dimanche, 29 mars 2009
La philatélie appliquée à la langue de bois en milieu hostile
Face à la crise mondiale et à l'effet de serre, rassurons-nous en lisant la prose d'Hervé Chabaud qui quand il ne se mêle pas de patrouillotisme éditorial, d'affaires mirlitaires et de curetonneries se pique de philatélie en pleine page. Cela donne par exemple ceci : "Il est rassurant que les deux services postaux aient fait preuve d'originalité." Parce que montrer des ours blancs, des phoques et des manchots empereurs ou des banquises pour représenter les pôles arctiques et antarctiques, c'est original ? Comment faire autrement ? Est-ce que le thème du réchauffement climatique est aussi original et nouveau ? On ne le connaissait donc pas avant ? Et personne n'en parle aujourd'hui ? Les bras m'en tombent devant cet écologisme gnangnan ou portnawak de la dernière heure dans la plus pure lignée des Grenelle de l'environnement...
23:04 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, écologie
samedi, 28 mars 2009
Un tract contre l'Oignon !
Ce matin, des membres du personnel d'un collège de ma belle ville diffusaient un tract pour dénoncer la manière par laquelle l'Oignon rapporte des faits extérieurs à l'établissement. A la suite d'une assemblée extraordinaire, un texte a été produit. Et ce que je peux affirmer d'avance, c'est qu'il ne devait y avoir aucun professeur de lettres présent et que la Semaine de la presse ne sert pas à grand-chose !
Les mots sont vifs : une campagne mensongère, la manipulation de l'information, le sensationnel à la lisière de la désinformation, le tout dans le but de vendre davantage. Je ne peux hélas ! que souscrire à ce constat et je l'ai déjà émis à de nombreuses reprises.
Mais là où cela se gâte, c'est dans l'analyse de la hiérarchie d'une page :
- En première page, à la Une, s'étale "Violences au collège, situation explosive". La première page, c'est forcément la une (sans cap), mais le titre en question formait le ventre de la page. Il fallait dire que c'était au centre de la page, dans la position la plus visible.
Cette "violente agression" en gros titres est explicitée en caractères évidemment plus discrets.
Ben oui... C'est la fonction d'un chapeau qui développe toujours le sujet du titre pour apporter d'autres précisions, qui est toujours écrit dans un corps de caractères inférieur à celui du titre et supérieur au corps de l'article. Le problème est bien le décalage entre les titres racoleurs de l'Oignon et puis le contenu qui suit, souvent plus banal. Mais reprocher le fait de composer un chapeau comme un chapeau est abusif : c'est le lot commun de presque tous les articles, sauf les brèves, les chroniques, les éditos. C'est le titre et sa place qui sont en cause, cela valait-il la peine de la une ?
Ensuite :
Nous relevons que la page intérieure est divisée en deux parties :
La moitié supérieure, avec gros titres, à charge, c'est-à-dire accusatrice, est accompagnée d'une photo choc.
La moitié inférieure, à décharge, dpnt le contenu rend bien compte de la réalité, est censée équilibrer le propos, mais en petits caractères.
Le problème vient du fait qu'il y a un titre principal d'article, puis des intertitres forcément dans un corps plus petit pour des sous-parties du même article, mais un intertitre au dessus de la première partie aurait été redondant et inutile. On en revient au problème du titre principal qui ne reflète pas l'ensemble du contenu de l'article assez manichéen et très pros-cons par son faux équilibre (du type une minute de parole pour les nazis, une pour les juifs). Il n'y a aucun angle de vue ni de réelle enquête dans ce texte, d'où la juxtaposition de points de vue radicalement opposés - ce qui permettra à la journaliste de dire qu'elle a été neutre dans l'affaire alors qu'il y a eu une prise de position claire par la titraille qui est une mitraille. Je passe sur le fait que les professeurs qui ont rédigé ce texte n'ont pas compris qu'ils parlaient de la titraille et non du corps du texte, parce que le fait que tout le contenu hors-titres de cet article est rédigé exactement dans le même corps de caractères (mais on suggère que c'est comme dans les clauses adventices de contrats d'assurance, ce qui est une formulation de la part des rédacteurs du tract au moins maladroite, au pis malhonnête).
Mais ce qui me fait dire surtout qu'il n'y avait pas de professeurs de français présents lors de cette réunion, c'est lorsque je lis :
les nombreuses actions et projets éducatifs initiés et menés à bien par les enseignants
ou :
les personnels demandent, à minima, que...
et :
rappellons enfin les résultats du brevet 2008, supérieurs à la moyenne départementale, dont 40 % avec la mention Bien ou Très Bien !
Pour le reste du sujet en question, je me réfugierai derrière mon devoir de discrétion.
13:18 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française
Le slam moléculaire
Je découvre ça :
Après un premier EP sorti il y a quelques années, l'auteur-compositeur-interprète livre son premier opus enregistré notamment à la Cartonnerie.
Un EP, c'est tout simplement l'équivalent d'un maxi-45 tours ou d'un 17 cm, faut parler djeune et didjéï pour se faire entendre alors que ce n'est pas le lectorat habituel de l'Oignon. Mais surtout un opus n'est pas un album de longue durée, c'est tout simplement un morceau de musique et dans les disques de musique classique l'on peut trouver parfois jusque dix ou vingt opus différents... Il s'agit d'un abus de langage par cuistrerie, comme dans le cas d'éponyme (avez-vous écouté le dernier opus éponyme de Mylène Fermela ? est du plus grand chic).
J'aime aussi :
Barcella confirme sa suprématie dans l'art de manier la langue française, qu'il transforme en science tant les mots et les lettres se muent en produits chimiques qu'il mélange pour former une potion magique entrainant immanquablement l'auditeur dans un autre monde.
