jeudi, 10 septembre 2009

La décision d'honnêteté

Notre admirable et splendide président prend des leçons de syntaxe auprès de Jean-Pierre Raffarin (le meilleur professeur pour ne plus savoir comment parler français depuis Georges Marchais), il déclare ainsi :

"Je l'ai signé, je le fait. C'est une décision d'honnêteté. Si on ne le fait pas, on n'est pas honnête"

Si je veux m'exprimer en bon français et pas dans un patois picto-mercato-raffarinien, je dirais que c'est une décision honnête, une décision prouyant mon honnêteté ou dictée par mon honnêteté, mais pas dans ces termes informes tout juste bons à servir d'argumentaire commercial à des étudiants en BTS action-vente. Dire décision d'honnêteté, c'est fort ridicule ! Mais notre nouveau régime ne craint pas ce travers. On peut craindre dans les mois prochains : la décision de probité, la décision de sincérité, la décision de courage, la décision d'intelligence, la décision de culture, la décision de;.. etc. Le tic raffarinien peut être décliné à toutes les sauces ! Le perroquet qui nous sert de président peut en modifier les formes et cela passera pour le français qui se parle, tout le monde l'imitera.

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Commentaires

En écoutant son petit discours, à midi, j'ai eu le sentiment qu'il y avait deux parties distinctes. Une première annonce d'allure solennelle, écrite et récitée, figure imposée dans laquelle il semble se sentir un peu à l'étroit, puis un passage aux figures libres, dans lesquelles il croit exceller, roulant les mécaniques. Mais c'est également là aussi qu'il nous offre les plus belles âneries, tant visuelles que langagières.
Je ne sais pas si le moment raffarinesque faisait partie du passage obligé ou de son show «freestyle», mais la transition queue-de-pie - blouson-de-cuir-ray-ban accentuait le côté bancal de sa bafouille.

Ecrit par : Olivier | jeudi, 10 septembre 2009

Ne m'en veuillez pas, j'vous l'avoue, souvent je déconnecte (de la politique) & je m'en porte très bien. Je fais des provisions pour l'hiver ; après je rentrerai le bois, s'il pleut j'irais aux champignons ; je savoure les jours, je lis les nuits. En vous lisant et en relisant ce que vous retranscrivez, j'entends moi qu'avant il signait mais il ne le faisait pas. En tout cas un tel souci de probité signale qu'on en est loin. Moi j'ai bcp de mal à faire ce que je dis. Je prends la décision de m'y mettre. Cette concordance me semble essentielle. De Sarko, je n'en crois pas un mot.

Ecrit par : michèle | vendredi, 11 septembre 2009

« Notre admirable et splendide président prend des leçons de syntaxe auprès de Jean-Pierre Raffarin (le meilleur professeur pour ne plus savoir comment parler français depuis Georges Marchais), il déclare ainsi :
"Je l'ai signé, je le fait". »

Et où prend-t-il ses cours d'orthographe ?

Ecrit par : Stéphane De Becker | vendredi, 11 septembre 2009

L'orthographe me semble secondaire par rapport aux problèmes de logique et de rhétorique.

Ecrit par : Dominique | vendredi, 11 septembre 2009

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