dimanche, 15 mars 2009

L'écologie, c'est d'abord pour les imbéciles

C'est un peu formidable que ces salons prétendument écologiques parrainés par une mairie qui n'a jamais rien compris au développement durable et qui s'en sert comme d'un pur slogan électoral totalement vide de sens :

On y apprend à trier ses déchets en s'amusant et à surfer sur le site de la CAC, pour trouver dans quel conteneur glisser cette fameuse pile de montre que vous laissez traîner dans un tiroir faute de savoir où la jeter…

Je vais sur le site de la CAC, je ne lis strictement rien au sujet des piles. Alors que la prolifération des téléphones portables, des baladeurs et des appareils photos numériques pose de gros problèmes de traitement des ordures. Ce que je connais, ce sont des solutions de récupération individuelles avec des boîtes de carton posées dans quelques établissements scolaires (pas tous loin de là) ou quelques commerces (et encore faut-il les connaître ou pouvoir faire le déplacement). Les bacs de ma rue acceptent le papier et le verre, pas le plastique et encore moins les piles. Je dépose mes piles dans le bac du Lidl qui les accepte, mais cela demande que je passe à proximité, que j'y ai des courses à faire et que je prenne ma voiture ou que je profite du fait d'avoir fait un trajet avec (merci pour le bilan carbone). Mes magasins de "proximité" où je me fournis aussi en piles ne les récupèrent pas du tout, y compris les buralistes ou horlogers qui changent les piles de montres ! Bref, c'est le règne de la bricole pour les piles et la ville qui accueille le premier des Grenelle 2 de l'environnement ne devrait pas être fière, car pour un fait simple, quotidien et évident elle n'a pas mis en place les structures capables de recueillir les milliers de piles consommées par jour dans sa communauté d'agglomération. On pouvait y penser un peu au lieu de se dire que la déchetterie municipale (située fort loin et pour laquelle on est obligés de prendre sa voiture afin de s'y rendre) serait utilisée pour les piles et les batteries comme avant l'explosion des objets numériques. On doit ne pas jeter les piles dans la nature ou dans les bacs communs, cela me paraît une évidence, mais les moyens de le faire n'existent pas ou peu, sauf pour les gens qui s'informent d'eux-mêmes ou qui ont été déjà sensibilisés sur place, là où ils achètent des piles ou bien si quelqu'un a une initiative.

Je lis aujourd'hui un message de la mairie pseudo écologiste et très Grenelle 2 sur une des ignobles sucettes de JCDecaux qui bouffent de l'électricité et qui défigurent le tissu urbain : Le 28 mars, faites un geste pour la planète. Eteignez vos lumières à 19 heures. Et l'horrifique sucette JCDecaux s'éteindra-t-elle aussi ? Que non... L'écologie, c'est juste bon pour donner des mots d'ordre aux pauvres, mais il faut d'abord penser à faire encore de l'argent. Notons que ce genre de slogan vient quand même un peu après les concours débiles de maisons illuminées pour Noël que les différentes mairies de mon coin, toujours aussi écologistes, encouragent. On cherche la cohérence...

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Commentaires

« L'écologie, c'est juste bon pour donner des mots d'ordre aux pauyres »

Qui ne sont pas tous d'origine grecque.

Écrit par : Stéphane De Becker | dimanche, 15 mars 2009

C'est vrai que les rédicules Decaux sont moches et défigurent un peu plus nos villes.
Je n'avais pas songé à la resemblance avec une sucette. J'y vois plutôt une tapette à mouche. Le consommateur étant considéré comme un diptère, l'analogie fait sens.

Écrit par : Bernard Cordier | lundi, 16 mars 2009

Le terme de "sucette" est couramment employé par les municipalités ou chez les antipubs (http://www.bap.propagande.org/modules.php?name=Forums&file=viewtopic&p=27093), cependant je ne sais si c'est une marque déposée comme dans le cas de l'abribus ou des mâts-drapeaux, parce que je n'ai pas trouvé le terme dans le catalogue de JCDecaux, mais d'autres noms selon les formats utilisés et le type d'affichage (électronique, déroulant, fixe).

Écrit par : Dominique | lundi, 16 mars 2009

En plus des piles et des téléphones, il y a les ampoules basse consommation qui posent des problèmes de recyclage. On ne peut pas les mettre dans les conteneurs à ordures. Normalement, les magasins qui en vendent doivent aussi les récupérer une fois usées, mais quand je suis allée à la supérette Champion du coin, on n'a pas su me renseigner. Et pourtant, il vendent lesdites ampoules.

Écrit par : Irène | lundi, 16 mars 2009

Oui, précisons que les ampoules basse consommation contiennent du mercure comme les piles et que même si elles durent plus longtemps que les ampoules à incandescence, elles ne sont pas complètement écologiques à long terme (on pourrait le dire aussi des composants des écrans plats ou des maisons labellisées HQE qui poseront aussi des problèmes de recyclage). Peu d'utilisateurs de ces ampoules le savent, ils sont d'abord tentés par l'économie pour leur poste électricité et les marchands parlent d'abord de cela. Comme la durée de vie de ces ampoules est de huit à dix ans et qu'il y a peu d'ampoules défuntes ou cassées, on n'a toujours pas créé les filières de traitement alors que les premières ampoules sont déjà mortes depuis superbe lurette, ce n'était pas une urgence absolue alors. C'est l'éternel problème des lois passées sans règlements, puis des règlements qui sont sans circulaires d'application, et enfin des circulaires sans aucun destinataire réel. La loi sert à l'affichage d'une volonté, mais après ? Communiquer sur des faits aussi simples me paraît plus important et grave que de demander de bien fermer son robinet ou d'éteindre la lumière en quittant une pièce, comme si chacun était encore un enfant.

Écrit par : Dominique | lundi, 16 mars 2009

«Comme la durée de vie de ces ampoules est de huit à dix ans et qu'il y a peu d'ampoules défuntes ou cassées...»
Huit à dix ans ? Celles que j'ai utilisées chez moi ont duré moins longtemps que ça, même pour des «Osram». Quelques mois pour certaines d'entre elles.
Une solution pour se débarrasser de toutes ces saloperies, les déposer chez Métal Blanc à Bourg-Fidèle dans le département voisin des Ardennes. Vus qu'ils sont déjà complètement plombés, on pourrait bien les mercuriser un brin...

Écrit par : Olivier | mercredi, 18 mars 2009

Ben... en dix ans, j'ai dû en changer une seule de ces ampoules alors que j'ai remplacé toutes les ampoules à incandescence au fur et à mesure de leur extinction qui arrivait vite (j'ai encore de vieilles ampoules à douille pour mon ancien logement, je faisais des stocks en cas de panne et il me fallait deux ou trois modèles). On ne doit pas acheter les mêmes marques ou bien ne pas éclairer aussi longuement les pièces. Et à présent, je suis équipé en tout basse consommation, mais j'éteins les pièces que je quitte comme on me l'a appris quand j'étais enfant et j'agissais ainsi même lorsque j'avais des ampoules à incandescence. Je peux donc comparer sur une longue période. Mais cela ne veut pas dire que c'est la solution d'avenir pour "sauver la planète" (comme disent les imbéciles psittacistes). Il faudra aussi se poser la question du commerce pseudo écologiste avant.

Écrit par : Dominique | mercredi, 18 mars 2009

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