience.

dimanche, 31 août 2008

Pourquoi boycotter le Blog Day ?

Aujourd'hui, c'est le Blog Day 2008, mais pourquoi le 31 août ? Parce que les chiffres 31 08 ressemblent au mot blog en style SMS ou h4cK3r2.

Exemple avec le logo officiel :

blog_day.gif

 

 

 

 

 

 

Les règles sont simples.

  1. Trouver cinq blogues intéressants (certains rajoutent des blogues dont on n'a jamais parlé avant, qui ne sont pas dans la blogoliste ou qui sont éloignés de son univers).
  2. Informer les cinq blogueurs qu’on les cite pour le Blog Day. (Certains demandent que ces blogueurs soient contraints aussi de citer cinq  autres blogues et de leur refiler le bâton merdeux.)
  3. Ecrire une petite description de chaque blog en placant également un lien vers ces blogs.
  4. Publier le 31 août.
  5. Ajouter un lien vers le site officiel du Blog Day et un lien vers Technoratatouille avec l'étiquette (tag) BlogDay2008.

On le voit, le Blog Day n'est rien d'autre qu'une chaîne en temps limité, mais surtout une chaîne vers un site précis qui utilise un outil précis. Or ce site utilise l'occasion du Blog Day afin d'augmenter son score en Technorature, mais surtout il appartient à quelqu'un qui possède d'autres sites plus commerciaux comme on peut le lire ici. Ce n'est pas sans rappeler la stratégie publicitaire de Wikio ou de Loïc Le Meur qui comptent sur les autres pour leur promotion.

J'ai participé à un seul Blog Day à mes débuts en blogage, en 2005. Je débarquais à peine chez Hautetfort et j'ai répondu à une invitation qui m'amusait et qui ne venait pas de mauvaise part. Je n'avais pas alors mesuré pleinement l'enjeu des chaînes, des classements, des référencements, des liens, des nombres de visites et de pages vues comme arguments. Or un lien peut se donner en dehors de ces prétendus événements festifs ou ludiques, pour un contenu précis, en dehors de la recherche d'un nouveau réseau. Il me semble que le Blog Day cumule beaucoup de défauts - en dehors de son origine purement mercantile. Il ajoute à l'Homo Festivus de Philippe Muray l'Homo Ligatus qui doit se créer à tout prix plein d'amis (afin d'avoir plein de liens, plein de commentaires, plein de citations, plein de gens dans sa blogoliste), le tout afin d'être plus valorisé socialement ou du moins à ses propres yeux. Cette course au plus grand réseau est une chose odieuse et une illusion dangereuse. C'est également une dénaturation de l'échange lors des discussions, puisque le but de l'échange est devenu celui d'obtenir des liens afin d'être plus forts et pas plus intelligents (comme dans Koh-Lanta).

jeudi, 28 août 2008

Le blogue du jour est...

Ironie du sort : ce mois-ci, je demande à ne plus être référencé dans le faux annuaire Wikio pour ne plus jouer dans une compétition absurde, et puis voilà que mon petit carnet se trouve être le blogue du jour. Heureusement, ce n'est que pour aujourd'hui, il y en aura d'autres demain et les autres jours.

dimanche, 17 août 2008

Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (4)

Je pensais écourter la série de billets contre Wikio et puis, tout compte fait, ce que j'avais plus ou moins prévu se réalise : on retrouve l'inévitable et régulier billet de défense de Wikio chez... nos grands copains les Leftblogueurs ! Ce type d'article est en passe de devenir un classique du genre : "Non, non ! je n'ai pas touché au bocal de confiture !" Il y en a comme ça une demi-douzaine tous les mois afin de déclarer que tous ceux qui parlent de triche ne sont que d'affreux menteurs et que c'est pas du tout vrai : la preuve on progresse dans Wikio, ce qui montre l'objectivité et le sérieux de ce classement (le raisonnement circulaire est une figure de style constante dans les Left-Blogs).

Manoeuvres de couloir, strapontins qui claquent

Le soupçon de truquage des résultats de Wikio par les Leftblogueurs ou leur sphère est tel qu'ils se sont transformés en groupe de pression pour la défense de Wikio et qu'ils s'empressent de dénoncer les « connards, abrutis, crétins, tapettes, trous du cul, etc. » (c'est le registre habituel de certains membres du groupe) qui osent sortir du classement ou même juste émettre des réserves sur celui-ci. Le billet en question ne me cite pas, tout comme il ne parle pas de Narvic, et c'est sans importance : nous étions de toute manière nettement moins bien classés que Versac ou Embruns, il est donc inutile de faire de la pub même négative pour des blogues que l'on ne pourra qualifier de divas ou de stars ayant ensuite des caprices. Il y a un type d'argument qui ne peut porter ici, celui qui consisterait à dire "il a bien utilisé Wikio et maintenant, il crache dessus". Il est particulièrement amusant de voir des blogues dits de gauche se mettre aussi aisément au service d'une entreprise commerciale privée qui monnayera ensuite leurs contenus bénévoles. Mais sans Wikio la plupart ne pourraient pas se qualifier de gros blogues ou de blogues influents alors que leur trafic n'augmente pas et reste dans les mêmes eaux que des blogues moins bien classés : l'astuce a été de se servir du classement dans la catégorie distincte Politique pour se faire remarquer, puis pour progresser ensuite dans le classement général, car le classement en Divers donnait des chiffres bien moins élevés et que le classement en High-Tech était monopolisé par des guiques, et pourtant... quand on y regarde, il n'y a pas souvent de la politique dans ces fameux blogues politiques (on y parle aussi des liens que l'on se fait entre copains, des anniversaires des uns et des autres, et surtout, surtout de son classement Wikio). On peut mieux se valoriser en disant que l'on est dans les cent premiers de Wikio sans préciser qu'il s'agit du classement politique et non général, mais on pourra faire valoir le classement général ensuite quand on sera mieux placé.

Des sélections et des notations pour le moins obscures

Comme la secte croit en Wikio, on y pousse le vice jusqu'à afficher le bouton « Votez pour cet article sur Wikio » alors que ce genre de vote permettant une plus grande visibilité en page d'accueil repose sur une bonne part de copinage vu le faible nombre de votes. En fait, Wikio compte sur les blogueurs pour faire sa propre publicité grâce à ce petit bouton. Wikio se réserve le droit de choisir des billets dans les flux. Les blogueurs peuvent proposer leurs billets au vote. Des internautes peuvent aussi suggérer la mise en avant d'un billet. Rien ne distingue ces trois formes de sélection. Tous ces billets sont alors notés, les billets ayant la meilleure cotation sont mieux placés en page d'accueil, mais on ne sait pourquoi tel billet est retenu et tel non. La notation cache l'absence de transparence dans les choix éditoriaux, on a l'impression que ce sont les internautes eux-mêmes qui construisent le flux d'information alors que le nombre de votants est fort réduit (mais il en va de même pour les sites participatifs à notation comme AgoraVox ou Rue89 ou Le Post) et qu'il est possible à un petit groupe de prendre en apparence le pouvoir. Cela flatte son ego, mais quand Wikio passera à un vrai modèle marchand - car c'est son seul avenir, vu le passé du fondateur de Kelkoo - il sera difficile de le présenter encore comme une forme de service public ou collaboratif.

