mercredi, 02 décembre 2009
Kinkhoorn
- Deux d'entre eux font la chaîne pendant que le dernier fait le gué. L'Union, 27 novembre.
- Qu'il y ait des financements de chairs... Le Courrier de l'Ouest, 18 novembre.
- Remplacement des abris excitants par des abris neufs. Le Courrier picard, 18 novembre.
- Le gouvernement a multiplié les orties depuis quelques semaines. La Dépêche du Midi, 24 novembre.
- C'est grâce à l'école de sa fille que le poteau rose a été découvert. Le Journal de Saône-et-Loire, 20 novembre. C'est le grand classique qui donne son nom à ce type d'erreurs pour Chris.
- Le Palais-Bourbon, une croisière sur la scène et le tour des monuments étaient au programme de l'escapade parisienne. La Montagne, 19 octobre.
- 90 % des morts sur la route vivent dans les pays en voie de développement. Le Monde, 22 novembre.
10:06 Publié dans Revues de presse | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, langue française, orthographe



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Commentaires
Vous savez d'où sort le dessin sur le blogue de Chris ? impossible de le demander là-bas en commentaire.
C'est la première fois que je vois ce genre de déformation acoustique illustrée. C'est un "classique" parce que c'est ce que font tous les enfants : rapprocher le son inconnu d'un mot connu.
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
Chris (ancienne dangereuse Trilingue) était retournée en Allemagne, je crois, avant de partir chercher du travail en Grande-Bretagne, mais cela semblait aussi précaire qu'en France : hébergement chez des amis et contrats de traduction à trouver. Elle n'écrit plus sur son blogue depuis deux ans déjà alors qu'elle faisait partie de la première blogobulle, c'était en pointillé les derniers temps. Je ne possède plus son adresse de courriel (sauf en archives du Champignacien, mais c'est un désordre complet). Je ne lui ai pas posé la question au sujet de l'illustration, on a juste un peu échangé au moment de l'affaire Garfieldd qui nous avait bien occupés et puis elle a été ensuite prise presque immédiatement par ses problèmes personnels de logement (en gros, virée de son appartement pour cause de revente). Je ne fais état ici que de choses qu'elle a écrit en public. On a affaire comme souvent à un blogue défunt, parce qu'il y a des personnes derrière et que leur vie est parfois compliquée ou difficile.
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Dommage, c'est un blogue vraiment riche.
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
Est-ce la même personne ?
http://lascribe.net/
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
Parfaitement ! Je me souviens de son nom complet à présent. Merci du lien.
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Le texte de Chris est intéressant. Il est d'autant plus dommage que sur les trois exemples français qu'elle cite, aucun n'est exact.
Pour remède de bonne femme, voir wikipédia "étymologie populaire" dans sa version actuelle. Pour tomber dans les pommes, voir le Robert des expressions, édition 2003. Et pour autant pour moi, les arguments en faveur de "au temps" sont aussi faibles les uns que les autres. Tout faux ! Pour être aussi systématiquement à côté de la plaque, il faut vraiment être poursuivie par la scoumoune.
Écrit par : Pierre Enckell | mercredi, 02 décembre 2009
"Pour être aussi systématiquement à côté de la plaque, il faut vraiment être poursuivie par la scoumoune."
... ou anglophone ! il ne me semble pas que la langue maternelle de Chris soit le français, bien qu'elle le parle et l'écrive remarquablement. Un peu d'indulgence ne nuit pas, Pierre Enckell !
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
@ Alice M. Votre propos mérite une bonne mise au point.
J'admire beaucoup les gens qui maîtrisent le français quand ce n'est pas leur langue maternelle. C'est le cas, par exemple, de grands chercheurs étrangers en linguistique, lexicographie et littérature française, à commencer par Wartburg. J'en connais quelques-uns personnellement : Frankwalt Möhren, Ken George, Peter Blumenthal (lexicographie), David Smith, Alan Dainard, Annette Tomarken (littérature), d'autres encore. Quand ils écrivent, il leur arrive, pas souvent, de ne pas maîtriser telle petite finesse de la langue : dans ce cas, ils méritent toute l'indulgence du lecteur.
