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samedi, 03 mai 2008

68 Redux

Le soixante-huitard en chef déclare :

« Paris-Match voulait faire une photo de famille devant la Sorbonne de tous ceux qui étaient de 68. Je vois pas pourquoi j’ai besoin de faire n’importe quelle bêtise pour assumer . »

Mais j'y étais aussi en 68 ! Je disputais des parties de foot ou de billes avec mes copains de l'école primaire et je veux être moi aussi sur la photo des anciens de 68, j'ai participé à ce moment-là l'insurrection générale en refusant de me servir de la plume Sergent-Major et en exigeant d'écrire au stylo-plume ou au feutre ! J'ai révolutionné alors les rapports entre enseignant et élève quand j'ai dit que c'était idiot d'écrire encore à la plume et que j'ai envoyé le plumier alors dans le tableau noir. Cela avait passablement secoué mon instituteur qui m'a autorisé ensuite à titre exceptionnel à me servir d'un stylo tout en faisant mine de croire que cela ne deviendrait pas général et qui soupirait quand il devait aborder mon encrier désormais vide au contraire de celui de mes camarades. J'ai participé à cette aventure, alors que j'étais en culottes courtes, et je ne laisserai personne dire qu'il est plus de 68 (pour paraphraser mon cher Nizan). C'est un moment, mais il y a eu bien des histoires à côté et je ne vois pas pourquoi on capture mon enfance.

Commentaires

Un doute m'habite : il était resté dans mon esprit que l'abandon de la plume métallique (pas seulement de la Sergent-Major, à la consonance militaire inquiétante, mais aussi la Mitchell, plus souple) utilisée pour l'écriture sur le cahier du jour, était effectif depuis 1967, comme j'avais pu le constater en retournant parfois dans mon ancienne école d'un chef-lieu de canton du Perthois, certains samedis après-midi.
Après la plume métallique, c'est surtout l'infâme pointe Bic -dont je reconnais avoir avalé le contenu encré de quelques tiges qui sembla s'imposer. Effectivement, à la fin des années 60, le stylo-plume était recherché. Pour le crayon-feutre, je suis plutôt réservé.
Je comprends ton désir de passer au stylo-plume plutôt qu'à perpétuer l'usage d'un objet salissant et ancestral, cette saleté m'ayant coûté les seules mauvaises notes de ma scolarité primaire, car l'écriture était notée.
Il faudrait retrouver les documents officiels concernant les directives relatives à l'usage du stylo-bille, mais il me semble que c'est sous le ministère de Christian Fouchet que le passage a dû se faire.

Ecrit par : Olivier | lundi, 05 mai 2008

Pas pratique les encriers!
Il n'empêche qu'on écrivait mieux avec une plume qu'avec un stylo bic!
L'écriture au crayon et à l'encre perdurent ; quant aux feutres, c'est aléatoire; cela dépend!( Pas terrible le noir qui devient marron et qui déteint!)

Ecrit par : Sylvie | mardi, 06 mai 2008

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