jeudi, 15 octobre 2009
Ethique du sarkozysme
Je reçois un nouvel appel à l'aide de Mariah-Samanthah, la fameuse umpiste de gauche qui passe son bac STG pour la quatrième fois.
Très cher comte adoré, je vous adresse le texte qui figure au programme et que notre professeur, encore malade, dépressif ou en stage, a totalement refusé de nous expliquer parce que je crois qu'il doit être membre de l'ultragauche qui nous attaque sans arrêt comme le dit si bien monsieur Hortefeux. Comme sarkozyste de gauche, je ne peux dire que mon indignation devant un tel comportement qui nous pénalise gravement pour notre égalité des chances et la discrimination positive. Ce n'est pas parce que le programme de cette année, "sardouïsme et sarkozysme", lui déplaît qu'il doit ne pas faire face à ses obligations légales. Je vous demande de m'expliquer ce texte représentatif de la culture française, comme vous avez su si bien le faire jusqu'à présent.
Dans les villes de grande solitude
Moi le passant bien protégé
Par deux mille ans de servitude
Et quelques clous sur la chaussée
Interrogeons nous d'abord sur les deux mille ans de servitude. Que veulent-ils dire ? Cela nous renvoie à la période de colonisation complète de la Gaule par l'Empire romain. Mais les villes dites de grande solitudes existaient-elles avant que Rome ne gouverne la Gaule ? C'est ce que suggère le texte, comme si les Gaulois n'avaient jamais su créer de villes et de chemins. Que veut dire le mot servitude au juste ? C'est à la fois le fait d'être assujetti à quelqu'un pour lui accorder un service et puis le fait d'accorder le passage à quelqu'un sur son propre terrain dont on est propriétaire. Ce que dénonce Michel Sardou, c'est l'existence du droit romain qui permet d'emprunter un chemin au milieu d'un champ ou d'un pré appartenant à quelqu'un d'autre au mépris du droit de propriété !
Dans les villes de grande solitude
De nouvel-an en nouveaux nés
Quand j'ai bu plus que d'habitude
Me vient la faim d'un carnassier
Notez l'anaphore qui sert de refrain, puisque de refrain il n'y a pas, c'est presque du Guaino. On a affaire à un personnage imaginaire qui envisage des actions absurdes. Il se compare donc à un "carnassier" qui peut être aussi bien rat, loup, chat, vautour, tellement c'est vague comme vocabulaire. Mais cela a été préféré à "prédateur" qui ne rimait pas vraiment et puis il fallait évoquer l'idée de la bidoche que l'on débite.
L'envie d'éclater une banque
De me crucifier le caissier
D'emporter tout l'or qui me manque
Et de disparaître en fumée
Ce qui est remarquable sur le plan stylistique dans ce quatrain, c'est le fait de "se crucifier quelqu'un". On n'avait jamais crucifié quelqu'un pour son seul plaisir auparavant ou alors on ne le disait pas. C'est cela qui est décomplexé dans le sarkozysme et qui fait qu'on apprécie ses interventions dans le régime bancaire, notamment pour la Banque populaire-Caisse d'épargne où il a crucifié le caissier.
Mais dans les villes de grande solitude
Tous les héros se sont pollués
Aux cheminées du crépuscule
Et leurs torrents se sont calmés
Ce passage ne veut strictement rien dire. Il a été sponsorisé à la fois par Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand, Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit et Jean-Louis Borloo qui a vidé toute sa cave pour l'occasion. Je vous déconseille absolument de tenter de l'expliquer à l'oral. C'est aussi idiot qu'un devoir de droit remis par Jean Sarkozy pour son admission en deuxième année de DEUG.
J'ai envie de violer des femmes
De les forcer à m'admirer
Envie de boire toutes leurs larmes
Et de disparaître en fumée
Nous arrivons au passage le plus difficile qui a légitimé l'inscription de ce texte exemplaire au programme du bac. Michel Sardou encourage-t-il le viol, oui ou non ? Notez qu'il ne parle pas de viols d'hommes ou de mineurs, il a des délicatesses insoupçonnées. Il reste un pur hétérosexuel respectant la loi. Vraiment, comment a-t-on pu accuser Michel Sardou de légitimer le viol alors qu'il ne parlait pas de s'attaquer à une mineure de treize ans qui posait nue pour Vogue ou de forniquer contre argent avec de jeunes Thaïlandais qui ressemblaient à Tony Leung plus jeune ?