Mais ce que ces chercheurs disent à propos de leurs spécialités respectives est vérifiable, appuyé par toutes sortes de documents, de preuves, de raisonnements. Il peut se glisser çà et là une erreur, comme pour n'importe qui d'entre nous, mais c'est vraiment l'exception.
Voici toutefois Chris. Anglophone, je vous l'accorde. Ecrivant fort bien le français, certes. Mais qui s'exprime avec assurance sur des sujets qu'elle ne maîtrise visiblement pas, et voilà ce que je lui reproche. Si elle affirmait tout de go que la terre est plate et que Napoléon n'a jamais existé, appelleriez-vous à l'indulgence sous prétexte qu'elle le dit en français ? Un peu de clarté dans la tête ne nuit pas, Alice M !
Écrit par : Pierre Enckell | mercredi, 02 décembre 2009
Oui Pierre, je n'ai pas relevé, même si j'avais vu que c'était trois explications que j'avais combattues sous des formes diverses, je me suis passablement défoulé au sujet d'au temps pour moi (d'autant que les rappels de l'histoire mirlitaire ont le don de me hérisser les poils) et j'ai dû ferrailler dans fllf au sujet des pommes et de la bonne femme afin que l'on arrête de colporter des légendes. Le remède de bonne fame est même passé un temps dans le site langue.fr.net comme la véritable explication et j'ai démontré que c'était impossible d'un point de vue phonétique et orthographique (en plus des relevés du Rey-Chantreau).
Alice M, Chris n'est pas anglaise, mais allemande, elle a pris des explications qui étaient et qui sont encore répandues dans les ouvrages qui prétendent révéler des choses aux vulgaires. On lit cela partout. La démonstration est fausse parce qu'elle s'appuie sur l'étymologie alors que l'on a affaire à des expressions vivantes qui sont réinterprétées : poteau rose s'appuie sur la synchronie (on connaît plus ou moins bien l'origine de la locution qui est renseignée depuis longtemps, la graphie alternative est une erreur) et au temps pour moi sur la diachronie (totalement fantasmatique). C'est aussi une erreur de méthode dans la démonstration, mais cela n'ôte rien au remarquable niveau de langue en anglais et en français de Chris. Et puis on ne peut négliger que les fausses explications sont données aussi par des personnes de langue maternelle française face à des étrangers abusés.
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Eh eh ! oui, Pierre Enckell, Chris s'est trompée, la belle affaire ! ce que vous dites de la Terre plate ou ronde n'a rien à voir avec la choucroute, car, comme le dit si bien Dominique, ces explications fausses sont véhiculées par bien des Français eux-mêmes ! les explications fausses sont aussi très intéressantes, elles font partie de la recherche socio linguistique. Il y a le vrai, il y a le faux, et puis il y a un entre deux : ce qu'on aime bien considérer comme vrai, même si c'est faux, et même si on a déjà entendu la bonne explication. Ne trouvez-vous pas cela fort intéressant aussi ? Le poteau rose est vrai pour l'enfant, j'ai moi-même longtemps cru que c'était vrai ! et maintenant ça m'intéresse vraiment, cette histoire de poteau rose ! un poteau fait partie du paysage d'un enfant, il sait ce que c'est, la couleur rose aussi, le poteau et la couleur rose se marient bien dans l'imaginaire enfantin, ce n'est pas du tout impossible, juste un peu rigolo.
Dominique : j'ai écrit anglophone, pas Anglaise. Je ne savais pas qu'elle était allemande, mais ce que vous dites confirme qu'elle est véritablement une "dangereuse trilingue" !
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
«Qu'il y ait des financements de chairs...»
