vendredi, 06 mars 2009
Vendredi, ou la machine à faire des citations imbéciles
Je lis le numéro de Vendredi 100 % féminin (journée de la femme oblige) et je tombe en page 15 sur un billet de Laure Leforestier (que je ne connaissais pas du tout). Le texte n'est pas piqué des vers et il épingle pas mal de travers de la blogobulle du type Wikio. Mais là où Vendredi se distingue toujours en mal, c'est dans son incapacité à citer correctement un texte issu d'un blogue ! On a ainsi droit à l'avertissement suivant : "Ce mini-guide des blogs féminins s'accompagne de morceaux choisis (en bas de page) indiqués par les "liens" en bleu dans le texte." Il aurait fallu indiquer que ces liens en bleu et souligné sont en fait des adresses de billets singuliers ou de pages particulières que l'on a choisi de ne pas délier en ôtant les attributs dans le traitement de texte (ce qui est un peu absurde dans un texte qui ne donne pas l'URL visée par le mot "touffe" ou le mot "point G"), mais qui n'a plus aucune valeur dans un texte présenté sous forme imprimée. Mais là où ils font fort à Vendredi, c'est qu'ils citent aussi des URL complètes : celles de pages d'accueil de blogues comme les 400 culs ou Jesus hate your pipi). La différence ? Dans un cas, on avait une adresse de billet (berk ! caca !) et dans l'autre une adresse de blogue (very good ! marvelous !) J'ai fait le compte : il y a dans le billet de ladite Laure 7 liens transcrits en bleu et en souligné mais sans adresse de billet (ce qui rend les liens incompréhensibles) et puis 7 liens de pages d'accueil dont on a pris soin de copier-coller l'adresse à côté du nom du blogue. Le résultat ? Un texte illisible sur papier puisque l'on ne peut pas cliquer sur les adresses en bleu et soulignées qui ne sont même pas en bas de page, contrairement à ce qui est écrit. Le pire, c'est que Vendredi ne donne pas l'adresse exacte du billet où ces liens figurent et où on pourrait se faire une idée à partir d'un clic sur un mot en bleu souligné, non... il donne juste la page d'accueil du blogue comme seule référence et alors pourquoi indiquer ces morceaux choisis qui ne figurent d'ailleurs pas en bas de page du journal ou du blogue ? Est-ce un robot qui fait office de secrétaire de rédaction ?
10:30 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, vendredi
mercredi, 25 février 2009
MЗSSДGЭ SФVIЗTIQЦЭ
LЗ PЭTIT CHДMPIGИДCIЗЙ ILLЦSTЯЗ PДSSЗ DЦ CФTЭ DЦ ЬLФC DЗ L'ЭST DЦЯДЙT LЗS VДCДИCЭS SCФLДIЯЗS ЭT IL VФЦS ЯЗTЯФЦVЭЯД DДЙS QЦЗLQЦЭS JФЦЯS SI L'IMMФИDЗ CЭЙSЦЯЗ CДPITДLISTЭ ЗT MФИDIДLISTЭ LЦI PЗЯMЭT D'ЗЙVФУЭЯ DЗS MЭSSДGЗS DЦ MФИDЭ LIЬЯЗ ДЦ MФЙDЭ ДSSЗЯVI. JЗ MЭ ЯЗPДSSЭ ИIЙФTCHКД ДVЗC GЯЗTД GДЯЬФ TФЦS LЗS SФIЯS ДFIИ DЗ FДIЯЭ LД CФMPДЯДISФЙ.
P.- S. : J'ДЦЯДI ЦИ ЭЖCЗLLЭЙT PЯФFЗSSЭЦЯ, КIM PHILЪЧ, QЦI ЗST FФЯT ЯЭCФИЙЦ ЗT QЦI M'ДPPЯЗИD TФЦT CЭ QЦЗ JЭ DФIS SДVФIЯ PФЦЯ PДЯLЗЯ ЦИ LДЙGДGЭ VЯДIMЗИT CФMMЦЙISTЭ (C'ЗST MIЭЦЖ QЦЗ JДCК LДИG PДЯLДЙT à ЯДЦL CДSTЯФ).
P.-P.-S ; PФЦЯ MЗ ЯЭPФИDЯЗ ЦTILISЭЯ CЗTTЭ ДDЯЗSSЭ (MДIS SДЙS ЦTILISЗЯ DЭ DIДCЯITIQЦЗS).
http://www.theworldofstuff.com/other/cyrillic.html
23:35 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, blog, web, générateur
lundi, 23 février 2009
Yahoo! rachète la presse en ligne
Cela a commencé avec les médias dits pure player comme AgoraVox, puis Rue89 et après Le Post, mais cela continue à enfler à présent : les journaux en ligne se précipitent pout être repris par Yahoo! News, et désormais on peut lire à la place des dépêches AFP ou Reuters des flux venus du Monde (depuis bien un mois) et de Libération. On savait que ces journaux étaient en difficulté sur la Toile et qu'ils avaient du mal à obtenir de l'audience en ligne, mais que diable vont-ils faire chez Yahoo! alors qu'ils n'ont aucune dépêche à proposer, que les textes des autres médias pure player étaient dans une nouvelle catégorie éditorial ? Cette stratégie pour ramener des lecteurs chez soi est pour le moins étrange, car on ne sait pas ce qui est payé à Yahoo! afin d'obtenir un tel affichage et on ne voit pas comment les lecteurs de Libération ou du Monde pourraient revenir si on leur propose ailleurs l'essentiel de ce qu'ils pourraient lire sur le site, ce n'est pas ainsi qu'on fidélise son public. La stratégie de présence de journaux papier sur Yahoo! News afin de contrer Google News me paraît être du meilleur modèle perdant-perdant du fait de la longueur des extraits reproduits par le flux que le lecteur ne voudra pas lire en entier.
19:01 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, web, internet
vendredi, 13 février 2009
Vendredi, ou la machine à désosser les blogues et à les vendre comme hamburgers
Voici un nouveau jeu ludique et instructif : deviner les coupes de Vendredi dans les articles qu'il cite en brève sans les rétribuer ou sans les attribuer correctement ! Quel est le passage d'Article 11 qui a sauté à la composition dans cette citation ?
Au fond, l’affaire Péan-Kouchner pourrait être seulement anecdotique.
Et la défense d’un ministre choisissant de pointer l’antisémitisme supposé de celui qui l’accuse, coupable d’avoir utilisé le mot malodorant « cosmopolitisme » et de nourrir un désagréable ressentiment envers ceux qui n’aiment pas assez le drapeau [1], cette défense-là pourrait en d’autres circonstances ne pas être fondamentale.
Mais voilà : la pratique s’est faite beaucoup trop régulière, le cas trop récurrent, pour qu’il ne soit pas évident que l’accusation d’antisémitisme est désormais devenue un procédé au service des lâches et des puissants.
1] Choses qui ne me plaisent pas plus que ça, hein. Au contraire, même. Mais ce n’est pas la question.
Ben... Je pense que c'est surtout pour répéter plus fréquemment le mot antisémitisme par de courts extraits de blogues, tous trop courts pour être rémunérés mais formant bien une sorte de revue de blogues, alors que si l'on avait discuté des arguments à propos du prétendu antisémitisme, ce leitmotiv aurait été perdu dans la composition d'une page racoleuse : on ne doit surtout pas parler dee faits qui sont mis en examen, mais de noms de personnes ou bien de généralités bien vagues. Ce sont les parenthèses et incidentes qui dérangent ? Non. C'est le fait que l'on ne peut marteler le même mot d'antisémitisme dans chaque extrait et celui-là seul était vendeur ! Il fallait que tout soit centré sur ce mot et non sur un autre débat adventice. Ainsi, on peut transformer une réflexion nuancée, avec beaucoup de circonstances et d'attendus, peut devenir une simple réaction de blogue comme on en lit beaucoup dans les réponses aux articles des journaux ordinaires en ligne. C'est excellent ! Vendredi est la meilleure machine pour montrer que le monde des blogues est celui de la caricature, du fait de ses extraits bien découpés, afin d'alimenter des débats primaires.
22:31 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : web, blog, internet, politique, journalisme, média, médias
dimanche, 01 février 2009
Ten Years After
A quoi ressemblait Google il y a plus de dix ans et qu'il n'existait qu'en version Beta, en anglais, alors que la meilleure référence de l'époque était AltaVista ? Ben à ça.
