lundi, 16 novembre 2009

Fiat Lux !

Je commence à être légèrement excédé par la campagne sur les ondes nationales au sujet des lampes usagées. Certes, je suis partisan du tri et du recyclage des déchets et je me suis inquiété auparavant du sort des ampoules basse consommation qui n'est pas sans poser de problèmes. Mais je suis consterné que l'on parle de lampes dans un sens classique pour le récipient qui contient le combustible, alors que le terme lampe désigne aujourd'hui dans le langage courant et en rapport avec l'habitat le support qui peut accueillir des recharges diverses comme des ampoules, des tubes et comme chez moi des torches. Or ce sont ces derniers objets qu'il convient de rapporter chez un distributeur au lieu de le jeter bêtement à la poubelle, non pas ce qui vous sert à envelopper ou à soutenir l'ampoule ou le tube (que ce soit le pot, la vasque, la toupie, le cube, et toutes ces choses que l'on désigne couramment comme lampes dans les magasins d'ameublement parce que l'on peut y placer une ampoule).

Il est parfaitement exact de parler de lampes au sujet de ces recharges. C'est le sens technique et ancien. En revanche, c'est un peu risqué, parce que l'on risque de ne pas être compris : la lampe, pour la plupart des personnes, n'a que le sens de l'objet qui s'illumine. C'est le lumignon de salon ou la suspension de salle-à-manger (en papier crépon et sous forme sphérique chez les babas cools, dans une citrouille pour les américonaïaques) ou l'encadrement du tube au dessus de l'évier de la salle de bain ou de la cuisine. Pas l'objet qui contient le combustible. La métonymie est passée par là et les marchands de lampes design sans aucune ampoule ont fait passer ce nouveau sens. Il faudrait rappeler d'abord le sens premier de lampe pour les plus mal comprenants qui ne savent pas lire les logogrammes ou ne savent pas les voir (et cela se recrute dans toutes les couches de la société), parce qu'ils ne voudront pas se déssaisir de la lampe en bois achetée à Emmaüs ou héritée de la tante Hermentrude, et il jetteront leurs ampoules basse consommation dans le bac commun puisque ce n'est pas vraiment une lampe selon eux. Que l'on commence à voir quelles sont les représentations des gens auxquels on parle, il y a énormément de non techniciens ou non érudits dans la population française, ce n'est d'ailleurs pas de leur faute. L'écologie doit être sociale, ou elle ne sera jamais !

 

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Commentaires

La lampe première est d'Aladin.
Loin derrière sont venus les lumignons, les réverbères...

Écrit par : michèle | mardi, 17 novembre 2009

Entre les deux, il y eût les candélabres.

Être une lumière ne signifie pas être une ampoule.

Une lampée est comme une floppée, une brassée, une jonchée, un féminin en"é" qui se termine en "ée" et ils sont peu. N'a rien à voir ni avec les lampes, pas plus avec les ampoules.

Le pied de lampe, on se l'arrache bec et ongles.
Parfois, il s'agit d'un pécule mis consciencieusement dans un bas de laine ; là c'est plus douloureux.

Ce que Dominique appelle le lumignon de salon c'est, en fait, le lampadaire.

Quant aux vers luisants, le doute subsiste : moi j'en suis aux mâles qui éclairent leurs feux arrières. C'est pour cela que l'on dit "il est tout feu, tout flamme."
Un ver luisant ne brille pas par son intelligence. Il n'est pas isolé. Ils vivent en colonies comme les manchots empereurs. Ainsi ils se sentent moins seuls.

Sur ce sujet-là, j'ai éclusé mes compétences.

L'écologie je n'en parle pas parce que cela fait belle lurette que je trie tout, à commencer par le bon graie et l'ivraie. Le reste suit.

Écrit par : michèle | mercredi, 18 novembre 2009

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