Et la traite des blanches ? Mensuelle ou trimestrielle ?
« Le Palais-Bourbon, une croisière sur la scène et le tour des monuments étaient au programme de l'escapade parisienne».
C'était donc ça :
http://www.mefeedia.com/watch/26116270
Écrit par : Olivier | mercredi, 02 décembre 2009
Vous insistez, Alice. J'insiste aussi. Oui, les explications fausses ont leur intérêt, oui le poteau rose est une jolie image, si l'on veut. De même, quoi que vous en disiez, le concept de la terre plate peut sembler très poétique, et la non-existence de Napoléon a fait l'objet d'une célèbre dissertation dont les conclusions ont un aspect plausible.
Ce n'est pas de cela que je parle. Chris a écrit un billet dans une rubrique consacrée aux langues, où elle donne pour trois locutions françaises, remède de bonne femme, tomber dans les pommes et autant pour moi, des explications FAUSSES en les présentant comme des explications VRAIES. C'est tout ce que je dis. L'étymologie a des règles et des procédures qu'il convient de connaître et d'observer quand on propose des explications. Est-ce si difficile à comprendre ?
Si vous n'êtes pas convaincue, tant pis pour vous.
Écrit par : Pierre Enckell | mercredi, 02 décembre 2009
Je n'ai pas commenté l'erreur au sujet de la scène/Seine parce que je savais qu'il y aurait quelqu'un pour faire le rapprochement avec l'action des jeunes débi... pardon, jeunes populaires.
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Pierre, je comprends très bien ce que vous dites, mais je n'en fais pas un fromage, contrairement à vous. Tant mieux pour moi.
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
Pierre, comprenez qu'il s'agit d'abord d'une personne de langue maternelle allemande venue étudier et travailler en France. Elle reprend des légendes qui circulent dans des livres, des articles ou des discussions. Elle aurait dû reprendre chacun des points comme je l'ai fait moi-même, mais puisque c'étaient des auteurs de la langue en question qui le disaient elle n'a pas été plus loin. Leur origine était une caution. Je me suis laissé abuser moi-même par le remède de "bonne fame" (colportée par des ouvrages bien français) jusqu'à ce que je regarde les attestations et que je réfléchisse à l'évolution de la langue, j'ai protesté dans un forum avec quelques années de retard. Mon esprit de l'escalier. Il suffit qu'une erreur ou un mensonge soit répété suffisamment souvent pour qu'il devienne vrai pour ceux qui ne possédaient pas la langue avant. Vous devez le savoir, cela explique bien des transformations du latin au français.
Les preuves de Chris sont fausses, je n'en disconviendrai pas. Mais ce qui me dérange le plus est la nature de ces preuves diachroniques alors que poteau rose ne peut s'envisager que dans la synchronie. C'est une erreur de raisonnement par le recours à l'étymologie qui est la plus traitresse des méthodes lorsque l'on veut prouver un propos. Elle livre le français comme elle le voit en le découvrant, mais c'est bien le français de certains Français. Vous avez raison de combattre les légendes langagières et c'est tout à votre honneur, mais n'accablez pas trop Chris (c'est ce que demande Alice je crois) puisque la source de la faute est ailleurs !
Alice parle de l'esprit enfantin qui transforme tous les mots en fonction des choses qu'il connaît, elle voulait entraîner le fil vers un propos ludique et vous, vous nous promenez vers ce qui fait votre autorité. Cette réflexion d'Alice est sur un autre registre que le vôtre à propos de la vérifiabilité et de l'authenticité d'une source pour une étymologie. Vous parlez deux langages différents alors qu'il n'y aurait aucune raison de vous opposer. Mais bon... un peu de polémique inutile n'est pas inutile pour un blogue comme le mien qui se situe hors des classements. A condition que les gens ne partent pas après...
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Mais non ! on ne part pas ! on s'accroche à notre poteau rose ! fiers comme un bar-tabac !
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
Plus je lis cette discussion et moins je comprends.