On trouve déjà la même page blanche, presque le même logo coloré mais de manière différente et plus marquée, et puis un point d'exclamation comme pour Yahoo! qui était en fait le vrai concurrent direct, mais qui fonctionnait alors sur le mode de l'annuaire. On voit aussi des fonctions qui disparaîtront, mais les doogles sont déjà en place sous le nom de stickers. Ils sont moins étudiés et ils tiennent plus du WordArt que de l'infographie, mais ils reposent alors sur des propositions de fanatiques de Google. On trouve des fonctionnalités spéciales pour les linuxiens qui ont disparu depuis, mais il y déjà la case "J'ai de la chance" pour obtenir immédiatement le meilleur résultat (apparent). Il n'existait alors qu'en anglais et n'avait pas de fonctions recherche avancée. Les opérateurs booléens (+ - = and or "") ne fonctionnaient pas, contrairement à AltaVista. Comment ce moteur a-t-il pu devenir hégémonique alors qu'il offrait moins de possibilités que les autres ? Sans doute à cause du fait que les lecteurs ne recherchent que le premier résultat, une fidélisation autour d'une marque grâce aux doogles proposés, une forme de légende autour de ses prétendus anniversaires variables selon les dates choisies.
13:22 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : google, web, internet
mercredi, 24 décembre 2008
Mon oeil

00:05 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 22 décembre 2008
Les adieux du ténor
On ne va pas pleurer sur ce faux départ à la Luis Mariano ou Tino Rossi ou Johnny ou Loïc Le Meur :
Je suis fréquemment dénigré, attaqué personnellement, et malgré tous mes efforts pour expliquer, écouter, tenir compte des avis, je sens que beaucoup de ces attaques n'ont pas pour objectif de progresser, mais de blesser.
Dire que Wikio est d'abord une entreprise commerciale et que ses classements sont plus que suspects, c'est faire preuve d'acharnement contre une personne alors que le principe même d'un classement a été visé, ainsi que la méthode fort étrange et secrète... Si Wikio pouvait s'arrêter, je ne me réjouirais pas, parce que je sais que la même sottise de classement peut renaître ailleurs et autrement, et puis Wikio continuera après ce coup de bluff, il y a trop d'argent dans la partie - surtout après avoir vendu un faux classement de blogs dits féminins pour Elle, grâce à son épouse.
22:15 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kelblog, chappaz, leftblog, politique, pub, marketing, publicité
samedi, 20 décembre 2008
Quand Vendredi se censure
Le mauvais journal Vendredi consacre une carte à 101 sources internet (blogues ou journaux participatifs en ligne), puis il en livre une description. Je retrouve là pas mal de mes lectures régulières, des personnes qui interviennent ou sont intervenues ici (Irène Delse, le Charançon libéré d'Article 11, Eric de Crise dans les médias, Jean Véronis, Narvic de Növovision, Birenbaum...) Et puis ouf ! je n'y suis pas. Mais quelque chose m'intrigue : que vient faire Nouvelle Langue française dans ce relevé qui consiste d'abord en blogues ou médias de gauche ou proche du Modem, à quelques exceptions près ? (On y trouve Authueil ou Philippe Bilger, bien classés à droite, mais pas Toreador ou Stalker qui eux font dans le genre fous furieux.)
Nouvelle Langue française, je connais un peu. C'est sur la même plateforme (Hautetfort), plus ou moins avec la même thématique que mon Champignacien. Mais c'est surtout un faux-nez d'extrême droite raciste ! Il suffit de se reporter par exemple à l'article Diversité ou Raciste de ce mois pour se faire une idée. Bien sûr, ce n'est pas aussi virulent que François Desouche (lui plus proche des identitaires), on fait dans le beau langage, avec force références anciennes et classiques, le ton évoque plus les émissions sur les belles lettres de Radio-Courtoisie ou les chroniques sur la vie des mots de Valeurs actuelles, mais c'est bien de l'extrême droite dans le fond. Cela peut paraître érudit et cela l'est souvent, de bonne compagnie, mais... Avec comme argumentaire la volonté de dénoncer une prétendue novlangue ou un politiquement correct, ce qui est une façon assez perverse de faire passer des idées rétrogrades. De manière fort gramscienne, on se sert des mots ou des noms de l'adversaire et on signe alors Arouet le jeune, on lie Renaud Camus (victime d'un mauvais procès et récupéré par la droite extrème), on se réclame de Viktor Klemperer et d'Orwell tout en attaquant constamment la gauche - voire la droite modérée - par la bande, à mots couverts.
Je cherche alors dans la double page suivante le descriptif de ce blogue et entre Nonfiction et Növovision, il n'y a strictement rien ! Je traque encore aux L pour La Nouvelle Langue française. Nib de nib ! Se sont-ils aperçus après coup à Vendredi, journal qui se veut de gauche ouverte, qu'ils allaient faire de la pub pour la droite extrème et raciste ? C'est le seul site dont le descriptif est passé à la trappe alors qu'il figure sur la page infographique précédente ! C'était un peu plus dérangeant de parler de ce blogue que de Purepeople en tout cas, cité juste pour le fun. Parce que les informations importantes et différentes de Purepeople doivent être légion (l'absence de culotte de Britney, la présence de culotte de Paris, Lindsay et sa nouvelle cure de désintoxication ou sa petite amie)...
Ce qui m'amuse toujours dans ce mauvais journal, c'est de voir aussi comment la littérature, l'image sont maltraitées et méprisées : rien ou presque alors que des débats existent à partir de textes ou de photos. Le Tiers-Livre ou Poezibao ou Actualité de la recherche en histoire visuelle ou Lunettes rouges ne sont pas présents alors que ce sont aussi des blogues qui permettent de réfléchir sur le présent (mais peut-être a-t-on envoyé sur les roses les pigistes de ce journal foutraque). Cette cartographie donne la part belle à la politique politicienne, bistrotière ou au buzz que l'on qualifie ensuite d'actualité.
Addendum : Eric écrit que la règle tacite veut que les blogueurs ne disent jamais de mal des autres blogueurs. Or je viens de le faire sans aucun lien pour ne pas faire de publicité et ne pas améliorer le référencement. Mais enfin, on peut écrire tout le mal que l'on pense des autres tant que ce n'est pas saisi par les moteurs de recherche utilisés par l'adversaire. Sa thèse est un peu simpliste à dessein, c'est juste un piège à commentaires de naïfs.
11:08 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vendredi, blog, internet, politique
vendredi, 28 novembre 2008
Le Monde, ou le calibrage des chroniques d'abonnés
Tiens donc ? Qu'est-ce que cela cacherait ?
On me signale à nouveau que je ne peux pas publier parce que la "chronique" est encore trop courte. Comme je ne suis pas Bernard Henry-Lévy ni Christine Angot, je ne peux gloser sur mon expérience humanitaire (Bernard) ni prendre la posture du "philosophe" (c'est poutant facile depuis que Sartre, Camus, Lacan et Deleuze ont disparu !) ni contempler la vanité de mon nombril (Christine) : alors, qu'écrire ? Je n'ai absolument rien à dire ! Faisons une autre tentative... On m'informe que le texte est suffisamment long et cela a marché : les miracles existent, avec ou sans mère Térésa.
Comme Le Post refuse les commentaires trop longs, son demi-père le Monde refuserait des chroniques d'abonnés trop courtes - chroniques non bloguesques qui se retrouvent en Une de l'édition ouaibe afin de récompenser ces créateurs de contenu bénévoles qui remplacent si bien les journalistes. C'est un peu étrange ce formatage du discours. Alors qu'un aphorisme ou un slogan pourrait contenir plus de vérité et de sens qu'une longue dissertation. Ou qu'un discours argumenté et étoffé ne saurait être aussi efficace qu'une réaction en deux ou trois insultes. Comme il est étrange de voir une seule société (Le Monde.fr) mettre en avant des impératifs techniques afin d'obtenir un contenu qui convienne au format voulu. Ici, un texte de moins de 250 ou 500 signes est refusé. Moi, je m'imaginais que la Toile était le lieu où l'on ne comptait pas l'espace, une ligne ou une minute valant autant qu'un roman-fleuve. Ce sont les mauvaises vieilles habitudes du journalisme traditionnel qui reviennent par la bande.
20:44 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, internet, web
mercredi, 26 novembre 2008
Le classement des blogues de filles arrive
Voilà qui traduit une belle idée des blogueuses :
Le 8 décembre prochain, ELLE dévoilera le premier classement des blogs de femmes. Vous découvrirez alors la lauréate et les 20 premières classées de chacune de nos huit catégories (Mode, Beauté, Chroniqueuses, Dessinatrices, Cuisine, Créations, Mamans/bébés, Sexe-love).