Des lettres qui sont slamées ? Cela me semble difficile, sauf dans ce cas et celui-ci. Parce que normalement, on ne chante, scande, récite, rappe, slame pas des lettres, mais des sons ou des phonèmes (consonnes et voyelles) ! Les lettres, c'est fait pour écrire ou pour lire avec ses yeux (voire ses doigts dans le cas du braille). A quoi donc a-t-il servi que Saussure se décarcasse pour dire que le couple signifiant-signifié, représenté par le graphème et le phonème, était les deux faces d'une même feuille ? Passons sur les métaphores idiotes, convenues et pourtant absurdes dans le contexte comme la potion magique.
Il y a décidément une alchimie du verbiage envers laquelle je resterai toujours fort sceptique.
12:18 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, slam, musique
vendredi, 27 mars 2009
Editorialiste, métier mal reconnu
Hervé Chabaud ne cesse de m'amuser par ses éditoriaux téléphonés par le pouvoir. Cela commence ainsi :
Enfin ! Il n'était que temps de mettre les pieds dans le plat !
Notre brillant éditorialiste a pris soin de placer les deux points d'exclamation qu'il estime nécessaires comme accroche de tout bon article. On attend la suite avec impatience. C'est équivalent au "Foutre !" de Hébert dont parlait Barthes, la fonction est purement phatique, tout le monde sera d'accord pour dire que ça suffit comme ça, même si on ne sait pas de quoi on parle et pour aller où.
De quoi s'agit-il ? De la mort de sans abris, de l'épidémie de tuberculose en France, de l'augmentation des licenciements économiques par des entreprises qui font des bénéfices et qui ne sont toujours pas condamnées, des maladies professionnelles en recrudescence, des carences alimentaires dans la population la plus démunie, des reports de soins élémentaires chez les mêmes, de l'expulsion de familles depuis longtemps implantées et intégrées en France, de l'incarcération prolongée de Julien Coupat toujours sans le début d'une preuve, de la parodie de justice pour le procès d'Yvan Collona ? Il y a tant de sujets pour lesquels ces deux phrases pourraient servir d'introduction si des mesures humaines étaient vraiment prises. Mais il déclare sans rire après avoir bien entendu félicité le gouvernement comme il sied pour sa décision de publier un décret au sujet des sociétés dans lesquelles l'Etat investit ou que l'Etat subventionne (décret d'ailleurs inutile, car tout était déjà réglé par les conventions de départ) :
Que les humanistes se réveillent et que les intellectuels sortent de leur léthargie !
Je ne vois pas qui seraient ces humanistes et ces intellectuels endormis. Ou alors il faudrait nommer Minc, Attali, BHL Glucksmann, Goupil, Jacques Marseille, Alexandre Adler, Colombani, Imbert, Slama, Barbier, Rioufol, et quelques autres de la pensée dominante comme des humanistes et des intellectuels, ce qu'ils sont en vérité sur leur carton de présentation pour plateaux télévisés et éditoriaux recyclés dans tous les journaux possibles au moindre coût de production cérébral. Mais euh... il me semble que des gens avec des idées humanistes tentent aussi de faire valoir leurs idées et leurs principes sans être entendus par l'humaniste Hervé Chabaud qui déclarera demain que ce plan de licenciement est nécessaire puisque l'entreprise le dit ou que cet émigré "a vocation à être expulsé" puisque le gouvernement le dit. Il illustre à un haut degré le concept du "chien de garde" dû à Nizan, la métaphysique a juste cédé le pas à l'analyse macro-économique à l'heure de la mondialisation.
Mais surtout, ce qui est plaisant chez Chabaud, c'est son emploi de l'argument de l'homme de paille ou adversaire fictif. Les intellectuels et humanistes qui seraient endormis, ce sont ceux de son camp qui disent exactement la même chose que lui en vitupérant sur le silence des élites dont ils font partie... Il est une sorte de voltairisme chez ce rédacteur en chef, mais je ne sais pourquoi il se teinte d'une forme de poujadisme en s'attaquant à des élites imaginaires, en feignant de croire qu'il n'y a aucun humaniste ou aucun intellectuel hors de son parti pour dénoncer le scandale des stocks options ou des parachutes dorés à partir de l'embauche, et surtout en ne posant pas la question de la hauteur de différence des revenus ou des indemnités de départ des uns et des autres. Je laisse libre la liste de journaux et de revues que Chabaud devrait lire avant de jouer un discours pseudo-gauchiste qui sous-entend que la vraie gauche - sous-entendue par les intellectuels et les humanistes - aurait été absente, alors qu'elle n'a pas été représentée dans les discours de ces éditorialistes qui se citent et se contragulent ou se chamaillent en famille afin de faire croire qu'ils nourrissent à eux seuls le débat. On n'est jamais si content de soi que lorsque l'on fait comme si les mots n'avaient jamais été tenus par un autre que soi.
Qu'est-ce qui distingue un éditorialiste d'un intellectuel ou d'un humaniste ? Le premier est prêt à tout, se courbe à tout et se montre apte surtout à désigner les seconds à la vindicte de la populace au nom d'un prétendu bon sens totalement faux.
20:58 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, ump, politique, économie
lundi, 16 mars 2009
Comment se déplacer en toute simplicité
Je lis ceci à propos de la croqueuse de la place Vendôme :
Son arrivée, tout d'abord prévue par hélicoptère, se fera finalement par voie ferroviaire via Champignac. Une visite « éclair », puisque la garde des Sceaux devrait rester à peine une heure sur place.
