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dimanche, 23 novembre 2008

La théorie du kouglof

Des kouglofs de grand-mère, on n'en trouve guère dans l'Intérieur, mais pourtant :

Comme le kouglof de mamie, l'impact sur les groupes humains obéit à certaines recettes ; ce pro des ressources humaines à Reims livre les siennes dans un ouvrage.

J'aimerais bien savoir où l'on peut trouver en France des kouglofs de grand-mère qui ne serait pas alsacienne ou lorraine. Cela ne fait pas partie de la culture française commune et cela n'a aucun sens, cela ne rappelle aucun souvenir pour 95 % des Français. C'est une idiotie de pseudo-communicant qui ne s'est pas aperçu qu'il n'utilisait que ses propres références ou qu'il faisait appel aux kouglofs industriels vendus en supermarché.

Mais on peut poursuivre dans les âneries :

» Un livre sur le charisme personnel. Qui s'adresse à « tous ceux qui ont un rôle de leader à tenir, pas seulement des chefs d'entreprise : une mère de famille à sa façon est aussi dans ce cas ! »

Un charisme non personnel me semble plus qu'impossible dans le sens d'autorité. Tout charisme est forcément personnel. C'est un pléonasme. Ce bonimenteur (et menteur peu bonisseur) emploie des mots qu'il ne comprend même pas !

Commentaires

Amalgame et raccourci du journaliste ; il a repris dans on article un morceau du titre Un livre sur le charisme personnel. L'auteur lui a relié personnel à la cohérence.
titre : Développez charisme et cohérence personnelle, de Gérard Szymanski, Dunod-Interéditions. 18,5 euros

Ecrit par : michèle | dimanche, 23 novembre 2008

Dominique, vous avez raison : je ne connais du kouglof que le nom et ce que j'en ai lu ici et là. Je n'en ai jamais mangé et une rapide enquête auprès de quelques amis reçus à déjeuner m'a montré que j'étais loin d'être le seul dans ce cas de ce côté-ci de la Loire... Ma grand-mère faisait des oreillettes d'une saveur incomparable et je doute que beaucoup d'alsaciens-lorrains aient intégré ça dans leurs souvenirs d'enfance.

Ecrit par : leveto | dimanche, 23 novembre 2008

Ma grand-mère, ma mère, les voisines, les tantes vosgiennes ont fabriqué des kouglofs. Je me souviens du moule qui était dans le buffet, comme je sais reconnaître le moule pour le baekhoffa. Je sais comment on le dégustait en le plongeant dans du thé ou du café, c'était délicieux bien sûr comme toutes les choses de l'enfance. On avait droit à cette brioche toutes les semaines et c'était notre récompense du fait de notre mérite. Mais elles vivaient toutes dans ces deux provinces du Nord-Est. Cela fait partie des souvenirs d'enfance pour moi au même titre que le Club des Cinq ou les comptes de billes ou les tartes de brimbelles. C'est juste devenu un souvenir régional et circonstanciel. J'aime toujours autant les kouglofs et je les recommande, mais je sais qu'ils ne parlent pas à tous. J'ai un peu grandi depuis.

Ecrit par : Dominique | dimanche, 23 novembre 2008

Dominique, nous avons au moins le Club des Cinq et les billes * en commun...

* Tiens! Vous avez fait revenir des mots magiques : calot, agathe, boulard, porcelaine, etc.

Ecrit par : leveto | dimanche, 23 novembre 2008

J'ai acheté le moule à Kougelhof en terre vernissée à Marseille dans mon magasin préféré * http://www.empereur.fr/pages/culinaire.html
Là il n'est pas en photo, mais il y a des cannelures en biais et tout au fond il faut mettre une amande dans chacune. Quand on le démoule on le saupoudre de sucre glace. Ce n'est pas tout à fait une brioche. Dans ce magasin il y a même un peigne à myrtilles qu'on n'utilise jamais à Marseille.
Jamais. Jamais.

Ecrit par : michèle | lundi, 24 novembre 2008

Eheh, c'est fort bien fréquenté, ici.

Coucou Leveto :-)

"Ma grand-mère faisait des oreillettes d'une saveur incomparable et je doute que beaucoup d'alsaciens-lorrains aient intégré ça dans leurs souvenirs d'enfance."

Je confirme : en tant que Vosgien pur lard, je n'ai jamais entendu parler des oreillettes.

Ecrit par : Le Charançon Libéré | lundi, 24 novembre 2008

Pff les Vosgiens faudrait voir à voyager hein ?
Plusieurs variantes, les merveilles, les bugnes lyonnaises etc : la tradition veut qu'on les prépare pour Carnaval. Recette préférée des oreillettes : celle de ma mère et grands-mères. Après avoir préparé la pâte on l'étale en longues bandelettes que l'on recoupe en rectangles. Pus on fend le milieu du rectangle et on fait un noeud à la pâte en passant un bout dans le trou pratiqué. On frit dans l'huile bouillante. Une fois cuites on les roule dans le sucre glace. Très mauvais pour la ligne. Délicieux pour la palais...

Ecrit par : michèle | lundi, 24 novembre 2008

Ben... je peux aussi découvrir que ce que je connaissais porte déjà un autre nom dans une autre région : savez-vous ce que sont les rabotes ? Cest une chose fort simple pourtant et répandue partout, mais sans le même nom.

Ecrit par : Dominique | lundi, 24 novembre 2008

Pour ce type de question, je crois avoir déjà signalé l'utilité du Dictionnaire des régionalismes de France de P. Rézeau. A la p. 855, il donne pour synonymes régionaux de rabot(t)e : bourdelot, bourdon, douillon, talibur. La notice étymologique ajoute rabosse et ragosse.

Ecrit par : Pierre Enckell | lundi, 24 novembre 2008

Je les connaissais sans savoir le nom rabotes utilisé en Picardie ; ai trouvé deux recetes : mais alors dilemme cornélien, pâte feuilletée ou pâte brisée ?

Ecrit par : michèle | vendredi, 28 novembre 2008

recettes

Ecrit par : michèle | vendredi, 28 novembre 2008

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