vendredi, 15 août 2008

Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (3)

Pousse-toi de là que je m'y mette : la dure loi de la concurrence

Selon Wikio, seuls les billets liés sont pris en compte dans le classement, un seul billet est comptabilisé par mois, et ce durant une période de 120 jours. Cela m'étonne un peu, car je trouve un blogue totalement inactif (seul le dernier billet de départ est lisible) depuis le 10 avril à la 21622e place alors qu'il devrait être sorti du classement, et pourtant Wikio l'affiche comme en progression ! Je fais aussi le compte des billets du Champignacien qui ont été liés : on arrive à 43 sur cinq mois en cherchant dans Technorati (j'ai éliminé les blogolistes). Dans ce nombre, il y a une demi-douzaine de liens venus respectivement d'Irène ou d'Olivier qui doivent être divisés par deux, on doit encore éliminer trois ou quatre liens non recensés par Wikio comme Acrimed ou Rezo (cela date de ma série de billets sur Le Post.fr que j'ai écourtée vu les débordements possibles). On arrive donc à environ 35 liens comme base de notation ! On voit quelle est la valeur de ce type d'échantillon.   Dans le lot, il n'y a que deux blogues mieux classés : Embruns (sorti depuis du Top-Ten) et Crise dans les médias. En fait, c'est par ces deux citations que j'ai pu passer de la 700e place à environ entre 300 et 400 et si j'avais obtenu encore deux ou trois autres liens de blogues mieux classés, j'étais dans le Top-100. Mais cela suppose de ne plus fréquenter que les blogueurs vedettes afin de se faire reconnaître et accepter par eux comme un des leurs, en attendant de les éliminer (moi, cela ne me dit pas trop de vouloir me faire remarquer chez Jean-Marc Morandini).

Un système pyramidal

Sur quelle base peut-on faire la différence entre le blogue X qui occupe la 17999e place et le blogue Y la 18000e avec aussi peu de liens ? Ce constat ne couvre qu'une partie de l'opacité du système Wikio. En fait, il faut un premier, puis un deuxième, etc. Chaque place gagnée est une place obtenue par la sortie d'un blogue ou par sa rétrogradation. Il ne peut y avoir des centaines de 1000e, par exemple. Cette logique du classement est perverse, car elle introduit de la concurrence là où il devrait y avoir dialogue, partage et échange comme le rappelle Narvic. Cela introduit un doute sur la nature des liens faits ou non faits : chacun des liens serait susceptible de répondre à une stratégie de visibilité et non à une volonté de donner ses sources ou d'inciter à lire quelqu'un d'intéressant pour un propos. Le classement par liens fait que le blogueur lambda aura tendance à lier ou à commenter les blogues les mieux cotés (ce que l'on nommait lemeurisation il y a deux ou trois ans) afin d'obtenir en échange un lien qui le propulsera un peu plus haut dans la hiérarchie, sans toutefois parvenir au niveau du blogue mieux coté puisque les autres liens vers lui ne seront pas aussi pertinents. Nous avons affaire à une forme d'organisation à la AmWay où chaque blogueur se sert des blogues moins reconnus afin de progresser ou de se maintenir dans le classement, alors que les liens devraient porter sur le contenu des billets. Cela existait déjà avant Wikio, lorsque Loïc Le Meur imposait Technorati comme le seul véritable instrument de mesure. Cette sorte de vassalisation ou de clientélisme est un second effet pervers des classements : elle induit soit une absence totale de critique par peur de déplaire, soit des polémiques artificielles afin de retenir l'attention.

Passe-moi la rhubarbe, je te donne le séné

Voyant qu'il était difficile de percer dans le classement Wikio, un certain nombre de blogueurs (nommons-les, les Left-blogueurs et leurs affidés) ont entrepris de se lier systématiquement entre eux au moindre prétexte – parfois même pour dire qu'ils ne se lient pas ou qu'ils ont oublié de se lier. La publication des résultats du classement Wikio chaque début de mois est une grande occasion pour relancer ces liens incestueux et endogamiques (le pléonasme est alors de circonstance). Les Leftblogueurs qui se font sans arrêt la courte-échelle, d'autant plus qu'ils ont souvent à leur nom deux, trois, quatre, voire plus de blogues associés (Echangeons mon avis, ma face cachée, mes coulisses, et ainsi de suite) où ils ne manquent pas de lier leur blogue principal et réciproquement. La progression du groupe est lente, mais régulière. On avance mieux à plusieurs, puisque la cote de l'un renforce la cote de l'autre, et inversement. Cette troisième forme de perversion existait aussi avant Wikio sous le principe : « je t'ai lié, donc tu dois me lier » ou « merci de m'avoir lié, je vais te lier en échange ». Disons juste que c'est organisé de manière collective, à la façon d'une secte (je ne vais pas me faire des amis à gauche). Si c'était pour rigoler, ce serait réussi, mais c'est sérieux ! Ben... je ne voyais pas la rénovation de la gauche par la célébration du marquetingue le plus agressif et le plus coercitif et surtout par des billets très violents et vulgaires.

 

jeudi, 14 août 2008

Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (2)

Pourquoi ai-je demandé à ne plus être référencé par Wikio ?

Mes arguments ne sont pas les mêmes que ceux de Fred Cavazza ou de Laurent Gloaguen d'Embruns qui entendent ne plus recevoir un lectorat venu de cet annuaire – lectorat qu'ils estiment parasitaires par rapport à celui qui les lit directement, sans passer par cet annuaire. Mes idées sont plus proches de celles de Narvic de Novövision et elles portent surtout sur le principe d'un classement (j'ai un peu abordé le problème du statut des billets, que Narvic avait aussi traité).

Du tableau d'honneur et de la distribution des prix au classement Wikio

On peut s'amuser à établir des listes personnelles de blogueurs que l'on juge subjectivement influents pour soi, on peut jouer aux palmarès – tant que cela reste un jeu. Il y a des blogues que j'estime qui ne sont pas dans ma blogoliste, mais j'aurais du mal à dire si par exemple Samantdi ou Ada valent mieux l'une que l'autre. Les idées de classement, de hiérarchie et de notation me sortent par les narines : je suis enseignant et je déteste noter (corriger, évaluer des situations ou des discours, remédier, cela va, mais noter par le chiffre ou la lettre relève de l'imposture sociale). C'est encore pire lorsque l'on prétend assigner une place à chacun, selon le vieux principe des remises de prix qui fleurent bon le XIXe s. poussiéreux, avec juste une touche de modernité par la technique. Cependant, Wikio est de plus en plus pris au sérieux par des blogueurs qui s'imaginent que ce classement des blogues les plus liés serait une mesure vraiment scientifique et objective. On avait observé la même illustion il y a trois ans lorsqu'il fallait établir une liste des blogues les plus importants grâce à Technorati, dont on mesure aujourd'hui la déconfiture complète puisque ce moteur ne fait pas la différence entre vrais liens et liens provisoires, entre vrais blogues et blogues miroirs ou agrégateurs, qu'il double certains liens, qu'il subit des pannes pouvant durer plusieurs jours avec de gros trous ou qu'il ne parvient pas à référencer certaines plateformes pourtant fort actives. Il en va de Wikio comme des hit-parades précédents : cela n'a de valeur que pour les gens qui veulent y croire ou y faire croire. Or, les problèmes commencent lorsqu'on prend un outil fort opaque au sérieux.