Oui... Le train, cela fait plus modeste et simple que l'hélicoptère, même si on boucle entièrement le quartier de la gare pour ce faire. Sauf que lorsque je consulte les horaires du TER antédiluvien (avec deuxième classe obligatoire dans des conditions dignes des années cinquante, mais en plus dégradé encore) qui dessert quand il peut la capitale du pied de cochon par une voie unique, je constate un gros vide dans les arrivées après 13 h 15 (c'est la situation.ordinaire des zones rurales défavorisées). Pour obtenir une telle desserte, il faut disposer d'un train spécial, sans doute en détournant une rame de la LGV-Est qui ne passe jamais par cette ligne. J'ai comme l'impression que l'heure d'hélicoptère est nettement moins ruineuse, mais que cela aurait fait encore trop bling-bling par rapport à ce genre de moyen de transport fort démocratique. Tout est dans l'image que l'on veut donner.
19:04 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, justice, sncf
dimanche, 15 mars 2009
L'écologie, c'est d'abord pour les imbéciles
C'est un peu formidable que ces salons prétendument écologiques parrainés par une mairie qui n'a jamais rien compris au développement durable et qui s'en sert comme d'un pur slogan électoral totalement vide de sens :
On y apprend à trier ses déchets en s'amusant et à surfer sur le site de la CAC, pour trouver dans quel conteneur glisser cette fameuse pile de montre que vous laissez traîner dans un tiroir faute de savoir où la jeter…
Je vais sur le site de la CAC, je ne lis strictement rien au sujet des piles. Alors que la prolifération des téléphones portables, des baladeurs et des appareils photos numériques pose de gros problèmes de traitement des ordures. Ce que je connais, ce sont des solutions de récupération individuelles avec des boîtes de carton posées dans quelques établissements scolaires (pas tous loin de là) ou quelques commerces (et encore faut-il les connaître ou pouvoir faire le déplacement). Les bacs de ma rue acceptent le papier et le verre, pas le plastique et encore moins les piles. Je dépose mes piles dans le bac du Lidl qui les accepte, mais cela demande que je passe à proximité, que j'y ai des courses à faire et que je prenne ma voiture ou que je profite du fait d'avoir fait un trajet avec (merci pour le bilan carbone). Mes magasins de "proximité" où je me fournis aussi en piles ne les récupèrent pas du tout, y compris les buralistes ou horlogers qui changent les piles de montres ! Bref, c'est le règne de la bricole pour les piles et la ville qui accueille le premier des Grenelle 2 de l'environnement ne devrait pas être fière, car pour un fait simple, quotidien et évident elle n'a pas mis en place les structures capables de recueillir les milliers de piles consommées par jour dans sa communauté d'agglomération. On pouvait y penser un peu au lieu de se dire que la déchetterie municipale (située fort loin et pour laquelle on est obligés de prendre sa voiture afin de s'y rendre) serait utilisée pour les piles et les batteries comme avant l'explosion des objets numériques. On doit ne pas jeter les piles dans la nature ou dans les bacs communs, cela me paraît une évidence, mais les moyens de le faire n'existent pas ou peu, sauf pour les gens qui s'informent d'eux-mêmes ou qui ont été déjà sensibilisés sur place, là où ils achètent des piles ou bien si quelqu'un a une initiative.
Je lis aujourd'hui un message de la mairie pseudo écologiste et très Grenelle 2 sur une des ignobles sucettes de JCDecaux qui bouffent de l'électricité et qui défigurent le tissu urbain : Le 28 mars, faites un geste pour la planète. Eteignez vos lumières à 19 heures. Et l'horrifique sucette JCDecaux s'éteindra-t-elle aussi ? Que non... L'écologie, c'est juste bon pour donner des mots d'ordre aux pauvres, mais il faut d'abord penser à faire encore de l'argent. Notons que ce genre de slogan vient quand même un peu après les concours débiles de maisons illuminées pour Noël que les différentes mairies de mon coin, toujours aussi écologistes, encouragent. On cherche la cohérence...
11:58 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, ump, grenelle
samedi, 07 mars 2009
Clara Zetkin, réveille-toi !
Ah oui ? Seulement trente ans ? Et pourquoi ?
Comme chaque année depuis plus de trente ans, le 8 mars célèbre les femmes dans le monde entier.
Le gros blème, c'est que l'on ne veut plus du tout parler du passé révolutionnaire et communiste de cette journée qui n'a été institutionnalisée enfin en France que sous un gouvernement d'union de la gauche (alors que l'ONU l'avait reconnue cinq ans plus tôt, mais on était encore dans les années Giscard en plein anti-soviétisme même chez certaines prétendues féministes devenues ministres). La journée avait été reconnue officiellement dix ans avant au Québec (parce que l'on y vivait sous la dictature du Parti québécois d'inspiration socialiste). Cachez donc ce communisme que je ne saurais voir ! Ne parlons surtout pas de l'Union soviétique qui a établi cette journée avant les autres pays. Faisons comme si c'était sans histoire et laissons Clara Zetkin dans les romans d'Aragon !
13:05 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, mlf, communisme, politique
vendredi, 06 mars 2009
Le futur est plein d'avenirs
Il me semble difficile de faire autrement si l'on veut bien le préparer ou le recevoir, mais de toute manière l'avenir arrivera, et si l'on veut l'anticiper on risque de se trouver dans un avenir encore plus à venir lorsque l'on sera déjà dans l'avenir :
Pour terminer, les représentants des collectivités souhaitent anticiper l'avenir avec la tenue d'une table ronde sur l'économie dans le Sud de l'Aisne
11:31 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française
jeudi, 05 mars 2009
GoogleMaps au secours du maire de Champignac
Parmi les âneries fréquentes de mon maire qui se pique d'histoire locale, d'érudition, de connaissance du milieu et de bien d'autres choses, je livre celle-ci qui ne peut être comprise que par les Champignaciens de stricte appartenance champignacienne ou de ceux qui s'amuseront à chercher les noms de rue dans Google Maps ou Géoportail :
Le samedi 28 mars verra aussi l'inauguration du passage entre la rue de Choiseul et la rue de Juigné, passage qui se nommera Guillaume de Champeaux du nom d'un évêque de Châlons du 13° [sic] siècle.