Est-ce qu'on pourrait me confirmer que, dans le cas de "bonne femme" par exemple, l'explication "bonne fame/renommée" est fausse ?
Parce que si tel est bien le cas, je ne vois pas où est l'erreur de Chris. Si on met de côté la question diachronie-synchronie soulevée par Dominique, "bonne femme", avec son explication erronée qui passe pour vraie, est bien un exemple de poteau rose qui a réussi. Non ?
Écrit par : lamkyre | mercredi, 02 décembre 2009
lamkyre : Est-ce qu'on pourrait me confirmer que, dans le cas de "bonne femme" par exemple, l'explication "bonne fame/renommée" est fausse ?
Oui. C'est une réinterprétation moderne alors que la première attestation (mais Pierre Enckell nous en trouvera une plus ancienne encore) est de madame de Sévigné "tomber dans les pommes cuites". Comme il s'agissait de ma chère marquise, je me suis souvenu automatiquement de l'expression.
L'explication "bonne fame" ne date à mon avis que des années 80 et vous pourrez la voir se propager dans fllf sous le clavier de Clotilde Chaland qui donne d'ailleurs ses sources (selon mes souvenirs). Mais il y a sans doute d'autres faux étymologistes plus anciens à la base. Je n'ai pas voulu les chercher.
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Euh... La première attestation de bonne femme est à chercher dans les pommes cuites ? Voilà qui renforce ma perplexité !
(Et j'ai raison, Chris ne se trompe pas.)
Écrit par : lamkyre | mercredi, 02 décembre 2009
Bon, je me suis trompé en répondant à une expression plutôt qu'une autre. Pas malin. "Bonne fame" est une explication fausse qui est souvent propagée et qui a même été reprise de bonne foi par Luc Bentz dans son site. Mais le Rey-Chantreau est formel et il n'existe aucune orthographe avec a pour le mot "femme" permettant la confusion, le terme "fame" était perdu depuis des siècles quand on a découvert l'expression, cela ne repose sur rien du tout sauf des lectures hâtives d'étymologies. Chris a tort, mais vous dites le contraire pour troller.
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Euh... Madame de Sévigné ? On cite plutôt une autre épistolière, George Sand, dans une lettre de jeunesse.
Quant à "remède de bonne femme", la date de 1714 pour cette forme est donnée par le BHVF (TLFi, article "femme"; dans cet article, surligner "femme" ; dans la boîte qui apparaît, cliquer sur Bulletin historique du vocabulaire français) : et voir l'explication donnée par ce texte.
@ Dominique. Je ne sais pas pourquoi vous trouvez que j'accable Chris. Dans mon premier post, j'ai dit que son article était intéressant, mais qu'elle était poursuive par la scoumoune = la malchance, dans le choix de ses exemples. Ce n'est pas l'accabler.
@ Alice. J'en fais un fromage parce que la lexicographie est mon métier. Je ne sais pas quel est le vôtre ; mais si on fait devant vous une assertion que vous savez erronée de par votre formation, ne le signalez-vous pas ?
Ouf ! Je déteste avoir à me justifier de cette façon. Je ne connais ni Chris, ni Alice (ni Dominique), je ne leur veux aucun mal, j'essaye simplement de rectifier ou de compléter des données...
Écrit par : Pierre Enckell | mercredi, 02 décembre 2009
Revenons à notre pot. Sur le TLFI, il est dit, pour découvrir le pot aux roses "mettre à jour quelque chose qui vous était tenu intentionnellement caché." Les enfants l'entendent de la bouche de leurs parents, qui découvrent une de leurs bêtises : on a découvert le poteau rose ! et là ce poteau se pare de tous les interdits merveilleux (roses), qui devaient rester secrets, mais qui ont été découverts, et maintenant on ne voit que ça, ils se tiennent bien droits malgré tout, les poteaux roses, bien en évidence et un peu honteux, ils sont si haut, on ne pourra jamais y monter, mais ils font bien rêver...