17:31 Publié dans Lectures méthodiques, analytiques et pataphysiques | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, politique, ump, enseignement, éducation



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Commentaires
Argh! J'ai tout compris! Sarkozy est le fils caché de Guaino et Sarkou! Horrible chimère...
Ecrit par : Irène | jeudi, 15 octobre 2009
«C'est aussi idiot qu'un devoir de droit remis par Jean Sarkozy pour son admission en deuxième année de DEUG».
D'où tenez-vous cela, et qui vous permet de sortir de pareilles balivernes, aussi insipides que méchantes, votre vulgarité vous perdra (et vous devrez rendre des comptes avant de rendre gorge-N'oubliez pas que Jean, qui est beau et très brillant et suscite une jalousie évidente, a tout de même obtenu 11 en histoire des idées politiques, et qu'il aura sa licence de droit dans un an et demi, alors que vous, si ça se trouve, vous n'avez peut-être même pas votre agrégation de lettres, alors un peu de décence, et évitez de la ramener. Monsieur, je ne vous salue pas.
http://tinyurl.com/yhrvrfz
Ecrit par : Isabelle Balkany | jeudi, 15 octobre 2009
Hum. On aura compris que je voulais dire "le fils caché de Guaino et Sardou".
Ecrit par : Irène | jeudi, 15 octobre 2009
Le concours est lancé : qui se cache derrière le pseudo d'Isabelle Balkany ? J'ai mon avis sur l'identité réelle de la coupable dont j'ai mis récemment en doute la véracité de certains de ses récits dits authentiques. Pourrai-je être poursuivi en justice puisque j'ai autorisé une usurpation d'identité comme dans le cas d'Alain-Gérard Slama récemment et quelques autres précédemment ? Serai-je ie responsable tandis que l'usurpatrice sera juste ma complice ? Irai-je Levallois-Perret comme on se rend à Canossa ? Devrai-je recourir aux bons soins de maître Eolas ou de maître No alors que je n'ai pas les moyens de leur payer un nouveau vélo ? Comment ferai-je pour supprimer ce qui ne convient pas dans la forêt des commentaires ? [Noter ici l'emploi du futur et non du conditionnel pour indiquer ce qui n'est pas une hypothèse.]
Ecrit par : Dominique | jeudi, 15 octobre 2009
Participerai pas au concours parce que je gagne jamais. Pensez-vous que pour de vrai, vous pourriez être poursuivi en justice ?
"Comment ferai-je pour supprimer ce qui ne convient pas dans la forêt des commentaires ?"
Peut-être pourriez-vous noter vous-même que ce com ne vous semble pas être d'untel ou une telle ? Comme vous avez accès aux adresses IP des messagers, cela devrait vous aider.
Que vous ne trouviez pas cela drôle, est compréhensible.
Ecrit par : michèle | vendredi, 16 octobre 2009
Connaissant relativement bien Dominique, le ton de sa question peut faire penser qu'il trouve au contraire cela drôle.
Mais ne lance-t-il pas lui-même une fausse piste en disant qu'il a son avis sur l'auteure du commentaire ?
Ecrit par : Olivier | vendredi, 16 octobre 2009
Si vous continuez à vous moqué de madame Balkanny qui me deffend, je le dirais à mon parrein Brice.
Ecrit par : Jean Sarkozy | vendredi, 16 octobre 2009
« Notez qu'il ne parle pas de viols d'hommes ou de mineurs, il a des délicatesses insoupçonnées. Il reste un pur hétérosexuel respectant la loi. »
Euh... aurait-on osé accuser Sardou de désirer une enfant quadragènaire ?