Un classement auto-référentiel : la blogobulle parle à la blogobulle

Les différents annuaires ou moteurs de recherche spécialisés dans les blogues ne recensent les réactions à des billets que... dans les blogues, et en fait pour Wikio dans les blogues ou les sites d'information qu'il référence. Soit une quarantaine de mille. Si on va faire un tour dans la plèbe des Skyblogs ou dans la populace d'Over-blog, on sera étonné de voir qu'il existe des blogues bien plus populaires sur des sujets plus anodins que l'high-tech, la communication commerciale et la politique (dans Hautetfort, l'un des blogues les plus lus, bien plus lu que le Champignacien est... Mémoire des stands, un blogue sur les circuits automobiles, si, si...) Un billet de blogue peut aussi susciter des commentaires, des liens dans des forums en ligne ou sur Usenet ou Niouzenet, des groupes de discussion, mais cela n'existe pas pour Wikio. Or la diffusion de l'information ou des réputations peut se produire bien plus largement par ces canaux. Le blogue de Jean Véronis, par exemple, bénéficie sans doute de plus de liens et d'échos hors des blogues que dedans, et inversement certains blogues qui figurent dans le Top-100 ne sont cités quasi exclusivement que par d'autres blogues classés auxquels ils sont liés et réciproquement. Cela relativise l'influence prêtée à certains internautes plus visibles en apparence. Visibles où ? Dans Wikio. Qui ne représente même pas 1 % de la blogosphère française ! C'est très beau de se croire important avec un tel hochet, mais il y a un véritable écart entre les pratiques de lecture et puis le palmarès.

La course à l'échalote : des thèmes imposés aux billets jetables

A l'origine, il y a le concept commercialo-publicitaire de blogueur influent, inventé par des chargés de relations publiques : le blogueur influent serait un prescripteur de modes (de consommation, de politique, de tendances) dont le « travail » pourrait être monétisé (en gros serait pourvu d'un grand nombre de bandeaux publicitaires, de publicités AdSense ou bien consisterait en billets sponsorisés ou publi-rédactionnel). Cela conduit à un certain contenu, axé sur les tout derniers gadgets techniques, sans grande originalité par rapport aux autres blogues high-tech évoquant les mêmes gadgets qui seront remplacés la semaine suivante par d'autres. Ou bien encore il convient de donner son opinion sur le fait qui agite la blogosphère durant la semaine, quitte à l'oublier les jours suivants – mais il faut être dans la course et parler de ce que disent aussi les blogueurs influents. On assiste ainsi à un nivellement des thèmes dans ces blogues-là par suivisme. La règle qui consiste à vouloir écrire un billet chaque jour conduit à une normalisation des sujets ou bien à une absence totale de contenu. Cela affecte particulièrement les blogues dits de gauche en ce moment, et je ne suis pas le seul à le constater. On pouvait constater le même niveau de psittacisme dans les blogues UMP avant la présidentielle. C'est ainsi que pour pouvoir figurer dans la notation Wikio on écrit sur le thème porteur du moment, même s'il sera oublié deux semaines plus tard. J'en suis à me demander combien de blogueurs avaient lu Siné par exemple avant qu'ils ne s'emparent du sujet, mais Siné a été le mot clé d'une période, et on peut le remplacer par ce que l'on veut. La liberté, c'est aussi de ne pas traiter des thèmes imposés par l'actu et par la page d'accueil de Wikio (ou du Post ou de...)

mercredi, 13 août 2008

Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (1)

J'ai lu les conditions d'utilisation de Wikio et elle me posent beaucoup de questions :

L'utilisation des articles (titre, résumé, photo, lien et auteur) à partir du serveur Wikio ou des flux RSS émis par Wikio est autorisée, à condition qu'aucune modification ne soit apportée et que l'utilisation de ces articles se fasse à des fins personnelles ou d'information et non à des fins commerciales.

Euh... mais l'utiliisation de mes propres articles est déjà protégée par le simple fait de leur publication selon la loi française sur le droit d'auteur. Comment Wikio pourrait-il s'estimer propriétaire d'un droit sur ce que j'ai écrit alors qu'il n'est pas l'hébergeur que j'ai choisi par contrat que j'ai signé (soit BlogSpirit sous son entité HautetFort).

L'utilisation des articles à toute autre fin est strictement prohibée par la loi. Toute personne ne respectant pas les dispositions légales applicables se rend coupable du délit de contrefaçon et est passible des sanctions pénales prévues par la loi.

Diantre ! diantre ! Quand j'ai signé avec monsieur HautetFort représentant monsieur Blogspirit, je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un d'autre comme monsieur Wikio puisse se dire propriétaire ou hébergeur de mes articles. Je tiens à dire que j'autorise toutes les reproductions possibles du moment où l'on satisfait un peu ma gloriole personnelle en me citant, mais si vous vous éloignez trop du modèle original ne vous en faites pas  je n'ai pas les moyens financiers pour faire un procès !

Les éléments des sites Web Wikio sont protégés par le droit des dessins et modèles, le droit d'auteur, le droit des marques ainsi que par la réglementation applicable à la concurrence déloyale et ils ne peuvent être copiés ou imités en tout ou partie.

Euh... cela veut dire quoi un site Wikio ? Un site qui est indexé par Wikio ? Mais alors cela peut être quelqu'un qui a été inscrit à l'insu de son plein gré ! Et il devient site Wikio sans l'avoir demandé ou sans être au courant ? Mais de quel droit Wikio reproduit-il alors les flux venus de ces blogues puisque chacun de ces éléments est censé être protégé ?

Passons au plus comique :

Wikio n'effectue aucune déclaration sur le caractère approprié à un usage particulier des informations contenues dans les articles rediffusés sur ce service et dans les éléments graphiques publiés du serveur.
Tous les articles et éléments graphiques sont fournis "En l'état" san
s garantie d'aucune sorte.

Et voyons la suite :

En ce qui concerne les commentaires ou les articles publiées par un membre, l'auteur accorde à Wikio l'autorisation (1) d'utiliser, copier, distribuer, transmettre, afficher publiquement, présenter publiquement, reproduire, éditer, modifier, traduire et reformater sa contribution dans le cadre du site Web Wikio ou de ses partenaires, et (2) de sous-concéder ces droits, dans toute la mesure permise par la réglementation applicable.

Attendez ! Je ne suis pas membre de Wikio, je ne m'y suis jamais inscrit, je n'ai jamais demandé à y participer et on me dit que l'on peut faire absolument tout ce que l'on veut avec mes textes sans que je puisse donner une autre autorisation ? Et puis Wikio peut "éditer" donc changer les mots (et pas simplement l'orthographe) de mes textes ?   

Wikio exclut toute garantie implicite relative aux informations susmentionnées, notamment toute garantie implicite de qualité, d'adéquation à un usage particulier, de propriété et d'absence de contrefaçon.

Wikio ne sera en aucun cas responsable, quel que soit le fondement de l'action en responsabilité invoqué, des dommages indirects, accessoires ou incidents (ni de tout dommage qui résulte d'une mauvaise interprétation d'un article, d'une désinformation ou d'une diffamation) résultant de, ou liés à l'utilisation ou à la mise en page des informations rediffusées par ce service.