Le terme créations doit couvrir je pense les loisirs créatifs (du type scrapbooking, point de croix). Nous noterons que la partie un peu intellectuelle, littéraire ou politique pourra être habilement comprise dans les chroniqueuses - ce qui promet un joyeux désordre comme dans les divers. Et je présume qu'en fait on aura surtout des blogues de filles à la Bridget Jones. En fait, ce classement est fait en fonction des attentes présupposées des lectrices de Elle. Cela correspondra plus à la politique commerciale de ce magazine féminin qu'à un état de la blogosphère écrite aussi par les femmes qui ne se situent pas toutes d'abord comme femmes.
On pourrait imaginer un classement parallèle des blogues d'hommes aussi caricatural : bricolage, chasse-pêche, voitures, vins et bières, sports, high-tech, photos de charme...
17:00 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, féminisme
samedi, 22 novembre 2008
Des messages cachés
C'est un peu étrange, mais sur Flickr apparaissent des infobulles fugitives durant l'affichage de la page d'accueil ou de la dernière activité (parfois longue à charger du fait du nombre de photos) qui indiquent "Liberté d'expression". Cela reste deux trois secondes et puis on ne retrouve plus le même message ailleurs. Je me demande si Flickr a choisi de militer contre les multiples lois qui se font en faveur d'un état de plus en plus policier ou bien si c'est une autopublicité de manière allusive. Mais ce genre de messages qui passe quasiment inaperçus la plupart du temps me pose un problème.
16:26 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : flickr, publicité, web, internet
mercredi, 19 novembre 2008
Bafouer quelques mots
J’ai immédiatement cherché à appeler l’Editeur. Je suis tombé sur une messagerie. J’ai bafoué quelques mots.
Bafouer quelques mots, cela peut s'admettre si l'on a une veine rimbaldienne (Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée.), surréaliste ou pataphysique... Mais je ne crois pas que ce soit exactement le terme que voulait employer le jeune écrivain Matthieux, qui signe ailleurs du pseudo bien plus connu Matoo, parce qu'il commet pas mal d'erreurs de français par inattention. En tout cas, le projet, sa réalisation et son récit rempli de tribulations avec les éditeurs sont rigolos.
17:02 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : langue française, littérature, web, blog, internet
mercredi, 05 novembre 2008
Un chiffre rond, cela se fête ?
En consultant mes statistiques, je me suis aperçu que le 20000e commentaire avait été publié par michèle (sans cap) le 29 octobre dans le fil Psammobies. Pour la 5000e note, ce ne sera pas cette année car j'ai réduit ma voilure, mais peut-être au début de l'an prochain. Ces chiffres ne veulent strictement rien dire puisque j'ai rapatrié ici des notes et des commentaires (pas tous) de l'ancien blogue, mais cela fait bien d'afficher des nombres ronds afin de gonfler sa poitrine et ses muscles. Moi, cela me fait juste plaisir qu'il y ait des gens pour rebondir sur mes propos plus ou moins sensés. Donc, merci michèle et tous ceux qui ont répondu avant et après. Et puis... quand je vois mon blogue, je le trouve tout petit à côté de ceux qui ont déjà dépassé le million de commentaires, mais il n'a pas besoin de dépasser des sommets insurmontables.
18:39 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet
vendredi, 24 octobre 2008
Le Labarde dans le texte
J'étais déjà habitué aux interventions ineptes, grotesques et creuses de Philippe Labarde lorsqu'il était le pseudo-médiateur de France-Inter, mais dans Vendredi, il n'hésite pas à poser les questions qui dérangent le plus afin de battre le record d'enfonçage de portes ouvertes, comme à son accoutumée :
Un papier de Jean-Michel Aphatie en tête de la page 2 pour traiter de l'affaire Bertrand, et ce, dans Vendredi, qui effectue une sélection hebdomadaire d'informations publiées sur le Net, voilà qui demande explication.
Parce que Aphatie serait un petit blogueur publié sur une plateforme archi-confidentielle et n'aurait aucune notoriété par ailleurs ?
En l'occurrence, plus que l'intervieweur vedette de RTL,
Aaaah boooon ! Je ne savais pas.
c'est le blogueur qui nous a intéressés.
Parce qu'Aphatie tient un blogue ? Il y répond aux questions et aux commentaires ? C'est nouveau et intéressant.
Dans ce texte, Aphatie, entre autres choses,
Slurp !
a l'immense mérite
Slurp !
de faire de cette affaire un historique qui met en évidence le rôle qu'ont joué le Point et le directeur de la rédaction, Franz-Olivier Giesbert.
Non ! Pas possible ! Il aurait donc été le premier et le seul à le constater et à le dire... C'est fou !
Démarche inusitée
Tiens donc ? Pourquoi ?
qui, à elle seule, de notre point de vue, valait citation.
Ou parce que les droits ont été refusés ailleurs.
De là, à conclure, comme seraient tentés de le faire des mal-intentionnés,
Oh ! je ne veux surtout pas faire pas partie des mal-intentionnnés et donc je vais m'excuser par avance de ce que je n'ai pas encore écrit au sujet de Vendredi.
que le blogueur Aphatie
Aphatie serait un blogueur ?
se sent plus libre que le journaliste de RTL,
Aphatie serait un journaliste ?
il y a un pas que nous ne franchirons évidemment pas.
Ouf ! La morale est sauve.
18:48 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, journalisme, presse, média, médias
vendredi, 17 octobre 2008
Vendredi : juste un nouveau mauvais journal de plus
Tous les initiés, ceux qui avaient eu droit au numéro zéro ou qui prétendaient connaître les membres de l'équipe, nous l'assuraient : Vendredi serait un excellent journal représentatif de la blogobulle pour ceux qui n'ont pas accès à la Toile. Tous rêvaient de voir leur nombril flatté... On allait voir ce que l'on allait voir. Mais las ! C'est juste un journal mal fichu qui ne sait pas citer ses sources ou qui les prend mal. Cela commence dès la une que l'on voit en kiosque : "L'image" vient d'où ? Et le texte ? D'un site, d'un blogue, d'une capture d'écran propre ? On ne sait. Aucune des autres illustrations, par exemple, n'est créditée ou sourcée : on ne voit pas la mention des dessinateurs, pas plus que des auteurs de rédactionnel. C'est censé être sur la Toile ce dessin ou pas, cette photo en regard d'un billet d'Agnès Maillard ou pas (et ceux qui lisent le Monolecte douteront du mauvais goût de l'illustration, car le Monolecte se définit par son manque d'images notoire). Pourtant, il doit y avoir des images d'agence qui peuvent demander des droits, même si on fait une simple copie écran comme pour le Video Buzz ou Canal Web avec deux rubriques redondantes. Cela semble être la nouvelle manière d'enfreindre le droit de la presse.
Passons très rapidement sur des idées idiotes comme "le troll a cogné" pour "le plus méchant billet de la blogosphère". Cela fait longtemps qu'Attali est la tête de turc de tout le monde et qualifier ses idées de stupides n'est en rien méchant, tout juste indulgent. D'ailleurs, c'est se tromper du tout au tout en qualifiant un trolleur de méchant : le trolleur est en l'occurrence Attali lui-même qui énonce des projets insensés afin de faire réagir les autres, pas celui qui l'assassine, un peu moins bien que d'autres. Mais le mot troll est déjà si mal compris dans la blogobulle.
On y voit des recopiages intégraux de billets avec mention du nom de l'auteur comme Dadouche chez Eolas et puis d'autres où on résume des propos échangés en fait dans des commentaires. Mais ce qui m'époustoufle le plus, c'est l'absence totale d'URL complète ou de mention de date ou de titre de billet. Oui, je sais cela serait plus long, mais cela ferait un peu plus sérieux. On renvoie juste à la page d'accueil, et cela se complique quand on cite Backchich et encore plus Le Post pour Birenbaum sans citer sa page personnelle sur ce nouveau support ! Il ne suffit pas de marquer "source " pour que ce soit une source. On attend d'autres précisions, comme pour la presse écrite ou audiovisuelle qui dit que tel propos se trouve à telle page, a été dit tel jour à telle heure. Mais le comble du grotesque est atteint pour les sources d'une enquête au sujet des éoliennes dans la blogobulle : cela donne enviro2b. com/actu/resultRecherche.html. Il doit y avoir une organisation par cadres qui empêche une adresse plus précise de la page, mais alors pourquoi ne pas renvoyer à la page d'accueil comme dans les autres cas ?
