vendredi, 05 septembre 2008

Ontologie de Jean-Michel Aphatie

Encore un journaliste-blogueur qui décroche, et pas n'importe lequel !

Toute la journée, j'ai évité de venir voir les messages. Je suis un peu triste d'avoir déserté ainsi. J'écris, ce soir, en me disant que je reviendrais (sic*), épisodiquement. Je sais bien, pourtant, que l'exercice n'a de sens que s'il est régulier. L'épisodique, ça n'existe pas.

Plus je lis les billets d'Aphatie, plus je me dis que cet homme a de la semoule à la place de la cervelle lorsqu'il parle de son blogue (et je ne parle pas du journaliste dont je pensais déjà pis que pendre lorsqu'il égrenait ses complaintes poujadistes sur une radio de service public).

1) Il n'échange jamais avec ses lecteurs ou commentateurs, mais seulement avec ses pairs qui tiennent aussi leurs blogues de journalistes. Le reste, c'est du répondeur téléphonique un peu amélioré à la sauce techno.

2) Il dit qu'il n'a pas voulu voir les commentaires, mais cela fait des mois qu'il aurait dû regarder le nombre d'idioties qui sont déversées sous chacun de ses billets et qui ne sont jamais modérées ou alors par un Indien ou un Malgache sous-payé ayant fait du français seconde langue au lycée et ne comprenant pas le centième des allusions à la politique française, mais réagissant par mots clés.

3) Il a une singulière idée de ce que devrait être un billet de blogue : il faut en pondre régulièrement et sur le même calibre que les oeufs précédents. Alors qu'un billet peut être jetable dans l'heure ou la journée, ou bien valoir un peu plus et être donné comme une référence bien des mois plus tard comme pourrait l'être un article de fond, un livre, un entretien approfondi. D'où vient cette idée qu'un blogue devrait être formaté ?

4) Elle n'existe que parce qu'Aphatie s'imagine qu'il lui faut être présent jour par jour, comme à l'antenne ! Un petit billet chaque jour et tout est bien casé.

5) Ecrire de manière épisodique sur la Toile, c'est ne plus y exister. La belle logique... On admire alors certains billets de blogueurs rares qui survivent et sont encore cités. Parce qu'il faut exister à tout prix ? Mais cela veut dire quoi exister et surtout pour quoi faire ou dire ? Participer encore à un brouhaha comme celui de blogues mal tenus ? Peut-on être dépassé et démoralisé par le bruit nuisible que l'on engendre à chaque nouveau billet ?

Où est l'existence de Jean-Michel Aphatie ?

 

* Aphatie et l'orthographe, ce sont des amours contrariées.

Commentaires

C'est curieux, mais le lien que tu a fourni dans ton billet m'a fait consulter pour la première fois le blogue de cette créature particulièrement inintéressante qu'est Jean-Michel Aphatie, qui est tellement connu que quasiment personne n'orthographie correctement son nom, qui devient le plus souvent "Apathie".
À telle enseigne qu'il ne reprend jamais les gens -fort nombreux- qui écorchent de la même façon son patronyme.
J'aime bien la question finale : "Où est l'existence de Jean-Michel Aphatie ?"

Ecrit par : Olivier | samedi, 06 septembre 2008

J'ai déjà évoqué le cas grave de la graphie d'Aphatie :
http://champignac.hautetfort.com/archive/2006/09/23/pathie-bullaire.html
C'est un journaliste plus que désagréable, malveillant et agressif ; il est surtout totalement dénué du moindre sens de l'humour et il se croit fort important, bien honnête et au dessus des mêlées parce qu'il ne voterait pas. Je ne l'aimais pas quand il sévissait sur la France-Inter et je ne l'aime pas plus à présent, parce que les pitbulls, cela va trente secondes, pas plus.

Ecrit par : Dominique | samedi, 06 septembre 2008

Personnellement, je dirais que JMA est un journaliste énergique, clair dans son expression, très pro. Il a un certain humour, quand même. Mais il ne peut pas s'empêcher (contrairement à ce qu'il dit sur tous les tons) d'avoir des idées. Qu'il en ait c'est très bien, qu'il essaie de les fourguer à ses auditeurs-téléspectateurs-lecteurs, voilà qui est beaucoup plus cavalier.

Ecrit par : Eric | samedi, 06 septembre 2008

Energique est un doux euphémisme pour parler de quelqu'un qui est énervé, virulent et violent en permanence et comme si cela devait être une marque de fabrique. On peut le trouver clair quand on sait qu'il a deux ou trois obsessions qu'il répète indéfiniment en boucle : la dette publique, le financement des partis, le cumul des mandats. Sorti de ça, il ne possède plus aucun raisonnement cohérent. On peut le chercher sur tous les autres sujets, même des sujets sociaux et sociétaux, il n'a aucun avis et il se garde d'interroger sur ce qui sort de la politique la plus politicienne et la plus franco-française parce qu'il se contente d'observer la cuisson des petites tambouilles.

Ecrit par : Dominique | dimanche, 07 septembre 2008

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