D'une manière générale, les éditeurs de sites Internet n'émettent aucune objection à l'encontre des personnes ou des services qui souhaitent mettre en place des liens renvoyant vers les pages de leurs sites, sous réserve de ne pas dénaturer leurs contenus.

Euh oui... il n'y a pas d'objection puisque l'on est forcés d'accepter sans avoir été mis au courant de manière personnelle, mais comme on l'a vu dans une clause précédente Wikio a la possibilité de transormer les textes et puis tout le monde est d'accord dans le meilleur des mondes possibles, vive Pangloss !.

Néanmoins, Wikio offre aux éditeurs la possibilité de ne plus être référencés sur son service.

C'est très gentil de sa part, nous n'en abuserons pas et nous ne demanderons pas d'être déférencés tous les mois. L'idée ici, c'est que les éditeurs (aka les auteurs de blogues) sont seuls responsables même si Wikio modifie leur titre ou le texte de présentation comme il s'en est réservé le droit.

Par conséquent, Wikio ne saurait être tenu responsable de la discontinuité d'une ou de plusieurs sources parmi les milliers aujourd'hui disponibles sur son site Web.

Oh que oui ! Wikio n'est responsable de rien :

Wikio ne sera en aucun cas responsable, quel que soit le fondement de l'action en responsabilité invoqué, des dommages indirects, accessoires ou incidents (ni de tout dommage qui résulte d'une mauvaise interprétation d'un article, d'une désinformation ou d'une diffamation) résultant de, ou liés à l'utilisation ou à la mise en page des informations rediffusées par ce service.

Wikio se présente seulement comme hébergeur (comme monsieur Hautetfort auquel je suis attaché) et pourtant se réserve le droit de choisir des textes, de les éditer ou réécrire, selon les clauses de son contrat totalement délirant. Comment peut-on assumer autant de rôles à la fois tout en ne les assumant pas ? Je me pose des questions au sujet du conseiller judiciaire de Wikio tellement il a laissé passé de bourdes et de contradictions.

 

lundi, 11 août 2008

Blogue sans Wikio

"nous avons bloqué votre flux rss de toute indexation sur notre site et enlevé les articles existants. Ainsi, votre blog ne figurera plus dans
notre classement."

dimanche, 03 août 2008

L'innommable

L'analyse des sites consultés par les internautes algériens selon les chiffres d'Alexa est rigolote :

Ce n’est qu’en quinzième position qu’un site d’information générale fait son apparition. Notons que ce sont les sites des journaux arabophones qui sont mieux classés que ceux de langue française. Et autre bonne nouvelle, juste après est classée une interface dédiée à l’échange et à l’entraide de haute technologie. Après une série de sites innommables se classent ceux de téléchargement (généralement pirates, puisque l’Algérie est en retard pour ce qui est du paiement en ligne) de films, de musiques et, fait remarquable, de mangas (dessins animés japonais [sic]) et jeux vidéo.

C'est quoi ces sites innommables ? Mmmh ? J'ai une petite idée.

Encore plus drôle :

S’exprimer dans l’anonymat, sans être jugé, échanger et partager ses sentiments, faire de nouvelles rencontres semblent obnubiler nos concitoyens. Le nombre très important de sites dédiés aux rencontres et des blogs classés parmi le top 100 des plus consultés confirme ce malaise.

Ah ben oui ! Tous les blogues sont écrits par des anonymes qui refusent les lois et qui profitent de cet anonymat pour écrire des méchancetés sans aucun risque. Les blogues, c'est le Mal absolu, c'est Satan, c'est l'Antéchrist ! Ecrire sur un blogue, c'est mal ! Lire un blogue, c'est mal ! Vous êtes dans le péché, le vice et le crime en consultant cette page. Il n'y a que des pédo-pornographes, des nazis et des terroristes islamistes de toute manière.

mardi, 29 juillet 2008

Comptes fantastiques

Les chiffres extraordinaires de Cuil :

684,425 results for "petit champignacien illustré"

Sachant qu'il y a un peu plus de 4 500 billets, un peu moins de 20 000 commentaires, le blogue est cité par un peu plus de 2 000 sources diverses selon Technorati (cela doit être plutôt aux alentours de 300 ou 400 en réalité), qu'il figure dans une dizaine ou une vingtaine d'agrégateurs de blogues de type Wikio, comment parvient-on à un tel résultat ? Pas étonnant que l'on affirme avoir trois fois plus de pages indexées que Google. Notons d'autres résultats, nettement plus décevants :

1,818 results for "irène delse"

504 results for "crise dans les médias"

64 results for "charançon libéré"

We didn’t find any results for "boeuf qui pleure"

Je sais... C'est profondément cruel et il y a des gens qui seront déçus. Je vais aller consulter un médecin spécialiste des chevilles, mais je connais quelqu'un dont la célébrité est en fait fort relative.

10,291 results for "claude askolovitch"

30,227 results for "guy birenbaum" 

53,055 results for "jean-michel aphatie"

Et à part ces nombres extravagants, j'ai appris aussi cela :

Présenté comme le "Google Killer", le moteur de recherche Cuil ("connaissance, en gaëlique ; prononcer "Cool")

L'orthographe anglaise est déjà étrange pour ses voyelles ou ses diphtongues, mais si on y mèle du gaélique, on n'est pas sortis de l'auberge...

mercredi, 16 juillet 2008

La lepostisation du Monde

Narvic de Novövision notait il y a huit jours les signes d'une convergence entre Le Monde.fr et Le Post, filiale du Monde interactive. Ce rapprochement se confirme quand on observe la nouvelle maquette du Monde en ligne.

- Un encadré sur la page d'accueil est réservé à la revue de Web ou zappage de la Toile, avec les derniers titres. Cette revue de Web existait déjà, mais sous la forme d'un titre qui ouvrait une nouvelle page. Le Monde.fr se transforme ainsi en portail avec une information venue d'ailleurs bien plus visible.

- Certains titres de la page d'accueil affichent la dernière réaction d'un abonné. Cela ne se produisait jusqu'à présent que dans la page de l'article. Cette montée des commentaires en première ligne est un fait nouveau qui montre que l'interactivité prime à présent.

- Bien mieux. Il existait autrefois une sélection des articles les plus recommandés, ce qui était un système de notation un peu Web 2.0. Puis, c'est revenu à quelque chose de plus quantifiable avec les articles les plus envoyés. A présent, nous avons un système presque similaire à celui du Post, avec deux onglets, l'un pour les articles les plus envoyés, l'autre pour les plus... commentés. Or chacun sait qu'un article fort commenté contient aussi la plus forte dose de bruit et d'opinions extrémistes, notamment dans les forums de journaux plutôt modérés comme le remarque Vicastel.    