Ah ! et je passe aussi sur l'inévitable classsement débile concocté par des algorithmes tenus aussi secrets par la Netscouade que par Wikio. Chaque blogueur voudrait s'y voir comme dans les listes des entrées de Première ou des meilleures ventes de l'Express.
Ce n'est plus le Mix de l'Info, c'est son funerarium. Brûlée, décomposée en petites poussières, dispersée.
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vendredi, 05 septembre 2008
Des changements de noms d'URL
Une des spéficités du Post, c'est de recycler indéfiniment ses billets avec d'autres titres pour faire croire qu'il y a toujours du nouveau. Un exemple : le billet "Faut-il chercher un nom au père de l'enfant de Rachida Dati" avait comme adresse internet avant : http://www.lepost.fr/article/2008/09/04/1257996_rachida-dati-doit-dire-qui-est-le-pere-s-il-y-a-un-conflit-d-interet.html
Ces petits traficotages peuvent concerner aussi des blogueurs bien installés comme Guy Birenbaum qui a vu hier un de ses billets (sur la grossese d'une ministre) se transformer en article de la rédaction par l'adjonction de quelques paragraphes et liens (avec anciens commentaires à Birenbaum inclus dans la suite de l'article de la rédaction !) avant d'être de nouveau réintégré comme un billet de Birenbaum parce qu'il a sans doute râlé.
Personne n'y voit rien ! Donc tout est permis... On peut manipuler tous les textes que l'on veut pourvu que l'on soit toujours sur le fil de l'actu ! Mais moi, je vois plus que de gros problèmes avec une telle logique. Et cela pose une question sur la manière d'écrire un journal sur la Toile : est-ce que l'on peut tripatouiller indéfiniment les écrits selon les minutes ? Faire des corrections, c'est nécessaire, mais il faut aussi le dire, voler le texte d'un invité pour le faire sien, cela pose plus de problèmes. Et je m'interroge toujours sur la place réelle de Birenbaum dans cette rédaction totalement foutraque qui fait juste de l'audience pour l'audience.
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Ontologie de Jean-Michel Aphatie
Encore un journaliste-blogueur qui décroche, et pas n'importe lequel !
Toute la journée, j'ai évité de venir voir les messages. Je suis un peu triste d'avoir déserté ainsi. J'écris, ce soir, en me disant que je reviendrais (sic*), épisodiquement. Je sais bien, pourtant, que l'exercice n'a de sens que s'il est régulier. L'épisodique, ça n'existe pas.
Plus je lis les billets d'Aphatie, plus je me dis que cet homme a de la semoule à la place de la cervelle lorsqu'il parle de son blogue (et je ne parle pas du journaliste dont je pensais déjà pis que pendre lorsqu'il égrenait ses complaintes poujadistes sur une radio de service public).
1) Il n'échange jamais avec ses lecteurs ou commentateurs, mais seulement avec ses pairs qui tiennent aussi leurs blogues de journalistes. Le reste, c'est du répondeur téléphonique un peu amélioré à la sauce techno.
2) Il dit qu'il n'a pas voulu voir les commentaires, mais cela fait des mois qu'il aurait dû regarder le nombre d'idioties qui sont déversées sous chacun de ses billets et qui ne sont jamais modérées ou alors par un Indien ou un Malgache sous-payé ayant fait du français seconde langue au lycée et ne comprenant pas le centième des allusions à la politique française, mais réagissant par mots clés.
3) Il a une singulière idée de ce que devrait être un billet de blogue : il faut en pondre régulièrement et sur le même calibre que les oeufs précédents. Alors qu'un billet peut être jetable dans l'heure ou la journée, ou bien valoir un peu plus et être donné comme une référence bien des mois plus tard comme pourrait l'être un article de fond, un livre, un entretien approfondi. D'où vient cette idée qu'un blogue devrait être formaté ?
4) Elle n'existe que parce qu'Aphatie s'imagine qu'il lui faut être présent jour par jour, comme à l'antenne ! Un petit billet chaque jour et tout est bien casé.
5) Ecrire de manière épisodique sur la Toile, c'est ne plus y exister. La belle logique... On admire alors certains billets de blogueurs rares qui survivent et sont encore cités. Parce qu'il faut exister à tout prix ? Mais cela veut dire quoi exister et surtout pour quoi faire ou dire ? Participer encore à un brouhaha comme celui de blogues mal tenus ? Peut-on être dépassé et démoralisé par le bruit nuisible que l'on engendre à chaque nouveau billet ?
Où est l'existence de Jean-Michel Aphatie ?
* Aphatie et l'orthographe, ce sont des amours contrariées.
15:22 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, radio, web
jeudi, 04 septembre 2008
Défense de commenter
L'inestimable Jean-Dominique Merchet nous annonce qu'il ferme désormais les commentaires de son blogue :
Affligé par la vacuité, la bêtise ou la méchanceté de trop de commentaires sur mon blog, j'ai décidé de supprimer jusqu'à nouvel ordre la possibilité d'en poster, à la suite de chacun de mes articles.
On pourrait croire à la suite de cela qu'il s'agit de la fermeture aussi des commentaires de ses propres articles dans Libération, mais pas du tout ! Les commentaires peuvent continuer à cet endroit-ci. Et ils sont autrement tendancieux et pervers que ceux qui ont été publiés dans son blogue. Mais ils sont modérés non par lui, mais par une société extérieure qui voit ce qu'elle veut bien voir et qui ne voit pas grand-chose. Quand on lit les idioties répétées à la chaîne tous les dix messages dans les forums des journaux, on peut se demander d'où vient ce soudain accès de vertu. Surtout lorsque le journaliste laisse passer des commentaires sous son nom parce qu'ils sont sous-traités à une autre entreprise.
L'ineffable Jean-Dominique Merchet affirme ensuite :
Ce blog n'a jamais eu vocation à devenir un forum et je confesse mon scepticisme quant à l'idée de démocratie participative...
Mais alors pourquoi ouvrir un blogue puisque c'est la base même de la démocratie participative ? Et en quoi un forum serait-il différent d'un blogue puisqu'il existe un espace de discussion en dessous des billets ou articles de journaux, de blogues, de forums ? Dire que le forum serait une condition inférieure de la discussion publique me semble plus que déplorable et regrettable : c'est une erreur d'appréciation qui laisserait pantois bien des Romains de l'Antiquité. On a compris, il y a plus sale et plus bête que le blogue, c'est le forum où tout un chacun peut s'exprimer, mais Jean-Dominique Merchet se garde de modérer les forums qu'il ouvre par chacun de ses articles dans Libération. Ce n'est pas lui le responsable alors...
La question se pose : comment en vient-on à écrire de pareilles âneries ?
La réponse se trouve d'abord dans la situation d'énonciation. Jean-Dominique Merchet parle de questions de défense, ce qui attire un public de fana-mili (anciens, familles, voisins et caniches). Il ante-modère les contributions au début, puis au début de l'été décide de ne plus le faire alors qu'il voit fort bien que cela part dans tous les sens et que chacun y va de ses tripes à soi. Il n'avait pas le temps de tout modérer, vérifier et de se poser des questions sur les commentaires. Il n'a jamais d'ailleurs pris le temps de répondre aux commentaires dans le fil pour au moins dire qu'il allait répondre ou compléter dans un nouveau billet. Son blogue était donc en roue libre, d'autant plus qu'il écrivait beaucoup de brèves, apportait beaucoup d'informations nouvelles qui auraient pu faire juste des brèves. Il voulait fournir un complément, mais il s'est heurté à la réalité de son sujet : l'armée.
Parce que l'armée est une cocotte-minute. Totalement fermée, hermétique et sous pression. Il est normal que cela explose à un moment, puisque ses espaces de parole sont limités. Je n'ai pas vu beaucoup de commentaires bêtes et méchants chez l'innénarrable Jean-Dominique Merchet. Pas beaucoup d'antimilitaristes forcenés, d'islamistes enragés, de gauchistes invétérés. Cela commençait presque toujours ainsi : "Silence !" ou "Je demande à tout le monde de garder son calme" (et cela dès le début des fils alors que personne n'avait dérapé). Puis cela se concluait par "Honneur à", "Respect à", "Souvenons de", "Gloire et mérite à", "Hommage à", ad libitum. Ses commentateurs étaient tous au garde-à-vous en début et fin de commentaire ! Tous militaires ou apparentés. O rangs fix !