« Oh je voudrais aimer une enfant
Pour quelques heures de plaisir
La prendre un soir à ses parents
Et dans mes bras la voir dormir
Je veux l'épouser pour un soir
Mettre le feu à sa mémoire
L'épuiser d'amour et disparaître dans la nuit
Comme un voleur comme un bandit »
http://www.sardou.com/discographie/paroles/je-veux.htm
Ecrit par : MiniPhasme | vendredi, 16 octobre 2009
"Michel Sardou encourage-t-il le viol, oui ou non ?"
Je gage que oui. Tu m'as ouvert les yeux : Sardou est pis qu'Orelsan.
(Bon, mais ça, je le pensais quand même déjà depuis ma première écoute de "Les Ricains" et "Je suis pour". Beurk…)
Ecrit par : JBB | vendredi, 16 octobre 2009
@ JBB: Sardou n'est potable que si on n'écoute pas les paroles. Il devrait chanter en yaourt.
@ Olivier: Peut-être que c'est plus drôle pour les lecteurs que pour le bloguemestre, vu les peines prévues par la loi pour usurpation d'identité sur le Net...
Ecrit par : Irène | vendredi, 16 octobre 2009
" Vous avez accès aux adresse I P des messagers" ?
Que ne lancez-vous une "proscription" à la manière de Sylla contre l'usurpatrice, en divulgant son adresse mail de façon à ce que tous vos admirateurs inconditionnels submergent sa boîte de virus divers et variés ? ( simple suggestion .... bien dans vos cordes !)
Ecrit par : Martine | dimanche, 18 octobre 2009
Hum... Martine Etrillard, j'ai bien accès à l'adresse IP, mais elle ne veut rien dire. Cela me donne le plus souvent le nom du FAI dans le cas des IP aléatoires, parfois sa zone de connexion, et fort peu souvent à des IP fixes qui appartiennent à des institutions. Votre propre IP ne me renvoie qu'à Orange-Wanadoo Aubervilliers Bloc1 et je ne suis pas plus avancé. Pour en savoir plus, je devrais faire une demande auprès de votre fAI dans le cadre d'une démarche judiciaire, puisque plusieurs personnes peuvent posséder la même IP à la même heure. D'autre part, ce que vous me suggérez est un délit : le bombardement d'une boîte de courrier est interdit par la jurisprudence et la diffusion de virus par la loi. Je ne suis d'ailleurs pas certain que l'adresse que vous affichez corresponde bien à la réalité, même si je trouve le nom dans Copains d'avant, FaceBook, Trombi.com et des annuaires spécialisés. Ce peut être une usurpation d'adresse aussi bien, rien ne me prouve que vous possédez l'adresse de courrier avec laquelle vous avez publié et que vous êtes bien Martine Etrillard. Votre réflexion est d'une naïveté ou d'une ignorance confondantes.
Ecrit par : Dominique | dimanche, 18 octobre 2009
" Une naïve ou une ignorante"....................... confondues !
Que n'écrivîtes -vous "et" ? Vous fûtes trop aimable en ce beau Dimanche, vous que je sais êtes tjs prêt à dégainer contre tout ce qui bouge !
Vos explications - soit dit en passant - intéresseront SANS DOUTE ( au sens classique ) quelqu'un(e), mais je vous assure qu'elles sont parfaitement superfétatoires me concernant : je sais tout cela aussi bien ( mieux ? oserais-je? ) que vous - ne vous déplaise !
Toutefois, que j'aie réussi à insinuer un doute -fût-il très léger - dans votre esprit si plein de certitudes, si plein de SOI, je vous avoue que je n'en serais pas peu fier(e). On a les gageures qu'on peut !
Dernier détail... futile, mais important pour qqn qui enseigne le Français (comme c'est votre cas !): on n'utilise un "d'autre part" qu'à la condition expresse d'avoir usé de "d'une part" précédemment.
Sans rancune. Je ne vous dis pas " au plaisir", ni XAIPE mais VALE.( Cela suffira !)
Ecrit par : Martine alias CALINOURS 007 | lundi, 19 octobre 2009
«Toutefois, que j'aie réussi à insinuer un doute -fût-il très léger - dans votre esprit si plein de certitudes, si plein de SOI, je vous avoue que je n'en serais pas peu *fier(e)*».