Il n'y a qu'un seul problème : les rues de Juigné et de Choiseul (du nom de deux anciens évêques comme le théologien médiéval Guillaume de Champeaux, cher à feu Jean-Pierre Ravaux, on est dans l'ancienne cité épiscopale) n'ont aucun passage commun : la rue de Juigné débouche sur la rue Popelin bien plus large, plus avancée, et celle-ci est reliée à la rue de Choiseul par la rue de Noailles (encore un évêque). Pour pratiquer un passage entre les rues de Juigné et de Choiseul, il faudrait d'abord abattre les murs de jardin de deux de ses anciens adjoints municipaux chargés l'un du Patrimoine et des Bacs à fleurs, l'autre du Commerce et des Schtroumpferies. Je m'étonne d'une telle ignorance : mon maire si expert en matière historique se trouverait-il en défaut ? Que nenni !
Peu importe qu'il ait confondu deux noms de rues à la fois. Il était présent lors des cérémonies du 11-Novembre, du 8-Mai, de toutes les journées de la Mémoire si diverse à cet endroit puisque l'on y trouve la statue de Jehanne en bergère, juste à côté du passage entre les rues Popelin (déjà nommée) et de la Trinité (qui n'était pas un évêque malgré les apparences, car on est dans le quartier des évêques). Mais enfin ! est-ce que son service municipal n'aurait pas pu lui donner une fiche à jour des noms de rues afin de lui dire que le passage en question passait vingt mètres plus loin ou que le passage en question partait d'une rue sans maison sur un coté pour déboucher sur une autre rue avec des maisons numérotées sur un autre côté et puis qu'il n'y avait aucune maison de part et d'autre du passage, aucun passant, mis à part la présence rassurante de Jéhanne en bergère qui veille en attendant le prochain défilé d'anciens combattants ?
Je peux comprendre que mon maire se soit emberlificoté dans les différentes dénominations de rues du centre-ville malgré ses quarante années de mandat public (je me perds moi-même dans les noms et je suis moins ancien que lui), je comprends moins qu'il ait pu faire confiance à ses services alors qu'il dessert cette statue depuis plus de quarante ans et qu'il avait deux (voire trois ou quatre adjoints fort proches des lieux, parce que je n'ai pas tout dit), je ne comprends toujours pas comment il peut annoncer qu'il va démolir les jardins de deux de ses anciens adjoints de droite comme lui. Parce que ce n'esf pas possible autrement, vu ce qu'écrit l'Oignon qui est parole d'évangile en Champignacie.
15:30 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, histoire
NIMBY et portnawak
L'Oignon révise la géographie :
Selon ces élus, le choix de l'Etat serait déjà fixé sur deux communes de Moselle et de l'Aube. L'étiquette « Champignac » se mariant mal à ce type d'installation [nucléaire]…
Diable... Je m'imaginais jusqu'à présent que l'Aube faisait aussi partie de la Champignacie et qu'elle faisait partie de l'aire d'appellation du champignac (avec cependant un domaine moins étendu, conséquence de la crise de la viticulture du début du XXe s.) , le fameux vin à bulles. L'argument est plus que spécieux : il existe déjà une centrale nucléaire à Nogent-sur-Seine dans l'Aube, deux centres de stockage des déchets à Soulaines et Morvilliers dans l'Aube, et l'Aube ne serait plus en Champignacie alors que se trouvait là l'une des capitales des comtes de Champignacie ! Mais il y a des départements qui seraient plus champignaciens que d'autres, quand bien même il n'y aurait aucune vigne de champignac dans l'arrondissement concerné.
Le réflexe NIMBY joue un peu partout, mais ce n'est pas en déniant à l'Aube sa qualité champignacienne que nos députés mârdais pourront améliorer les relations entre les deux départements : il existe depuis un siècle un très fort ressentiment contre le nord de la Mârde de la part des habitants de l'Aube et du Sud-Mârdais. Que leur action se fasse au profit d'une autre région très défavorisée et sacrifiée depuis la Première Guerre, l'Argonne, est une chose, mais aller dire que les autres Champignaciens ne sont pas en Champignacie et peuvent donc recevoir leur troisième lieu de stockage nucléaire, c'est plus que maladroit, c'est une faute. Est-ce qu'il n'y avait pas d'autres arguments à faire valoir, comme le fait que la région constitue la principale source en eau potable de toute la région parisienne ?
13:30 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, nucléaire, région, géographie, histoire
lundi, 23 février 2009
L'hôpital qui se moque de la charité
Dominique Bussereau - porte-parole de l'UMP et adversaire de Ségolène Royal sur les mêmes terres charentaises - déclare qu'il y a « un comportement de vautour indécent » à vouloir se rendre sur les lieux d'un drame.
L'Oignon reprend la même métaphore dans son éditorial : "Les vautours que l'on voit perchés sur un fil télégraphique dans de nombreux épisodes de Lucky Luke ont quelque chose de sympathique. Idem pour ceux du Livre de la jungle. Mais les charognards que l'on pouvait croiser hier soir à la Guadeloupe inspiraient plutôt de l'écœurement."
Je savais déjà que l'Oignon reprenait au mot près tous les communiqués du seul parti officiel, légal et autorisé, l'UMP. Mais enfin... employer exactement la même métaphore inepte (ne pas venir aurait été aussi indécent et cela aurait pu donner un éditorial en sens inverss au sujet de l'indifférence de la gauche pour l'outre-mer) montre bien où la direction de l'Oignon (qui appartient à la presse Hersant toujours fort orientée) puise la source de ses opinions qu'elle déverse dans des faits divers sanguinolants ou crapoteux et des éditoriaux pseudo-moraux dans le sens le plus réactionnaire possible. Quand il y a du sang, de la poudre et du foutre à mettre à la une, l'Oignon n'est pas en manque et son discours manque toujours de la dignité la plus élémentaire pour les victimes ou les accusés (dont on donne parfois les adresses complètes en plus de leur identité). Comment peut-on à ce point se faire le porte-parole d'un seul parti désormais unique et qui serait le seul à délivrer la bonne parole au bon peuple ?