Le problème, très particulier, c'est qu'il n'est pas aisé de donner la parole aux bidasses puisqu'ils ne l'ont jamais eue et que le nombre de forums militaires est limité sur la Toile. Ils vous font d'abord des tartines sur leur parcours afin de définir leur autorité sur un sujet alors qu'il s'agit souvent d'une question de réflexion. Chacun se croit obligé de montrer par son passé glorieux qu'il est fort pertinent et puis quand on lit la suite, c'est patatras et fouilli. Ils évoquent leurs expériences d'opex ou de manoeuvres et ensuite les noms d'armes pour montrer qu'ils savent les nommer. Ils se croient obligés à chaque fois de dire pourquoi et à quel titre ils écrivent et répondent. C'est extrêmement chiant et je pèse mes mots. En outre, ils ne se comprennent même pas entre eux et ils voient tout de suite un gauchiste dans les propos de celui qui n'a pas servi dans la même unité ou qui n'a pas été incorporé la même année. On voit ainsi des militaires qui se flinguent entre eux (perspective fort réjouissante pour tous les gauchistes absents des échanges de ce blogue et n'ayant pas pu envoyer de textes bêtes et méchants). On est dans l'ennemi imaginaire une fois de plus. Juste de la logomachie.
Une autre question arrive : pourquoi fermer les commentaires sur un blogue et les laisser ouverts pour le journal ? La réponse est là :
Les commentaires où la vulgarité le disputait à l'insulte contribuaient à dégrader la qualité de ce blog consacré à l'information. Ils ne me ressemblent pas et je n'ai pas à les supporter.
Ben... les commentaires au bas des articles de Libération, cela ne dérange donc pas l'irréductible Jean-Dominique Merchet ? Parce que l'on peut y trouver pire. Mais ce n'est pas estampillé comme le blogue de Jean-Dominique Merchet. Cela pose la question de la limite entre le privé et le public : cela dérange JDM parce qu'il croit que son blogue est un espace personnel à protéger, mais que voit-il pour ses articles publiés dans le journal ? Comment réagit-il alors ?
18:22 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, media, médias, défense, politique, web
dimanche, 31 août 2008
Pourquoi boycotter le Blog Day ?
Aujourd'hui, c'est le Blog Day 2008, mais pourquoi le 31 août ? Parce que les chiffres 31 08 ressemblent au mot blog en style SMS ou h4cK3r2.
Exemple avec le logo officiel :

Les règles sont simples.
- Trouver cinq blogues intéressants (certains rajoutent des blogues dont on n'a jamais parlé avant, qui ne sont pas dans la blogoliste ou qui sont éloignés de son univers).
- Informer les cinq blogueurs qu’on les cite pour le Blog Day. (Certains demandent que ces blogueurs soient contraints aussi de citer cinq autres blogues et de leur refiler le bâton merdeux.)
- Ecrire une petite description de chaque blog en placant également un lien vers ces blogs.
- Publier le 31 août.
- Ajouter un lien vers le site officiel du Blog Day et un lien vers Technoratatouille avec l'étiquette (tag) BlogDay2008.
On le voit, le Blog Day n'est rien d'autre qu'une chaîne en temps limité, mais surtout une chaîne vers un site précis qui utilise un outil précis. Or ce site utilise l'occasion du Blog Day afin d'augmenter son score en Technorature, mais surtout il appartient à quelqu'un qui possède d'autres sites plus commerciaux comme on peut le lire ici. Ce n'est pas sans rappeler la stratégie publicitaire de Wikio ou de Loïc Le Meur qui comptent sur les autres pour leur promotion.
J'ai participé à un seul Blog Day à mes débuts en blogage, en 2005. Je débarquais à peine chez Hautetfort et j'ai répondu à une invitation qui m'amusait et qui ne venait pas de mauvaise part. Je n'avais pas alors mesuré pleinement l'enjeu des chaînes, des classements, des référencements, des liens, des nombres de visites et de pages vues comme arguments. Or un lien peut se donner en dehors de ces prétendus événements festifs ou ludiques, pour un contenu précis, en dehors de la recherche d'un nouveau réseau. Il me semble que le Blog Day cumule beaucoup de défauts - en dehors de son origine purement mercantile. Il ajoute à l'Homo Festivus de Philippe Muray l'Homo Ligatus qui doit se créer à tout prix plein d'amis (afin d'avoir plein de liens, plein de commentaires, plein de citations, plein de gens dans sa blogoliste), le tout afin d'être plus valorisé socialement ou du moins à ses propres yeux. Cette course au plus grand réseau est une chose odieuse et une illusion dangereuse. C'est également une dénaturation de l'échange lors des discussions, puisque le but de l'échange est devenu celui d'obtenir des liens afin d'être plus forts et pas plus intelligents (comme dans Koh-Lanta).
16:48 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, technorati
jeudi, 28 août 2008
Le blogue du jour est...
Ironie du sort : ce mois-ci, je demande à ne plus être référencé dans le faux annuaire Wikio pour ne plus jouer dans une compétition absurde, et puis voilà que mon petit carnet se trouve être le blogue du jour. Heureusement, ce n'est que pour aujourd'hui, il y en aura d'autres demain et les autres jours.
17:34 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, technorati
mardi, 19 août 2008
Quand le commentaire devient le sujet des commentaires
Voilà un étrange article de Libération, entièrement consacré aux commentaires dithyrambiques laissés par les Fatals Flatteurs à la suite d'une tribune d'Alain Minc. Sous la sélection de commentaires, on trouve alors d'autres commentaires de lecteurs qui ne comprennent pas tous la plaisanterie. Ce genre d'article rédigé à l'aide des propos laissés par les internautes sur les forums d'un journal commence à se répandre, cela donne l'avis des Mariannautes chez Marianne (une sorte de revue de la semaine assez synthétique), l'onglet Témoignages au Monde (plus thématiques), et les recyclages quotidiens d'interventions de posteurs par les journalistes du Post.fr qui excellent en copier-coller. Mais ici nous avons une mise en abîme un peu déroutante, puisque le sujet des nouveaux commentaires, c'est le style des anciens commentaires - et leur but. Pour une fois, les textes déposés à la suite d'un article de Libération auront été lus par la rédaction - mais je vois mal Alain Minc y répondre (Franz-Olivier Giesbert s'était faché quand il avait été la victime du même type de plaisanterie sur son blogue...)
09:01 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, web, internet
dimanche, 17 août 2008
Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (4)
Je pensais écourter la série de billets contre Wikio et puis, tout compte fait, ce que j'avais plus ou moins prévu se réalise : on retrouve l'inévitable et régulier billet de défense de Wikio chez... nos grands copains les Leftblogueurs ! Ce type d'article est en passe de devenir un classique du genre : "Non, non ! je n'ai pas touché au bocal de confiture !" Il y en a comme ça une demi-douzaine tous les mois afin de déclarer que tous ceux qui parlent de triche ne sont que d'affreux menteurs et que c'est pas du tout vrai : la preuve on progresse dans Wikio, ce qui montre l'objectivité et le sérieux de ce classement (le raisonnement circulaire est une figure de style constante dans les Left-Blogs).
Manoeuvres de couloir, strapontins qui claquent
Le soupçon de truquage des résultats de Wikio par les Leftblogueurs ou leur sphère est tel qu'ils se sont transformés en groupe de pression pour la défense de Wikio et qu'ils s'empressent de dénoncer les « connards, abrutis, crétins, tapettes, trous du cul, etc. » (c'est le registre habituel de certains membres du groupe) qui osent sortir du classement ou même juste émettre des réserves sur celui-ci. Le billet en question ne me cite pas, tout comme il ne parle pas de Narvic, et c'est sans importance : nous étions de toute manière nettement moins bien classés que Versac ou Embruns, il est donc inutile de faire de la pub même négative pour des blogues que l'on ne pourra qualifier de divas ou de stars ayant ensuite des caprices. Il y a un type d'argument qui ne peut porter ici, celui qui consisterait à dire "il a bien utilisé Wikio et maintenant, il crache dessus". Il est particulièrement amusant de voir des blogues dits de gauche se mettre aussi aisément au service d'une entreprise commerciale privée qui monnayera ensuite leurs contenus bénévoles. Mais sans Wikio la plupart ne pourraient pas se qualifier de gros blogues ou de blogues influents alors que leur trafic n'augmente pas et reste dans les mêmes eaux que des blogues moins bien classés : l'astuce a été de se servir du classement dans la catégorie distincte Politique pour se faire remarquer, puis pour progresser ensuite dans le classement général, car le classement en Divers donnait des chiffres bien moins élevés et que le classement en High-Tech était monopolisé par des guiques, et pourtant... quand on y regarde, il n'y a pas souvent de la politique dans ces fameux blogues politiques (on y parle aussi des liens que l'on se fait entre copains, des anniversaires des uns et des autres, et surtout, surtout de son classement Wikio). On peut mieux se valoriser en disant que l'on est dans les cent premiers de Wikio sans préciser qu'il s'agit du classement politique et non général, mais on pourra faire valoir le classement général ensuite quand on sera mieux placé.