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
En effet, le poteau rose tel que vous le décrivez et dont vous rêvez est un remarquable symbole phallique, mais nous sommes loins de la linguistique, n'est-ce pas ? et même de la sociolinguistique que vous invoquiez.
Écrit par : Pierre Enckell | mercredi, 02 décembre 2009
Pierre, vous avez raison sur le fond et je reconnais mon erreur au sujet de deux écrivaines que j'estime, je citais sans consulter les textes. Cela dit, vous êtes un peu rude, vous avez écrit en capitales (!) pour dire le vrai et le faux et personnellement j'ai parlé d'abord d'erreur de méthode parce que de toute manière les exemples destinés à renforcer la première explication ne pouvaient pas la servir. Ils étaient déjà faux par nature, indépendamment de leur inexactitude, puisque les références n'étaient pas de même espèce. On ne prouve pas une erreur orthographique contemporaine par des erreurs étymologiques contemporaines. Ce sont des choses distinctes. J'ai été ainsi bien plus sévère que vous, mais j'ai pris le pli de ne plus m'indigner que pour faire un peu théâtral quand je déteste quelqu'un ou que je veux mettre en évidence un fait, alors que là ces choses m'ont glissé dessus tellement je les avais vues avant. Mon parti est celui de la vérité, comme pour vous et vous avez raison de la manifester, mais sans capitales. Pour moi, vous n'avez rien à prouver au sujet de votre autorité et vous n'avez pas besoin de la démontrer auprès des autres commentateurs. Et nous menons un dialogue de sourds depuis le début.
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Pierre, vous cassez toute tentative de fantaisie, vous voulez prouver à tout prix ce que personne ne nie, vous vous justifiez et citez tout plein de grandes références que vous fréquentez de près. Je ne mets pas en doute votre grande science, je la respecte, j'essaie juste de jouer un peu, car la langue, c'est aussi et surtout le plaisir de jouer.
Écrit par : Alice M. | mercredi, 02 décembre 2009
Autant pour moi ! Voilà deux remontrances par des gens avec qui j'essayais de dialoguer sur un sujet précis sans faire (au début) de reproche à quiconque. Je m'y suis sans doute mal pris. La prochaine fois, avant de ll'ouvrir, je vous demanderai votre avis.
Écrit par : Pierre Enckell | mercredi, 02 décembre 2009
Mais restez Pierre, je vous en prie, et ne me demandez aucune permission : vous serez toujours le bienvenu dans cet espace où vos interventions ont été toujours judicieuses et opportunes et j'ai appris des choses utiles en vous lisant. Je dis que vous avez raison de dénoncer trois erreurs fréquentes d'étymologie, vous êtes content ? Je l'avais déjà dit avant, mais cela ne comptait pas. Vous voulez que l'on vous prenne au sérieux ? Mais c'est mon cas et je l'ai dit à Alice en privé. Nous nous sommes faits les uns et les autres emberlificotés par le cas d'une blogueuse alors que nous aurions dû discuter seulement de langue. C'est malheureux et sachez que pour moi vos références valent comme autorité. Vous n'avez aucune permission à me demander sur ce blogue et je suis heureux d'y accueillir vos commentaires qui le valorisent. Mais si vous voulez faire l'invité difficile...
Écrit par : Dominique | mercredi, 02 décembre 2009
Troller ? Loin de moi cette idée. Nous ne devons pas lire l'article de Chris de la même manière, voilà tout. Elle parle de poteaux roses qui ont réussi, elle en donne des exemples, et il ne me semble pas qu'elle adhère aux fausses explications qu'elle cite, bien au contraire.
Mais on dirait bien que je suis la seule à le comprendre comme ça.
Écrit par : lamkyre | mercredi, 02 décembre 2009
@ Dominique, je me suis énervé. Excusez-moi. Le ferai plus !