11:52 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, ump, journalisme, ps
dimanche, 22 février 2009
Mode d'emploi de la pomme de terre
Les bons conseils d'Hubert le jardinier sont toujours de bon conseil :
Faire germer des pommes de terre 1/ Procurez-vous des (sic) maintenant des pommes de terre non germées.
Cela me paraît le minimum, en effet. Imaginerait-on de vouloir faire germer des pommes de terre déjà germées (ce qui me semble fort improbable en cette saison) ou de vouloir faire germer des pommes de terre sans pommes de terre sous la main ?
13:26 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, jardinage
samedi, 21 février 2009
Bonjour monsieur le maire
On se perd dans les dénominations des différentes collectivités locales, si bien que l'on donne du maire à un maire d'une commune qui est aussi président de la communauté d'agglomération :
Fait rarissime dans un conseil d'agglo, qui ressemble la plupart du temps à une chambre d'enregistrement, le moment du vote fut un tantinet rock and roll avec 14 voix contre, 6 abstentions et 23 voix autorisant le maire à demander les subventions. Mouais…
Si je comprends bien, le président de la communauté d'agglomération est en fait le seul vrai maire des autres communes et nous avons affaire à une fiction politique.
11:20 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, langue française
mardi, 17 février 2009
L'Oignon s'essaye à la diffamation
Les articles de Catherine Frey dans l'Oignon me laissent souvent stupéfait par leur côté rentre-dedans sur fond de propos de bistrot et leur aspect violemment populiste, souvent à la limite de la légalité - voire susceptibles de procès. Ainsi :
Pourquoi les loyers commerciaux rémois sont-ils si chers ? De l'avis de certains, les prix sont tenus par « une sorte de mafia pilotée par l'agence *** qui file les tuyaux aux propriétaires ».
J'ai anonymisé le nom de l'agence immobilière qui était citée textuellement, parce que je ne tiens en aucun cas à être accusé de diffamation. Rapporter les propos d'un tiers ne veut pas dire que l'on se trouve à l'abri de toute poursuite judiciaire puisque l'on n'en serait pas le premier auteur. Parler de mafia, c'est porter une accusation grave pour laquelle il faudrait des preuves, parce que la Mafia est une organisation criminelle et que la comparaison est calomnieuse. Désigner un chef de cette mafia sous le nom d'une entreprise est encore plus grave et il y a là un préjudice commercial certain du fait de l'atteinte à la réputation de cette entreprise. Cela peut se dire certes entre deux connaissances de comptoir (et je suppose que l'on raconte des choses encore bien pires dans les cafés chics de la place d'Erlon), rien ne prouvera alors la réalité de la diffamation s'il n'y a pas de témoin de la scène, mais le rapporter par écrit signifie que l'on est prêt à colporter toutes les rumeurs, et ce n'est pas la suite qui contrebalance cette déclaration :
Pour d'autres, l'explication est moins ciblée : « Les murs commerciaux à Reims appartiennent à de multiples propriétaires mais tout se sait. Si le voisin fixe un prix élevé et que ça marche, celui d'à côté s'alignera et c'est ainsi que les prix ne cessent de monter ».
Il aurait fallu rétablir le plateau en donnant la parole à l'agence accusée, ou mieux il aurait fallu ne pas en parler en termes sans équivoque, ou encore demander des preuves et mener une enquête. Mais c'est la parole brute et sans aucune distance qui compte. Comme d'habitude, les enquêtes de cette journaliste se limitent à des micro-trottoirs sans aucune reformulation, sans aucun approfondissement, sans aucun complément et on retient là le mot mafia, comme lorsqu'elle parle de communautarisme ou de tribalisme dès qu'il est question de quartiers populaires et qu'elle interroge le premier venu qui est prêt à sortir des sornettes. Mais elle reprend tous ses petits bouts d'entretiens de manière brute sans se poser des questions sur la matière dont elle dispose et sur leur réception. Je me demande alors comment on peut être journaliste ainsi.
17:45 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, justice, droit
dimanche, 15 février 2009
Soupe à l'Oignon et aux croûtons
Petit relevé d'erreurs dans l'Oignon, c'est un dimanche ordinaire, tout est normal, et je ne vais pas me torturer à chercher plus de bévues :
Elle effectuait des figures de voltige entre 300 et 5.000 pieds d'altitude (c'est-à-dire entre 900 et 1.500 mètres), quand, en amorçant une vrille, elle n'a pu « récupérer » le contrôle de son appareil.
De circonstance en s'offrant une bague, jour de la Saint Valentin, en trinquant à coup de cannettes de bières ou plus local de champagne ; en se mettant à terre.
Jusqu'en 1937, année où le parvis, entièrement requalifié, a disparu. C'est à partir de cette date que les statues, sous la coupe du musée d'Orsay, ont dû trouver une nouvelle place.
Le musée d'Orsay a été inauguré en 1986.
De chaque côté figure une représentation de l'Europe et de l'Amérique pour montrer que l'association est présente dans le monde entier.
C'est du Hervé Chabaud bien sûr qui récidive plus bas en matière d'orthographe.
Début mars une nouvelle série de cette Marianne, vert olive (0,73 euro), vieux rose (0,90 euro), bleu clair (1,30 euro), fuschia (1,35 euro) et brun (2,22 euros) sera disponible avec un timbre à date « premier jour » dès le 2 mars.
Pauvre monsieur Fuchs !