Des sélections et des notations pour le moins obscures
Comme la secte croit en Wikio, on y pousse le vice jusqu'à afficher le bouton « Votez pour cet article sur Wikio » alors que ce genre de vote permettant une plus grande visibilité en page d'accueil repose sur une bonne part de copinage vu le faible nombre de votes. En fait, Wikio compte sur les blogueurs pour faire sa propre publicité grâce à ce petit bouton. Wikio se réserve le droit de choisir des billets dans les flux. Les blogueurs peuvent proposer leurs billets au vote. Des internautes peuvent aussi suggérer la mise en avant d'un billet. Rien ne distingue ces trois formes de sélection. Tous ces billets sont alors notés, les billets ayant la meilleure cotation sont mieux placés en page d'accueil, mais on ne sait pourquoi tel billet est retenu et tel non. La notation cache l'absence de transparence dans les choix éditoriaux, on a l'impression que ce sont les internautes eux-mêmes qui construisent le flux d'information alors que le nombre de votants est fort réduit (mais il en va de même pour les sites participatifs à notation comme AgoraVox ou Rue89 ou Le Post) et qu'il est possible à un petit groupe de prendre en apparence le pouvoir. Cela flatte son ego, mais quand Wikio passera à un vrai modèle marchand - car c'est son seul avenir, vu le passé du fondateur de Kelkoo - il sera difficile de le présenter encore comme une forme de service public ou collaboratif.
10:03 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, wikio
vendredi, 15 août 2008
Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (3)
Pousse-toi de là que je m'y mette : la dure loi de la concurrence
Selon Wikio, seuls les billets liés sont pris en compte dans le classement, un seul billet est comptabilisé par mois, et ce durant une période de 120 jours. Cela m'étonne un peu, car je trouve un blogue totalement inactif (seul le dernier billet de départ est lisible) depuis le 10 avril à la 21622e place alors qu'il devrait être sorti du classement, et pourtant Wikio l'affiche comme en progression ! Je fais aussi le compte des billets du Champignacien qui ont été liés : on arrive à 43 sur cinq mois en cherchant dans Technorati (j'ai éliminé les blogolistes). Dans ce nombre, il y a une demi-douzaine de liens venus respectivement d'Irène ou d'Olivier qui doivent être divisés par deux, on doit encore éliminer trois ou quatre liens non recensés par Wikio comme Acrimed ou Rezo (cela date de ma série de billets sur Le Post.fr que j'ai écourtée vu les débordements possibles). On arrive donc à environ 35 liens comme base de notation ! On voit quelle est la valeur de ce type d'échantillon. Dans le lot, il n'y a que deux blogues mieux classés : Embruns (sorti depuis du Top-Ten) et Crise dans les médias. En fait, c'est par ces deux citations que j'ai pu passer de la 700e place à environ entre 300 et 400 et si j'avais obtenu encore deux ou trois autres liens de blogues mieux classés, j'étais dans le Top-100. Mais cela suppose de ne plus fréquenter que les blogueurs vedettes afin de se faire reconnaître et accepter par eux comme un des leurs, en attendant de les éliminer (moi, cela ne me dit pas trop de vouloir me faire remarquer chez Jean-Marc Morandini).
Un système pyramidal
Sur quelle base peut-on faire la différence entre le blogue X qui occupe la 17999e place et le blogue Y la 18000e avec aussi peu de liens ? Ce constat ne couvre qu'une partie de l'opacité du système Wikio. En fait, il faut un premier, puis un deuxième, etc. Chaque place gagnée est une place obtenue par la sortie d'un blogue ou par sa rétrogradation. Il ne peut y avoir des centaines de 1000e, par exemple. Cette logique du classement est perverse, car elle introduit de la concurrence là où il devrait y avoir dialogue, partage et échange comme le rappelle Narvic. Cela introduit un doute sur la nature des liens faits ou non faits : chacun des liens serait susceptible de répondre à une stratégie de visibilité et non à une volonté de donner ses sources ou d'inciter à lire quelqu'un d'intéressant pour un propos. Le classement par liens fait que le blogueur lambda aura tendance à lier ou à commenter les blogues les mieux cotés (ce que l'on nommait lemeurisation il y a deux ou trois ans) afin d'obtenir en échange un lien qui le propulsera un peu plus haut dans la hiérarchie, sans toutefois parvenir au niveau du blogue mieux coté puisque les autres liens vers lui ne seront pas aussi pertinents. Nous avons affaire à une forme d'organisation à la AmWay où chaque blogueur se sert des blogues moins reconnus afin de progresser ou de se maintenir dans le classement, alors que les liens devraient porter sur le contenu des billets. Cela existait déjà avant Wikio, lorsque Loïc Le Meur imposait Technorati comme le seul véritable instrument de mesure. Cette sorte de vassalisation ou de clientélisme est un second effet pervers des classements : elle induit soit une absence totale de critique par peur de déplaire, soit des polémiques artificielles afin de retenir l'attention.
Passe-moi la rhubarbe, je te donne le séné
Voyant qu'il était difficile de percer dans le classement Wikio, un certain nombre de blogueurs (nommons-les, les Left-blogueurs et leurs affidés) ont entrepris de se lier systématiquement entre eux au moindre prétexte – parfois même pour dire qu'ils ne se lient pas ou qu'ils ont oublié de se lier. La publication des résultats du classement Wikio chaque début de mois est une grande occasion pour relancer ces liens incestueux et endogamiques (le pléonasme est alors de circonstance). Les Leftblogueurs qui se font sans arrêt la courte-échelle, d'autant plus qu'ils ont souvent à leur nom deux, trois, quatre, voire plus de blogues associés (Echangeons mon avis, ma face cachée, mes coulisses, et ainsi de suite) où ils ne manquent pas de lier leur blogue principal et réciproquement. La progression du groupe est lente, mais régulière. On avance mieux à plusieurs, puisque la cote de l'un renforce la cote de l'autre, et inversement. Cette troisième forme de perversion existait aussi avant Wikio sous le principe : « je t'ai lié, donc tu dois me lier » ou « merci de m'avoir lié, je vais te lier en échange ». Disons juste que c'est organisé de manière collective, à la façon d'une secte (je ne vais pas me faire des amis à gauche). Si c'était pour rigoler, ce serait réussi, mais c'est sérieux ! Ben... je ne voyais pas la rénovation de la gauche par la célébration du marquetingue le plus agressif et le plus coercitif et surtout par des billets très violents et vulgaires.
11:42 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, wikio
jeudi, 14 août 2008
Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (2)
Pourquoi ai-je demandé à ne plus être référencé par Wikio ?
Mes arguments ne sont pas les mêmes que ceux de Fred Cavazza ou de Laurent Gloaguen d'Embruns qui entendent ne plus recevoir un lectorat venu de cet annuaire – lectorat qu'ils estiment parasitaires par rapport à celui qui les lit directement, sans passer par cet annuaire. Mes idées sont plus proches de celles de Narvic de Novövision et elles portent surtout sur le principe d'un classement (j'ai un peu abordé le problème du statut des billets, que Narvic avait aussi traité).
Du tableau d'honneur et de la distribution des prix au classement Wikio
On peut s'amuser à établir des listes personnelles de blogueurs que l'on juge subjectivement influents pour soi, on peut jouer aux palmarès – tant que cela reste un jeu. Il y a des blogues que j'estime qui ne sont pas dans ma blogoliste, mais j'aurais du mal à dire si par exemple Samantdi ou Ada valent mieux l'une que l'autre. Les idées de classement, de hiérarchie et de notation me sortent par les narines : je suis enseignant et je déteste noter (corriger, évaluer des situations ou des discours, remédier, cela va, mais noter par le chiffre ou la lettre relève de l'imposture sociale). C'est encore pire lorsque l'on prétend assigner une place à chacun, selon le vieux principe des remises de prix qui fleurent bon le XIXe s. poussiéreux, avec juste une touche de modernité par la technique. Cependant, Wikio est de plus en plus pris au sérieux par des blogueurs qui s'imaginent que ce classement des blogues les plus liés serait une mesure vraiment scientifique et objective. On avait observé la même illustion il y a trois ans lorsqu'il fallait établir une liste des blogues les plus importants grâce à Technorati, dont on mesure aujourd'hui la déconfiture complète puisque ce moteur ne fait pas la différence entre vrais liens et liens provisoires, entre vrais blogues et blogues miroirs ou agrégateurs, qu'il double certains liens, qu'il subit des pannes pouvant durer plusieurs jours avec de gros trous ou qu'il ne parvient pas à référencer certaines plateformes pourtant fort actives. Il en va de Wikio comme des hit-parades précédents : cela n'a de valeur que pour les gens qui veulent y croire ou y faire croire. Or, les problèmes commencent lorsqu'on prend un outil fort opaque au sérieux.