La commentosphère - le mot existe aussi en anglais - est poussée en avant en même temps que les blogues qui peuvent fournir en page d'accueil des titres que l'on ne distingue plus toujours clairement des articles du journal papier. L'important, c'est de générer un contenu original et particulier, à bon marché puisque le client est son propre fournisseur. Le contenu fourni par les blogueurs journalistes du Monde, invités du Monde ou abonnés du Monde ne suffit plus pour retenir l'audience, il faut y ajouter le contenu des commentateurs qui seront encore plus incités à se répondre - d'où une augmentation des pages vues. Or, la commentosphère suscite bien plus de dérives que les blogueurs eux-mêmes.

lundi, 14 juillet 2008

Sphère et ses composés

En voyant hier un billet et un fil de discussion sur la kakisphère dans @rrêt sur images, je me suis dit que l'élément formant -sphère venait de prendre une connotation un peu particulière depuis quelques mois. La kakisphère, c'est l'ensemble des militaires ou des personnes liées à l'armée (famille, retraités, réservistes) qui s'expriment sur la Toile. La kakisphère n'a pas vraiment de blogues ou de forums propres, mais émerge un peu par les commentaires d'internautes lambda. Ce mois-ci, Rue89 évoquait (un peu trop rapidement) le vaste sujet de la réacosphère. Ce journal en ligne n'est pas le créateur de l'expression qui préexistait déjà, que ce soit dans les blogues de la réacosphère (païens, catholiques traditionnalistes, identitaires divers, admirateurs du IIIe Reich ou de la monarchie absolue, racistes de tout poil, etc.) ou chez ses adversaires. Le mot renvoie à une nébuleuses de sites, de blogues et d'agrégateurs, donc au monde de la Toile. J'ai bien cherché par opposition une gauchosphère, mais je ne la trouve que dans une poignée de blogues et encore juste par incidence, le succès de l'expression est bien moindre. 

Ces termes sont dérivés du néologisme blogosphère bien plus connu et reconnu, puisqu'il figure à présent dans des dictionnaires sérieux. On prend les blogues pour un ensemble uni, cohérent, unique, alors qu'il existe des blogosphères particulières autour d'un blogueur, d'une personnalité, d'un média, d'une opinion ou d'une activité. Cette fragmentation a pu s'exprimer lors de la présidentielle lorsque l'on a parlé de Ségosphère (anneau de sites, de forums) de manière officielle ou de Sarkosphère de manière plus ironique et polémique. Le mot composé avec -sphère renvoie au seul univers de la Toile, pas à des associations qui n'existeraient que sur le terrain.

Je constate en cherchant un peu des variantes moins directement politiques que le phénomène avait été déjà remarqué par Matoo il y a plus de deux ans : "Et dans tout cela, on se rend rapidement compte que la notion de communauté est indécollable de la blogosphère. C’est vraiment dingue… bédésphère, profosphère, pédésphère… que de chouettes néologismes pour indiquer ces instincts grégaires qui nous poussent à nous lire, et à nous agglomérer les uns aux autres." Il est vrai que les déclinaisons communautaires sont multiples : blogues de bébés, blogues de filles, blogues de chats, blogues de point de croix, blogues de photographes, blogues de Ch'tis, etc. On peut inventer une bébésphère ou une ch'tisphère de la sorte. Toujours pour ne parler en fait que de la Toile et de sites participatifs ou liés. Dès lors qu'apparaîtra un ensemble de sites autour d'un événement nouveau ou jusqu'ici méconnu, on pourra forger un mot en -sphère pour le désigner. C'est pratique, cela peut remplacer -mania qui se rapporte plus aux médiastraditionnels.    

vendredi, 11 juillet 2008

Des notations sur la Toile

Un des trucs qui me font rire jaune au sujet du Post, c'est le système de notation. Je n'apprécie guère les systèmes de notation qui existent sur les différentes plateformes d'information participatives en ligne, mais elles ont quelque chose en commun : on note un texte, un commentaire ou un billet, et la note pourra être très différente à la prochaine intervention (sauf chez Yahoo! Answers où cela jouera sur la crédibilité générale de l'intervenant qui bénéficie de points selon sa pertinence ou son intégration à un groupe). Sur Le Post, c'est très différent : on note les gens à encourager (sans que le sens du mot "encourager" soit bien expliqué). C'est un peu plus simple que sur la très mauvaise plateforme AgoraVox où on a juste le choix entre "commentaire constructif ou non ?" Comme si la question était constructive... Le choix binaire, c'est la forme de la plupart des sites dits participatifs. Chez AgoraVox, on mise sur le texte même et pourtant la question est biaisée, puisque un commentaire n'a pas besoin d'être constructif, mais peut être ludique, ironique, distancié. Dans Le Post, on mise tout sur la personne (et non le texte) qui va se constituer une pseudo crédibilité à grands coups d'encouragements comme dans un Skyblog ou un MySpace de base : fais-toi plein de nouveaux amis et sois content que tout le monde t'encourage ! Quand on y réfléchit, ce n'est pas très différent non plus du système d'un Wikio ou d'un Criteo, sauf que c'est assumé sans aucun attendu pseudo éthique et aucune pseudo charte de nétiquette comme on le voit trop souvent. C'est cynique, c'est brutal et c'est la réalité des prétendus systèmes de notation de pratiques sociales que l'on nous vante tellement afin que nous nous y soumettions tous.

lundi, 23 juin 2008

Le papier et ses redoutables dangers !

Faut-il légiférer sur le papier et ses auteurs ?


Qui se cache derrière un texte écrit sur papier ?

Sur les textes imprimés, on trouve de tout (des opinions, des photos, des dessins) et tout le monde (particuliers, artistes, journalistes, politiques). Outil d’expression libre et interactive au succès mondial, le papier peut pourtant poser des problèmes légaux, liés à la propriété intellectuelle ou à la vie privée. Il peut aussi être un instrument puissant delobbysme ! Pour rendre le domaine du papier plus transparent, les députés proposent d’agir. Leurs solutions sont-elles les bonnes ? A vous la parole !

« Les papiers constituent un moyen de plus en plus ordinaire de s'exprimer, tant pour les professionnels des médias que pour les particuliers », constate le rapport sur la concentration et le pluralisme dans les médias dans l'Union européenne, adopté le 2 juin en Commission Culture.
 
Et en effet, le nombre de pages de papier a explosé dans le monde : selon certaines études, 120 milliards de feuilles seraient échangées chaque jour à l’échelle planétaire.
 
Cinq milliards d'alphabétisés, et moi et moi et moi…
 
Derrière le mot papier se cache en fait une grande variété de modèles et d'auteurs ; de l’étudiant qui tient son journal intime à l’artiste qui expose des œuvres, en passant par le journaliste qui expose ses opinions ou l’amateur de photos qui dévoile ses derniers clichés…
 
Tous les textes sur papier ont en commun des auteurs adressant régulièrement leurs pensées, consignes, histoires, sur lesquels les lecteurs peuvent laisser des commentaires, comme le professeur sur une copie ou le supérieur sur la note de son subordonné. Outil d’expression libre, le papier est avant tout interactif. « Les textes sur papier et leur contenu contribuent de manière fraiche et vivante à animer le paysage médiatique à multiples facettes », estime le député belge Ivo Belet (Parti Populaire Européen-Démocrates Européens). « Il ne faut pas les restreindre. Néanmoins, certaines questions légales, comme la propriété intellectuelle ou le droit de réponse, existent et nécessitent une solution appropriée ». Cette solution, le projet de rapport rédigé par la députée estonienne Marianne Mikko (Parti Socialiste Européen), tente de l’esquisser.
 
