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mercredi, 12 novembre 2008
Les belles réponses de monsieur L'Express
Cher X, faut-il vraiment vous préciser pourquoi trouver un manuel du petit inculpé (sic*) chez un paisible commerçant de Tarnac dit quelque chose sur ce qu'il est, ou en tous cas sur la manière dont il conçoit son avenir ? Bien à vous, LEXPRESS.fr
En réponse à un commentaire de cet article où l'auteur s'interrogeait sur le fait qu'un manuel au sujet du comportement en cours de garde à vue constituait un élément de preuve. Je suppose que la détention d'un code pénal ou civil serait aussi un élément à charge contre le prévenu. Nul n'est censé ignorer la loi, mais alors comment ne pas l'ignorer sinon en se documentant ? Mais en cherchant des informations sur ses droits les plus élémentaires on devient un coupable potentiel... Curieux raisonnement.
* Le mis en garde à vue n'est pas inculpé (ancien droit), mais il peut être mis en examen (droit actuel) au terme de cette garde à vue et c'est alors le rôle de la justice du parquet, non des autorités policières. Tant qu'il est en garde à vue, il ne fait pas l'objet d'une accusation publique, il doit juste répondre de ses actes éventuels et il peut être libéré au terme de cette procédure ou déféré en justice.
14:51 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, journalisme, média, presse, médias, droit, justice



Commentaires
Ils n'ont plus rien d'autre à se mettre sous la dent (mêmes les horaires de train ont fait pscchhiiittt, pseudo-preuve qui a disparu), alors ce manuel devient un indice que l'on agite à la face de l'accusé.
Dans le même style, Mediapart citait l'Insurrection qui vient (éditions La Fabrique) dans un article sur la "mouvance anarcho-autonome (puisque c'est ainsi qu'il faut la nommer…). Un petit copié-collé :
< Dans ces discours théoriques, souvent construits et toujours enflammés, un livre occupe une place de choix (L'Insurrection qui vient, La Fabrique, éditions, 2007) et mérite d'être lu de plus près. Signé par le «Comité invisible», l'ouvrage préconise «d'entrer dans la logique insurrectionnelle», sur fonds de «décomposition» de la sphère du travail et de «négation résolue de la politique». Ses auteurs se vivent «sous occupation policière» et confessent qu'ils partent «d'un point d'extrême isolement, d'extrême impuissance».
L'usage de la violence n'est pas systématiquement évoqué. «Devenir autonome, cela pourrait vouloir dire aussi bien: apprendre à se battre dans la rue, à s'accaparer des maisons vides, à ne pas travailler, à s'aimer follement et à voler dans les magasins», est-il écrit. Mais l'ensemble cultive les ambiguïtés, sur la question décisive de la violence: «Il n'y a pas d'insurrection pacifique. Les armes sont nécessaires : il s'agit de tout faire pour en rendre l'usage superflu.»
(…)
«Pour la méthode, retenons du sabotage le principe suivant: un minimum de risque dans l'action, un minimum de temps, un maximum de dommages.» Et, page suivante: «Comment rendre inutilisable une ligne de TGV, un réseau électrique? Comment trouver les points faibles des réseaux informatiques, comment brouiller des ondes radios et rendre à la neige le petit écran?» >
Ecrit par : Le Charançon Libéré | mercredi, 12 novembre 2008
Et même en cas de mise en examen l'intéressé est toujours PRESUMé INNOCENT !
Qu'on se le dise....
jf.
Ecrit par : jacques | jeudi, 13 novembre 2008
Il s´agit probablement de Mettout. quand il ne censure pas (en effaçant tout le commentaire, j´ai été censuré plus d´une dizaine de fois, en général lorsque le commentaire est trop de gauche); il écrit des réflexions spirituelles (d´après lui); il aime les coups bas du combat corps à corps pour pouvoir gagner illégalement, et c´est spirituel por lui.
Ecrit par : sopadeajo | vendredi, 14 novembre 2008
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