vendredi, 09 mai 2008
Tempête dans un verre de champignac
Je n'avais pas jugé utile d'en parler ici, tellement l'affaire me semble limitée à un simple différend entre amis ou dans la famille proche. et qu'elle a été personnalisée et politisée par ledit maire qui n'en est pas à sa première menace de plainte judiciaire envers des ennemis éventuels ou imaginaires.
Le maire a porté plainte: des commentaires désobligeants sont signés de son nom sur le blog d'une élue.
Il faudrait comprendre que toute personne qui signerait Delanoë ou Gaudin ou Collomb dans un blogue tenu par un Parisien, un Marseillais ou un Lyonnais usurperait l'identité du maire, même si c'est peut-être son vrai nom. Le blogue de l'élue en question est en tout cas introuvable sur la Toile quel que soit le moteur de recherche employé ou les mots clés utilisés, ce qui prouve l'importance de l'affaire. Il faut d'abord avoir communiqué l'adresse à un proche, puis que celui-ci ne se fasse pas passer pour le maire avec qualité ou avec le prénom, mais signe d'un simple pseudo qui puisse laisser planer le doute pour une jeune adulte aux capacités intellectuelles aux capacités fort limitées vu ses déclarations sur les commentaires méchants qu'elle subit selon elle (c'est le bureau des pleurs de Skyrock).
On agite le tout dans une municipalité UMP qui a tendance à pratiquer l'agression comme méthode de négociation et la menace de plainte comme réponse à toute pétition spontanée, et on a le cocktail explosif pour une ville minuscule. Mais comme il ne se passe jamais rien là, il faut faire de temps à autre une grande page dans l'Oignon afin de ne rien dire et de faire parler de soi ! Dans cette histoire de cornecul, on tombera sur une des dix ou vingt personnes que la conseillère municipale a conviées dans son blogue archi-confidentiel, mais le maire se sera fait mousser en déclarant qu'on fait vraiment tout et n'importe quoi sur Internet, pas comme dans la vie réelle...
19:20 Publié dans En épluchant l'Oignon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, presse, média, médias, langue française, blog, web



Commentaires
Cette histoire me rappelle la famille Bidochon
( http://droitetcriminologie.over-blog.com/article-6230812.html )
qui a attaqué Binet, l'auteur de la BD "Les Bidochon"
sur les blogs, combien de commentaires sont signés Sarkozy Sarko ? j'ai aussi vu "professeur Tournesol", tintin, napoléon... ?
Par contre il y a eu, en rapport avec l'Internet, des histoires d'usurpation d'identité avérées, qu'elles aient donné lieu à règlement à l'amiable ( http://www.maitre-eolas.fr/2007/04/10/595-usurpation-d-identite#co ) ou non (noms de domaines ou expéditeur de courriels au moins, pour les blogues, je n'en ai pas souvenance)
Et il est bien possible que Courot corresponde à l'un des 3 autres Courot des pages jaunes avec le code postal 51800
Sur le fond de l'affaire, si le blogue n'est pas référencé sur le web, on peut considérer qu'il n'est pas prévu qu'il soit accessible à tout le monde, peut-être peut-on même considérer que le maire s'est introduit et maintenu frauduleusement dans l'ordinateur qui héberge le blogue ? L'Oigon la cite : "Et le blog, c’est justement ma vie privée. ".
Peut être ce maire va-t-il bénéficier de l' "effet Streisand" ? Ce qui aurait pour effet de retrouver une copie de ce qui chagrine le maire sur un nombre important de pages
Effectivement : Much adoe about Nothing (beaucoup de brut rosé pour rien)
Écrit par : mi4all | vendredi, 09 mai 2008
Mi4all : un blogue non ou mal référencé n'est pas forcément un blogue inaccessible et encore moins un blogue avec accès privé (donc mot de passe) ! Il peut être tellement dans les limbes que personne ne le trouvera sans une adresse précise, j'en ai fait l'expérience. On peut échapper aux moteurs de recherche le temps qu'on veut, mais là il a fallu avoir soit l'adresse réticulaire, soit des mots clés, un surnom bien précis. L'affaire se limite aux amis proches, au milieu professionnel et à la famille. Il ne faut pas chercher plus loin.
Mi4all : "Peut être ce maire va-t-il bénéficier de l' "effet Streisand" ? Ce qui aurait pour effet de retrouver une copie de ce qui chagrine le maire sur un nombre important de pages" Le problème, c'est que cela la chagrine surtout elle et que ce qu'elle prend pour des méchancetés ne sont que des blagues pas très fines de son frère, de son collègue ou de son petit ami. Mais une fois de plus ce maire a perdu son sang-froid en apprenant cette affaire énorme où il n'était pas vraiment en cause... Et cela a fait une page (plus un titre en une dans l'Oignon !) alors qu'on ne sait quasiment rien et qu'il n'y a sans doute que matière à remontrances et sermon. Mais comme on dit toujours "l'Internet est une zone de non-droit où rodent les pires dangers"....
Écrit par : Dominique | vendredi, 09 mai 2008
Des commentaires désobligeants avec le nom de l'édile ? Tiens, cela me rappelle l'un des épisodes internetto-judiciaires qui avait opposé le maire de Puteaux à Christophe Grébert, du blogue Monputeaux... Il y a des imitateurs, décidément.
Écrit par : Irène | samedi, 10 mai 2008
Dans le cas de Monputeaux, le commentaire désobligeant était signé non seulement avec le nom, mais aussi le prénom et la qualité de l'élue, ce qui était une usurpation d'identité bien plus claire que dans le cas présent. Et Monputeaux avait (a encore) un thème politique évident, ce que ne possède sans doute pas le blogue de la conseillère blogueuse, d'ailleurs fraîchement élue. C'est une histoire de Clochemerle sans grande importance, même si on voit un peu ainsi les rapports des Ménéhildiens entre eux (un ancien maire ne sortait jamais sans son fusil de chasse sur la banquette arrière de sa voiture).
Écrit par : Dominique | samedi, 10 mai 2008
Ah, douce France !
Écrit par : Irène | samedi, 10 mai 2008
Mon Toto, faites donc gaffe, z'êtes repéré. Pourrez plus baguenauder avec moi lorsque vous serez exilé à cause de l'usurpation d'identité. Fallait signer Victor H. grand bêta.
Écrit par : juliette d. | dimanche, 11 mai 2008
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