dimanche, 26 octobre 2008
AB Production comme entreprise de recyclage du socialisme
Poursuivons notre grande opération de révision de textes littéraires fondamentaux pour Jean-Steevyn et Mariah-Samanthah dans le cadre de l'opération Ecole ouverte ! Au programme, une chanson engagée et militante d'Hélène qui illustre à merveille le socialisme en vigueur durant les années 80 !
Hélène
Je m'appelle Hélène
Je suis une fille
Comme les autres
Hélène
Si mes nuits sont pleines
De rêves, de poèmes
Je n'ai rien d'autre
Compare ces paroles avec celles-ci :
Tandis que moi qui ne suis rien
Qu'une petite fille de Français moyens
Quand je travaille oui je me sens bien
Et la fortune viendra de mes mains
Quelles différences constates-tu ?
Je voudrais trouver l'amour
Simplement trouver l'amour
Que penses-tu du rôle poétique de la répétition dans les textes d'Hélène ? En quoi est-il suggestif et particulier de son art comme tu pourras le voir par un autre de ses titres immortels ?
Je m'appelle Sarah,
On dit que je suis bien trop sage,
Mais je n'aime pas
Les autres garçons de mon âge.
Ça va sans doute vous faire sourire,
Je n'ai pas grand chose à leur dire,
Ça me fait drôle de vous écrire,
Ça me fait drôle de vous écrire.
Compare ce couplet avec les paroles de cet autre air impérissable. Penses-tu qu'Hélène a introduit une révolution musicale et poétique ? Pourquoi ?
Chaque soir, je veux chanter
Pourtant je ne suis pas vraiment loin de toi
Tu n'es pas tout à fait abandonnée
Et tu sais bien que je n'aime que toi
Un p'tit peu de joie dans le cœur
Compare le passage suivant avec celui de l'extraordinaire poète Claude François qui suit :
Et même
Si j'ai ma photo
Dans tous les journaux
Chaque semaine
Personne
Ne m'attend le soir
Quand je rentre tard
Mal aimé
Je suis le mal aimé
Les gens me connaissent
Tel que je veux me montrer
Mais ont-ils cherché à savoir
D'où me viennent mes joies ?
Et pourquoi ce désespoir
Caché au fond de moi ?
Penses-tu qu'Hélène aurait pu avoir un destin aussi tragique que Claude François ?
Compare ce couplet avec les paroles de cet autre air impérissable. Penses-tu qu'Hélène a introduit une révolution musicale et poétique ? Pourquoi ?
Et même
Quand à la télé
Vous me regardez
Sourire et chanter
Personne
Ne m'attend le soir
Quand je rentre tard
Serais-tu prêt à consoler Hélène, toi aussi, comme sur un Skyblog en lui disant tous les mots d'amour qu'il faut ? Que penses-tu de son importance culturelle dans l'évolution de la chanson engagée sous l'époque socialiste ? En quoi Hélène annonce-t-elle les temps révolutionnaires que nous connaissons par l'avènement du bling-bling égocentrique et narcissique, de la compassion universelle et du mélange de tout et n'importe quoi ? Comment sous Hélène s'annonçait le régime en vigueur, explique !
19:30 Publié dans Lectures méthodiques, analytiques et pataphysiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, ps, éducation, enseignement



Commentaires
Aaargh ! Non, pas ça... Horribles flash-back de débats médiatiques sur la perniciosité ou non d'Hélène et les garçons, à l'époque...
Ecrit par : Irène | dimanche, 26 octobre 2008
Je suis resté des heures durant fasciné par le vide de telles émissions tellement cela me semblait irréel, je n'avais plus regardé la télévision depuis dix ans et cela m'a laissé fort décontenancé lorsque j'ai découvert ce qu'elle était devenue. C'était devenu une drogue tellement c'était stupide, je me demandais tous les jours comment cela était possible. Prochainement, sans doute, une explication marxiste-léniniste ou altermondialiste des paroles des Musclés afin de revenir aux fondamentaux de la gauche des années 80 !
Ecrit par : Dominique | dimanche, 26 octobre 2008
Et les répétitions, c'est pour souligner le rôle poétique d'Hélène, ou bien vous vous êtes planté dans vos copier-coller ?
Ecrit par : Ponte Facto | lundi, 27 octobre 2008
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