Des problèmes légaux à clarifier
 
« L'expansion (des textes sur papier) implique la nécessité d'établir des garanties légales quant à l'attribution des responsabilités en cas de poursuites judiciaires et d'établir un droit de réponse », constate le rapport adopté en commission. Il propose par conséquent d'assimiler les papiers à « toute autre forme d'expression publique ». Objectif ? Répondre à l'utilisation croissante de propos et de photos personnelles des utilisateurs, qui peut poser des problèmes de respect de la vie privée des citoyens et  des personnalités publiques. Et offrir un droit de réponse sur les textes imprimés ou manuscrits, comme pour la peinture pariétale et la statuaire mégalithique (ce droit existe déjà dans plusieurs pays européen, par exemple en France).
 
Les gens qui savent écrire ne sont pas une menace, mais ils sont en position de polluer considérablement le monde de l'écriture.

Marianne Mikko

Mais l’auteur du projet de rapport, Marianne Mikko, ajoute : « Certains alphabétisés tiennent un journal de leurs pensées et des évènements de leur vie. D’autres défendent ouvertement un programme politique ou bien…moins ouvertement ! ». Selon elle, il est très difficile de savoir quel papier correspond à quoi et à qui : « la confusion est immense », ajoute-t-elle.
 
Même son de cloche chez l’Allemand Jorgo Chatzimarkakis (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe), qui a donné l’opinion de la commission Affaires économiques et monétaires à ce sujet : « Les textes sur papiei sont des outils puissants qui peuvent représenter une forme avancée de lobbysme : imaginez les groupes de pression, les intérêts professionnels ou autres groupes utilisant les imprimés pour faire passer leur message ! Si cela n’est pas surveillé, cela peut menacer le pluralisme des médias ».
 
Un label qualité pour les imprimés et les manuscrits ?
 
« Les groupes d'intérêts financiers, commerciaux ou professionnels utilisant des textes sur papier devront être inclus dans le système de surveillance du pluralisme des médias », propose Jorgo Chatzimarkakis, qui appelle à créer des médiateurs pour l’indépendance des médias dans chaque Etat-membre. Selon lui, cela permettrait de savoir qui finance ou soutient quel imprimé ou quel manuscrit. Qui serait concerné par ces mesures ? « Tous les gens sachant lire et écrire qui représentent ou expriment plus que leur opinion personnelle sur un bout de papier », explique Jorgo Chatzimarkakis.
 
Une surveillance indispensable pour permettre au public de garder confiance dans les textes sur papier, qu’il considère généralement comme des « médias sincères », renchérit Marianne Mikko. « Nous avons besoin d’une marque de qualité, de révéler qui écrit réellement et pourquoi », ajoute-t-elle. Elle propose donc d’encourager la labellisation volontaire des textes écrits sur un autre support que les tablettes d'argile ou dans la pierre, « en fonction des responsabilités professionnelles et financières et des intérêts de leurs auteurs et éditeurs ». Mais Marianna Mikko n'a pas été suivie par ses collègues : sa proposition a été rejetée par une majorité de députés européens en commission Culture et elle ne figure plus dans le rapport adopté.
 

Tempête dans un verre de champignac (le retour)

J'ai déjà évoqué ici et l'horrifique histoire de l'usurpation de l'identité du maire de la paisible bourgade de Sainte-Ménehould (son pied de cochon, son Jean-Baptiste Drouet sur la route de Varennes, sa statue de sainte Ménéhilde). Les faits étaient particulièrement graves et attestaient de la dangerosité de la Toile et surtout des blogues où tout est permis : on avait signé un commentaire sur un blogue du nom du maire ! Lequel se charge de poursuivre en justice le malandrin qu'il a parfaitement identifié, même si la procureure a classé l'affaire sans suite (elle a autre chose à faire avec quelques misérables histoires de voitures brûlées lors d'une émeute urbaine, ce n'est en fait qu'un prétexte de sa part).

Ledit maire outragé qu'on lui impute des propos blessants envers une de ses conseillères municipales sur un blogue (tellement privé qu'il est introuvable) avait donné des indications non nominales, mais suffisamment précises pour que son suspect se manifeste. Celui-ci réplique (l'article de l'Oignon n'est pas en ligne) :

Sans trop de courage ni beaucoup de délicatesse, Bertrand Courot, dans son entretien paru dans vos colonnes, accumule les éléments qui, sans ambiguïté, me désignent comme "coupable" livré à la vindicte populaire si ce n'est à l'échafaud.

Il rejette l'accusation et nie être l'auteur du moindre commentaire sur le blogue ultra-confidentiel de Virginie Lalaque (si vous trouvez par accident ce blogue, signalez-le). Il poursuit :

Quand on ouvre un blog, il faut s'attendre à des commentaires de ce type ; c'est le risque. Pour tout vous dire, ça ne m'intéresse pas. Je trouve que l'on est dans un bien mauvais vaudeville !

Le délit d'usurpation d'identité existe, mais dans le cas cité il est bien difficile de l'établir puisqu'il repose sur une initiale et un nom courant, sans mention du prénom complet et surtout de la qualité. Christophe Grébert de MonPuteaux a dû passer en ante-modération lorsque quelqu'un a signé un commentaire du nom de Joëlle Ceccaldi-Reynaud, votre maire, et il a été poursuivi en justice alors même qu'il avait supprimé ce commentaire dès que cela lui avait été possible. Mais l'affaire a tourné en jus de boudin. Or il était poursuivi en tant qu'hébergeur du commentaire, donc coupable, tandis que l'auteur (non identifié) du commentaire aurait été seulement le complice. Si l'on suit ce précédent, le maire (UMP, cela va de soi) devrait se retourner contre sa conseillère municipale qui risque les plus graves sanctions judiciaires - si la plainte est jugée fondée, ce qui est loin d'être le cas, après son classement sans suite.

On arrive au fond de l'affaire :

Oh, c'est très simple. Début mai, lors de la Foire aux Pieds de cochon, alors que le maire venait vers moi, j'ai refusé de lui serrer la main [cela me rappelle quelque chose, mais quoi ?]. Vexé, il m'a fait comprendre en gros que puisque je le prenais ainsi, j'aurais affaire bientôt à la gendarmerie.

On croit que Champignac ou Groland sont des mondes imaginaires, mais pourtant cela existe dans la France la plus profonde !

Il faut noter que celui qui se défend d'être l'auteur des propos en rajoute aussi dans la même touche paranoïaque que le maire :

Je déplore que la Mairie se soit dotée d'un service "d'espionnage informatique" s'intéressant aux ordinateurs des citoyens.

Comment dire les choses encore plus sottement ? On a peine à imaginer un système Echelon pour Sainte-Ménehould (5 000 habitants) et ledit maire a juste consulté les données enregistrées sur l'ordinateur de sa conseillère sans se demander si la fameuse IP qu'il exhibe comme preuve suprême pouvait être retrouvée chez le FAI du commentateur avec les heures de connexion ? Beaucoup de fantasmes, d'ignorance et de mauvaise foi de part et d'autre. C'est cela, la représentation de la Toile dans les campagnes où l'on regarde d'abord téhèfun : un monde sans loi, une source de complots, l'espionnage à tous les étages, et qui sait ? les pirates au bout du fil ! Alors qu'on est juste dans une affaire de village, assez pitoyable.

dimanche, 22 juin 2008

Le Post, ou la stratégie du coucou

Bon... Je vais de nouveau m'attaquer au Post.fr maintenant que la tempête que j'avais déclenchée s'est apaisée. Ce site qui agrège de rares contenus originaux ou d'autres plus nombreux, venus de blogueurs ou d'autres sites, a une conception particulièrement infecte du débat. Pourquoi ? Pas parce qu'il ne cite pas ses sources, il le fait. Pas parce qu'il ne donne pas de documents, il le fait. Mais parce que tout est à chaque fois biaisé, tronqué, et ne doit renvoyer qu'au seul Post.