C'est la première fois que je rencontre une fierté hermaphrodite revendiquée. C'est peut-être aussi pour cela que cette tirade conchyliforme tourne -bien évidemment- un peu en rond.
Ecrit par : Olivier | lundi, 19 octobre 2009
>Olivier que vous vous targuiez de tout piger alors que ces temps vous ne cessez de vous préoccuper de laisser les parenthèses à loisir bien ouvertes d'un côté ou encore de l'autre, eh bé c'est pas rien.
>Martine CALINOURS 007, de votre com. (courage Martine, vous avez du teuf sur la planche, moi je suis z'ailleurs sur ma planche à moué et pas z'au chômage non plus, si cela peut vous consoler) j'ai une autre interprétation que je soumets à votre sagacité :
«Toutefois, que j'aie réussi à insinuer un doute -fût-il très léger - dans votre esprit si plein de certitudes, si plein de SOI, je vous avoue que je n'en serais pas peu *fier(e)*».
Légère erreur typographique, le doigt, gourd, a zippé sur le clavier. Fallait lire SOIE. En effet, au stade de la chenille*, le fil de soie mesure près de deux kilomètres, et Dominique, dans les choux, (normal les roses c'est pour les filles) est en transformation. Donc devient malléable. Eh oui.
Nota, si vous désirez une seconde Martine, avec Ipod** pour aider au passage au papillon, adressez-vous la porte à côté. Pour les forceps, euh, peut_etre un lexicographe Pierre. E, aidé par Jacques C dico médical en mains "non, plus à droite, non là, vous dis-je, non m....vous vous êtes gourées ; bon on reprend, paniquez pas, et si on l'ébouillantait ?" ; dans les couloirs fumant sa clope, agité, déambulant de long en large, Olivier ; Steph de Beck et Coraline préparant les dragées bleues et les autres Zgur, puis Alice M., Michèle, Irène tricotent elles une layette à rayures, en attendant impatients l'annonce de la fiesta.
* http://www.e-fabre.com/e-texts/souvenirs_entomologiques/chenille_chou.htm
** http://www.macollection.fr/article-commande.php3?id_article=214
P.S : si vous avez besoin d'une troisième pour passer les instruments contondants (épisiotomie et le toutim), j'veux bien me déguiser, suis assez forte (mais sensible, je fermerai donc les yeux si douleur il y a).
P.P.S Martine L. et E. et C. franchement que ne ferait-on pas pour employer un tout petit joli passé simple ? Je copie/colle l'idée pour ma prochaine passe d'armes. Tchak, tchak.
Passé simple avec sujet inversé = ****
P.P.P.S et si j'allais bosser hein, ce serait pas sérieux ça ?
Ecrit par : michèle | lundi, 19 octobre 2009
Vache ! Ça, c'est un argument frappant ! Épisiotomisée au moyen d'un instrument contondant...
Je trancherais davantage pour le scalpel ou les ciseaux...
Méfiez-vous qu'on ne dise à votre sujet que vous êtes un peu à la masse.
Ecrit par : Olivier | lundi, 19 octobre 2009
Ah, mais je proteste: je ne tricote pas! Ou alors seulement des rêves (pas bleus).
Ecrit par : Irène | lundi, 19 octobre 2009
>Olivier merci je croyais que le scalpel en était, ben non ; suis à la masse ou à la cognée ? Définition vue, votre argument est contondant (ça va là ? . Euh, épisiotomisé au masculin car il s'agit du cocon dont tente de s'extirper la chenille ouvrière. Si vous suivez pas tout, c'est pas grave, on vous filera votre bac quand même.
>Irène tricoter des rêves pas bleus, cela est fort utile, puis vous pourriez prendre des notes, puisqu'écrivaine vous êtes. Pour aider à la nymphose toute aide sera bienvenue.
Et après, je veux bien un coup de main pour tenir mon drap (lien posté le 6 février à 11h11 *) parce qu'on est seulement deux et ça suffit pas, il en faudrait deux de plus pour rattraper bébé qui ne vole pas. Non, l'a pas deux z'ailes.
* http://www.forum-pompier.com/sujet17100.html
Ecrit par : michèle | lundi, 19 octobre 2009
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