Un classement auto-référentiel : la blogobulle parle à la blogobulle
Les différents annuaires ou moteurs de recherche spécialisés dans les blogues ne recensent les réactions à des billets que... dans les blogues, et en fait pour Wikio dans les blogues ou les sites d'information qu'il référence. Soit une quarantaine de mille. Si on va faire un tour dans la plèbe des Skyblogs ou dans la populace d'Over-blog, on sera étonné de voir qu'il existe des blogues bien plus populaires sur des sujets plus anodins que l'high-tech, la communication commerciale et la politique (dans Hautetfort, l'un des blogues les plus lus, bien plus lu que le Champignacien est... Mémoire des stands, un blogue sur les circuits automobiles, si, si...) Un billet de blogue peut aussi susciter des commentaires, des liens dans des forums en ligne ou sur Usenet ou Niouzenet, des groupes de discussion, mais cela n'existe pas pour Wikio. Or la diffusion de l'information ou des réputations peut se produire bien plus largement par ces canaux. Le blogue de Jean Véronis, par exemple, bénéficie sans doute de plus de liens et d'échos hors des blogues que dedans, et inversement certains blogues qui figurent dans le Top-100 ne sont cités quasi exclusivement que par d'autres blogues classés auxquels ils sont liés et réciproquement. Cela relativise l'influence prêtée à certains internautes plus visibles en apparence. Visibles où ? Dans Wikio. Qui ne représente même pas 1 % de la blogosphère française ! C'est très beau de se croire important avec un tel hochet, mais il y a un véritable écart entre les pratiques de lecture et puis le palmarès.
La course à l'échalote : des thèmes imposés aux billets jetables
A l'origine, il y a le concept commercialo-publicitaire de blogueur influent, inventé par des chargés de relations publiques : le blogueur influent serait un prescripteur de modes (de consommation, de politique, de tendances) dont le « travail » pourrait être monétisé (en gros serait pourvu d'un grand nombre de bandeaux publicitaires, de publicités AdSense ou bien consisterait en billets sponsorisés ou publi-rédactionnel). Cela conduit à un certain contenu, axé sur les tout derniers gadgets techniques, sans grande originalité par rapport aux autres blogues high-tech évoquant les mêmes gadgets qui seront remplacés la semaine suivante par d'autres. Ou bien encore il convient de donner son opinion sur le fait qui agite la blogosphère durant la semaine, quitte à l'oublier les jours suivants – mais il faut être dans la course et parler de ce que disent aussi les blogueurs influents. On assiste ainsi à un nivellement des thèmes dans ces blogues-là par suivisme. La règle qui consiste à vouloir écrire un billet chaque jour conduit à une normalisation des sujets ou bien à une absence totale de contenu. Cela affecte particulièrement les blogues dits de gauche en ce moment, et je ne suis pas le seul à le constater. On pouvait constater le même niveau de psittacisme dans les blogues UMP avant la présidentielle. C'est ainsi que pour pouvoir figurer dans la notation Wikio on écrit sur le thème porteur du moment, même s'il sera oublié deux semaines plus tard. J'en suis à me demander combien de blogueurs avaient lu Siné par exemple avant qu'ils ne s'emparent du sujet, mais Siné a été le mot clé d'une période, et on peut le remplacer par ce que l'on veut. La liberté, c'est aussi de ne pas traiter des thèmes imposés par l'actu et par la page d'accueil de Wikio (ou du Post ou de...)
12:41 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, wikio, technorati
mercredi, 13 août 2008
Pourquoi faut-il quitter Wikio ? (1)
J'ai lu les conditions d'utilisation de Wikio et elle me posent beaucoup de questions :
L'utilisation des articles (titre, résumé, photo, lien et auteur) à partir du serveur Wikio ou des flux RSS émis par Wikio est autorisée, à condition qu'aucune modification ne soit apportée et que l'utilisation de ces articles se fasse à des fins personnelles ou d'information et non à des fins commerciales.
Euh... mais l'utiliisation de mes propres articles est déjà protégée par le simple fait de leur publication selon la loi française sur le droit d'auteur. Comment Wikio pourrait-il s'estimer propriétaire d'un droit sur ce que j'ai écrit alors qu'il n'est pas l'hébergeur que j'ai choisi par contrat que j'ai signé (soit BlogSpirit sous son entité HautetFort).
L'utilisation des articles à toute autre fin est strictement prohibée par la loi. Toute personne ne respectant pas les dispositions légales applicables se rend coupable du délit de contrefaçon et est passible des sanctions pénales prévues par la loi.
Diantre ! diantre ! Quand j'ai signé avec monsieur HautetFort représentant monsieur Blogspirit, je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un d'autre comme monsieur Wikio puisse se dire propriétaire ou hébergeur de mes articles. Je tiens à dire que j'autorise toutes les reproductions possibles du moment où l'on satisfait un peu ma gloriole personnelle en me citant, mais si vous vous éloignez trop du modèle original ne vous en faites pas je n'ai pas les moyens financiers pour faire un procès !
Les éléments des sites Web Wikio sont protégés par le droit des dessins et modèles, le droit d'auteur, le droit des marques ainsi que par la réglementation applicable à la concurrence déloyale et ils ne peuvent être copiés ou imités en tout ou partie.
Euh... cela veut dire quoi un site Wikio ? Un site qui est indexé par Wikio ? Mais alors cela peut être quelqu'un qui a été inscrit à l'insu de son plein gré ! Et il devient site Wikio sans l'avoir demandé ou sans être au courant ? Mais de quel droit Wikio reproduit-il alors les flux venus de ces blogues puisque chacun de ces éléments est censé être protégé ?
Passons au plus comique :
Wikio n'effectue aucune déclaration sur le caractère approprié à un usage particulier des informations contenues dans les articles rediffusés sur ce service et dans les éléments graphiques publiés du serveur.
Tous les articles et éléments graphiques sont fournis "En l'état" sans garantie d'aucune sorte.
Et voyons la suite :
En ce qui concerne les commentaires ou les articles publiées par un membre, l'auteur accorde à Wikio l'autorisation (1) d'utiliser, copier, distribuer, transmettre, afficher publiquement, présenter publiquement, reproduire, éditer, modifier, traduire et reformater sa contribution dans le cadre du site Web Wikio ou de ses partenaires, et (2) de sous-concéder ces droits, dans toute la mesure permise par la réglementation applicable.
Attendez ! Je ne suis pas membre de Wikio, je ne m'y suis jamais inscrit, je n'ai jamais demandé à y participer et on me dit que l'on peut faire absolument tout ce que l'on veut avec mes textes sans que je puisse donner une autre autorisation ? Et puis Wikio peut "éditer" donc changer les mots (et pas simplement l'orthographe) de mes textes ?
Wikio exclut toute garantie implicite relative aux informations susmentionnées, notamment toute garantie implicite de qualité, d'adéquation à un usage particulier, de propriété et d'absence de contrefaçon.
Wikio ne sera en aucun cas responsable, quel que soit le fondement de l'action en responsabilité invoqué, des dommages indirects, accessoires ou incidents (ni de tout dommage qui résulte d'une mauvaise interprétation d'un article, d'une désinformation ou d'une diffamation) résultant de, ou liés à l'utilisation ou à la mise en page des informations rediffusées par ce service.
D'une manière générale, les éditeurs de sites Internet n'émettent aucune objection à l'encontre des personnes ou des services qui souhaitent mettre en place des liens renvoyant vers les pages de leurs sites, sous réserve de ne pas dénaturer leurs contenus.
Euh oui... il n'y a pas d'objection puisque l'on est forcés d'accepter sans avoir été mis au courant de manière personnelle, mais comme on l'a vu dans une clause précédente Wikio a la possibilité de transormer les textes et puis tout le monde est d'accord dans le meilleur des mondes possibles, vive Pangloss !.