Prenons ce fil, "Champ-de-Mars : des fumigènes, des flashballs, des CRS tapant sur les jeunes". Avec une vidéo en prime et une citation partielle des propos rapportés par Rue89. La rédaction du Post élimine au passage les nombreuses précautions d'usage avant lecture de Rue89 pour ce témoignage à prendre avec de fortes pincettes. Mais bien plus ! Elle ne renvoie qu'à la page d'accueil de Rue89. Si, si ! Vous voulez lire l'article complet ou bien voir toutes les vidéos sur ce sujet dans Rue89, vous devez les chercher par vous-même à partir de ce site ! Et la discussion qui a eu lieu dans cet autre média ? Elle n'existe pas. Le titre de Rue89 était un peu moins vendeur, mais quand même un peu accrocheur : "A Paris, la fête de la fin du bac vire à la bataille rangée". On attend aussi du sang, sauf que c'est dit de manière trop sobre et que l'on ne peut pas s'attendre à trop de dérapages en cours de fil, mais ils ont eu lieu malgré tout et le témoignage a intéressé Le Post.fr qui l'a publié de manière tronquée (afin de respecter le droit d'auteur, etc. comme le diront les responsables de la succursale du marchand d'armes).

Une particularité du Post.fr, c'est de ne jamais renvoyer exactement aux débats qui ont lieu ailleurs que sur Le Post.fr ! Donc on affiche la page d'accueil de tous les autres médias, que ce soit la Libre Belgique ou le Petit Bleu du Cantal républicain ! Il ne faut jamais citer l'article précis. On cite la source en apparence (en fait juste l'adresse du blogue ou du journal ou de la chaîne), et puis on laisse son lecteur se dépatouiller pour trouver le fil complet avec tout le message, avec les commentaires en forum, parce qu'il ne faut surtout pas qu'il zappe ailleurs et qu'il commence à répondre dans les forums de la concurrence ! Ce ne serait pas de jeu. Il faut qu'il reste sur Le Post.fr même s'il n'a pas d'éléments de réflexion plus pertinents et s'il ne connaît pas tout le contexte du billet cité. Il faut faire du bruit, quitte à se servr des autres et à leur dire qu'on leur fait de la pub. Bien sûr ce n'est pas vrai, il s'agit d'un système d'autopromotion qui exclut tout échange avec un autre support : le lecteur du Post.fr a l'essentiel déjà (sauf les très grosses précautions des journalistes de Rue89 et quelques échanges au sujet des documents complets). 

La logique se comprend : il faut aggréger le plus possible de contenus et surtout empêcher la fuite des lecteurs vers l'extérieur. Mais en même temps, il faut sembler respecter une sorte de vague idée de déontologie journalistique en donnant des sources, donc on renvoie vers les pages d'accueil dès que les autres sites ont des pages de discussion (la question ne se pose pas pour les dépêches d'agence). La discussion doit être sur Le Post.fr et pas ailleurs !   

 

De Carla Bruni à Christine Boutin

C'est une annonce Google que je vois depuis plus d'un an. Je n'y avais guère attaché d'importance jusqu'à présent, mais son aspect saugrenu m'est apparu d'un coup. Ce fut une révélation comme sur le chemin de Damas.

Un prêtre au gouvernement

Est-ce sa place ? Voir l'émission de France2 et réagir sur le forum. 

L'émission diffusée par le Jour du Seigneur date du 18 juin de l'année dernière. La nomination de Jean-Marie Petitclerc (bel aptonyme) du début de ce même mois. Le prêtre en question n'est pas exactement au gouvernement, mais dans le cabinet de la sainte ô combien très catholique, apostolique et romaine Christine Boutin. Le titre survend l'information exacte, mais on a l'habitude. Ce qui est un peu plus ennuyeux, c'est la suite. Le Jour du Seigneur a acheté les mots clés prêtre et gouvernement ensemble. Ce qui fait que le lien publicitaire avec l'émission de ce jour-là apparaît si l'on cherche les deux mots ensemble. Jusque-là rien que de normal : les dominicains qui produisent l'émission ne déboursent de toute manière pas un centime si on ne clique pas sur le lien publicitaire. On notera l'invitation à répondre à la fausse question : c'est le propre des annonces Google pour une église, un parti ou une entreprise. Il faudrait donner son avis sur une question qui est de toute manière biaisée dès le départ et dans un lieu qui semble être le seul à se poser cette question. Les pubs AdWord Google de l'UMP, par exemple, étaient toutes sur le même modèle.

L'Eglise continue à utiliser les mêmes mots clés depuis un an. Soit. Ou bien personne ne suit ce que cela peut vraiment rapporter en audience et personne ne songe à couper un lien ancien (hypothèse plus que vraisemblable). Ou bien cela rapporte quand même un peu d'audience, car personne n'est sur le même créneau (c'est définitivement hors actualité). De toute manière, on est dans le domaine des gagne-petits et pas de la campagne de pub par grandes agences propres au buzz.  

Là où cela se complique vraiment, c'est lorsque l'on voit apparaître cette publicité par le biais des annonces aléatoires AdSense de Google dans des sites qui ne parlent pas de sainte Christine Boutin ou de l'Eglise catholique, etc.  Ces publicités sémantiques sont conçues pour s'afficher en fonction de certains mots clés employés dans la note d'un blogue ou dans l'article de journal ou dans le premier billet d'un forum Usenet. C'est ainsi qu'hier, j'ai vu réapparaître le prêtre barbu. Or le billet en question ne parlait pas de gouvernement, ni d'églises, mais tout simplement de la fameuse variété de pomme de terre appelée couramment Carla Bruni. Et il n'y avait pas un mot de politique dans le texte, même pas la mention du nom de Monmari. Il doit y avoir de drôles d'associations de mots et de noms dans les pubs contextuelles de Google : Carla Bruni = Sarkozy = gouvernement = prêtre et gouvernement = Christine Boutin = le Jour du Seigneur. Madonna ! Cela donne le vertige...

Quel est l'intérêt de maintenir une publicité aussi ancienne pour un pseudo-débat qui est terminé depuis longtemps - s'il a eu lieu -, je me le demande ? Parce que cela ne coûte rien ? Mais c'est idiot quand on regarde les contextes où ces publicités peuvent apparaître, ceux-ci sont souvent très éloignés de l'objet du message (ainsi un billet sur la lingustique peut faire apparaître des pubs pour dentifrice du fait du lien avec la langue).

samedi, 21 juin 2008

Dithyrambes en exergue

Depuis que M. KA, alias Alain Korkos, a déserté son blougue, la Boîte à images, il hante les chroniques et foroumes d'Arrêt sur images. Il existe dans les foroumes une catégorie de commentaires qui sont distingués pour leur utilité publique, ils sont mis en avant du fil par une astuce graphique. Deux, trois, quatre textes sont cités comme résumant l'ensemble du fil. Lisons un peu certains de ces commentaires.Cela commence seulement en janvier de cette année (les fils précédents ne sont pas du même cru) :

Les cordons de la bourse : Tous simplement excellent !
Finesse des rapprochements, clin d'oeil à la jolie Bettie Page, et surtout démonstration parfaite

Joli travail de rapprochement des images. 

