dimanche, 27 juillet 2008

Quand les pourrielleurs s'excusent pour leur qualité de langue

Comment reconnaître un pourriel canadien d'un autre rédigé aussi en français ? Le pourriel canadien contiendra ça en fin de message :

NB:
Nous vous prions de bien vouloir ecrire à l'adresse indiquée.
Le comité pour y avoir plus d'information sur ce festival qui vous sera trop proffitable 
Ps: Je m'escuse pour mon français mais je m'exprime mieux en anglais et mon rêve est de perfectionner mon français et j'aimerai vous lire prochainement.
 
Je ne vais pas me livrer à une entreprise de démolition de la syntaxe, du lexique et de l'orthographe de l'honorable Mme (?) Peter Bobson, ce serait déplacé et inconvenant. Toutefois, c'est bien la première fois qu'un(e) auteur(e) de pourriels multipubliés s'excuse pour la qualité de sa langue. En général, j'ai du chinois ou du russe mal passés par la tamisette de l'anglais et les auteurs ne s'en excusent jamais. Ils me disent, au contraire, qu'ils sont navrés de me déranger ou que je peux me désabonner de leur flux de pourriellage auquel je ne me suis jamais inscrit. Mais comme ce message en français est aussi adressé à des Canadiens francophones et pas simplement à des cttoyens français comme ma pomme, il vaut mieux prendre les devants, parce que les Québécois sont fort susceptibles et ont vite le sang chaud quand leur langue est maltraîtée. Moi, ce qui m'énerve, c'est ce genre de fausses précautions oratoires à la fin d'un texte que l'on envoie à une liste d'adresses obtenues par on ne sait trop quels moyens peu honnêtes (et cela ne fait pas honneur à la cause défendue alors qu'elle pourrait être plus estimable). 

Commentaires

« Moi, ce qui m'énerve, c'est ce genre de fausses précautions oratoires à la fin d'un texte »

J'aime beaucoup !

Écrit par : Stephane De Becker | lundi, 28 juillet 2008

Parce qu'une pré-caution devrait avoir lieu avant donc en préliminaires et non pas à la fin.

Écrit par : michèle | lundi, 28 juillet 2008

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