A l'époque, 72 % des sondés disaient penser qu'un mouvement similaire pourrait naître en France.
La Guadeloupe n'est pas en France
Cela fait déjà un moment qu'on en parle. Qu'on parle d'une gare rénovée, qui ne se contente plus de voir passer la quarantaine de train de marchandises qui empreinte les rails sézannais par an. (Article non en ligne, car bourré d'erreurs, jusque dans le chapeau : "La ville compte acheté la gare".)
11:58 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française
samedi, 14 février 2009
L'Oignon contribue à la montée de la violence
Catherine Frey de l'Oignon, ou la manière de se tirer une balle dans le pied quand elle cite :
À chaque fois qu'un article paraît dans le journal, des voitures brûlent dans le quartier.
C'est fort bien de reprendre - comme à l'habitude - les propos des habitants les plus frontistes, mais la tonalité générale de ce journal ne me semble guère portée vers la pacification des esprits et ce texte ne dépare pas dans l'exarcerbation constante des conflits grâce à des articles racoleurs et trash, ou des micro-trottoirs imbéciles qui donnent la parole aux plus idiots. Quand on sait que le PDG est un ancien de Minute, on comprend un peu mieux la logique de cette presse Hersant.
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mardi, 10 février 2009
Orthographe rénovée
Et que deviennent les plinthes en justice ?
En perçant, les ouvriers ont esquinté le mur derrière lequel se trouve la salle de bains. La plainte est décollée, le bout de cloison arraché.
17:47 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française
mercredi, 04 février 2009
Le coup de calcaire
J'apprécie énormément les éditoriaux bien pensants et bien sarkozystes d'Hervé Chabaud : on est toujours certain d'y trouver une foule de clichés et d'expressions toutes faites alignés tant bien que mal à l'aide d'une syntaxe boiteuse et poussive. C'est censé être plus vivant, original et personnel, mais un poncif plus un auttre poncif, cela ne fait pas une phrase grammaticalement acceptable. L'édito du jour ne dépare pas dans la polygraphie habituelle du sage de la place d'Erlon et cela se voit à la première phrase (qui commence bien entendu par un point d'exclamation accusateur) !
Le coup de calcaire des universitaires illustre le conservatisme français de confort qui fortifie les prés carrés !
Le conservatisme français (qui est déjà un cliché en soi*), cela suffisait, pourquoi ajouter de confort ? Le conservatisme a toujours visé son propre confort...
Ensuite, ce confort fortifie... Comme la tournure est heureuse ! Et un pré carré ne serait-il pas déjà fortifié ? On peut le renforcer certes, mais parce qu'il est déjà un domaine protégé.
Enfin, ce coup de calcaire est du plus bel effet, mais cela se rapporte mal à un mouvement qui dure depuis des mois et qui n'est pas un simple coup de colère. Il faut alors songer à la motivation : le calcaire forme une sorte de dépôt et il s'incruste à la surface, ce qui est en relation avec la dénonciation d'un prétendu conservatisme. Et en fait, Hervé Chabaud dit trois ou quatre fois la même chose, car dans la célèbre chanson de Gianni Messiaen (sans aucun rapport avec un compositeur de musique contemporaine) le coup de calcaire est un retour en arrière, une fixation du passé ! Il est difficile de faire plus redondant...
Toutefois, l'expression coup de calcaire n'est pas entrée dans les locutions de dictionnaires, mais cela ne saurait tarder tellement les éditorialistes à la solde du régime actuel veulent vendre leurs réformes régressives.
* Le conservatisme anglais, étatsunien, c'est en revanche toujours bien pour les journalistes de droite français.
13:35 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, politique, éducation, enseignement, université, sarkozy, journalisme
mardi, 03 février 2009
Délation et diffamation
L'Oignon se fache contre le complexe cinématographique champignaicien et titre :
Mauvaise humeur Information = délation ?
Or, le problème ne repose pas sur une accusation de délation comme on peut le lire par la suite, mais sur un fait qui peut s'apparenter plutôt à la diffamation si l'on veut vraiment poursuivre en justice :
Nous vous laissons juges de leurs arguments (photo ci-dessous). De notre côté, nous les estimons d'une incroyable mauvaise foi. Et même mensongers. Ils nous accusent en effet de vous avoir incités, chers lecteurs, à ne plus fréquenter leur « infâme établissement ». Ce ne fut pas le cas à l'époque mais peut-être devrions-nous y songer.
Quant à établir un parallèle entre la complainte, légitime, d'une cinéphile qui s'estime flouée et vient nous en parler et le délateur qui balance ses voisins de palier sans papiers… faut vraiment arrêter le délire.
Si c'était de la délation, les faits reprochés seraient supposés réels et authentiques. Si c'était de la diffamation, les faits seraient considérés comme imaginaires et destinés surtout à commettre un tort à autrui. Or, il y a bien dénonciation de faits à partir d'un témoignage comme dans le cas d'une délation et la délation n'est pas un délit ! Mais la diffamation, si... La délation est même prévue par la loi pour se faire dans l'anonymat le plus complet lorsque les circonstances l'exigent, par exemple en autorisant le témoignage sous X dans certaines affaires où le délateur pourrait être victime de vengeance. Moralement, la délation est un comportement peu recommandable dans la plupart des actes de la vie ordinaire, mais elle peut se changer en accusation simple aussi lorsque l'on dénonce un comportement peu conforme aux règles (par exemple les habitudes électorales du couple Tiberi ou bien les déclarations de revenu du magnifique président. La connotation de délation implique dans l'imaginaire le fait que la délation serait mauvaise par nature et ici on la prend comme une action destinée à nuire, comme la diffamation ou l'accusation mensongère. Or en accusant de délation, on peut se livrer aussi à de la diffamation, surtout si l'on commet des tracts accusateurs... Ce qui n'est pas sans nous plonger dans des abîmes de compréhension.
