mercredi, 12 novembre 2008
Comment devenir un ministre professionnel
A la sortie de la troisième, les collégiens auront donc désormais le choix entre le baccalauréat professionnel en trois ans et le CAP en deux, un diplôme en général plus adapté aux métiers de l'artisanat.
Moi, ce que j'ai compris, c'est qu'un grand nombre de CAP (hyperspécialisés comme facteur d'orgue ou luthier) en trois ans étaient encore maintenus en plus des BEP-CAP en deux ans dans des filières bien précises (les épreuves sont communes le plus souvent, mais avec des barêmes différents), et que l'élève qui se lançait dans un bac pro passait toujours le BEP avant, tel qu'il était, afin d'éviter qu'il sorte sans aucun diplôme (une minorité d'élèves continuent après un BEP vers un bac technique ou professionnel). Un inspecteur pédagogique m'avait certifié que le BEP continuait à exister et à être un diplôme qualifiant. Mais il faut croire que l'on se perd un peu dans cette jungle des diplômes professionnels qui n'ont pas l'aura de ceux plus universitaires.
Bon... dit comme cela, on peut trouver la situation plus rationnelle, sauf qu'elle le devient de moins en moins avec les bac pro en quatre ans, les bac pro en trois ans, les CAP qui ne passent pas de BEP, les BEP qui passent des CAP, les CAP en deux ans et ceux en trois ans. Si on voulait mettre de l'ordre dans le système, c'est fort réussi. Je félicite mon ministre qui est un anarchiste inavoué.
22:56 Publié dans Carabistouilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : éducation, enseignement, profs



Commentaires
"Je félicite mon ministre qui est un anarchiste inavoué."
Encore un ? J'espère qu'il n'appartient à aucune mouvance, ne lit pas de livres de La Fabrique et ne possède pas les horaires des TER. Sinon… au trou, comme les autres !
(Désolé, je sais : c'est un peu HS…)
Ecrit par : Le Charançon Libéré | jeudi, 13 novembre 2008
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