samedi, 13 décembre 2008

Casse-tête pour Gaston

gaston.jpgJ'avais promis de tenir un nouveau jeu à la fois langagier et illustré par semaine, je tiens ma promesse dans des limites acceptables, puisque la semaine n'est pas finie (cela aurait été un peu de mauvaise foi pour tous demain dimanche).

Il faut trouver ici, non seulement la variété de français que parle Gaston Lagaffe, mais en outre la ville dont il semblerait originaire.

Vu le manque d'indices dans le texte - fort succinct -, il ne vous reste plus qu'à vous mettre en marque dans vos Google respectifs. Et cette fois-ci, c'est vraiment gouglable...

Question éliminatoire : l'onomatopée est-elle traduite elle aussi ? Pourquoi ?

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Commentaires

Pour "citele ci", Google ne me donne que du wallon. C'est pas de mon coin en tout cas, à Liège on dit "ciss châl". Du wallon de Namur peut-être ?

Écrit par : lamkyre | samedi, 13 décembre 2008

"Et cette fois-ci, c'est vraiment gouglable.."

Ben, je ne dois pas être très bon avec Google : je ne trouve pas grand chose, même pas du tout …

Dépité, je vais dire comme Lamkyre.

Écrit par : Le Charançon Libéré | samedi, 13 décembre 2008

Ah ! lamkyre, je devrais vous interdire de jouer, mais en effet dans la version en wallon de Gaston, notre héros éponyme de la série (admirez comment j'utilise à bon escient cet adjectif trop souvent dévoyé) utilise le parler de Namur alors que d'autres ont des wallons différents.
http://www.ardennesmagazine.be/rubrique/artistes/0709_gaston-BD/artiste02.htm
En tout cas, félicitation pour votre connaissance de la Belgique francophone dans tous ses aspects, même s'ils sont loin de Liédge.

Écrit par : Dominique | samedi, 13 décembre 2008

Lîdje, nom di hu !

Intéressante page ! Il y a effectivement quelques petites différences entre ce wallon et celui que je connais un peu.

(M'interdire de jouer ? Pas cette fois-ci !)

Écrit par : lamkyre | samedi, 13 décembre 2008

A la seconde question : les onomatopées dans les bédés, quand elles ne sont pas dans des bulles mais font partie du dessin lui-même, ne sont pas souvent traduites à partir du moment où elles ont par exemple une forme graphique et une couleur particulières. Il peut y avoir parfois un BOUM qui remplit la case entière, avec des lettres tremblées et des couleurs violentes : le traduire en le redessinant (BOOM, BUM...) pourrait paraître trahir l'auteur.
C'est très probablement ainsi que d'assez nombreuses onomatopées américaines (snif, splatch...) sont devenues françaises.
Traduire cette case de Gaston poserait en outre un autre problème : quel est l'équivalent wallon de Hhgnniiiiiiiii ? Les savants auteurs du Dictionnaire des onomatopées (françaises) ne lui ont pas accordé d'article, et il n'existe pas beaucoup d'autres répertoires de ce type dans d'autres langues qui permettraient la comparaison.

Écrit par : Pierre Enckell | samedi, 13 décembre 2008

Je n'en attendais pas moins d'un des auteurs de l'un des rares dictionnaires français des onomatopées. Mais les onomatopées graphiques (et non insérées dans des bulles) étaient traduites dans les éditions respectives de Tntin-Kuifje et Spirou-Robbedoes. Pour de bêtes problèmes linguistiques typiquement belges on pensait déjà à préserver l'espace nécessaire à la réécriture dans une autre langue. C'est moins évident pour les bédés d'origine italienne, mais prenez des petits formats d'origine italienne et puis vous verrez que les traducteurs-adaptateurs-graphistes ont pris des libertés avec la mise en page, le style des lettres, la forme ou la dimension des cases ou des bulles, et ont alors utilisé des onomatopées américaines ou belgo-françaises, mais en aucun cas italiennes ! Pourtant, c'est une part importante de la BD populaire française. Je ne qualifierai pas les Ritals de collabos, mais enfin avec leurs adaptations de séries américaines et leurs imitations, ils ont un peu contribué aussi à diffuser en France ce genre d'onomatopées américaines et à éliminer leurs onomatopées propres afin de viser un marché international qui n'est venu que dans quelques rares pays dont la France. Ce qui serait long et lourd, ce serait de se demander l'influence linguistique (voire graphique) de la bédé italienne sur la française et de l'américanisation de cette dernière par la précédente. Les opuscules sont rares et très très chers, mais on sort d'une relation transitive et on pense en matière d'échanges plus divers que la simple influence Etats-Unis-France. Je dis ça, je dis rien, mais l'échelon italien est toujours plus ou moins oublié dans les histoires de la BD européenne. Or il me semble capital dans les années 40 à 70.

Écrit par : Dominique | samedi, 13 décembre 2008

Pour répondre précisément à propos des onomatopées de cette version, elles sont très légèrement différentes de celles de ma version en français. Mais je ne comprends pas pourquoi : les changements ne sont pas significatifs, ce sont juste des variations de position ou de dessin des lettres.

Écrit par : lamkyre | samedi, 13 décembre 2008

Vous avez pu retrouver le texte parmi presque 1 000 pages ! Bravo ! Mais encore bravo ! parce que vous possédez auss une des édtions un peu originales du volume 10 "Le Géant de la gaffe" avant le grand déformatage de tout Gaston qui rend impossible la constitution d'une intégrale réelle et le renvoi à un livre du fait du nouveau numérotage, et comme moi vous vous êtes attachée aux éditions qui sont dans l'esprit de F. (le maudit).

Écrit par : Dominique | samedi, 13 décembre 2008

Je ne cherchais pas vraiment ces planches-là, je relisais avec plaisir les albums que j'ai pu retrouver dans la maison (et je n'ai pas fini).
Quand à l'édition que je possède, elle porte le n° 7 et le titre "Un gaffeur sachant gaffer". Du coup, je ne sais pas si je mérite encore vos félicitations...

Écrit par : lamkyre | samedi, 13 décembre 2008

Votre aptitude à l'honnêteté devrait vous valoir d'autres félicitations, lamkyre...

Écrit par : MiniPhasme | lundi, 15 décembre 2008

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