@ Alice, êtes-vous la dame aux choux de Bruxelles de qui je me suis abondamment moqué sur ce blog, sous différents pseudos, il y a trois ans ? Dans ce cas, je comprends mieux que nous ne nous comprenions pas.
Écrit par : Pierre Enckell | jeudi, 03 décembre 2009
Oui, c'est ça Pierre, j'adore les choux de Bruxelles, et ça ne me dérange pas du tout qu'on se moque de moi !
Lamkyre, c'est vrai que Chris parle "d'étymologie populaire" et de "poteaux roses qui ont réussi" : en relisant, je comprends mieux votre interprétation, mais il n'est pas si clair qu'elle ne cautionne pas lesexemples qu'elle donne.
(et vive les choux de Bruxelles à l'ail, un très bon plat par ce temps froid !).
Écrit par : Alice M. | jeudi, 03 décembre 2009
Dominique "Nous nous sommes faits les uns et les autres emberlificotés par le cas d'une blogueuse alors que nous aurions dû discuter seulement de langue"
Mais enfin Dominique, il est normal de parler aussi des personnes, blogueurs ou blogueuses ; la langue n'est pas désincarnée, elle n'existe pas seulement dans les dictionnaires qui disent une fois pour toutes le vrai et le faux. Maintenant, avec les blogues, les tweets, les commentaires, la langue écrite est plus vivante que jamais et se mêle à la langue orale, elle a son mot à dire, et elle le dit : un monde s'ouvre et s'invente en même temps. Qu'il y ait quelques couacs en chemin, c'est bien normal ! j'espère juste que Pierre ne m'en veut pas et qu'il ne partira pas en courant à l'odeur de mes choux de Bruxelles.
Écrit par : Alice M. | jeudi, 03 décembre 2009
j'espère juste que Pierre ne m'en veut pas et qu'il ne partira pas en courant à l'odeur de mes choux de Bruxelles.
Psst ! aAice, on dit qu'il faut mettre un morceau de pain dans l'eau de cuisson des choux de Bruxelles pour atténuer l'odeur !
Écrit par : Michèle | jeudi, 03 décembre 2009
Hé bien ! je vous trouve bien péremptoires dans vos sarcasmes sur les étymologies discutables.
Ainsi, Dominique écrit : "le terme 'fame' était perdu depuis des siècles quand on a découvert l'expression". Pourtant, aujourd'hui encore je n'ai pas à réfléchir longtemps pour voir remonter à la surface le mot "fameux". Disparu ?!?
Ainsi, Pierre Enckell conspue l'expression "au temps pour moi". Sauf que...
D'une part c'est bien ainsi qu'elle est écrite, par exemple par Sartre dans "Le Mur".
D'autre part, son pseudo-pendant "autant pour moi" ... n'a aucun sens !!!
Ça me fait toujours marrer d'entendre défendre mordicus cette version alors qu'elle n'a aucun fondement logique (contrairement à l'autre). Ah, si, pardon, "autant pour moi" a un sens ... lorsque par exemple on demande :
- combien prendras-tu de sucres dans ton café ?
- deux.
- et toi ?
- autant pour moi.
Là, oui, on parle de quantité.
Mais "autant pour moi" n'a aucun rapport sémantique, aucun lien logique avec le fait de se tromper ! C'est le cas, à l'inverse, de la forme "au temps pour moi" (et tant pis pour les mirlitaires, qui m'énervent aussi, mais bon : ils ont existé et ils ont laissé des traces dans la langue).
Alors, plutôt que des affirmations péremptoires et arguments d'autorité, j'aimerais que vous nous donniez des références précises (pour "bonne femme", je veux bien vous croire même si l'explication "fame" ne me paraît pas si absurde ; pour "tomber dans le pommes" je vous fais confiance ... mais pour "au temps pour moi" non !).