La geste de Nicolas Ier : J'apprécie énormément dans vos articles, Alain, cette manière de donner de multiples clés

Un bonheur de papier : Vos chroniques sont un bonheur de culture et d'intelligence. Merci....

Le marchand de pull-overs et les Africains (encore) : D'abord dire à ALAIN mon émotion en trouvant sa chronique à l'instant . Je vais y passer un moment...

Télepolis : Merci beaucoup ! merci pour votre humour

Toi aussi, joue avec l'ANPE : j'adore :-)...

Mouvements sportifs : merci alain de nous faire cheminer dans ce bonheur qu'est la représentation du mouvement......

Duettistes à lunettes : une fin très originale... pendant toute la lecture de votre chronique, je m'attendais à une belle photo de notre cher président (désolée, la première fois que j'ai entendu le mot "ray ban", c'était à son sujet), et puis non... ou comment nous permettre de continuer ce petit jeu nous-mêmes, et nous faire croire que nous sommes aussi intelligents que vous !...

De l'aveuglement : Merci, pour cette brillante analyse. Je me suis permis de répondre, chez Embruns, à certains commentaires concernant Zucca, justement. Ce commentaire a été supprimé, ce qui, vu sa teneur ne me surprend guère:

Mater dolorosa : Enfin un media qui se pose des questions sur l'image d'Ingrid Bétancourt par les "autres medias" !

Quel plaisir de retrouver Alain Korkos sur le site dASI. L'analyse des images est toujours pertinente, savante mais sans prétention, ce qui la met à la portée de tous. ASI a su choisir un maître en la matière. Puisse l'aventure perdurer ! C'est un souffle d'air frais dans le paysage "idiot-visuel" d'aujourd'hui......

L'équilibre instable de l'artiste : Merci encore une fois, Alain pour ces images. 

Portrait d'un ambassadeur : Cher Alain (vous permettez ? sinon : "Cher monsieur - ou professeur, ou maître - Korkos), Merci mille fois pour cette chronique qui a prolongé et infiniment enrichi encore mon plaisir pris au plateau d'ASI que je regardais hier soir et dont vous fûtes ! C'est tout bonnement génial 

J'ai trouvé votre analyse géniale MAIS ... 

Israël-Palestine : Merci Alain Korkos, Génial, magnifique !

Une nouvelle Marianne : Monsieur Alain. Vos chroniques sont toujours pertinentes.

Chirac et Chupi : j'adoooore apprendre ce genre de truc, j'adoooore cette chronique toujours pointue et bien illustrée. Merci Alain, encore !

L'étrange monsieur Bertrand : Moi je la trouve géniale cette chronique! Je me demande si je ne perds pas complétement mon esprit critique?... Non...

Petit disclaimer : M. KA et ma pomme sommes légèrement en froid (ce qui ne m'empêche pas de le lire, ni de le recommander). Il ne s'agit pas dans ce cas d'un réglement de comptes - que l'on soit bien clair à ce sujet. Je sais que les chevilles de M. KA sont encore plus enflées que celles d'un pied-bot atteint de la goutte, mais son procédé n'est pas inintéressant.

Il est en effet le seul des chroniqueurs à sélectionner des débuts de commentaires ne contenant qu'un éloge sans aucune analyse ou nouveau regard (certains des textes ci-dessus contiennent un peu plus que ça, mais les hasards du nombre de signes font que la suite tombe dans le texte mis en évidence). Ensuite, il ne sélectionne pas que des éloges, cela doit représenter au plus un cinquième de l'ensemble (un quart de fils sans ces louanges, plus un éloge ou un remerciement sur trois commentaires sélectionnés ailleurs). Mais en agissant ainsi il dénonce par la citation le côté dit utilitaire de certains commentaires et les fonctionnalités du super-site d'Alain Schneidermann. Il suffit juste de prendre les commentaires qui commencent inévitablement par des compliments ou bien ceux qui contiennent juste ce qu'il faut pour son auréole personnelle. Je trouve ce choix astucieux, attendu que les gens n'iront pas lire plus loin dans les fils... Il joue avec les limites d'un système et on reconnaît bien là le M. KA qui fait sa pub tout en disant qu'il ne la fait pas, qui s'oppose au système tout en y participant, qui observe les limitations techniques et joue avec elles. 

mercredi, 18 juin 2008

Tempête dans un verre de champignac (la suite)

Un grand bandeau à la une de l'Oignon aujourd'hui : "Sainte-Ménéhould : le maire veut retrouver l'imposteur [corps 24]

Alors que parquet a opté pour un classement sans suite, Bertrand Courot se dit plus décidé que jamais à poursuivre la procédure judiciaire visant à identifier le ou les personnes qui se sont fait passer pour lui dans le seul but d'insulter une conseillère municipale sur son blog. [corps 18] " Photo couleur en sus.

Misère... Il ne suffit donc pas que les éditoriaux d'Hervé Chabaud soient écrits avec dix poncifs par phase ! Il faut aussi que les gros titres soient rédigés en charabia. Et quels gros titres, bien spectaculaires ! Une histoire ridicule digne de Clochemerle qui nécessite une demi-page d'interviouve où le maire outragé assure sans rire qu'il a pu trouver l'IP du méchant usurpateur et être sûr à 99 % de son identité, puis de donner maints indices permettant de reconnaître les personnes parmi les gens de sa commune... Cela donne des phrases comme "on ne tombe pas sur une adresse IP par hasard". Seulement, si ce maire n'a effectué aucune démarche auprès d'un FAI afin d'identifier l'ordinateur connecté ces jours-là et à ces heures-là, son IP ne lui sert pratiqement à rien, puisqu'une IP peut être partagée ou bien attribuée de manière aléatoire, et il aura beau accuser des "opposants farouches à [s]a personne", ses déclarations n'en resteront pas moins grotesques. Si encore il y avait eu usurpation du titre de sa fonction à la suite de son nom, il pourrait parler d'imposture. Et bien mieux même : c'est la blogueuse-conseillère municipale UMP qui est coupable d'avoir hébergé un commentaire signé d'un pseudonyme, c'est contre elle qu'il aurait dû porter plainte, car l'auteur du commentaire n'est que le complice en droit, et c'est elle qui a été insultée (selon elle). Il s'agit d'une affaire minable et misérable qui agite un tout petit monde rural découvrant tout à coup des mots magiques comme adresse IP. Ou de faire pression sur les administrés en évoquant un complot contre la personne du maire (un de plus ! en si peu d'années !) grâce à cet instrument diabolique qu'est Internet. Et puis de se faire encore une belle publicité en première page et sans grammaire. Mais les insinuations, les menaces, les délations, les mensonges ou demi-vérités ou les rodomontades semblent être un trait de cet arrondissement.