lundi, 13 avril 2009

Le socialiste caché derrière le rideau d'une colonne dans un couloir

Il faudrait un peu savoir.

C'est derrière une colonne (comme dans le théâtre classique français) ?

Une technique classique d'obstruction qui consiste à planquer une dizaine de députés au bon moment derrière une colonne pour faire planter un texte.

Un rideau (comme dans une tragédie shakespearienne) ?

Ils savent parfaitement que je ne peux pas grand-chose au fait que des députés socialistes se dissimulent derrière un rideau rouge et bondissent au moment du vote.

Ou carrément dans les couloirs (qui sont toujours des endroits peu fréquentés et fort discrets comme chacun sait..)

Mes collègues, joints par téléphone vers 14h45, m'ont raconté que le PS avait fait une manoeuvre d'obstruction en planquant une dizaine de députés dans les couloirs.

Ma proposition de réforme constitutionnelle afin de rendre nos institutions vraiment modernes et en phase avec la société actuelle qui doit approuver tous les projets gouvernementaux sera fort simple : tous les rideaux et toutes les colonnes sont désormais interdits dans l'enceinte de l'Assemblée nationale afin de garantir la neutralité du vote, on veillera également à supprimer tout couloir qui permettrait à des députés de l'opposition de se cacher dans un lieu si dissimulé, il faut désormais que le Palais-Bourbon fonctionne en open-space comme dans les 2S2I et toutes les entreprises Web 2.0. Eventrons le bâtiment afin que plus jamais les infâmes socialistes, communistes, verts (et les trois députés de droite qui ont voté contre le projet Hadopi) ne puissent montrer qu'ils vont faire leur acte d'élus républicains : voter la loi.

Trackbacks

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Commentaires

L'enfer, c'est toujours les autres.
L'UMP et sa pléthore de députés... absents n'est donc pour rien dans ce drame digne de Trafalgar, qui n'était en réalité qu'un coup de Jarnac socialo-comunisse.
Karoutchi a ainsi trouvé l'occasion d'assimiler les députés de gauche à une faction vicieuse et nauséabonde dirigée par d'infâmes Olrik, O'Hara, O'Timmins et autres Haschichins.
Où étaient-ils, ensemble, les défenseurs de la veuve et de l'orphelin ? À la chasse ?

Écrit par : Olivier | mardi, 14 avril 2009

Ah, ces fourbes socialistes qui font "de l'obstruction" en votant contre, alors qu'ils pourraient faire une bataille d'amendements, comme sur l'audiovisuel! Et ce pauvre Copé en oublie de quelle tactique parlementaire il s'agit là...

Si on veut s'amuser, voir aussi le blogue de Florence Soriano-Gafiuk:

http://www.florence-soriano-gafiuk.fr/blog/actu-politique/post/2009/03/04/Loi-Hadopi...-Pour-faire-bonne-mesure-!

"Répétons-le, il s'agit d'une bonne loi ! "

Et si elle le dit trois fois, ça devient sans doute vrai...

Écrit par : Irène | mardi, 14 avril 2009

Je reconnais que le PS a (un peu) remonté dans mon estime, sur ce coup-là ;->

La majorité "oublie" qu'en première lecture (avant de repasser la navette au Sénat) l'Assemblée avait voté le texte à l'aide d'une commission ad hoc ;-))

Écrit par : Médard | mardi, 14 avril 2009

"Je reconnais que le PS a (un peu) remonté dans mon estime, sur ce coup-là"

C'est vrai. Mais en même temps, les socialos partent de tellement bas…

Écrit par : JBB | mardi, 14 avril 2009

Au sujet de cette loi profondément idiote, inutile, improductive et coûteuse, je peux dire que même les gens de droite ont des doutes quand bien même ils seraient partisans d'un tout-sécuritaire, j'en ai eu la confirmation par un collègue élu municipal de droite qui nous a a prouvé comment on ne pouvait pas identifier de manière certaine les fautifs. Pourtant, il n'est pas un foudre de la contestation, mais le sujet dépasse le simple piratage : il s'agit de l'accusation possible de tous ceux qui n'auront pas un environnement sécurisé (et il n'y a jamais de sécurité totale).

Écrit par : Dominique | mercredi, 15 avril 2009

NE PAS PUBLIER

Bonjour !
Il me semble, cher Monsieur, que, dans la tirade tirée du Mercure galant que vous reproduisez et que j’ai été heureux de relire, il y ait deux vers de treize pieds :

« Il faut dire des maux, des vice-amiraux, c'est l'ordre »
et
« Fatal, naval, régal, sont des termes qu'on excepte ».

Je suppose que, dans l’original il y avait :

« On dit des maux et des vice-amiraux, c'est l'ordre »
et
« Fatal, naval, régal, sont termes qu'on excepte ».
Bien cordialement.
M. André

Écrit par : ANDRE | vendredi, 24 juillet 2009

Je n'ai pas l'original et j'aurais bien du mal à retrouver le livre où j'avais recopié cet extrait. Mais c'est vrai qu'il y a treize syllabes. Le deuxième vers me paraît plus vraisemblable.

Écrit par : Dominique | vendredi, 24 juillet 2009

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