19:41 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, droit, presse, média, médias, journalisme
dimanche, 01 février 2009
Une plante méditerranéenne
Hubert le jardinier m'étonne encore et toujours :
A la maison. Profitez d’une journée douce pour sortir quelques vos plantes méditerranéennes (laurier rose, olivier mimosa ; bougainvillier….).
Passons sur la syntaxe absurde, due à un mauvais emploi d'un traitement de texte, mais penchons-nous la bougainvillée. Comment cet arbuste originaire du Brésil et dont le nom est fort significatif peut-il se retrouver comme plante méditerranéenne alors que son implantation en France est récente ? Cela voudrait-il dire que méditerranéenne est synonyme de plante nécessitant chaleur et lumière ? Ou alors que les tropiques se sont déplacés aux alentours de Marseille ?
12:10 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, jardin, botanique, fleurs
dimanche, 25 janvier 2009
L'affaire du chat
Titre et accroche de l'Oignon en une :
Le mari violent jette le chat du 4e
Après avoir tabassé sa femme en rentrant ivre chez lui, un homme a balancé par la fenêtre les affaires de son épouse, et notamment son chat du 4e étage !
Le texte n'est pas en ligne, comme il arrive souvent pour les faits-divers douteux.
Mais enfin... un animal faisant partie des affaires de la personne cela semble un peu étrange et c'est confirmé dans le corps du texte :
Au comble de l'excitation, l'individu balance les affaires de l'épouse qui lui tombent sous la main : une montre, un sac, des vêtements et même son chat qui se réceptionne quatre étages plus bas sans se blesser.
Vu le vocabulaire familier et répétitif de cet article, je me dis que le journaliste était fort limité dans son expression.
12:22 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française
dimanche, 11 janvier 2009
L'argent du contribuable et la réécriture des textes
Les versions imprimées et électroniques de l'Oignon sont souvent très différentes. Ainsi, je lis ici :
Le substitut du procureur de la République, Camille Sigriest, a fustigé les déclarations mensongères de la jeune femme «car les prestations versées sur deux ans ont été finalement assez importantes...».
Et la version imprimée dit aussi : "La prévenue doit savoir que l'on ne joue pas impunément avec l'argent du contribuable. Il requiert" etc.
Je comprends un peu que l'on ait effacé l'idiotie énorme prononcée par le substitut du procureur, puisqu'il ne s'agissait justement pas de l'argent du contribuable. Les prestations de la CAF viennent de cotisations et non d'impôts. Ce qui me trouble le plus, c'est que dans l'article en ligne, on omet tout un paragraphe sur les remboursements déjà effectués. Quand on voit les sommes importantes sur deux ans, on se dit que c'est fort peu : 11 957 euros, soit à peu près 613 euros par mois, une somme proche du revenu minimum, du minimum vieillesse, deux fois moins que le Smic. Cumulé, cela fait certes une somme importante, mais comme ne le dit pas l'article en ligne, le remboursement de 47 euros par mois, cela veut dire 254 mois de remboursement en plus de l'amende, soit 22 années de pénalités. Tout cela parce que l'on est entré dans la vie personnelle et sexuelle de la personne en question afin de savoir qui se trouvait dans son lit, que l'on attend quelqu'un de présentable parce qu'il n'aurait pas de vie afffective. L'inspection des brosses à dents dans les salles de bain a quelque chose d'infect, ne trouvez-vous pas ?
C'est fort cher payé et je comprends que l'Oignon n'ose pas dire en ligne tout ce qu'il dit sur papier. Parce qu'alors il serait un peu plus difficile de stigmatiser des prétendus fraudeurs.
15:58 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, justice, droit
Les fleurs à floraison
Parmi les bons conseils d'Hubert le jardinier (les jardiniers sont tous nommés par leur prénom comme le veut la tradition) :
Aujourd’hui (fleur)
Plantez des arbustes à fleurs à floraison estivale.
Bien. Des arbustes à fleurs, cela a normalement une floraison non ? C'est la culture du copier-coller qui sévit ici, une fois de plus. On copie la locution "arbustes à fleurs" dans un texte, puis "floraison estivale" dans une autre partie du même texte et le tout donne une assertion mal rédigée.
12:07 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jardinage, botanique, presse, média, médias, journalisme
vendredi, 09 janvier 2009
On the rock
Si ce promeneur tombe dans l'eau à travers la glace, ce ne sera pas la température de la glace qui lui sera fatale, mais celle de l'eau dans laquelle il baigne :
Si jamais il n'est pas secouru dans les cinq minutes, la température de la glace lui sera sans doute fatale.
L'hypothermie existe en effet indépendamment des situations de gel ou de grand froid, le noyé n'est pas simplement entouré de glaçons. Elle se manifeste dès que la température de l'eau est inférieure à celle du corps, soit l'immense majorité des situations de bains dans la nature. Plus la température de l'eau baisse, plus le temps de survie se réduit selon les positions et mouvements du noyé, la courbe est d'ailleurs exponentielle. L'espérance de vie peut même être inférieure à cinq minutes, sans que la température de l'eau permette de former de la glace, celle-ci n'étant qu'un épiphénomène.
20:25 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 02 janvier 2009
De la Commune
Le plus mauvais journaliste de l'Oignon s'empierge une fois de plus :
Son troquet, c'est le seul du quartier des Ursulines, autrefois commune libre, marraine de Montmartre où l'on savait faire la fête comme peu.