Néanmoins, Wikio offre aux éditeurs la possibilité de ne plus être référencés sur son service.
C'est très gentil de sa part, nous n'en abuserons pas et nous ne demanderons pas d'être déférencés tous les mois. L'idée ici, c'est que les éditeurs (aka les auteurs de blogues) sont seuls responsables même si Wikio modifie leur titre ou le texte de présentation comme il s'en est réservé le droit.
Par conséquent, Wikio ne saurait être tenu responsable de la discontinuité d'une ou de plusieurs sources parmi les milliers aujourd'hui disponibles sur son site Web.
Oh que oui ! Wikio n'est responsable de rien :
Wikio ne sera en aucun cas responsable, quel que soit le fondement de l'action en responsabilité invoqué, des dommages indirects, accessoires ou incidents (ni de tout dommage qui résulte d'une mauvaise interprétation d'un article, d'une désinformation ou d'une diffamation) résultant de, ou liés à l'utilisation ou à la mise en page des informations rediffusées par ce service.
Wikio se présente seulement comme hébergeur (comme monsieur Hautetfort auquel je suis attaché) et pourtant se réserve le droit de choisir des textes, de les éditer ou réécrire, selon les clauses de son contrat totalement délirant. Comment peut-on assumer autant de rôles à la fois tout en ne les assumant pas ? Je me pose des questions au sujet du conseiller judiciaire de Wikio tellement il a laissé passé de bourdes et de contradictions.
19:43 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blog, web, internet, wikio, technorati
lundi, 11 août 2008
Blogue sans Wikio
"nous avons bloqué votre flux rss de toute indexation sur notre site et enlevé les articles existants. Ainsi, votre blog ne figurera plus dans
notre classement."
15:41 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blog, wikio, internet, web
dimanche, 03 août 2008
L'innommable
L'analyse des sites consultés par les internautes algériens selon les chiffres d'Alexa est rigolote :
Ce n’est qu’en quinzième position qu’un site d’information générale fait son apparition. Notons que ce sont les sites des journaux arabophones qui sont mieux classés que ceux de langue française. Et autre bonne nouvelle, juste après est classée une interface dédiée à l’échange et à l’entraide de haute technologie. Après une série de sites innommables se classent ceux de téléchargement (généralement pirates, puisque l’Algérie est en retard pour ce qui est du paiement en ligne) de films, de musiques et, fait remarquable, de mangas (dessins animés japonais [sic]) et jeux vidéo.
C'est quoi ces sites innommables ? Mmmh ? J'ai une petite idée.
Encore plus drôle :
S’exprimer dans l’anonymat, sans être jugé, échanger et partager ses sentiments, faire de nouvelles rencontres semblent obnubiler nos concitoyens. Le nombre très important de sites dédiés aux rencontres et des blogs classés parmi le top 100 des plus consultés confirme ce malaise.
Ah ben oui ! Tous les blogues sont écrits par des anonymes qui refusent les lois et qui profitent de cet anonymat pour écrire des méchancetés sans aucun risque. Les blogues, c'est le Mal absolu, c'est Satan, c'est l'Antéchrist ! Ecrire sur un blogue, c'est mal ! Lire un blogue, c'est mal ! Vous êtes dans le péché, le vice et le crime en consultant cette page. Il n'y a que des pédo-pornographes, des nazis et des terroristes islamistes de toute manière.
11:00 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : web, blog, internet
mercredi, 16 juillet 2008
La lepostisation du Monde
Narvic de Novövision notait il y a huit jours les signes d'une convergence entre Le Monde.fr et Le Post, filiale du Monde interactive. Ce rapprochement se confirme quand on observe la nouvelle maquette du Monde en ligne.
- Un encadré sur la page d'accueil est réservé à la revue de Web ou zappage de la Toile, avec les derniers titres. Cette revue de Web existait déjà, mais sous la forme d'un titre qui ouvrait une nouvelle page. Le Monde.fr se transforme ainsi en portail avec une information venue d'ailleurs bien plus visible.
- Certains titres de la page d'accueil affichent la dernière réaction d'un abonné. Cela ne se produisait jusqu'à présent que dans la page de l'article. Cette montée des commentaires en première ligne est un fait nouveau qui montre que l'interactivité prime à présent.
- Bien mieux. Il existait autrefois une sélection des articles les plus recommandés, ce qui était un système de notation un peu Web 2.0. Puis, c'est revenu à quelque chose de plus quantifiable avec les articles les plus envoyés. A présent, nous avons un système presque similaire à celui du Post, avec deux onglets, l'un pour les articles les plus envoyés, l'autre pour les plus... commentés. Or chacun sait qu'un article fort commenté contient aussi la plus forte dose de bruit et d'opinions extrémistes, notamment dans les forums de journaux plutôt modérés comme le remarque Vicastel.
La commentosphère - le mot existe aussi en anglais - est poussée en avant en même temps que les blogues qui peuvent fournir en page d'accueil des titres que l'on ne distingue plus toujours clairement des articles du journal papier. L'important, c'est de générer un contenu original et particulier, à bon marché puisque le client est son propre fournisseur. Le contenu fourni par les blogueurs journalistes du Monde, invités du Monde ou abonnés du Monde ne suffit plus pour retenir l'audience, il faut y ajouter le contenu des commentateurs qui seront encore plus incités à se répondre - d'où une augmentation des pages vues. Or, la commentosphère suscite bien plus de dérives que les blogueurs eux-mêmes.
10:28 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : web, blog, internet, média, médias, presse
samedi, 12 juillet 2008
Fixe !
Ben tiens... je me disais bien qu'il n'y avait pas que Jean-Michel Aphatie ou Christophe Barbier pour ne jamais avoir rien compris au fonctionnement des blogues, même s'ils prétendent bloguer. Voici un bel exemple d'autisme :
D'autres internautes veulent détourner ce site d'information de sa vocation, en le transformant en un forum. Je condamne leur démarche et leur demande de s'abstenir.
Si on veut que son blogue ne se transforme pas en forum, on n'autorise pas les commentaires ! Il y a d'excellents blogueurs comme Fontenelle ou Stalker qui se sont résolus à proposer des blogues tronqués et en faisant alors quelque chose qui ressemble plus à un site ! Ce n'est pas plus compliqué que cela. Et si on veut que les commentaires restent dans la ligne éditoriale, on intervient dans les fils en répondant aux commentateurs qui s'éloignent du sujet ou qui y répondent avec raison ! Ce n'est pas avec une démarche digne du journalisme de grand-papa que l'on peut prétendre animer un blogue. Comme si c'était compliqué de dialoguer !
16:54 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, armée, défense
vendredi, 11 juillet 2008
Des notations sur la Toile
Un des trucs qui me font rire jaune au sujet du Post, c'est le système de notation. Je n'apprécie guère les systèmes de notation qui existent sur les différentes plateformes d'information participatives en ligne, mais elles ont quelque chose en commun : on note un texte, un commentaire ou un billet, et la note pourra être très différente à la prochaine intervention (sauf chez Yahoo! Answers où cela jouera sur la crédibilité générale de l'intervenant qui bénéficie de points selon sa pertinence ou son intégration à un groupe). Sur Le Post, c'est très différent : on note les gens à encourager (sans que le sens du mot "encourager" soit bien expliqué). C'est un peu plus simple que sur la très mauvaise plateforme AgoraVox où on a juste le choix entre "commentaire constructif ou non ?" Comme si la question était constructive... Le choix binaire, c'est la forme de la plupart des sites dits participatifs. Chez AgoraVox, on mise sur le texte même et pourtant la question est biaisée, puisque un commentaire n'a pas besoin d'être constructif, mais peut être ludique, ironique, distancié. Dans Le Post, on mise tout sur la personne (et non le texte) qui va se constituer une pseudo crédibilité à grands coups d'encouragements comme dans un Skyblog ou un MySpace de base : fais-toi plein de nouveaux amis et sois content que tout le monde t'encourage ! Quand on y réfléchit, ce n'est pas très différent non plus du système d'un Wikio ou d'un Criteo, sauf que c'est assumé sans aucun attendu pseudo éthique et aucune pseudo charte de nétiquette comme on le voit trop souvent. C'est cynique, c'est brutal et c'est la réalité des prétendus systèmes de notation de pratiques sociales que l'on nous vante tellement afin que nous nous y soumettions tous.
21:01 Publié dans La vie des blogues | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : web, blog, internet