Parce que, par exemple, quand Dominique avait indiqué, lors d'une discussion sur le blog Langue Sauce Piquante, un lien pour montrer que la forme "autant pour moi" était aussi valable que l'autre ... j'avais découvert avec amusement que ledit lien confirmait en fait MA version : oui, "autant pour moi" peut se dire, mais dans le sens de l'échange cité plus haut et pas du tout dans le sens de l'expression "au temps pour moi", pour laquelle l'explication est attestée et cohérente. Et c'est le lien même que vous indiquiez, Dominique, qui vous contredisait !
Alors, je veux bien croire toute explication ... à condition qu'elle soit donnée.
L'argument d'autorité sur "autant pour moi" ne tient pas, d'autant que "autant" a un rapport avec la comparaison et la quantité - alors que l'expression "au temps pour moi" ne marque ni comparaison (ça ne veut pas du tout dire "je me trompe comme vous" puisque ça s'emploie à l'origine en dehors de toute autre erreur comparable, nulle notion de "comme vous" dans l'expression) ni quantité (quantité de quoi ?!?). Si vous me donnez un lien, un texte, une explication valable, je veux bien la considérer. Mais depuis le temps que j'entends dire ceci ou cela, on ne m'en a jamais présenté...
Écrit par : Jacques C | jeudi, 03 décembre 2009
JC : Pourtant, aujourd'hui encore je n'ai pas à réfléchir longtemps pour voir remonter à la surface le mot "fameux". Disparu ?!?
Oui, mais fame ? Euh... Vous savez quand cela a été attesté pour la dernière fois ?
JC : Et c'est le lien même que vous indiquiez, Dominique, qui vous contredisait !
Un lien qui donnait des explications délirantes de ma part. Je renvoyais les partisans d'au temps et d'autant dans leurs chaussettes et je me contrefiche de ce qu'ils pensent. Et je me contrefous également de ce que les partisans d'au temps pourront en penser, parce que je pense qu'ils ne pensent pas !
Écrit par : Dominique | jeudi, 03 décembre 2009
> Dominique : "Je renvoyais les partisans d'au temps et d'autant dans leurs chaussettes et je me contrefiche de ce qu'ils pensent"
Mais alors ... vous voulez dire que c'est ni l'un ni l'autre :-) ?
Pour ce qui est de "autant/au temps", quand on a d'un côté une expression d'usage attesté et de sens précis et concordant (au temps) et de l'autre une expression purement spéculative et sans signification logique (autant), je ne vois pas trop pourquoi choisir l'absurde. Mais bon, chacun son trip, comme on disait quand on était jeune autrefois...
Pour ce qui est de "fame", je voulais juste dire que la racine reste bien présente (dans "fameux", très proche quand même !) et qu'il n'est donc pas totalement burlesque d'imaginer que le terme soit resté dans des patois - mais je ne le prétendrais pas, vu que l'inverse est possible aussi et que je n'en ai aucune preuve :-). Ma remarque visait juste à pointer que "l'autorité" demande quelques arguments complémentaires... mais sur cette expression je suis prêt à vous croire.
Écrit par : Jacques C | vendredi, 04 décembre 2009
Moi j'ai deux choses à vous dire :
1/ quand j'ai lu, il y a qq. mois, ce fil-là "d'autant/ au temps" qui date d'il y a dix ans pile-poil, j'ai vu Dominique jouer et cela m'a beaucoup réjouie. Point.
2/ quant au pot, cessez les disputes et les balivernes ; c'est singulier +singulier il s'agit du mien et c'est pas ton tien. Donc toutes les supputations précedentes étaient hasardeuses et aléatoires.
On dit (et vous trouverez confirmation dans toutes VOS bibles en cours cnrtl tlfi grévisse et tutti quanti) :
le pot de Rose.
mais j'autorise, si vous insistez, le pot à Rose.
C'est dit, dodo.
Sur ce point là, pas de débat, une rose, ancienne, pas deux, encore moins cinquante.
Écrit par : michèle | vendredi, 04 décembre 2009
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