Le problème, c'est que la commune libre des Ursulines est juste une association loi 1901, que l'association correspondante pour Montmartre se nomme République de Montmartre et qu'elle est antérieure à sa prétendue marraine. Il y a certes bien eu une commune de Montmartre jusqu'en 1860, mais le nom de commune a été soigneusement été évité par les boulevardiers et bambochards de l'extrême droite (voire des antisémites notoires), parce que les mots Commune, Libre et Montmartre associés rappelaient de trop fâcheux souvenirs. C'est pourquoi parmi toutes les associations dites communes libres, il y a une petite dizaine de républiques à l'imitation de celle de Montmartre. Oui, le mot Commune passe encore fort mal et il faut l'habiller d'un faux folklore de prétendus rapins. La réécriture de l'histoire passe aussi par là.
12:41 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, langue française, politique, journalisme
Responsable de...
J'aime bien cette qualification de responsable de :
A Nouméa, Florence est responsable de laboratoire à l'Institut Pasteur et Yann est responsable d'une société d'informatique et de télécommunications.
Cela veut tout dire et ne rien dire. Responsable de englobe aussi bien des emplois peu qualifiés que des postes de dirigeants, en passant par des métiers dont la technicité est fort variable ou qui n'appartiennent pas exactement à l'encadrement. Si cela se trouve le descriptif de ces fonctions peut se trouver fort bas : aide-laborantine (en gros femme de ménage des éprouvettes) et vendeur pour France Telecom. Ce n'est sans doute pas le cas, mais responsable de laisse aussi supposer de plus hautes responsabilités, comme directeur de laboratoire ou dirigeant de la société d'informatique, voire actionnaire et propriétaire. Tout est dans ce flou, artistiquement soigné. Un responsable de la voirie dans la commune peut être aussi bien le balayeur, le placier du marché, le policier municipal chargé des contraventions, l'ouvrier chargé de la réfection des chaussées que le directeur qui les encadre. Cela permet d'entretenir le flou, mais si l'on a de vrais titres et de vraies responsabilités, on ne se dira plus responsable de. On se dira directeur de ceci ou cela.
12:08 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française
mardi, 23 décembre 2008
Il y a d'la rumba dans l'air
Ah bravo pour cette belle évocation des rythmes tropicaux de la part du rédacteur en chef adjoint de l'Oignon fort sarkozyste et peu mélomane :
Question agenda, c'est plutôt bien calculé ! En se rendant au Brésil, la première économie de l'Amérique latine, Nicolas Sarkozy s'y est présenté en tant que président de l'Union européenne avant de reprendre sa casquette de président de la République française puis de se glisser dans la peau d'un touriste venu passer Noël avec le Pain de Sucre à l'horizon et les rythmes des rumbas et des sambas.
Le seul problème, c'est que la rumba est une danse et une musique d'origine... cubaine ! Certes, c'est devenu depuis une musique internationale, mais au même titre que la bossa nova alors qui aurait fait plus couleur locale. Lula ou Fidel Castro, cela doit être du pareil au même pour notre éditorialiste : ils sont de gauche quoique de gauches très différentes, latino-américains quoique ne parlant pas la même langue, et surtout ils sont tous les deux barbus, donc on peut bien les confondre...
11:36 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, ump, sarkozy
mercredi, 17 décembre 2008
L'inattention des automobilistes curieux au droit du choc
Je ne comprends pas très bien comment on peut être à la fois inattentif et curieux :
Par ailleurs, cette collision a mis en évidence l'inattention que peuvent montrer certains automobilistes curieux au droit du choc.
Le droit du choc s'explique dans la phrase suivante :
En effet, l'un d'entre eux a écrasé avec sa voiture le triangle posé sur la chaussée non loin d'un des véhicules accidentés.
Oui, il existe un droit du choc, comme un droit pénal, administratif, civil, du travail, constitutionnel, etc. Il doit se trouver chez Dalloz un Code du choc. La formule ne veut rien dire et elle résulte d'un carambolage d'expressions familières et d'autres que l'on juge bien administratives.
Dois-je préciser que la signature revient régulièrement dans mes citations de l'Oignon ?
(On passera sur le "côté de l'accotement" qui n'est pas simplement redondant, mais encore faussement administratif.)
11:30 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française
dimanche, 14 décembre 2008
Les tribals sont parmi nous
Je n'ai jamais compris ce que voulaient dire les expressions tatouages tribaux ou ethniques, mais je ne m'étonne pas de l'erreur de français primaire de quelqu'un qui parle sans doute de tatoo à l'anglaise :
Signes tribals peints sur les visages, ses compagnons de voyage l'encerclaient.
Ben oui, en anglais, c'est plus simple, voire simpliste, mais cela ne permet pas d'écrire correctement en français.
14:43 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française
mercredi, 10 décembre 2008
L'enseigne restauratrice
Généralement, le mot restaurateur n'est que substantif lorsqu'il s'applique au domaine des gargottes et des bouibouis, mais on voit apparaître des emplois inattendus :
En règle générale, les enseignes restauratrices de ce Champignac où l'on mange bien semblent épargnées par la crise ambiante.
On se restaure donc directement à l'enseigne, sans passer par la salle du restaurant. Pourquoi pas les placards ou les panneaux restaurateurs ? De métonymie en métonymie, on finira bien par se comprendre !
Google m'apprend que ce solécisme n'a été employé qu'une seule fois auparavant.
Comment une enseigne pourrait-elle restaurer ? Je me le demande. Dire simplement "enseignes de restaurant (ou de restauration)" aurait été un peu trop... cuistre dans un tel cas. J'attends l'enseigne vestimentaire pour désigner un magasin de frippes ou l'enseigne ordurière pour signifier que l'on a affaire à un centre de tri dit sélectif.
Je tiens à féliciter l'auteur de cet article pour son sens des accords et de la ponctuation qui marque bien qui est la patronne :
Aux Ardennes, Isabelle et son équipe font, eux aussi, état d'une fin d'année plus que correcte au sein de son restaurant place de la République.
Pourquoi dire les choses simplement ? Parce que cela ne serait pas assez journalistique ou digne du journal.
12:15 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française


